L’espoir renaît à Saint-Elzéar-Plus d’un an après avoir fermé son usine de sciage, l’Association coopérative forestière de Saint-Elzéar, en Gaspésie, pourrait reprendre ses activités de transformation plus rapidement que prévu.

Association coopérative forestière de Saint-Elzéar

 

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La construction d’une usine de production d’un nouveau modèle de panneaux trois plis, que personne ne fabrique au Canada et aux États-Unis, pourrait entraîner des investissements de 17 M$ dès le printemps et permettre un retour au travail de ses 150 employés quelques mois plus tard.

Selon nos informations, des négociations sont en cours dans le but de faire participer Investissement Québec, la Société générale de financement (SGF) et Desjardins Capital de risque au projet de relance.

L’échéancier demeure préliminaire, mais si ce projet de produits à valeur ajoutée devait voir le jour, il s’agirait de tout un revirement pour cette communauté de 500 habitants, située non loin de Bonaventure, dans la Baie-des-Chaleurs.

La nouvelle usine serait construite sur les terrains de cette coopérative de travailleurs, à proximité de son usine de sciage. Des équipements de séchage seraient également ajoutés afin que les résidus d’écorce servent au chauffage des installations.

L’usine de sciage a cessé ses activités peu de temps après que Smurfit-Stone ait fermé son usine de New Richmond, en août 2005. À l’époque, pas moins du tiers de ses revenus de 16 M$ dépendait de la vente de ses résidus de bois (copeaux de bois, écorces, bran de scie, etc.) à Smurfit-Stone.

Un produit innovateur

Alain Tremblay, directeur général de la coopérative, se montre prudent lorsque vient le temps de décrire les panneaux qui seraient fabriqués à Saint-Elzéar.

Ce que l’on sait, c’est que leur fabrication servirait d’excellent débouché pour les bois à faible densité comme le sapin, que le projet a déjà fait l’objet d’études poussées à l’Institut de recherche sur le bois Forintek et enfin, que le marché de la construction est prêt pour un tel produit.

La compétition paraît à ce point sérieuse qu’une demande de brevet a été déposée pour protéger ces panneaux.

Avant sa fermeture, la coopérative s’occupait de foresterie ainsi que de récolte, de transformation et de transport de la matière première. Durant les périodes de pointe, elle employait jusqu’à 200 travailleurs. dont la moyenne d’âge se situait entre 35 et 40 ans.

Les travailleurs étaient parvenus à réduire les dépenses de fonctionnement de l’usine de 800 000 $ en revoyant leurs façons de faire, et à réduire de 400 000 $ leur masse salariale en consentant à sabrer leurs salaires de 10 %.

Cela n’a pas suffi pour compenser la réduction des revenus de la coopérative, provoquée entre autres par une trop grande offre de produits sur le marché et par l’augmentation de la valeur du huard sur la devise américaine.

À la coopérative de travailleurs, on se croise les doigts. Cela fait déjà quatre ans qu’on travaille sur le projet.

” Non seulement nous réduirions le volume de nos pertes, mais nous augmenterions la part de nos produits à forte valeur ajoutée, explique le directeur général, Alain Tremblay. Il faut arrêter de faire du volume pour faire plus de valeur ajoutée. C’est là que se trouve notre avenir. ”

La coopérative forestière qu’il dirige, fondée en 1944, est l’une des plus anciennes du Québec.
recherche Benoit Brosseau

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