Les clients sont sensibilisés à l’enivronnement

Le directeur général de la papeterie Kénogmai d’Abitbi-Bowater Jean Descôteaux confirme que cet intérêt est bien réel et que les entreprises doivent composer avec cette dynamique. L’usine Kénogmai n’échappe pas à cette nouvelle donnée commerciale sur laquelle le groupe de pression Greenpeace entend jouer pour forcer le géant des pâtes et papiers à modifier ses pratiques forestières.

À titre d’exemple, al papeterie Kénogami a déjà reçu des visiteurs de certains grands détaillants qui ont recours à des imprimés pour rejoindre les consommateurs: «Nous avons reçu les représentants de Sears et Best Buy. Ils ont pu vérifier nos pratiques et il y a même eu des expéditions en forêt pour qu’ils puissent observer les pratiques forestières», insiste le directeur de l’usine.

Jusqu’à maintenant, les clients de l’usine Kénogami ont toujours été satisfaits des pratiques environnementales. Pour cette usine, le créneau est important puisque plus de 95 % de la production est vendue à l’extérieur du Canada pour des imprimés commerciaux à très grande distribution.

Rationalisation

L’uisne Kénogami n’échappe pas au vent de rationalisation qui souffle sur toutes les usines de la papetière AbitibiBowater. Il y a quelques jours, la direction de la papetière confirmait un processus de réduction des coûts pour son usine d’Alma qui éprouve des difficultés en raison de l’effondrement du marché du papier annuaire.

La situation est différente à la papeterie Kénogami qui n’opère pas de machine annuaire et dont la production est concentrée dans les imprimés commerciaux plus hauts de gamme. La direction de l’usine a choisi de procéder à une amélioration des coûts en évaluant les impacts des mises à la retraite au cours des prochaines années.

«Notre moyenne d’âge est de 52 ans à l’usine et il y aura plusieurs départs à la retraite au cours des prochaines années. Nous avons décidé que l’exercice permettrait aux 436 employés de l’usine de conserver leur emploi. Il faut évaluer à chaque départ à la retraite si on peut remplacer ou non le départ», a expliqué le directeur.

Il n’est pas question pour la direction de Kénogami de réaliser un exercice qui risquerait de mettre en péril le haut niveau de qualité des relations de travail qui caractérise cette unité de production. L’usine Kénogami a atteint des sommets en termes de productivité et d’efficacité au cours des 15 dernières années et malgré la dimension de ses machines, très petites par rapport à celles de certaines autres unités de production d’AbitibiBowater, elle se classe toujours dans les premiers rangs au sein de la société.

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