Un groupe de Thunder Bay a l’intention d’acquérir l’usine de Cascades

Thunder Bay Fine Papers a annoncé la signature d’une lettre d’intention avec un groupe d’investisseurs non identifiés, qui devrait mener à l’achat et au redémarrage de l’usine de papier de Cascades de Thunder Bay, fermée il y a un an.

Thunder Bay Fine Papers, une société à capital fermé fondée après la fermeture de l’usine au début 2006, n’a pas dévoilé la valeur de la transaction, mais des médias ont estimé ce montant à environ 35 millions $.

Le groupe d’investissement fournira les fonds requis pour réduire les coûts d’exploitation de l’usine de papier, a indiqué Thunder Bay Fine Papers.

Selon le président de la compagnie, Dennis Bunnell, le groupe d’investissement possède de l’expérience dans le secteur de la foresterie. Il a aussi souligné l’apport du gouvernement libéral ontarien de libéral Dalton McGuinty, qui a pavé le chemin pour l’accord préliminaire, qui n’est toujours pas définitif.

“Sans les démarches entreprises par le gouvernement McGuinty pour ranimer la concurrence du secteur de la foresterie, nous ne serions pas en mesure d’aller de l’avant avec ce plan de réouverture de l’usine”, a noté M. Bunnell.

Selon le porte-parole de la compagnie, Andre Nicol, la transaction pour le rachat de l’usine de papier devrait se clôturer à la fin février et les activités devraient y reprendre en mars.

“Nous redémarrerons les activités graduellement, une machine à la fois et lorsque les trois machines de l’usine seront en fonction, d’ici un an si tout fonctionne comme prévu, nous devrions alors employer 340 personnes”, a-t-il affirmé.

M. Nicol a affirmé que le groupe de repreneurs avait notamment réussi à négocier une baisse de 5 pour cent des salaires des employés qui seront réembauchés éventuellement. Les travailleurs qui seront rappelés seront considérés comme des nouveaux employés, a-t-il dit.

Une nouvelle convention collective d’une durée de 10 ans a ainsi été conclue avec les syndiqués.

“Ils ont fait des concessions sur l’organisation du travail, pour être plus flexibles et nous ont beaucoup aidés”, a-t-il affirmé.

Une porte-parole de Cascades, Christine Beaulieu, a affirmé que l’entreprise québécoise ne ferait pas de commentaires avant d’avoir reçu une offre.

La montréalaise Cascades a fermé l’usine en janvier 2006, invoquant les coûts élevés de l’électricité, du gaz naturel et du carburant, ainsi que la forte valeur du dollar canadien. L’établissement employait alors environ 350 personnes.

Si la transaction annoncée jeudi est confirmée, l’usine de Thunder Bay, fondée en 1918, en sera à son cinquième propriétaire. Au moment de sa fermeture, elle était le 12e employeur en importance dans la ville de 110 000 habitants érigée en bordure du lac Supérieur.

A la Bourse de Toronto, jeudi, le titre de Cascades est demeuré inchangé à 13,23 $.

 

recherche Benoit Brosseau

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