Traversée du Canada- Les Deux cocos à vélo sont de retour

Mélina Leclerc et Claude Paradis, les Deux cocos à vélo, sont de retour à Québec après avoir, en 98 derniers jours, traversé le Canada sur leurs bicyclettes, histoire d’amasser des sous pour Leucan. Une réussite sur toute la ligne pour ces deux étudiantes en gestion internationale et en foresterie à l’Université Laval.

«Nous sommes parties le 1er mai dernier sur nos vélos pour nous rendre à St-Jean de Terre-Neuve où nous avons pris l’avion pour Victoria en Colombie-Britannique. Et nous voici aujourd’hui à Québec. Tout a super bien été tout au long du parcours, autant au niveau moral que physique», explique Mélina Leclerc. L’objectif de 5000$ qu’elles s’étaient fixé au départ a été dépassé de près de 3000$, les jeunes femmes ayant amassé au total 7807$.

Partie de Deschambeault ce matin, c’est sous la pluie que les Deux cocos, qui avaient amassé un peu plus de 5000$ avec le Défi têtes rasées de Leucan avant leur départ de Québec – d’où le surnom cocos à vélo – ont effectué leur retour dans la Vieille-Capitale. Un gros comité d’accueil, formé de parents et amis fiers de leur exploit, attendait les deux jeunes femmes mercredi après-midi devant les bureaux de Leucan situés sur le boulevard Laurier.

Selon Mme Leclerc, le duo a parcouru 9000 km à bicyclette, effectuant une moyenne d’environ 100 km par jour. «Nous pensions prendre une centaine de jours pour effectuer ce long trajet, mais quand nous nous sommes aperçues que nous avions un peu d’avance, disons que nous nous sommes permis de faire quelques arrêts de plus pour observer le paysage», ajoute la cycliste en riant.

Si vous pensiez que le ciel est plus bleu dans l’ouest du pays et bien, détrompez-vous. Leclerc et Paradis n’ont pas eu beaucoup de répit, puisqu’elles ont affronté la pluie durant presque tout leur parcours. «Nous avons bien eu une semaine de beau temps dans les prairies et un peu de soleil dans le sud de l’Ontario, mais tout le monde nous disait la même chose partout où nous passions, soit que le printemps avait été en retard et que l’été se faisait maintenant attendre», ajoute Leclerc. Journée type des Deux cocos? Levé, déjeuner, on défait la tente, on refait les bagages et on se remet à rouler. «Nous arrêtions s’il y avait quelque chose de beau à voir, mais les pauses ne duraient jamais très longtemps. Dès que nous arrivions à destination, la priorité était de trouver un endroit où dormir. Une fois que c’était fait, nous mangions et après, au dodo», poursuit Leclerc qui raconte qu’elle et son amie ont aussi dormi dans les motels et hôtels en plus de loger chez l’habitant, ce qui leur a permis de faire de belles rencontres.

«Oui nous avons fait ça pour une bonne cause, mais ce fut vraiment enrichissant à tous les points de vue. En plus, Claude et moi nous complétons bien. Claude était la mécano et se chargeait de l’itinéraire alors que moi, je me suis faite la porte-parole. Je m’occupais des relations avec les médias», confie la jeune femme. Si leur passage dans les grandes villes passait sous silence, les villages canadiens avaient entendu parler de leur périple dans les journaux locaux, ce qui a permis au duo de recevoir des dons.

«Ça faisait cinq ans que nous parlions de le faire et nous l’avons préparé pendant un an, mais là, je ne suis pas fâchée d’être de retour», conclut Mélina Leclerc.

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