Archive pour la catégorie 'Recherche et développment'

Sylvie Gauthier : le feu sacré de la forêt

Vendredi 8 août 2008

La naissance de Sylvie Gauthier dans la ville Les Cèdres, à l’ouest de Montréal, était sûrement un signe du destin. Pour une chercheuse qui consacre sa vie à l’étude des forêts boréales, l’endroit constituait un terreau fertile!

Sylvie Gauthier travaille au Centre de foresterie des Laurentides, situé sur le campus de l’Université Laval, à Québec. Pourtant, c’est aussi les deux pieds en plein bois d’Abitibi et de la Côte-Nord qu’elle gagne son pain et fait avancer les connaissances sur les forêts nordiques de la province.

Sylvie Gauthier a eu la piqûre de la recherche en écoutant l’émission Atome et galaxies, qui passait à Radio-Canada quand elle était jeune. «J’étais intéressée par cette idée d’essayer de mieux comprendre», raconte la détentrice d’un doctorat en écologie forestière de l’Université de Montréal. «En plus, travailler en nature, dehors, pouvoir s’arrêter et regarder les oiseaux passer, ça me donne presque l’impression de ne pas travailler!»

Pourtant, Sylvie Gauthier n’a pas le temps d’avoir la tête dans les nuages, entre le travail sur le terrain, l’analyse des données, la rédaction de textes et l’enseignement. «C’est important de traduire les connaissances qu’on a pour toutes sortes de publics», pense-t-elle.

Le feu, origine de la forêt

Sylvie Gauthier et son équipe tentent de percer les secrets de la dynamique des incendies de forêt, car ces incidents périodiques ont des côtés positifs. «Le feu est un agent nettoyant qui rajeunit la forêt, explique la chercheuse. Il faut mitiger l’effet négatif du feu en étant capable d’aller récupérer le bois mort, tout en s’assurant de ne pas le faire au détriment de la régénération naturelle. En plus, ça réduit les coûts de remise en production.»

Les entreprises pensent imiter la nature en remplaçant le feu par la coupe du bois, mais elles se trompent, selon Sylvie Gauthier. Elle explique que les longs cycles de feux dans la forêt boréale engendrent une complexité qu’il faut préserver dans la composition des forêts. «En maintenant la structure de la forêt, on maintient aussi la diversité d’organismes et on permet au système d’être résistant face à des variations imprévues, comme des épidémies ou des gels plus tardifs.»

De l’avis de Sylvie Gauthier, des principes proches de la nature, comme la coupe partielle, sont compatibles avec la productivité de nos entreprises forestières. «On est rendu à implanter cette approche-là», affirme-t-elle. Il y a quelques semaines, elle a participé à une rencontre sur l’aménagement durable des forêts, à laquelle ont assisté de nombreux industriels. «Il y a 10 ans, une rencontre comme celle-là aurait été impossible», souligne la chercheuse.

Recherche Benoit Brosseau

«La connaissance éloigne les préjugés» - LANCEMENT OFFICIEL DU CARREFOUR DE LA RECHERCHE FORESTIERE AU CENTRE DES CONGRES DE QUÉBEC

Jeudi 20 septembre 2007

QUÉBEC, le 19 sept. /CNW Telbec/ - Le président d’honneur du Carrefour de
la recherche forestière, M. Yvon Leblanc, a lancé officiellement l’événement
sous le thème «La connaissance éloigne les préjugés». La 7e édition du
Carrefour, qui se tient les 19 et 20 septembre 2007 au Centre des congrès de
Québec, est organisée conjointement par la Direction de la recherche
forestière et la Direction de la recherche sur la faune du ministère des
Ressources naturelles et de la Faune. Cela souligne l’importance que le
Ministère accorde à la gestion intégrée des ressources du milieu forestier.
    Pour la première fois, le monde de la faune se greffe de manière concrète
aux activités du Carrefour de la recherche forestière, car il représente une
dimension intrinsèque de la forêt. «A ce carrefour, la forêt est considérée
dans son ensemble, tel un milieu de vie, et non, étroitement, comme une simple
ressource. Et cela va tout à fait dans le sens de l’une des recommandations
majeures du rapport Coulombe : celle de pratiquer dorénavant une foresterie
écosystémique», a déclaré M. Leblanc.
    D’une envergure sans précédent, le Carrefour réunira cette année quelque
700 spécialistes du monde forestier, faunique et environnemental, venus du
Québec, du Canada et même de l’étranger. Ceux-ci pourront échanger directement
avec les quelque 2 000 visiteurs inscrits à l’événement.
    «Ce qu’on appelle le milieu forestier n’est plus aussi homogène et
unanime qu’hier. Il est lui aussi habité d’une faune hétéroclite aux
voisinages difficiles. Les intérêts de chacun suivent des chemins différents,
parfois parallèles, souvent divergents. Or, un carrefour oblige précisément la
rencontre ordonnée de ces divers chemins. Si bien qu’un carrefour peut aussi
devenir »échangeur«, une occasion de se réorienter! Il ne s’agit pas tant
d’abolir des chemins que de les relier en un réseau fonctionnel sur lequel le
plus grand nombre aura un droit de passage et d’usage, éclairé», a ajouté
M. Leblanc.
    «Depuis 15 ans, en même temps que s’intensifiaient les récoltes, les
recherches forestières s’accéléraient aussi, se multipliaient et se
diversifiaient. Mieux encore, elles paraissent toutes converger aujourd’hui
vers un objectif primordial : optimiser l’exploitation tout en préservant la
biodiversité. Mais la difficulté, comme le souligne encore le rapport
Coulombe, c’est qu’il ne suffit pas d’accumuler de nouvelles connaissances. Il
importe au moins autant d’en assurer le transfert efficace - aux
gestionnaires, aménagistes, développeurs en tous genres - en vue d’une
intégration optimale à nos pratiques. Et voilà précisément la raison d’être de
ce carrefour de la recherche forestière. Un exceptionnel rassemblement de
centaines de spécialistes, chercheurs, formateurs et artisans de tous
horizons. Une réunion d’une envergure sans précédent, à la mesure peut-être
d’une nouvelle conscience collective plus alerte et plus inquiète sur le
sujet. Un carrefour qu’il ne faudrait pas fermer dans quelques heures… mais
plutôt entretenir», a conclu M. Leblanc.

    Le Carrefour en quelques chiffres

    La salle d’exposition du Carrefour de la recherche forestière présente
176 stands, animés par plus de 500 personnes, ainsi que de la machinerie
forestière. Ce sont 103 organismes de recherche et compagnies privées qui y
sont représentés. Le Carrefour 2007 offre aussi la possibilité d’assister à
17 colloques au cours desquels seront entendus 192 conférenciers, dont
16 spécialistes canadiens de l’extérieur du Québec et 28 spécialistes de
l’étranger.
    Le Carrefour de la recherche forestière s’adresse non seulement aux
spécialistes du milieu forestier, mais aussi à toute personne qui s’intéresse
à la forêt, à ses ressources et à son avenir. Il est encore temps d’y assister
en vous inscrivant sur place, puisque le Carrefour se poursuit encore une
journée, le 20 septembre. Il n’en coûte que 19 $ pour participer aux diverses
activités qui y sont proposées.
    Pour en savoir plus sur le Carrefour de la recherche forestière,
consultez le site Internet à l’adresse suivante :
www.mrnf.gouv.qc.ca/carrefour.

Recherche Benoit Brosseau

La génomique au secours de la foresterie

Mercredi 19 septembre 2007

Grâce aux marqueurs génétiques, l’industrie forestière pourrait faire flèche de tout bois

Le salut de l’industrie forestière canadienne passera-t-il par la génomique des arbres? On serait porté à le croire à la lumière des propos que les professeurs John MacKay et Nancy Gélinas, du Département des sciences du bois et de la forêt, ont tenus dans le cadre du Carrefour de la recherche forestière, présenté mercredi au Centre des congrès de Québec. Les deux chercheurs ont profité de cette tribune pour brosser les grandes lignes du projet Arborea et pour expliquer en quoi il pourrait marquer l’avènement d’une nouvelle ère pour la foresterie canadienne.
   
Amorcé en 2002, Arborea vise à produire des outils génétiques servant à sélectionner des épinettes blanches répondant mieux aux divers besoins de l’industrie forestière. «Nous cherchons des marqueurs pour repérer des épinettes qui possèdent des qualités intéressantes sur le plan de la qualité du bois, de la vitesse de croissance et de l’adaptation au climat, explique John MacKay. Présentement, il faut faire pousser un arbre pendant plus de 20 ans avant de pouvoir se prononcer sur ses qualités. Grâce aux marqueurs génétiques, nous pourrons être fixés sur les caractéristiques de l’arbre dès sa première année de vie.»
  
Pour y arriver, les chercheurs devaient d’abord décoder le génome de l’épinette qui comprend autant de gènes que le génome humain, soit environ 30 000. Les efforts concertés d’Arborea et d’un groupe de chercheurs de la Colombie-Britannique ont permis le séquençage de 25 000 gènes jusqu’à présent. Les chercheurs d’Arborea s’intéressent principalement aux gènes qui contrôlent la croissance, la densité du bois et la résistance mécanique des arbres. «Nous croyons qu’il y a entre 5 et 10 gènes majeurs qui interviennent dans la densité du bois, souligne John MacKay. Pour ce qui est de la croissance, on pense qu’il y aurait entre 20 et 30 gènes déterminants, mais l’environnement joue un rôle très important de ce côté», ajoute le codirecteur du projet Arborea. Les chercheurs espèrent trouver, pour chacun de ces gènes, une série de marqueurs qui serviront d’outils pour repérer les plants possédant les caractéristiques convoitées.
   
La qualité génétique des arbres ainsi sélectionnés leur conférera une plus-value qui avantagera les entreprises forestières canadiennes, estime la professeure Nancy Gélinas, responsable du volet socioéconomique du projet Arborea. «On pourra ainsi reconnaître très tôt les arbres qui possèdent les caractéristiques désirées et les utiliser pour le reboisement. Ceci permettra de produire des arbres de qualité supérieure et de raccourcir le cycle de production. La rentabilité des entreprises forestières canadiennes qui utiliseront ces outils s’en trouvera améliorée.»
   
Ces outils génomiques pourraient aussi préparer le terrain pour un nouveau modèle de foresterie, plus près de la sylviculture. «Les arbres sélectionnés pourraient être plantés sur des territoires restreints consacrés à la foresterie intensive ou à la ligniculture, ce qui diminuerait les pressions sur les territoires naturels, fait valoir la chercheuse. On produirait ainsi, en accord avec les principes du développement durable, plus d’arbres de qualité sur de plus petits territoires situés plus près des usines plutôt que d’aller chercher des arbres de plus en plus petits, de plus en plus loin.»

Benoit Brosseau

Lancement de la Chaire Laval-CIRAD

Jeudi 21 juin 2007

La Chaire internationale de recherche Laval-CIRAD sur la gouvernance des territoires (CRIGT) a été lancée récemment. Cette chaire, dont le titulaire principal est Alain A. Viau, professeur du Département des sciences géomatiques, vise à étudier les conditions de reproduction et de production des sociétés par elles-mêmes à l’aide de leurs territoires, des politiques publiques de l’environnement et des stratégies de gestion intégrée des ressources naturelles et du patrimoine. Cette structure de recherche résulte d’un accord-cadre entre l’Université Laval et le Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement (CIRAD), une institution française majeure en recherche. Comme première retombée directe, la nouvelle chaire permet notamment à deux chercheurs du CIRAD de venir travailler à la Faculté de foresterie et de géomatique pour une durée de cinq ans. Cinq autres chercheurs du CIRAD sont impliqués dans les travaux de la chaire, qui réunit également des spécialistes de l’Université de Moncton et de l’Université fédérale de Santa Catarina (Brésil). D’autres établissements universitaires du Québec et du Canada sont susceptibles de joindre la chaire dans les prochains mois. Un réseau de partenaires gouvernementaux et régionaux participe aux activités. Sur le campus, outre les ressources de la Faculté de foresterie et de géomatique, cette chaire multidisciplinaire met à profit l’expertise de chercheurs de la Faculté de droit et de la Faculté des sciences sociales.

 

 

nvitation aux médias - Nouveau consortium de recherche pour la surveillance et l’évaluation du carbone en Amérique du Nord

Vendredi 9 mars 2007

OTTAWA, le 7 mars /CNW Telbec/ - L’Université Laval et la Fondation
canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA) invitent les
représentants des médias au lancement d’un nouveau consortium de recherche
pancanadien qui verra à accroître les connaissances à propos de l’émission et
de l’absorption du carbone dans la forêt boréale du pays. Le projet s’inscrit
dans la volonté des gouvernements et des industries de mieux comprendre les
changements climatiques et d’en minimiser les impacts.
    Le Programme canadien du carbone (PCC) est dirigé par le professeur
Hank Margolis, de la Faculté de foresterie et de géomatique à l’Université
Laval. Il bénéficie d’un financement de 4 M$ de la Fondation canadienne pour
les sciences du climat et de l’atmosphère. Le consortium regroupe des
chercheurs de 12 universités et travaille en partenariat avec les
scientifiques du ministère des Ressources naturelles (Service canadien des
forêts), d’Environnement Canada et des instituts de recherche provinciaux.
    Le réseau fournira des informations scientifiques à propos du rôle du
climat, de l’exploitation forestière et des incendies dans l’émission et
l’absorption des gaz carboniques par la forêt et les tourbières du pays.
Ultimement, les chercheurs visent à développer un modèle intégré de prédiction
et de surveillance du carbone pour le Canada et l’Amérique du Nord. Les
recherches effectuées par le groupe Fluxnet Canada, le prédécesseur du PCC,
ont montré qu’entre 1994 et 2003, le territoire canadien a absorbé environ
140 millions de tonnes de carbone par année, ce qui correspond à peu près à la
quantité de carbone émise par l’ensemble des combustibles fossiles utilisés au
pays pendant la même période. Toutefois, les scientifiques manquent
d’information pour analyser ces estimations et de nombreuses questions
demeurent sans réponses dans le domaine. Ce sont précisément ces lacunes que
le nouveau programme de recherche tentera de combler.
    Le lancement du PCC sera aussi l’occasion de rencontrer quelques-uns des
éminents scientifiques canadiens, dont Francis Zwiers et Werner Kurz. Ceux-ci
discuteront des plus récents développements scientifiques au sujet des
changements climatiques et du potentiel atténuant de la forêt canadienne selon
les différents scénarios envisagés.

    <<
       Quoi : Nouveau consortium de recherche sur la gestion du carbone
           Où : Ballroom, Hôtel Fairmont Château Laurier (Ottawa)
               Quand : 8 h 50 à 10 h 30 le vendredi 9 mars 2007
    >>

 

Renseignements: aux médias: Martin Guay, Relations médias, Université
Laval, (418) 656-3952, Martin.Guay@dap.ulaval.ca; Dawn Conway, Directrice
exécutive, Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère
(FCSCA), (613) 238-2223 poste 202, Conway@cfcas.org;

Forintek,Paprican et Feric.-Les membres votent en faveur de la fusion des instituts de recherche

Lundi 29 janvier 2007

POINTE-CLAIRE, Québec, 25 janvier 2007 – Don Banks, président du conseil de FERIC, Phil Latos, président du
conseil de Forintek et Frank Dottori, président du conseil de Paprican, ont le plaisir d’annoncer que les conseils
d’administration et les sociétés membres de ces trois instituts de recherche ont voté en faveur d’une fusion des
instituts en vigueur le 1er avril 2007. Le nouvel institut unique se nommera FPInnovations.
Ce vote, tenu le 25 janvier 2007, suit le vote des membres de chaque institut en juin 2006 pour la création d’une
nouvelle structure afin de mener les activités des trois instituts. En septembre 2006, M. Ian de la Roche a été nommé
président et directeur général de cette nouvelle structure. Depuis le vote de juin 2006, un processus de diligence
raisonnable a été effectué avec succès et ensuite présenté aux conseils d’administration et sociétés membres, ce qui a
mené à un vote positif en janvier de cette année.
« Le processus qui a conduit vers le vote positif d’aujourd’hui a donné aux membres et aux équipes de gestion de
chaque institut le temps nécessaire pour considérer les possibilités et défis qu’une telle fusion peut nécessairement
représenter », a déclaré M. Banks. « Sous l’autorité de M. Ian de la Roche, le nouvel institut devient maintenant une
réalité et donnera à l’industrie forestière canadienne un des plus importants instituts de recherche du secteur forestier
au monde ».
« De par ce vote, le message envoyé par les membres des trois instituts est clair. L’industrie forestière canadienne se
prépare à affronter la concurrence mondiale et les défis économiques et environnementaux présentement existants »,
a affirmé M. Latos. « L’importance de l’industrie au sein de l’économie actuelle est évidente si l’on pense aux
900 000 emplois directs et indirects qui en découlent à travers le Canada. En équipant l’industrie d’un institut de
recherche d’importance mondiale, cette dernière sera mieux placée pour faire face à la compétition à l’échelle
internationale ».
« En plus d’être le fer de lance des activités de FERIC, Forintek et Paprican, FPInnovations sera également
responsable de la direction technique du nouveau Centre de la fibre du Service canadien des forêts. Les chercheurs
tout au long de la chaîne de valeur seront ainsi mieux placés pour soutenir l’industrie dans le développement de la
prochaine génération de produits à valeur ajoutée », a dit M. Dottori. « Comprendre les qualités uniques des forêts
canadiennes et déterminer comment maximiser la valeur de ces ressources représente la clé du succès de l’industrie.
FPInnovations jouera un rôle essentiel auprès de l’industrie devant ce défi ».
FERIC, l’Institut canadien de recherches en génie forestier, est un organisme de recherche à but non lucratif qui
développe et aide à mettre en oeuvre des solutions innovatrices et sécuritaires pour les opérations forestières; ces
solutions procurent à nos membres un avantage concurrentiel à long terme, augmentent la valeur de leurs
approvisionnements en fibre et soutiennent des pratiques d’aménagement forestier durables. FERIC se spécialise
dans les secteurs de recherche reliés à la récolte des bois, au transport et à la construction des routes forestières, à la
sylviculture et aux opérations de gestion des incendies forestiers. Le programme de recherche de l’institut est
développé avec l’assistance des comités consultatifs régionaux qui se composent des représentants de tous les
membres et partenaires.
Forintek Canada Corp. est l’institut de recherche sur les produits du bois du Canada. Sa mission est d’élaborer des
connaissances et des applications scientifiques et techniques qui aident ses membres et l’industrie canadienne du
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion
26 janvier 2007
bois à demeurer concurrentiels. Basé sur les priorités établies par l’industrie et les membres du gouvernement, il
fournit des solutions technologiques dans les secteurs comme le bois de sciage, les panneaux et autres produits à
valeur ajoutée, les procédures de fabrication ou propriétés, le séchage et la protection du bois, les systèmes de
construction, etc. Forintek mène également des études de marché et économiques et joue un rôle important dans le
développement des codes et normes sur le plan national et international.
Paprican, l’Institut canadien de recherches sur les pâtes et papiers, est un institut sans but lucratif à l’avant-garde,
qui effectue de la recherche précompétitive et du transfert technologique de grande valeur répondant à la fois aux
besoins stratégiques et à court terme de ses membres. Ses programmes de recherche sont dictés par les enjeux
techniques prioritaires de l’industrie, tels que la qualité et la valeur des produits, la compétitivité des coûts, et le
développement durable. Reconnu à l’échelle internationale pour son excellence, Paprican possède des laboratoires au
Québec et en Colombie-Britannique, et est positionné pour offrir ses services à l’échelle mondiale.
Sources
Terry Knee, Chef de groupe, Communications, FERIC, 514-694-1140, terry-k@mtl.feric.ca
Norine Young, Directrice, Communications et service aux membres, Forintek, 604-224-3221,
norine@van.forintek.ca
Yves Nadon, Directeur, Communications, Technologie et services de l’information, Paprican, 514-630-4136,
ynadon@paprican.ca

 

Recherche par Benoit Brosseau

L’Université Laval aide les forestiers

Vendredi 29 décembre 2006

La recherche et la formation en matière d’opérations forestières sont au coeur d’un tout nouveau projet lancé, cette semaine, par la Faculté de foresterie de l’Université Laval et le ministère de l’Emploi du Québec, en compagnie partenaires, dont Produits forestiers Arbec de Port-Cartier.

Le Programme de recherche sur les entrepreneurs forestiers de récolte et de transport (PREFORT) est unique en Amérique du Nord. Il veut permettre l’amélioration de la performance de l’entrepreneur forestier et de son entreprise et ainsi contribuer à la relance du secteur forestier québécois. Il compte y parvenir en misant sur une meilleure connaissance des facteurs de réussite dans le domaine forestier et sur la formation des acteurs actuels et de la relève.

Peut-être le Québec pourra-t-il ainsi reconquérir le leadership mondial en matière d’exploitation forestière qu’il a perdu avec les années, a indiqué le professeur Luc LeBel, lors d’une conférence de presse diffusée simultanément à Québec, Baie-Comeau, La Tuque et Jonquière. Parmi les autres retombées, il y a la valorisation du statut d’entrepreneur, l’assurance de la pérennité du secteur et la formation sur mesure offerte aux travailleurs.

Dix étudiants à la maîtrise et au doctorat de l’Université Laval sont associés aux travaux de recherche.

Sur la Côte-Nord

PREFORT fera des petits dans trois régions du Québec, mais c’est sur la Côte-Nord que l’expérience est lancée. D’ailleurs, le projet est déjà commencé depuis quelques mois. Un camp-école a été implanté au camp Caribou, à quelque 200 km au nord de Port-Cartier. Pareil campement est unique au Québec.

Des chercheurs sont déjà sur place. Prises de données et tests permettront notamment de réaliser des études pour améliorer la performance des pratiques forestières. Au cours des trois prochaines années, 78 travailleurs et 18 contremaîtres forestiers seront formés directement sur leur lieu de travail.

Guy Lavoie, directeur des approvisionnements chez Produits forestiers Arbec, applaudit la réalisation du projet, surtout que c’est son entreprise qui a approché l’Université Laval, voilà trois ans, afin de développer une formation pour les exploitants forestiers. «Certains entrepreneurs sont âgés et envisagent la retraite. La relève est rare et surtout sur la Côte-Nord. Dans le contexte actuel, la bonne volonté ne suffit plus et ne favorise pas l’émergence de nouveaux entrepreneurs», raconte-t-il. «Le projet permettra de développer de nouveaux outils de gestion, des outils qui devront être simples et facilement utilisables sur le terrain», ajoute-t-il.

Le projet nécessite un investissement de 3,6 M $ sur trois ans. Emploi-Québec allonge 1,7 M $ et 600 000 $ proviennent d’organismes fédéraux. Le reste de la somme provient d’une dizaine de partenaires des milieux industriel, financier et de la formation professionnelle.

Recherche par Benoit Brosseau info@411foresterie.net

Trois quarts de million$ pour diversifier l’économie de Sainte-Thècle et Saint-Adelphe

Mercredi 6 décembre 2006

L’annonce des subventions a été faite en conférence de presse par André C, Veillette, maire de Sainte-Thècle et préfet de la MRC Mékinac, la députée et ministre Julie Boulet de même que Philippe Dufresne, conseiller municipal à Saint-Adelphe. Photo L’Hebdo du St-Maurice/Hugo Lemay Trois quarts de million$ pour diversifier l’économie de Sainte-Thècle et Saint-Adelphe
Une somme de 750 000$ sur trois ans sera mise à la disposition de Sainte-Thècle et Saint-Adelphe pour les amener à diversifier leur économie. Cette somme s’ajoute aux 300 000$ confirmés à la mi-octobre par la ministre Nathalie Normandeau pour un contrat de diversification et de développement avec la MRC de Mékinac.
La somme de 750 000$ provient du Fonds d’aide aux municipalités monoindustrielles. Le projet permettra d’appuyer des projets d’entreprises qui s’inscriront dans le cadre de la démarche de diversification et de développement.

Sainte-Thècle et Saint-Adelphe ont été ciblées par le ministère du Développement économique, de l’innovation et de l’Exportation suivant certains critères. Entre avril 2005 et avril 2006, toutes deux ont connu une chute de l’emploi de l’ordre de 20%.

«Il faut amener des solutions nouvelles dans la MRC», déclare André C. Veillette, maire de Sainte-Thècle et préfet de la MRC. «On stagne en foresterie et en agriculture. Il nous faut donc des entreprises en deuxième et en troisième transformation.»

Les deux annonces portent à 1 050 000$ l’aide du provincial qui s’inscrit dans la foulée du nouveau Plan gouvernemental destiné aux travailleurs, aux communautés touchées et aux entreprises du secteur forestier.

Les fonds pourront être utilisés pour des études de faisabilité ou pour des subventions destinées à la création ou à la consolidation d’emplois.

«Nous voulons assurer la prospérité économique à long terme de ces municipalités», déclare la députée et ministre Julie Boulet. «Il est donc indispensable que leur développement socioéconomique et industriel soit moins dépendant des usines de transformation du bois.»

Recherche par Benoit Brosseau  info@411foresterie.net

A l’attention du directeur de l’information:

Mercredi 6 décembre 2006

Le gouvernement du Canada remet des prix à un éminent chercheur canadien et à deux jeunes innovateurs
    OTTAWA, le 5 déc. /CNW Telbec/ - L’honorable Maxime Bernier, ministre de
l’Industrie, a annoncé aujourd’hui le nom des trois lauréats des prix pour
l’innovation en recherche, le transfert de connaissances et la
commercialisation décernés par les Réseaux de centres d’excellence (RCE).
M. Christian Messier, de Montréal, a reçu le Prix des présidents des RCE pour
ses travaux remarquables en foresterie. Mme Marlene Bagatto, de London, et
M. Brett Poulis, de Victoria, ont reçu le Prix des jeunes innovateurs des RCE.
Ce prix souligne les réalisations exceptionnelles de ces chercheurs dans le
transfert de leurs innovations scientifiques au profit des Canadiens.
    “Le nouveau gouvernement du Canada est fier de reconnaître et d’appuyer
les meilleurs scientifiques du pays. Leurs idées remarquables sont à la base
de la prospérité de demain”, a déclaré le ministre Bernier, au cours de la
cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée dans le cadre de la réunion
annuelle des RCE à Ottawa. “C’est un grand privilège de rendre hommage au
travail de ces trois chercheurs qui contribuent à faire du Canada un chef de
file dans les domaines de l’environnement et de la technologie.”
    Le Prix des présidents, inauguré cette année, reconnaît les chercheurs
brillants qui ont contribué à l’atteinte des buts des RCE avec l’aide de leur
réseau, mobilisé l’excellence scientifique canadienne dans les secteurs
universitaire et privé, et procuré des avantages économiques et sociaux aux
Canadiens.
    “Ces trois personnes exceptionnelles témoignent de la manière dont les
Réseaux de centres d’excellence créent de la valeur en faisant sortir des
laboratoires les connaissances, la recherche et les technologies nouvelles
pour en faire bénéficier les gens au premier chef”, a déclaré Mme Suzanne
Fortier, présidente du Comité de direction des RCE.
    M. Christian Messier, lauréat du Prix des présidents des RCE, est
professeur de sciences biologiques à l’Université du Québec à Montréal et
chercheur principal du Réseau de gestion durable des forêts. M. Messier a
trouvé un moyen de garder les forêts saines et rentables tout en ralliant les
protecteurs de l’environnement et l’industrie du bois d’oeuvre avec sa
nouvelle approche de la gestion des vastes ressources forestières du Canada.
Il met à l’essai cette approche sur un million d’hectares de forêt dans le
centre du Québec, en collaboration avec des chercheurs universitaires, tous
les paliers de gouvernement, des sociétés forestières, des communautés
autochtones et des organisations de loisirs.
Recherche par  : Benoit Brosseau bbrosseau@411toile.net

Carrefour de la recherche forestière 2007 - M. YVON LEBLANC ACCEPTE LA PRESIDENCE D’HONNEUR

Mercredi 20 septembre 2006

QUÉBEC, le 19 sept. /CNW Telbec/ - Le ministère des Ressources naturelles
et de la Faune est heureux d’annoncer que monsieur Yvon Leblanc a accepté la
présidence d’honneur de la septième édition du Carrefour de la recherche
forestière qui se tiendra au Centre des congrès de Québec les 19 et
20 septembre 2007. Personnalité bien connue du monde de la télévision et de la
radio, monsieur Leblanc a été, entre autres, pendant près de 25 ans à la barre
de l’émission «La semaine verte», à Radio-Canada. De nombreux reportages
diffusés dans le cadre de cette émission ont contribué à démystifier la
foresterie québécoise et à faire connaître les résultats de recherches qui ont
permis de mieux comprendre le milieu forestier dans son ensemble.
    Par ailleurs, soulignons que le 19 septembre 2006 marque le début de la
période de recrutement des exposants qui viendront présenter leurs plus
récentes recherches ou trouvailles sur la forêt, la faune, les opérations
forestières, la transformation du bois, la machinerie forestière, etc.
L’invitation est lancée non seulement aux chercheurs rattachés aux différents
centres de recherche, mais aussi à tous ceux qui ont à coeur de faire
progresser les connaissances sur la forêt et son milieu («patenteux»,
gestionnaires, aménagistes, etc.).
    Les modalités d’inscription des exposants se trouvent sur le site
Internet du Carrefour 2007 (www.mrnf.gouv.qc.ca/carrefour/). Nous vous
invitons à les consulter et à vous inscrire rapidement puisque le nombre de
places est limité. La période d’inscription des exposants se termine le
8 décembre 2006.
    Le Carrefour de la recherche forestière 2007 est organisé conjointement
par la Direction de la recherche forestière et la Direction de la recherche
sur la faune du Ministère. C’est là une façon concrète de marquer l’importance
que ce dernier accorde à la gestion intégrée des ressources du milieu
forestier. Près de 3 000 participants sont attendus à cet événement.

Génome Canada : Rôle déterminant de chercheurs canadiens dans l’analyse du plan génétique du peuplier : publication des résultats dans Science

Vendredi 15 septembre 2006

Grâce à l’analyse du premier génome complet d’un arbre, le peuplier pourrait devenir une source d’énergie de substitution

OTTAWA, ONTARIO–(CCNMatthews - 14 sept. 2006) - Dans un article mentionné en page couverture et publié aujourd’hui dans la revue Science, un consortium international de chercheurs représentant 34 organisations, dont le ministère de l’Energie des Etats-Unis, l’Université de la Colombie-Britannique, Génome Canada, Génome Colombie-Britannique et le Umea Plant Science Centre de Suède, rend compte de son analyse de la première séquence génétique complète du peuplier occidental, Populus trichocarpa, qui appartient à un groupe d’arbres les plus importants sur le plan commercial et écologique en Amérique du Nord. Le consortium a été le premier à publier l’ébauche de la séquence du génome du peuplier en 2004.

Les recherches du consortium comparent la séquence du peuplier aux génomes du riz et d’Arabidopsis, une plante utilisée pour étudier la biologie des plantes, mieux faire comprendre l’évolution des arbres et identifier de nouveaux traits caractéristiques. Le peuplier à la croissance rapide n’est que le troisième génome végétal séquencé après ceux de l’Arabidopsis et du riz.

Les résultats aideront les chercheurs à élaborer des applications importantes en environnement, entre autres faire pousser des arbres qui produisent davantage de biomasse pour la conversion en biocombustible et des arbres qui peuvent piéger davantage de carbone contenu dans l’atmosphère, ce qui aidera à atténuer les effets des changements climatiques.

La séquence aidera également les chercheurs à identifier les caractéristiques naturelles qui protègent les arbres contre les insectes et la maladie, ce qui pourrait contribuer à la sélection et à la culture d’arbres qui possèdent une protection intrinsèque et mener à l’élaboration d’outils pour une détection précoce et la lutte contre les ravageurs et les maladies.

“Cette réalisation n’aurait pas été possible sans les efforts hautement structurés et la collaboration d’un consortium mondial d’excellents chercheurs de diverses disciplines, a dit M. Martin Godbout, président et chef de la direction de Génome Canada. Les résultats arrivent à point nommé, car l’industrie forestière canadienne doit résoudre la pire catastrophe naturelle jamais survenue - l’infestation du dentroctone du pin. Les avantages qui peuvent découler de ces travaux sont indéniables.”

Les forêts canadiennes sont à la base d’une industrie dont la valeur atteint environ 80,3 milliards de dollars. Le dentroctone du pin a jusqu’à maintenant ravagé plus de 8,5 millions d’hectares en Colombie-Britannique et il a commencé à sévir dans les Rocheuses, en Alberta.

“Le séquençage est extrêmement utile car les traits observés pour le peuplier s’appliqueront également à d’autres arbres, dit M. Alan Winter, président et directeur général de Genome BC. Ces travaux de recherche aideront à jeter des bases solides à la génomique des arbres pour faire avancer les connaissances en biologie et améliorer les programmes de sélection. Malgré les pressions croissantes exercées sur les ressources forestières par la demande humaine, les proliférations des ravageurs et les changements climatiques mondiaux, la sélection des arbres pour un meilleur rendement, une meilleure qualité et une meilleure résistance aux ravageurs en est encore à ses balbutiements.”

L’équipe de recherche canadienne est dirigée par MM. Carl Douglas, Kermit Ritland, Joerg Bohlmann et Brian Ellis de l’Université de la Colombie-Britannique. Les connaissances acquises grâce à ce projet sont directement communiquées au ministère des Forêts de la Colombie-Britannique, pour aider à protéger les arbres des menaces possibles.

L’Oak Ridge National Laboratory du ministère de l’Energie des Etats-Unis au Tennessee a coordonné le projet de deux ans, et son moteur de séquençage était situé au DOE Joint Genome Institute.

Le partenariat de recherche comprend Génome Canada, par le biais de Génome Colombie-Britannique, l’Université de la Colombie-Britannique, de même que le Michael Smith Genome Sciences Centre du BC Cancer Agency, qui ont conjointement réalisé la cartographie indispensable de l’ADN, le séquençage, et les stratégies de patrons génétiques. Génome Canada et Genome BC ont investi en tout 9,8 millions $CAN dans le projet de génomique forestière de la Colombie-Britannique, dont 2 millions $CAN ont été consacrés à l’initiative sur le peuplier.

Le navigateur du génome, mis au point par le Joint Genome Institute (JGI) est accessible au site http://www.jgi.doe.gov/poplar , dépôt de toutes les données sur la séquence du peuplier.

Génome Colombie-Britannique est un organisme de recherche qui investit dans les projets de recherche à grande échelle en génomique et en protéomique et dans des plateformes de technologie de sciences et de technologie et les gère, dans les domaines d’importance stratégique comme la santé humaine, la foresterie, les pêches, l’éthique, l’agriculture et l’environnement.

Génome Canada est une société sans but lucratif qui constitue la principale source de financement et d’information liés à la génomique et à la protéomique au Canada. L’organisme, qui se consacre à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’une stratégie nationale en recherche en génomique et en protéomique au profit de toute la population canadienne, a reçu 600 millions de dollars en financement du gouvernement du Canada, ce qui, lorsqu’on y ajoute le financement de contrepartie d’autres partenaires, totalise 1,25 milliard de dollars dans plus de 100 projets de recherche novateurs et plateformes perfectionnées de sciences et de technologie.

Génome Canada
Marc Desmarais
V.p. - Relations gouvernementales et communications
(613) 751-4460 poste 115
Cell: (613) 794-3142

L’aménagement sylvicole doit devenir la priorité

Vendredi 1 septembre 2006

L’ex-membre de la Commission Coulombe Jules Arsenault estime que le Québec doit impérativement donner la priorité à l’aménagement sylvicole des forêts publiques et non plus à la performance des usines. 

Pour y parvenir, dit le directeur du Centre multirégional de recherche en foresterie de l’Université du Québec, il faut cesser de considérer l’aménagement des forêts québécoises comme un coût, mais le voir plutôt comme un actif.

 

Il rappelle que les études de la Commission Coulombe avaient établi qu’à peine 20 % des 290 millions consacrés annuellement à la recherche en foresterie sont dédiés à l’aménagement, alors que 80 % vont à l’industrie de la transformation et des opérations forestières.

Salaires

Cet état de choses se mesure de façon évidente dans les emplois reliés à l’exploitation forestière, fait-il remarquer.

 

«Regardez les salaires qui se versent aux travailleurs en forêt et comparez-les à ceux des travailleurs en usine: ces derniers gagnent presque deux fois plus.

 

«C’est complètement disproportionné, tranche M. Arsenault. On investit dans la technologie pour couper toujours plus de bois et plus vite alors que le problème est dans la productivité de nos forêts. Il faut absolument inverser cette culture.»

 

Selon lui, il faut diminuer la pression sur le patrimoine forestier québécois et faire les investissements nécessaires pour qu’elle produise mieux.
Yves Chartrand
Le Journal de Montréal
28/08/2006 07h56 

Soutien scientifique

Jeudi 25 mai 2006

Le soutien scientifique représente l’expertise et l’appui technique que fournit le Ministère à ses équipes de chercheurs et de scientifiques pour assurer la réalisation des travaux de recherche ainsi que la diffusion des résultats. Bien que ces équipes soient en majorité formées de techniciens, d’ingénieurs forestiers et de biologistes, le Ministère, selon les exigences des projets de recherche, fait également appel à des spécialistes d’autres disciplines, notamment des chimistes et des statisticiens. L’expertise de ces derniers contribue à accroître la valeur scientifique des résultats de recherche. Depuis 1998, une équipe en géomatique s’est ajoutée à l’expertise déjà en place.

Les laboratoires de chimie organique et inorganique, de biométrie et de dendrochronologie, de même que les forêts d’expérimentation, les forêts d’enseignement et de recherche et l’Herbier constituent des sphères d’activités essentielles aux responsabilités qui incombent à la Direction de la recherche forestière du Ministère.

Voir également

Carrefour de la recherche forestière

Jeudi 25 mai 2006

Les 19 et 20 septembre 2007, soyez au nombre des 2 000 participants attendus à la 7e édition du Carrefour de la recherche forestière qui aura lieu au Centre des congrès de Québec.

La Direction de la recherche forestière et la Direction de la recherche sur la faune du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) sont fières de s’associer pour organiser l’édition 2007 du Carrefour de la recherche forestière. Par ce geste, le Ministère souligne de façon concrète l’importance qu’il accorde à la gestion intégrée des ressources du milieu forestier.

Que vous soyez chercheurs ou acteurs du monde forestier et de la faune, le Carrefour vous permettra d’échanger sur les plus récents résultats des travaux de recherche et d’être au fait des dernières innovations technologiques.

Subventions de recherche

Jeudi 25 mai 2006

Le Ministère accorde des subventions à d’autres organismes de recherche pour la réalisation de projets dans le domaine forestier. Ces projets sont subventionnés en partenariat avec le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies. Les projets pour lesquels les organismes ont pu bénéficier de subventions se trouvent dans la liste ci-dessous. La liste est présentée par créneaux de recherche. Il s’agit de la liste pour l’exercice financier 2005-2006.

Amélioration génétique des arbres

Jeudi 25 mai 2006

Au Québec, plus de 150 millions d’arbres sont plantés chaque année sur près de 20 % de la superficie exploitée. C’est pourquoi la recherche en amélioration génétique des arbres est essentielle pour satisfaire la demande en plants de qualité destinés au reboisement. Le Ministère mène actuellement quatorze projets de recherche dans ce domaine.

L’amélioration génétique des arbres consiste en la reproduction sélective d’individus dont les caractéristiques permettront de produire des plants de qualité. Ces caractéristiques sont :

  • une croissance accrue et bien adaptée à des conditions environnementales données;
  • un fût rectiligne, une branchaison fine et horizontale, un tronc cylindrique, un défilement peu prononcé, etc.;
  • du bois de qualité, par exemple de couleur pâle et de densité élevée;
  • une résistance accrue aux ravageurs.

Au Ministère, l’amélioration génétique des arbres se fait selon les méthodes traditionnelles de domestication des plantes et non selon celles du génie génétique, qui produisent des AGM (arbres génétiquement modifiés). L’amélioration s’effectue selon un cycle continu de sélection, de testage et de croisements. Chaque cycle a pour but de produire des arbres qui possèdent les caractéristiques recherchées.

Une première sélection d’arbres se fait dans les peuplements naturels. Appelés « arbres plus », ces dernières sont choisis en fonction de leurs caractéristiques physiques (phénotype). À cette étape, la valeur génétique (découlant du génotype) des arbres sélectionnés, soit leur capacité à transmettre les caractères désirables à leurs descendants, demeure inconnue. Pour la connaître, il faut procéder à une série de tests de descendances. Cette étape permet de sélectionner les arbres destinés à être croisés (arbres d’élite). Ce travail de sélection permet aux chercheurs de produire non seulement des populations d’arbres pour poursuivre le cycle de l’amélioration génétique, mais aussi des populations qui servent à la production des semences destinées au reboisement.

Les espèces qui font l’objet d’un programme d’amélioration génétique représentent les essences commerciales qui sont utilisées pour le reboisement, comme l’épinette noire, le pin gris, l’épinette blanche et l’épinette de Norvège. Les essences à croissance rapide, comme les peupliers et les mélèzes hybrides, occupent également une place de choix dans les programmes d’amélioration du Ministère. Ces essences se prêtent bien à l’usage de la sylviculture intensive, qui vise à produire davantage de matière ligneuse sur des superficies restreintes.

Les résultats des recherches sont publiés par le Ministère sous forme de mémoires ou de notes, ou dans les revues scientifiques spécialisées.

Pour connaître les chercheurs dont les travaux portent sur l’amélioration génétique, consultez la liste du personnel de recherche par créneau de recherche.

Écologie

Jeudi 25 mai 2006

Des chercheurs du Ministère se consacrent à deux champs d’activités du domaine de l’écologie des forêts : la dynamique des forêts et le fonctionnement des écosystèmes et l’environnement dans sa globalité.

Les sujets d’étude sur la dynamique des forêts portent sur les paysages forestiers du Québec méridional, l’objectif étant d’établir les relations entre ces paysages et les conditions du milieu (climat, milieu physique, perturbations naturelles et anthropiques). La production des peuplements forestiers à l’échelle du paysage sera aussi analysée.

Par ailleurs, les projets de recherche sur les écosystèmes et l’environnement regroupent des travaux qui portent autant sur la connaissance des relations étroites entre le sol et les plantes que sur le cycle des éléments nutritifs en circulation dans l’écosystème forestier. Les travaux ont aussi pour but de comprendre de quelle façon les polluants atmosphériques, les conditions climatiques et l’aménagement influenceraient ce cycle. La connaissance de ces résultats de recherche est essentielle à l’évaluation de la production des forêts.

Pour connaître les chercheurs dont les travaux portent sur la dynamique des forêts ou sur les écosystèmes et l’environnement, consultez la liste du personnel de recherche par créneau de recherche.

Voir également

Reproduction des arbres et production de plants

Jeudi 25 mai 2006

Les travaux en reproduction des arbres portent sur les mécanismes de reproduction sexuée et asexuée des arbres. Ils fournissent les connaissances préalables à la mise en application de recherches sur la génétique forestière et complètent celles nécessaires à l’avancement des travaux sur les plantations.

Les travaux en production de plants portent, quant à eux, sur des méthodes de culture des espèces résineuses et feuillues utilisées pour le reboisement au Québec. Ils contribuent à l’avancement des recherches relatives aux plantations.

Pour connaître les chercheurs dont les activités portent sur la reproduction des arbres et sur la production de plants, consultez la liste du personnel de recherche par créneau de recherche.

Voir également