AbitibiBowater-Préoccupations environnementales

AbitibiBowater compte obtenir l’accréditation FSC pour 3 des 19 millions d’hectares de forêt qu’elle exploite en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Québec, soit moins de 10 % de l’ensemble des forêts exploitées par AbitibiBowater au Canada. Le territoire FSC inclura une partie du territoire de coupe au Lac-Saint-Jean.

Selon Pierre Choquette, d’AbitibiBowater, ce changement n’est pas une réponse aux pressions du groupe environnemental Greenpeace, qui favorise la norme FSC. « Ça fait partie d’une amélioration continue qu’on implante au niveau de l’entreprise », dit-il.

Pour Greenpeace, qui réclamait de l’entreprise un changement de certification, le territoire visé est insuffisant. « Ce qu’on souhaite, c’est qu’AbitibiBowater se positionne vraiment davantage comme un « leader » du développement durable et de la protection des forêts intactes. Et on est prêts à prendre les moyens, comme par le passé, pour faire de la pression sur l’entreprise », affirme la porte-parole de Greenpeace, Mélissa Fillion.

Pour le moment, la majorité des forêts exploitées par AbitibiBowater au Canada sont certifiées CSA, une norme canadienne de foresterie durable gérée et définie par un regroupement d’industriels.

Greenpeace recommande de son côté la norme FSC, dont le siège social est en Allemagne et qui est gérée par des représentants de groupes environnementaux, d’industriels, de syndicats et d’Autochtones. Le groupe environnemental a entre autres manifesté devant le siège social d’Abitibi-Consolidated en juillet 2007, puis, en septembre, bloqué un bateau au port de Grande-Anse, à Saguenay, pour faire pression sur l’entreprise.

La décision d’AbitibiBowater survient après que de nombreux clients sur les marchés nationaux et internationaux eurent exprimé leur désapprobation envers les activités forestières de l’entreprise.

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