Bois d’oeuvre: le Canada et les É-U rediscutent

Des représentants canadiens et américains se rencontreront jeudi, à Ottawa, et tenteront de trouver une terrain d’entente au désaccord qui menace de faire dérailler l’entente sur le bois d’oeuvre, en vigueur depuis seulement sept mois.

Cette rencontre fait suite à la parution, mercredi, d’une lettre de six pages signée par la représentante au Commerce des Etats-Unis, Susan Schwab, qui accuse les producteurs canadiens de bois d’oeuvre de ne pas respecter les quotas à l’exportation ainsi que les gouvernements provinciaux et fédéral de subventionner l’industrie forestière canadienne.

“Quand ce gouvernement incompétent a signé l’entente sur le bois d’oeuvre, on nous avait promis sept ans de paix, a martelé le député libéral Michael Ignatieff pendant la période de questions. Nous n’avons eu droit qu’à sept mois. Cette entente est en train de s’écrouler.”

Pour le premier ministre Stephen Harper, le recours aux consultations est un mécanisme approprié prévu pour résoudre les désaccords dans cette entente. Le premier ministre suggère même que “certains intérêts américains” pourraient vouloir mettre fin à cette entente parce qu’elle est bonne pour le Canada.

Dans sa lettre datée du 30 mars dernier, Mme Schwab dresse une liste de réclamations contre le Canada qui, selon elle, contreviennent à l’entente sur le bois d’oeuvre, entrée en vigueur en octobre dernier.

Mme Schwab reproche entre autres aux exporteurs canadiens de ne pas avoir ajusté leurs quotas, tel que convenu par l’entente, alors que la consommation américaine de bois d’oeuvre a chuté de plus de cinq pour cent par rapport à ce qui était initialement prévu.

La lettre fait également mention de 15 programmes de subventions fédéraux, de l’Ontario et du Québec totalisant près de 2 milliards $, “qui pourraient constituer autant d’infractions” en vertu de cette entente.

“Cette tactique - l’attaque - est couramment utilisée par l’industrie forestière américaine, a déclaré John Allan, président du conseil de l’industrie forestière de la Colombie-Britannique. S’ils n’ont pas raison, ils nous auront fait dépenser pour nous défendre et s’ils ont raison, ils nous forceront à réduire nos exportations.”

M. Allan est confiant que le Canada pourra démontrer que les programmes d’aides gouvernementaux ne constituent pas des infractions au sens de l’entente et que les Américains ont tort en ce qui a trait aux exportations dépassant les quotas fixés

 

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