Archive pour la catégorie 'Gouvernements'

Nouvelle loi de la jungle pour la forêt québécoise

Vendredi 8 août 2008

Pierre Dubois, ing.f.
Membre de la Commission forêt de Nature Québec

Le document d’intention en politique forestière rendu public en juin est une proposition néolibérale en gestion forestière qui conjugue affaiblissement de l’État à une idéologie du libre marché. Malgré la mainmise d’une poignée de grandes entreprises sur notre économie forestière, le gouvernement essaie de nous faire croire aux vertus d’un marché libre des bois au Québec. Sous le couvert d’une régionalisation, l’État songe à se retirer de la gestion forestière. Marché libre et retrait de l’État : rien de très bon augure pour la société québécoise, encore moins pour la protection de l’environnement.

Régionalisation ou retrait de l’État ?

La gestion forestière sera déléguée à des organismes régionaux, des sociétés d’aménagement, à mettre en place. Si on met fin aux Contrats d’aménagement et d’approvisionnement forestiers (CAAF), ce n’est pas pour que l’État reprenne en main la gestion forestière. C’est plutôt pour en transférer la responsabilité à des organismes régionaux. Et dans les faits, le ministre responsable de la gestion forestière demeurera imputable que de très peu de choses.

Même avec la volonté de vouloir rapprocher les lieux de décisions en gestion forestière des gens et des territoires concernés, c’est un recul démocratique. Les nouvelles sociétés régionales seront uniquement redevables devant leur conseil d’administration. Malgré les promesses de concertation et de gestion intégrée, la démocratie en gestion forestière ne pèse pas lourd. Ce gouvernement a d’ailleurs bâclé ses propres consultations sur le Livre vert de février qui présentait sa politique.

Pour que la gestion régionalisée prenne son envol, il faudra aussi que les budgets de ces nouveaux organismes soient à la mesure de l’ampleur du mandat. Dans le cas contraire, la gestion forestière pourrait devenir un autre cas de pelletage de responsabilités sans moyens financiers correspondants. La forêt québécoise est une ressource publique et la population québécoise accepterait difficilement que l’État abdique ses responsabilités. Autre question : l’État du Québec, avec un certain ordre de moyens, n’arrivait pas toujours à bien résister aux puissants lobbies des compagnies forestières. Quelle résistance offriront les nouvelles sociétés d’aménagement ?

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Mais avec la création d’un marché libre des bois, on peut se demander s’il y a vraiment un pilote dans l’avion ? C’est là que l’idéologie néolibérale a conduit à perdre la réalité de vue. Le gouvernement mettrait fin aux CAAF en les remplaçant en grande partie par un droit de premier preneur accordé aux industriels déjà en place et, plus partiellement, par une vente aux enchères du bois. C’est pour cette raison qu’on parle de la mise en place d’un marché libre des bois.

Pour qui s’intéresse un tant soit peu au problème de la forêt privée, il est évident que le marché québécois du bois est un marché d’acheteurs. Et ces acheteurs sont de moins en moins nombreux. Comment ne pas apprécier l’impact des joueurs tel Abitibi-Bowater, Kruger ou Domtar-Weyerhauser ? Des régions entières du Québec sont soumises à leur emprise sur le marché du bois. C’est l’essence même de notre économie forestière, actuelle ou historique. La seule explication de cette orientation gouvernementale de libre marché tient probablement à la volonté non exprimée de jeter une certaine poudre aux yeux aux clients américains de la production forestière québécoise et de se prémunir contre le protectionnisme.

Pour tenter de rééquilibrer les forces sur le marché du bois (sans jamais y réussir), le régime forestier actuel a tenté d’accorder une certaine priorité au bois provenant de la forêt privée (qui fournit bon an mal an environ 20 % du volume aux industries). Mais il est bien difficile de croire à la volonté politique de se dresser contre ces forces du marché, surtout lorsque, du même souffle, on insiste sur la nécessité de maintenir au plus bas le coût du bois.

L’instauration d’un libre marché vise aussi, selon les termes utilisés, à produire un juste prix du bois. Est-ce qu’on retiendra la seule dimension économique ? Si la problématique autochtone est à peine effleurée dans la proposition gouvernementale, l’épineuse question des conditions de travail en sylviculture et en forêt n’est même pas abordée. L’emploi en forêt et en sylviculture, malgré quelques règles minimales, se trouve justement dans une lamentable position à cause du marché libre de l’emploi en forêt.

De plus, est-ce que ce juste prix du bois tiendra compte de la nécessaire protection de forêts témoins pour les générations futures et de retombées dignes de ce nom pour les communautés autochtones et québécoises les plus concernées ?

On nous parle évidemment de foresterie écosystémique, de gestion intégrée et on aborde la question de la certification environnementale. Mais ces éléments sont loin d’être développés avec la même force que la régionalisation et le libre marché.

Libre marché et retrait de l’État : deux éléments lourds de sens en environnement. Deux éléments qui pourraient frapper fort sur l’avenir d’une des plus grandes ressources naturelles du Québec. Deux éléments qui pourraient donner le signal de départ, non pas à une nouvelle législation forestière qui se tient debout, mais bien à une nouvelle loi…de la jungle pour la forêt québécoise !

Accès bloqué aux bureaux du ministère des Ressources naturelles et de la Faune - Les travailleurs sylvicoles manifestent leur mécontentement à Caplan

Vendredi 8 août 2008

CAPLAN, QC, le 1er août /CNW Telbec/ - Une nouvelle fois, les

travailleurs sylvicoles représentés par le Syndicat national de la

sylviculture (SNS-CSN) vont bloquer l’accès au bureau régional du ministère

des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) à Caplan et ce, pour toute la

journée, vendredi le 1er août.

Cette manifestation est directement liée à la décision du ministèere de

ne pas augmenter le taux horaire des travailleurs sylvicoles qui doivent

effectuer les travaux d’aménagement forestiers prévus par la société d’Etat

Rexforêt.

En Gaspésie, depuis le début de l’an 2000, Rexforêt sous-traite ces

travaux à des entreprises et des groupements. Cela crée des emplois

saisonniers et permet aussi aux travailleurs sylvicoles qui n’ont plus la

capacité d’effectuer ce travail à forfait de poursuivre leur carrière ; en

effet le travail à forfait ne convient pas à des travailleurs âgés ou diminués

physiquement.

Depuis trois ans, le SNS-CSN, conjointement avec les employeurs en

sylviculture de la Gaspésie, demande à Rexforêt, au MRNF, au ministre Claude

Béchard ainsi qu’à la députée et vice-première ministre madame Nathalie

Normandeau, de porter une attention particulière à ces travailleurs qui

doivent effectuer le débroussaillage au taux horaire de 10,15 $ depuis

l’an 2000.

En effet, aucune augmentation du taux horaire n’a été accordée à ces

travailleurs, et ce, même si le ministère accorde une augmentation du coût de

la vie aux travailleurs à forfait en bonifiant annuellement la grille de taux.

Les seules et uniques réponses que nous avons obtenues, à chaque année,

sont un accusé de réception. Rien n’a été fait pour régulariser la situation.

Pourtant, ces travailleurs doivent eux aussi absorber la hausse des coûts

reliés à leur travail.

C’est impensable que ces travailleurs soient oubliés, eux qui pour la

plupart ont donné des décennies de travail à se ruiner la santé pour aménager

la forêt. Il est temps que le ministère et nos représentants politiques

pensent à rehausser les taux accordés et à valoriser ce travail.

Les travailleurs manifesteront toute la journée devant les bureaux du

MRNF. D’autres actions sont aussi prévues si aucun déblocage dans ce dossier

ne pointe à l’horizon.

Le SNS-CSN compte plus de 850 membres dans 18 sections à travers le

Québec. Il est affilié à la Fédération des travailleurs et des travailleuses

du papier et de la forêt (FTPF-CSN) qui compte 13 000 membres répartis dans

185 syndicats.

Renseignements: Bernard Forest, président du Syndicat national de la

sylviculture (SNS-CSN), 1-866-795-8785 (sans frais)

McGuinty s’engage à préserver une vaste portion de forêt boréale

Mardi 15 juillet 2008

TORONTO — Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, a annoncé lundi que l’exploitation forestière et minière sera prohibée sur une vaste portion de la forêt boréale du nord de la province. Cette mesure garantira aussi aux autochtones des régions concernées une part des recettes de l’exploitation des ressources.

M. McGuinty a fait savoir que son gouvernement consultera l’industrie, les environnementalistes, les communautés autochtones et les autres résidants pour élaborer un plan de 10 à 15 ans destiné à soustraire la moitié de la forêt boréale de la province de toute activité commerciale.

“C’est la plus vaste forêt intacte au Canada et le troisième milieu humide en importance au monde”, a déclaré M. McGuinty à propos de la forêt boréale ontarienne.

Située au nord du 51e parallèle, la région protégée mesure 225 000 kilomètres carrés - la superficie combinée de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Ile-du-Prince-Edouard. Seulement 24 000 personnes y habitent, alors qu’elle couvre pas moins de 43 pour cent de la superficie entière de la province.

Le nouveau plan obligera les compagnies minières et forestières à consulter les autochtones longtemps avant de démarrer quelque nouveau projet que ce soit dans l’autre moitié de la forêt boréale ontarienne, et à accorder aux premières nations une part des revenus de nouveaux projets lancés sur leurs terres traditionnelles, où qu’elles soient en Ontario.

Le grand chef de la nation nishnawbe-aski, Stan Beardy, s’est dit encouragé par le projet, mais il a ajouté qu’il était “absolument essentiel” que le plan garantisse le partage des recettes de l’exploitation des ressources avec les communautés autochtones. “Nous avons un traité avec la Couronne depuis une centaine d’années et nous n’avons absolument pas profité des revenus des ressources”, a-t-il déploré en entrevue.

L’exploitation minière a produit des revenus d’environ 11 milliards $ en Ontario en 2007. Et M. McGuinty s’est dit confiant que les consultations sur la nouvelle zone protégée ne nuiront pas à ce secteur en expansion.

Les partis d’opposition ont soutenu que l’annonce de M. McGuinty pourrait décourager des entreprises de faire de nouveaux investissements dans les secteurs miniers et forestiers dans le Grand Nord, en créant de l’incertitude au sujet des futures règles - une préoccupation qui rejoint celle des associations industrielles.

Le président de l’association des industries forestières de l’Ontario, Jamie Lim, a déclaré que les entreprises qui voudraient investir ne sauront pas à quoi s’attendre pendant 13 à 15 ans. L’association minière de l’Ontario a reconnu qu’il faudra peut-être autant de temps pour identifier le potentiel minéral, les caractéristiques environnementales et les espèces vulnérables de la région. Son président, Chris Hodgson, a déploré le manque de détails de l’annonce du premier ministre.

L’an dernier, 1500 scientifiques de 50 pays ont lancé un appel à tous les gouvernements canadiens - fédéral, provinciaux et territoriaux - pour qu’ils protègent les 5,6 millions de kilomètres carrés de forêt boréale canadienne, considérée comme le plus vaste réservoir de carbone au monde, et qui contient 186 milliards de tonnes de carbone. Cela équivaut à 27 années d’émissions mondiales de carbone provenant de l’utilisation de combustibles fossiles.

Des environnementalistes ont qualifié l’annonce de M. McGuinty de “visionnaire”, affirmant qu’elle est cruciale pour protéger l’environnement et lutter contre le réchauffement climatique

Forêt Drummond : encore plus de besoins… que d’argent

Mercredi 9 juillet 2008

Encore cette année, le Centre-du-Québec recevra des mains du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs la somme de 630 000 $ pour mettre en valeur les ressources du milieu forestier (volet 2). Quelque 109 761 $ seront dédiés à la MRC de Drummond.

Même si la somme est semblable à celle obtenue l’an dernier, il n’en demeure pas moins qu’elle est nettement insuffisante aux yeux des responsables de groupements forestiers.

«Beaucoup de projets ont encore été déposés cette année, mais peu seront réalisés», a confirmé Pierre-Alain Manseau, conseiller en développement à la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec.

Différents groupes forestiers se partageront l’enveloppe du volet 2, à savoir Parc aventure Drummond (6000 $), Proformen (44 000 $) ainsi que Groupement forestier Nicolet-Yamaska/Société sylvicole Arthabaska-Drummond (59 761 $).

«Nous allons réaliser deux projets dans la Forêt Drummond, mais c’est sûr que nous allons devoir les escamoter, car nous n’avons reçu que la moitié de l’argent que nous aurions eu besoin. Quoi qu’il en soit, le premier projet que nous avons est la protection des investissements, qui consiste en la protection des nouvelles plantations et l’intensification de l’aménagement. Nous allons notamment faire de la préparation de terrain, des éclaircies et quelques travaux de voirie», a révélé Gaston Samson, directeur technique à la Société sylvicole.

L’organisme Proformen réalisera aussi des travaux d’entretien dans la Forêt Drummond, et ce, malgré le fait qu’il n’a pas reçu totalement la somme qu’il convoitait.

D’abord, du côté de Saint-Joachim-de-Courval, quelques projets ont été retenus, l’installation de nouveaux ponceaux, des travaux de débroussaillage, d’élagage et d’abattage d’arbres dangereux.

«Nous allons aussi créer un mur coupe-son, qui consiste à distancer deux plantations (élagage). Cela évitera que le feu ne s’y répande, s’il y a un feu de forêt un jour. Nous allons aussi entretenir des barrières et améliorer certains accès de stationnement», a énuméré Pierre Duval, ingénieur forestier au sein de l’organisme.

Du côté du Centre La Plaine de Saint-Majorique, il y aura aussi des travaux d’élagage et de retrait d’arbres dangereux tant sur les sentiers pédestres que cyclistes.

«Nous avons aussi réservé un montant pour entretenir le bâtiment de l’accueil. Il est urgent d’y réparer la toiture. Nous devons aussi changer quelques fenêtres», a ajouté Duval.

Dans un tout autre ordre d’idée, la MRC de Drummond poursuit toujours ses négociations avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) du Québec en vue de s’en faire confier la gestion.

«Nous avons rencontré, il y a quelques jours, les gens du MRNF et j’attends des nouvelles sous peu en espérant que certaines choses viennent à débloquer. Je ne vous cache pas cependant que ce dossier est long et très compliqué. Ce n’est pas très évident de s’entendre sur les modalités», a conclu le directeur général de la MRC, Michel Gagnon.

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La crise de l’industrie forestière n’est pas finie mais le milieu garde espoir

Lundi 23 juin 2008

OTTAWA — L’industrie forestière commence à voir la lumière au bout du tunnel après quelques années de crise sans précédent. Mais pour l’instant elle s’attend à de nouvelles fermetures d’usines, avec ou sans l’aide des gouvernements.

“Nous n’avons pas encore atteint le fonds du baril, a déclaré mardi le pdg de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), Avrim Lazar. Il y aura d’autres fermetures et d’autres souffrances, mais on voit le tournant. Nous ne l’avons pas encore pris, mais nous le voyons et il est plus près que vous le croyez.”

M. Lazar était de passage à Ottawa pour la publication d’un rapport du comité parlementaire des ressources naturelles sur l’industrie forestière canadienne, “ses défis et ses possibilités”.

Ce rapport qui a reçu l’appui de tous les partis représentés à la Chambre des communes propose notamment d’instaurer un régime de crédits d’impôt remboursables à la recherche et de reconnaître à leur juste valeur les efforts déjà faits par l’industrie pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Le document de 65 pages présente 23 recommandations touchant les champs de compétences fédérales tels que les transports, l’environnement, le commerce et la fiscalité, par exemple.

L’aménagement des forêts n’y est pas discuté puisqu’il s’agit d’une responsabilité exclusive des provinces.

Le rapport a été bien accueilli par l’APFC - qui l’a qualifié de “fantastique”-ainsi que par la Fédération des producteurs de bois du Québec, qui représente les propriétaires de forêts privées des différentes régions de la province.

M. Lazar a rappelé que l’industrie devait actuellement composer avec “une conjonction sans précédent de facteurs conjoncturels et cycliques”, parmi lesquels figurent la vigueur du dollar canadien, l’effondrement du marché de la construction aux Etats-Unis et une baisse de la demande de papier journal en Occident.

Selon lui, la plupart des recommandations sont faciles à mettre en oeuvre et quelques-unes pourraient même aider les entreprises ou les producteurs dès cet été en favorisant les investissements ou les réductions de coûts.

“Certains de ces facteurs peuvent être influencés dès cette année et ça peut éviter des (fermetures) qui ne sont pas nécessaires”, a-t-il fait valoir lors d’un point de presse. Mais plus important, ça va aider l’investissement dans le futur.”

Il reviendra au gouvernement de Stephen Harper de décider ce qu’il fait des suggestions. Un rapport semblable préparé par le comité de l’Industrie n’a pas reçu l’attention que souhaitaient les partis d’opposition.

LE MINISTRE CLAUDE BÉCHARD SOULIGNE LE COUP D’ENVOI DES ACTIVITÉS DU 100e ANNIVERSAIRE DE LA PÉPINIÈRE DE BERTHIER

Vendredi 23 mai 2008

QUÉBEC, le 16 mai /CNW Telbec/ - Le ministre des Ressources naturelles et

de la Faune et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, de la

région de la Côte-Nord et de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, M. Claude

Béchard, salue le coup d’envoi des activités qui marqueront, tout au long de

l’année, le 100e anniversaire de la pépinière de Berthier, la première

pépinière gouvernementale implantée au Québec. Pour marquer cet anniversaire,

M. Alain Dancause, ingénieur forestier retraité du ministère des Ressources

naturelles et de la Faune, lance le livre Le reboisement au Québec.

«Le centenaire de la pépinière représente une réussite collective. Je

tiens à souligner tout particulièrement la contribution des employés qui, au

fil des ans, ont assuré la pérennité des forêts du Québec par la production de

semences et de plants de qualité», a mentionné le ministre Béchard.

La pépinière a été fondée en 1908 par M. Gustave Clodomir Piché, premier

ingénieur forestier du Québec. Ce dernier avait suggéré d’établir une

pépinière qui produirait des plants pour reboiser les terres incultes et les

concessions détruites par les feux de forêt ainsi que pour fournir les futures

plantations des compagnies papetières.

Année après année, des milliers et des milliers de plants ont été

produits, pour atteindre quelque 400 millions de plants en 2008, seulement

pour la pépinière de Berthier. Cela équivaut à une surface de reboisement

comparable à quatre fois la superficie de l’île de Montréal. De nos jours, à

la pépinière et au centre de semences, on traite des semences d’arbres

feuillus et résineux; on produit aussi des plants de qualité destinés au

reboisement des forêts du Québec, tout en collaborant à des projets de

recherche en foresterie et à des échanges internationaux.

Au cours de l’année 2008, plusieurs événements permettront de couronner

le succès de la pépinière et du Centre de semences forestières de Berthier et

ainsi de mettre en valeur leur contribution légendaire, telles une rencontre

souvenir avec les employés et ex-employés et une journée portes ouvertes pour

le grand public.

Source :

Pascal D’Astous

Attaché de presse

Cabinet du ministre des Ressources

naturelles et de la Faune

418 643-7295

Recherche Benoit Brosseau 450-368-8000

Chibougamau n’a plus confiance en Claude Béchard

Lundi 17 mars 2008

Billots de bois utilisés pour barrer la route 167. Photo: La Sentinelle de Chibougamau-Chapais
Les citoyens de Chibougamau refusent de lever la barricade qui bloque la route 167 aux entrepreneurs et aux véhicules lourds circulant vers le chantier Eastmain-1-A. Ils ne font plus confiance au ministre des Ressources naturelles et de la Faune Claude Béchard et réclament l’intervention de Jean Charest.

En fin de journée mardi, le ministre avait exhorté la population de lever la barricade et promis de rencontrer les dirigeants de Chantiers Chibougamau lorsque les calculs de possibilité forestière du Forestier en chef, Pierre Levac, seraient dévoilés.

Le Groupe d’action pour la sauvegarde de l’usine estimait aujourd’hui avoir «suffisamment de signaux pour croire que les travaux du Forestier en chef sont terminés et que les chiffres pourraient être rendus publics dès aujourd’hui».

Selon La Presse Canadienne, le syndicat des travailleurs de l’usine soutient avoir appris mardi d’un représentant haut placé au sein du ministère, que les chiffres du Forestier en chef sont connus depuis un certain temps, y compris par le ministre Béchard.

La population a déjà fait confiance au ministre Béchard et à son prédécesseur, Pierre Corbeil, depuis trois ans et a été trompée à chaque fois, déplore le Groupe d’action par communiqué. Il réclame désormais Jean Charest comme interlocuteur dans le dossier.

Les manifestants maintenaient  donc aujourd’hui leur mobilisation pour une troisième journée dans l’attente d’une garantie formelle qui assurerait un approvisionnement en bois de 800 000 mètres cube à Chantiers Chibougamau.

Concernant l’impossibilité pour le ministre de retirer le contrat d’approvisionnement et d’aménagement Forestier (CAAF) à une entreprise pour le donner à une autre, le Groupe soutient qu’en vertu du régime forestier la forêt québécoise est publique et que le lien entre une entreprise et son CAAF ne tient plus.

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Foresterie : Québec abolit les CAAF

Lundi 17 mars 2008

Les CAAF, qui étaient en place depuis 1986, garantissaient un certain volume aux forestières. Photo : Bloomberg.
Le type de relation entre l’Etat québécois et les entreprises forestières sera revu de fond en comble, notamment par l’abolition des CAAF, ces contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier.

Les CAAF, qui étaient en place depuis 1986, garantissaient un certain volume aux forestières. Ils seront remplacés par un droit d’achat, ou droit de premier preneur, si la réforme proposée est adoptée telle quelle.

En clair, avec sa réforme du régime forestier, Québec offrirait aux entreprises détentrices actuellement d’un CAAF, le privilège d’acheter en priorité, au prix du marché, l’équivalent de 75 pour cent du volume de bois auquel elles ont accès actuellement.

Mais Québec veut mettre le 25 pour cent restant sur le marché libre, pour qu’il soit vendu à sa valeur réelle.

Chaque année, les entreprises qui n’auront pas récolté les volumes de bois acquis, devront donc mettre ce bois sur le marché et le rendre accessible aux autres.

De plus, Québec met fin au lien entre l’industrie et l’aménagement des forêts, qui sera désormais assuré localement par des entreprises certifiées.

Dans son livre vert rendu public, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, propose une approche radicalement différente de celle qui prévaut actuellement. Le document sera soumis à une consultation.

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Réaction au budget fédéral 2008 - Le gouvernement rate une occasion rêvée de rectifier le tir en matière d’économie

Mercredi 5 mars 2008

Le directeur national du Syndicat des
Métallos au Canada a déclaré que le budget fédéral déposé mardi offre peu
d’aide aux Canadiens qui font face à un avenir incertain.
    Ken Neumann, qui est également représentant international du Syndicat des
Métallos, déclare que les secteurs les plus touchés par des revers
économiques, soit ceux de la fabrication et de la foresterie, ne recevront que
très peu de soutien pour revitaliser des collectivités minées par une crise
qui ne semble pas près de s’atténuer.
    “Au cours du prochain exercice financier, le gouvernement fédéral
consacrera six dollars en réductions d’impôts aux entreprises pour chaque
dollar additionnel investi dans des programmes destinés aux Canadiens comme
vous et moi”, a déclaré M. Neumann. “Le budget prévoit, pour le secteur de la
fabrication, une déduction pour amortissement accéléré calculée sur une base
dégressive plutôt que sur une base linéaire.
    “Bien que la crise dans le secteur de la fabrication ait vraiment empiré
au cours de la dernière année, les incitatifs fiscaux ciblés compris dans le
budget déposé mardi sont moins importants que ceux qui faisaient partie du
budget de l’an dernier. D’ici 2013, les réductions d’impôts offertes sans
condition aux entreprises coûteront vingt fois plus cher que les incitatifs
fiscaux de 2007 et de 2008 réunis.”
    M. Neumann a ajouté que pendant que les fabricants bénéficieront d’une
déduction pour amortissement de 50 %, les entreprises du secteur des sables
bitumineux de l’Alberta, de leur côté, pourront tirer parti d’une déduction
pour amortissement de 100 % jusqu’en 2010.
    Entre-temps, la seule aide au secteur en difficulté de la foresterie
prévue par le budget consiste en un programme de deux ans et de dix millions
de dollars destiné à la promotion de l’industrie forestière canadienne. Cette
aide se situe bien en deçà des mesures musclées qui s’imposent pour soutenir
ce secteur dans l’immédiat.
    “Au-delà de l’incertitude qui persiste, les Canadiens à faible revenu ne
bénéficieront pas du nouveau compte d’épargne libre d’impôt, qui aidera ceux
qui disposent d’un revenu supplémentaire à épargner aux frais de ceux qui ne
peuvent pas se le permettre”, a-t-il affirmé. “La plupart des allégements
fiscaux iront à ceux qui cotisent déjà à un REER. Si l’on examine 2005, année
la plus récente pour laquelle de telles données sont disponibles, 44 % des
gains en capital imposable reviennent aux 0,6 % des déclarants les plus
riches.
    “Il s’agit d’un programme dont bénéficient seulement des privilégiés.”
    M. Neumann a ajouté que ce budget est décevant et qu’il donne une raison
suffisante pour demander un changement de gouvernement.
    “Les travailleurs canadiens et leurs familles ne peuvent se permettre de
vivre une autre année d’incertitude”, a-t-il ajouté. “Si le gouvernement
Harper ne se résout pas à mettre de l’avant des mesures qui conjuguent des
stimulants économiques, la reconstruction du secteur de la fabrication et le
leadership dans la lutte contre les changements climatiques, nous aurons alors
à élire un gouvernement qui le fera.”

Claude Béchard se réjouit d’un jugement contre Domtar

Mercredi 13 février 2008

Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, s’est réjoui mercredi de la décision de la Cour supérieure, qui a statué qu’il avait eu raison de retirer à Domtar les droits de coupe rattachés aux scieries de Grand-Remous, en Outaouais, et de Malartic, en Abitibi-Témiscamingue.
Le ministre Béchard avait décidé le 14 septembre dernier de révoquer les contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier des deux usines de Domtar, sous prétexte que la société avait mis fin à leurs activités depuis le 12 mai 2006.

M. Béchard a rappelé mercredi que les importants volumes de bois des forêts publiques qui étaient attribués aux deux scieries de Domtar n’étaient pas récoltés à cause de leur fermeture, ce qui privait la population d’”une importante source d’activité économique et de création de richesse collective”.

La juge Michelle Monast, de la Cour supérieure, a donné raison au ministre mardi, estimant que tout laissait croire que les fermetures des scieries étaient définitives.

Domtar, qui contestait la décision du ministre Béchard devant la cour, faisait valoir que les fermetures étaient temporaires et qu’elle voulait transformer les installations de Grand-Remous en une usine de panneaux jointés et celles de Malartic en parc industriel. L’entreprise voulait transférer le bois rattaché à ces usines aux scieries de Val-d’Or et de Matagami afin d’y accroître la production.

Le ministre Béchard a précisé que différents scénarios étaient à l’étude au ministère des Ressources naturelles à la suite de ce jugement, afin de disposer des volumes de bois rendus disponibles dans les meilleurs délais et dans le meilleur intérêt des populations concernées.

À la Bourse de Toronto, mercredi, le titre de Domtar a perdu 14 cents, soit 1,9 pour cent, à 7,42 $

La Ville de Québec devrait utiliser le bois du Québec

Jeudi 31 janvier 2008

Québec, le 24 janvier 2008. – Le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), M. Guy Chevrette, demande formellement au Conseil municipal de la Ville de Québec d’utiliser le bois de la forêt québécoise dans la construction du stade de soccer. Le contrat sera donné sous peu à un entrepreneur, il est encore temps d’agir.

Dans le contexte où tout le monde parle de 2e et 3e transformation, que nous avons une occasion en or pour utiliser des produits du Québec issus de ces transformations. « Au Québec, nous avons les entreprises, nous avons l’expertise et nous avons le bois de qualité. Nous sommes donc en mesure de bâtir un stade de soccer de grande qualité qui répond aux besoins de la Ville de Québec », a déclaré le PDG du CIFQ.

« Nous avons déjà des arénas et le pavillon Gene-H.-Kruger de l’Université Laval qui sont construits en bois du Québec. Ce sont de belles vitrines qui parlent d’elles-mêmes », a poursuivi M. Chevrette.

Rappelons qu’en décembre 2006, le CIFQ avait donné son appui à la mairesse, Mme Andrée Boucher, qui souhaitait construire le futur stade de soccer en bois. « Cependant, nous souhaitons que le bois utilisé ne provienne pas de l’extérieur du Québec. Dans la crise que nous traversons, ce serait bien le comble », a conclu le PDG.

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À propos du CIFQ
Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. À elles seules, les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux œuvrant au Québec génèrent 12,9 milliards $ en activité économique chaque année, près de 4 milliards $ en salaires et avantages sociaux dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous forme de taxes et d’impôts payés par les entreprises et les travailleurs.
Source : Nadia Boutin
  Adjointe aux communications
  Conseil de l’industrie forestière du Québec
  418 564-7254
  nadia.boutin@cifq.qc.ca

2 M $ pour la formation professionnelle

Jeudi 31 janvier 2008

Le Centre de formation Harricana obtient une subvention de près de 2 millions $ afin de réaliser d’importants travaux d’agrandissement et de réaménagement aux bâtiments du secteur de la foresterie.

 Le plus gros des opérations aura lieu à la forêt-école, dans le secteur de Lac Castagnier, alors que le garage doublera sa superficie et l’entrée principale de l’école sera aménagée de façon plus fonctionnelle. Le garage du pavillon de la foresterie sera également agrandi.

«Il y a presque 20 cours sur 24 qui sont donnés dans le garage. J’ai des lois de sécurité à respecter, ce n’est pas évident de respecter les couloirs de sécurité», explique le responsable de la formation en protection et exploitation des territoires fauniques, Michel Duranseau, qui dit passer des heures à déplacer du matériel pour la préparation de ses cours. Autres que celui-ci, les programmes concernés sont Abattage et façonnage des bois, Aménagement de la forêt ainsi que Abattage manuel et débardage forestier.

«Ça va nous permettre d’installer des ateliers et les élèves vont avoir accès à plus de matériel parce qu’on manque de place présentement», mentionne le directeur adjoint du CFH secteur de la foresterie, Robert St-Onge.

Financement attendu
Depuis 2003, la Commission scolaire Harricana déposait annuellement la même demande. Le secteur de Lac Castagnier était depuis devenu le projet prioritaire, et ce malgré le creux vécu actuellement dans le domaine forestier.

«On entend beaucoup de messages négatifs par rapport à la forêt. Il ne faut pas se fermer les yeux même si c’est difficile pour le moment. Il faut s’ajuster pour continuer de répondre au secteur et être prêt. Cela permet au jeune qui regarde le secteur forestier et se demande s’il y a de l’avenir pour lui là-dedans de voir qu’il y a encore de l’investissement de fait», souligne le directeur général de la Commission scolaire, Guy Baril.

En gagnant de l’espace, le Centre de formation pourra offrir des formations supplémentaires aux entreprises régionales. «On espère aller chercher plus de clientèle dans nos programmes qui sont moins achalandés. On va aussi pouvoir mieux répondre aux demandes en offrant de la formation sur mesure», déclare M. St-Onge.

Délais
Les travaux sont prévus cet été afin que les nouvelles infrastructures soient prêtes pour l’accueil des élèves cet l’automne. Dans les prochaines semaines, les plans, qui datent de 2003, seront adaptés aux besoins actuels et une demande de permis sera faite au ministère de l’Environnement puisque les travaux ont lieu dans un secteur forestier et qu’il y aura déplacement, entre autres, de propane.

Stephen Harper s’apprête à annoncer une aide aux travailleurs forestiers

Vendredi 11 janvier 2008

OTTAWA - Le premier ministre Stephen Harper s’apprête à annoncer une aide pour les travailleurs du secteur forestier, ce que plusieurs personnes de l’industrie réclamaient depuis un bon moment.

Des sources ont indiqué mardi à La Presse Canadienne que M. Harper fera son annonce jeudi au Nouveau-Brunswick, où des centaines de travailleurs ont perdu leur emploi lors de récentes fermetures d’usines.
L’aide aux travailleurs sera annoncée à la veille d’une rencontre de M. Harper avec les premiers ministres des provinces et territoires, où il devrait notamment être question de la façon dont le gouvernement fédéral peut aider à amoindrir les difficultés causées par l’envol du dollar canadien et la hausse des prix de l’essence sur les industries qui font beaucoup d’exportation.

Les premiers ministres demandent au gouvernement fédéral de venir en aide aux industries en difficulté, par le biais d’un appui financier direct et d’autres programmes, incluant la mise à niveau de la formation de travailleurs plus âgés qui ont perdu leur emploi.

M. Harper devrait dévoiler jeudi une aide de plusieurs millions de dollars pour la mise à niveau de la formation des travailleurs qui ont perdu leur emploi dans l’industrie forestière.

Il n’est pas clair si le programme sera aussi valide pour d’autres secteurs en difficulté, comme l’industrie automobile.

Certains responsables fédéraux affirment que le premier ministre est déterminé à respecter la promesse qu’il a faite le mois dernier: soit qu’il agirait dans la nouvelle année, avant de déposer son budget, pour aider “les industries traditionnelles qui font face à d’importantes difficultés”. M. Harper avait notamment évoqué l’industrie forestière et le secteur manufacturier.

L’annonce du premier ministre ne devrait cependant pas rassasier les premiers ministres, qui réclament du gouvernement fédéral des milliards de dollars en aide directe et indirecte pour les industries qui luttent pour leur survie.

“Je sais que le gouvernement fédéral se trouve dans une très bonne situation financière”, a noté mardi le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty.

“C’est une question de priorités. En période de difficultés économiques, il est important pour nous de trouver une façon d’offrir un appui, d’aider nos industries à connaître des transitions et à devenir plus concurrentielles et plus productives.”

Selon M. McGuinty, le gouvernement fédéral devrait abandonner toute nouvelle réduction d’impôts pour offrir un appui financier aux industries en difficulté. Le gouvernement ontarien a dévoilé mardi un prêt de 2,85 millions $ au fabriquant aérospatial Heroux-Devtek, de Kitchener, en Ontario, et a laissé entendre qu’il s’agit du genre d’initiative qu’Ottawa devrait prendre elle aussi.

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«La connaissance éloigne les préjugés» - LANCEMENT OFFICIEL DU CARREFOUR DE LA RECHERCHE FORESTIERE AU CENTRE DES CONGRES DE QUÉBEC

Jeudi 20 septembre 2007

QUÉBEC, le 19 sept. /CNW Telbec/ - Le président d’honneur du Carrefour de
la recherche forestière, M. Yvon Leblanc, a lancé officiellement l’événement
sous le thème «La connaissance éloigne les préjugés». La 7e édition du
Carrefour, qui se tient les 19 et 20 septembre 2007 au Centre des congrès de
Québec, est organisée conjointement par la Direction de la recherche
forestière et la Direction de la recherche sur la faune du ministère des
Ressources naturelles et de la Faune. Cela souligne l’importance que le
Ministère accorde à la gestion intégrée des ressources du milieu forestier.
    Pour la première fois, le monde de la faune se greffe de manière concrète
aux activités du Carrefour de la recherche forestière, car il représente une
dimension intrinsèque de la forêt. «A ce carrefour, la forêt est considérée
dans son ensemble, tel un milieu de vie, et non, étroitement, comme une simple
ressource. Et cela va tout à fait dans le sens de l’une des recommandations
majeures du rapport Coulombe : celle de pratiquer dorénavant une foresterie
écosystémique», a déclaré M. Leblanc.
    D’une envergure sans précédent, le Carrefour réunira cette année quelque
700 spécialistes du monde forestier, faunique et environnemental, venus du
Québec, du Canada et même de l’étranger. Ceux-ci pourront échanger directement
avec les quelque 2 000 visiteurs inscrits à l’événement.
    «Ce qu’on appelle le milieu forestier n’est plus aussi homogène et
unanime qu’hier. Il est lui aussi habité d’une faune hétéroclite aux
voisinages difficiles. Les intérêts de chacun suivent des chemins différents,
parfois parallèles, souvent divergents. Or, un carrefour oblige précisément la
rencontre ordonnée de ces divers chemins. Si bien qu’un carrefour peut aussi
devenir »échangeur«, une occasion de se réorienter! Il ne s’agit pas tant
d’abolir des chemins que de les relier en un réseau fonctionnel sur lequel le
plus grand nombre aura un droit de passage et d’usage, éclairé», a ajouté
M. Leblanc.
    «Depuis 15 ans, en même temps que s’intensifiaient les récoltes, les
recherches forestières s’accéléraient aussi, se multipliaient et se
diversifiaient. Mieux encore, elles paraissent toutes converger aujourd’hui
vers un objectif primordial : optimiser l’exploitation tout en préservant la
biodiversité. Mais la difficulté, comme le souligne encore le rapport
Coulombe, c’est qu’il ne suffit pas d’accumuler de nouvelles connaissances. Il
importe au moins autant d’en assurer le transfert efficace - aux
gestionnaires, aménagistes, développeurs en tous genres - en vue d’une
intégration optimale à nos pratiques. Et voilà précisément la raison d’être de
ce carrefour de la recherche forestière. Un exceptionnel rassemblement de
centaines de spécialistes, chercheurs, formateurs et artisans de tous
horizons. Une réunion d’une envergure sans précédent, à la mesure peut-être
d’une nouvelle conscience collective plus alerte et plus inquiète sur le
sujet. Un carrefour qu’il ne faudrait pas fermer dans quelques heures… mais
plutôt entretenir», a conclu M. Leblanc.

    Le Carrefour en quelques chiffres

    La salle d’exposition du Carrefour de la recherche forestière présente
176 stands, animés par plus de 500 personnes, ainsi que de la machinerie
forestière. Ce sont 103 organismes de recherche et compagnies privées qui y
sont représentés. Le Carrefour 2007 offre aussi la possibilité d’assister à
17 colloques au cours desquels seront entendus 192 conférenciers, dont
16 spécialistes canadiens de l’extérieur du Québec et 28 spécialistes de
l’étranger.
    Le Carrefour de la recherche forestière s’adresse non seulement aux
spécialistes du milieu forestier, mais aussi à toute personne qui s’intéresse
à la forêt, à ses ressources et à son avenir. Il est encore temps d’y assister
en vous inscrivant sur place, puisque le Carrefour se poursuit encore une
journée, le 20 septembre. Il n’en coûte que 19 $ pour participer aux diverses
activités qui y sont proposées.
    Pour en savoir plus sur le Carrefour de la recherche forestière,
consultez le site Internet à l’adresse suivante :
www.mrnf.gouv.qc.ca/carrefour.

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Lettres: Le prétendu virage vert de Mario Dumont

Mercredi 19 septembre 2007

À la fin du mois d’août, le chef de l’ADQ affirmait vouloir opérer un virage vert dans l’orientation de son parti. Les dossiers des algues bleues, du transport en commun et d’énergies renouvelables sont au menu. Une noble intention, mais celle-ci colle-t-elle avec les déclarations politiques de Mario Dumont?

Cette semaine, Dumont attaqua le PQ au sujet de ses politiques en rapport à l’exploitation forestière, car il les considère comme étant trop restrictives. Ridicule. On voit très bien que la législation du PQ était insuffisante dans le passé et parsemée de lacunes qui ont favorisé le laxisme dans l’exploitation à grande échelle de la forêt québécoise. «On ne peut tuer d’avantage une industrie forestière» affirme-t-il en corrélation avec les pertes d’emplois dans ce secteur d’activité et la volonté de l’actuelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, d’adopter une réglementation plus sévère en foresterie en triplant les zones d’aires protégées.

Alors, doit-on présumer que l’ADQ, si elle accédait un jour au pouvoir, déréglementerait encore plus les normes de coupe afin de protéger quelques emplois qui sont de toute façon menacés depuis belle lurette? La commission Coulombe de 2004 a démontré l’état lamentable du patrimoine forestier québécois. Encore une fois, la démagogie est à la mode chez l’Action démocratique du Québec. On cherche à courtiser les travailleurs de l’industrie forestière

afin de récolter leurs votes en oblitérant la problématique environnementale pressante.

Et sa nouvelle prétention écologique là-dedans? L’écologie forme un tout. On ne peut pas s’afficher comme «vert» dans un dossier, comme celui des énergies renouvelables, et ne pas s’opposer à un «sabrage» désastreux de la forêt québécoise. L’ADQ fait du cas par cas en environnement sans considérer l’ensemble du tableau. Elle fera aussi face à un dilemme évident entre ses liens avec le monde des affaires et les obligations écologiques qui émergeront dans un avenir rapproché.

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Mario Dumont croit en la forêt pour développer La Matapédia

Mercredi 19 septembre 2007

La question de la crise forestière a marqué les discussions avec le chef de l’Action démocratique lors de son arrêt à Amqui mardi dans le cadre de sa tournée visant à rencontrer les élus et acteurs socio-économiques du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord.

Mario Dumont a signalé que cette question sera l’un des enjeux de la prochaine rentrée parlementaire. Il comprend qu’il y a urgence de sortir de cette crise. Il retient comme solutions proposées par les Matapédiens qu’il faut accroître les budgets d’aménagement forestier et d’aider davantage les travailleurs et les petites entreprises qui œuvrent en forêt.

Le député de Rivière-du-Loup a également été mis au fait par la Commission scolaire du problème de recrutement dans certains programmes professionnels au Centre de foresterie de Causapscal et de Dégelis. « Quand on saute une cohorte, c’est très difficile de garder un cours », a souligné le président de la CSMM, Léopold Marquis. Mario Dumont s’est dit conscient des efforts qui ont été réalisés dans ce domaine et a promis son appui, car il est convaincu que la forêt connaîtra des meilleurs jours.

Un pôle forestier
M. Dumont croit toujours en l’importance de développer un pôle d’excellence en foresterie dans La Matapédia. « Peut-être qu’aujourd’hui on a de l’air à ramasser un pôle qui n’est pas un pôle gagnant, parce que ça va mal. Mais il faut voir plus loin, voir l’avenir et miser sur ses forces », souligne-t-il, rappelant que la MRC a été, dans le passé, le lieu de plusieurs initiatives dans l’aménagement et l’exploitation forestière au Québec.

Le préfet Georges Guénard a pour sa part sensibiliser Mario Dumont à certaines solutions pour régler le problème forestier. Selon M. Guénard, il doit y avoir une réforme du régime forestier, afin de séparer la foresterie de l’industrie du sciage. « Ce changement entraînerait un meilleur respect de la forêt, en coupant selon la possibilité forestière et non selon la capacité des usines », affirme M. Guénard. 
 

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Les forestières veulent l’aide d’Ottawa pour absorber la hausse du huard

Mercredi 19 septembre 2007

OTTAWA (PC) — Les producteurs de bois et papier pressent le gouvernement fédéral et la Banque du Canada de prendre rapidement des mesures pour atténuer les dommages que l’appréciation rapide du dollar canadien inflige au secteur manufacturier au pays.

L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) estime que des mesures dans des secteurs comme la fiscalité, la politique sur les fusions et la concurrence dans le transport ferroviaire peuvent jouer un rôle important en facilitant le renouvellement de l’industrie et en aidant le secteur forestier à s’adapter à un dollar plus fort.

Mardi midi, le dollar canadien se transigeait à 97,69 cents US.

Selon le président et chef de la direction de l’APFC, Avrim Lazar, l’industrie s’efforce de s’adapter et d’améliorer son efficacité et sa productivité pour atténuer l’impact de la hausse du dollar, mais les gouvernements sont également responsables de s’ajuster à une économie mondiale en évolution.

M. Lazar demande aux autorités monétaires du pays d’utiliser le pouvoir dont elles disposent pour gérer l’appréciation de la devise canadienne et l’impact qu’elle a sur de grandes régions du pays où l’industrie forestière est présente.

Il estime que la Banque du Canada ne considère pas assez sérieusement les effets du niveau du taux de change Canada-Etats-Unis sur l’économie de ces régions.

L’APFC a indiqué que depuis 2002, le secteur manufacturier dans son ensemble a perdu 110 000 emplois, dont 32 000 dans la foresterie.

L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards $ par année et 3 pour cent du PIB du Canada.

Le regroupement est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement.
Benoit Brosseau

Remise du prix Vents de changement 2007

Vendredi 14 septembre 2007

TORONTO, le 10 sept. /CNW/ - Le conseil d’administration du FSC Canada
annonce la sélection de Tembec Inc. comme récipiendaire du prix Vents de
changement 2007. Ce prix reconnaît les contributions exceptionnelles à la
préservation de l’avenir de nos forêts et de tous ceux qui en dépendent.
    “Au nom du gouvernement McGuinty, j’applaudis toute l’équipe Tembec pour
son effort pour protéger notre environnement et pour lutter contre les
changements climatiques,” a dit la ministre de l’environnement Laurel Broten,
qui présentera le prix à M. James Lopez, président et chef de la direction.
“Merci pour votre leadership et félicitations à l’occasion de cet honneur si
bien mérité.”
    La cérémonie se tiendra le 28 septembre 2007, à 20 h, lors d’un gala de
levée de fonds auquel assisteront des dignitaires des secteurs privé et
public, des représentants des Premières nations et des dirigeants de syndicats
et de groupes environnementaux.
    En 2001, Tembec Inc. est devenue la première entreprise forestière
d’envergure au Canada à entreprendre des démarches pour l’obtention de la
certification par tierce partie selon les normes rigoureuses du FSC Canada, et
ce pour l’ensemble de ses opérations d’aménagement forestier. Les normes FSC
ont reçu l’appui officiel de groupes comme l’Association nationale de
foresterie autochtone, WWF Canada, Greenpeace, la Société pour la nature et
les parcs du Canada, le Sierra Club du Canada et ForestEthics, pour ne nommer
que ceux-là.
    A ce jour, Tembec a fait certifier au delà de 90 % des forêts qu’elle
gère selon les normes FSC et a joué un rôle critique dans la transformation du
marché des produits du bois certifiés FSC.
    “Je suis très fier d’accepter le prix Vents de changement du FSC au nom
des employés de Tembec, a dit James Lopez, président et chef de la direction
de Tembec. Jusqu’ici, Tembec a obtenu la certification FSC de 8,8 millions
d’hectares des forêts qu’elle gère, ce qui nous permet d’offrir sur le marché
la plus vaste gamme de produits certifiés FSC au monde. Ce prix prestigieux
vient couronner l’engagement continu voué par Tembec à son partenariat avec
FSC et le rôle de leader qu’elle a décidé de jouer en aménagement forestier
responsable.”
    “En attribuant le prix Vents de changement, le conseil d’administration
du FSC Canada reconnaît que Tembec a été l’un des pionniers de l’aménagement
forestier et ce faisant a contribué de manière exceptionnelle à changer
l’image de la foresterie et de l’industrie du bois en Amérique du Nord”, a
affirmé M. Antony Marcil, président et chef de la direction du FSC Canada.
    Le conseil d’administration du FSC Canada souhaite également annoncer
qu’il a décidé d’accorder un prix individuel à M. Jeff Amos, prix qui sera
remis lors de la même cérémonie. M. Amos, en plus d’être propriétaire de boisé
certifié FSC et producteur et vendeur de produits raffinés en bois certifié
FSC, est un photographe de la nature professionnel. Il a fait une contribution
bénévole exceptionnelle à l’avenir de la foresterie dans les Maritimes en
s’acquittant de la tâche ardue de la présidence du groupe de travail
multilatéral FSC qui a effectué les révisions initiales de la norme FSC des
Maritimes, suivies d’un examen quinquennal exhaustif. “La patience, la
persévérance et la bonne humeur de Jeff dans ses efforts pour maintenir le
dialogue et construire des ponts a été absolument crucial pour le succès du
processus de révision,” dit Martin von Mirbach, vice-président de FSC Canada.
“La norme révisée des Maritimes représente une véritable percée et définit les
saines pratiques forestières pour la région d’une manière qui intègre divers
intérêts et qui reflète la gamme complète des activités forestières dans la
région.”

    Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation internationale
sans but lucratif créée en 1993 dans le but de promouvoir l’aménagement
forestier qui soit approprié pour l’environnement, bénéfique pour la société
et économiquement viable. Il appuie le développement de normes nationales et
régionales qui servent à définir ce qu’est une forêt bien aménagée. Les
membres du FSC sont un groupe diversifié provenant d’organisations
environnementales et sociales, d’industries forestières et connexes,
d’organisations de peuples autochtones, de groupes de foresterie communautaire
et de registraires d’à travers le monde. Pour plus d’information au sujet du
Forest Stewardship Council (FSC) visitez le www.fsccanada.org

 
Renseignements: Maia Becker, Responsable des communications et du
service à la clientèle, Forest Stewardship Council of Canada, 400-70 The
Esplanade, Toronto, ON, M5E 1R2, Tél. (416) 778-5568 poste 25, Téléc. (416)
778-0044, mbecker@fsccanada.org, www.fsccanada.org

 Benoit Brosseau

 

Le ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn est bien heureux de voir que Stephen Harper va prononcer, en octobre prochain, un nouveau discours du trône

Samedi 8 septembre 2007

“C’est d’ailleurs ce que je souhaitais. Comme notre gouvernement a déjà réalisé la majorité de ses priorités, ce discours va permettre de cibler les nouvelles priorités.

“Il est certain que ce discours va forcer un vote de confiance au gouvernement. Je ne suis pas inquiet car nous sommes parvenus à gouverner depuis les 17 derniers mois. Mais je sais que nous pouvons tout de même être renversés par ce vote”, a indiqué Jean-Pierre Blackburn, lors d’un point de presse au colloque Contact Affaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

D’autre part, le député de Jonquière/Alma a bien hâte à la tenue, à Jonquière, du caucus des députés conservateurs du Québec. L’événement se déroulera du 11 au 13 mars et permettra notamment aux intervenants régionaux de discuter des enjeux de la région.

“Une partie de l’après-midi du 12 septembre est justement réservée aux intervenants régionaux, ajoute M. Blackburn. Il sera notamment question de la transaction d’Alcan et de Rio Tinto. Si le bureau de la concurrence a donné son aval au dossier, Investissements Canada ne l’a pas encore fait. Ce sera l’occasion de discuter des impacts de cette transaction pour la région.

“Et il sera aussi question de foresterie, notamment de la fusion Abitibi-Bowater. Il faut former un comité pour étudier la problématique de la forêt. Car comme le disent certaines personnes, s’il n’y a pas d’arbre, il ne peut y avoir d’industrie et de la transformation.”

Questionné sur la demande de Stéphane Dion (chef du Parti libéral) qui veut davantage de recherche pour la forêt, le ministre Blackburn lui rétorque qu’Ottawa en fait déjà, “mais que les travailleurs eux veulent quelque chose de plus tangible”, conclut-il.o

Bois d’oeuvre : le Canada devrait prendre exemple sur la Finlande

Mercredi 5 septembre 2007

Stéphane Dion souhaite la tenue d’un sommet sur le bois d’oeuvre.
De passage au Lac-Saint-Jean hier et aujourd’hui, le chef du Parti libéral du Canada a déclaré qu’un sommet réunissant les acteurs concernés par l’industrie forestière serait souhaitable pour faire face à la crise et relancer l’industrie.

Il est d’avis que le Canada devrait prendre exemple sur certains pays, comme la Finlande, dont la foresterie est compétitive.

Stéphane Dion affirme que certains acteurs se sont montrés intéressés à participer à un tel sommet

Le candidat NPD prend position sur la crise forestière :

Jeudi 23 août 2007

« il faut profiter du momentum pour trouver des solutions durables »
Chicoutimi, le 22 août 2007 - / LBR.ca / - Monsieur Éric Dubois, candidat du NPD dans Roberval-Lac-Saint-Jean, a réagi face à la parution du rapport de Greenpeace sur la forêt boréale québécoise et sur l’annonce des moyens de pressions que l’organisme mettra de l’avant. Tout en questionnant la rapidité avec laquelle Greenpeace en vient à menacer l’équilibre fragile de l’économie des régions par des actions dénonciatrices, le candidat s’indigne devant les réactions négatives des Barons de la forêt, qui défendent le statu quo en foresterie plutôt que d’admettre que nous devons changer notre utilisation de la forêt.

« Il y a une volonté évidente des Québecois de voir des changements dans la façon dont sont utilisées les ressources de nos forêts boréales. Le geste de Greenpeace est maladroit et dénote la méconnaissance de la réalité et des conditions de vie des habitants des régions. Ici, plusieurs dépendent de la forêt pour vivre » a déclaré M, Dubois.

Toutefois, le modèle d’exploitation de nos forêts doit changer et il faut diversifier l’économie des régions touchées. Il faut consolider des emplois de qualité en optant sur un réel « jardinage » de nos forêts, à l’image de ce qui se pratique dans les pays Scandinaves. « C’est notre devoir de trouver de nouveau créneau économique pour la région. Pour moi, ça passe par les technologies vertes! » assure Éric Dubois.

Le NPD propose de mettre de l’avant les mesures suivantes pour accompagner les régions et les travailleurs dans la transition qui s’impose au cours des prochaines années :

• Bonifier le régime d’assurance-chômage et l’adapter aux besoins des régions et selon les nouvelles réalités des travailleurs (travailleurs âgés, travail atypique, etc.);
• Investir dans la formation de la main d’œuvre pour diversifier les possibilités d’emploi des travailleurs victime de la restructuration économique de l’industrie forestière;
• Encourager les initiatives de développement économique, culturel et social par la création d’un fonds régional d’investissement;
• Augmenter la recherche et le développement dans le domaine des technologies environnementales ou vertes, pour faire de la région du Lac-Saint-Jean un terreau fertile à l’arrivée d’usines et d’entreprises de ce secteur;
• -Revoir la participation du Canada aux accords de commerce international qui ne respectent ou ne respecteraient pas les droits sociaux, économiques, démocratiques, culturels et politiques des Québécois et des Canadiens.

Éric Dubois espère la tenue, dès cet automne, d’un Sommet sur la forêt du Québec, où tous les acteurs du dossier pourront discuter et élaborer un nouveau modèle d’utilisation de nos richesses forestières. « Il faut penser durabilité et écologie; il faut penser à nous, mais aussi aux générations qui suivront. Mais pour cela, chacun doit s’ouvrir au débat et agir pour le bien commun » a-t-il conclu.

—30—

Pour plus de renseignements
Éric Dubois | Candidat NPD dans Roberval
418.812.5464 | ericdubois@npd.qc.ca
www.ericdubois.org

 

Développement des régions

Mardi 5 juin 2007

Québec, le 4 juin 2007. — La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, Mme Michelle Courchesne, a annoncé aujourd’hui que le gouvernement du Québec poursuit la réalisation de son engagement de faciliter l’accès à l’éducation dans les régions. « De façon à répondre aux importants besoins de main-d’œuvre qualifiée pour maintenir la compétitivité et le développement économique des régions, nous annonçons aujourd’hui la reconnaissance de quatre nouveaux centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) et la mise en place du programme d’études révisé Technologie de l’électronique industrielle dans vingt-trois cégeps, répartis dans 14 régions du Québec, à compter de septembre 2007.

Nouveaux centres collégiaux de transfert de technologie

La ministre a annoncé que les régions de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent et de Montréal ont été sélectionnées à la suite d’un appel de projets lancé en décembre 2006 pour accueillir les quatre nouveaux centres. Rappelons que les projets déposés par les cégeps ont été évalués par deux jurys externes, l’un pour la pertinence et l’autre pour la qualité, en fonction de critères préétablis. Les quatre propositions retenues bénéficieront d’une subvention annuelle de 250 000 $, comprenant 150 000 $ du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, et 100 000 $ du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation. Il s’agit des propositions suivantes :

le TechnoCentre éolien Gaspésie–les-Îles (Centre CORUS), au Cégep de la Gaspésie et des Îles;
le Service de recherche et d’expertise en transformation des produits forestiers (SEREX), au Cégep de Rimouski;
le Centre de développement de bioproduits du Québec, au Cégep de La Pocatière, en collaboration avec l’Institut de technologie agroalimentaire;
l’Institut de technologie des emballages et du génie alimentaire (ITEGA), au Collège de Maisonneuve.
« Notre gouvernement a pris l’engagement d’investir dans l’éducation afin d’assurer la prospérité du Québec. La reconnaissance de quatre nouveaux CCTT est la concrétisation même de cette volonté. Les activités de ces centres auront des retombées importantes sur la formation scientifique et technique de même que sur la prospérité du Québec et des régions où ils sont implantés. En plus d’enrichir les connaissances et l’expertise accumulées dans leurs domaines respectifs, les CCTT assurent une meilleure adéquation entre les besoins de main-d’œuvre et la formation spécialisée », a affirmé la ministre.

La reconnaissance de ces quatre nouveaux centres porte à 35 le nombre total de CCTT à travers le Québec. Cette initiative fait suite à l’engagement gouvernemental de hausser à 45 le nombre de CCTT au terme d’un deuxième mandat. Elle s’inscrit aussi dans la foulée de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation, annoncée en décembre 2006, dans laquelle le gouvernement prévoit consacrer 28,6 millions de dollars aux CCTT et aux activités liées à l’innovation dans les collèges.

Mise en place du programme Technologie de l’électronique industrielle

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a réservé 21 048 200 $, dans son plan triennal des immobilisations 2005-2008, pour l’implantation du nouveau programme Technologie de l’électronique industrielle dans les différents cégeps. Cette somme servira à l’acquisition d’équipement. « L’actualisation de ce programme vient concrétiser notre volonté d’offrir des formations adaptées aux exigences du marché de l’emploi et à la fine pointe des avancées technologiques », a indiqué la ministre.

Le programme conduit à l’obtention d’un diplôme d’études collégiales, prépare les étudiants à travailler au sein d’entreprises des secteurs primaire, secondaire et tertiaire, dans des domaines tels que la première transformation des métaux, la foresterie, la chimie, la pharmaceutique, l’alimentation, la fabrication de matériel électrique ou l’imprimerie.

La révision du programme a été effectuée en tenant compte d’études et d’analyses portant sur l’organisation de la maintenance de la machinerie de production dans l’industrie manufacturière. De plus, elle a fait l’objet de consultations auprès de partenaires du domaine de l’enseignement et du milieu du travail, dont l’Ordre des ingénieurs du Québec et l’Ordre des technologues professionnels du Québec.

Les nouveaux modes de maintenance et d’organisation du travail, l’implantation des normes ISO, la législation applicable et les développements technologiques continus sont autant de facteurs qui ont été pris en considération dans l’élaboration de la nouvelle formation. Ainsi, le programme révisé ne comporte plus de voies de spécialisation. Celles-ci ont été fusionnées puisque les tâches et responsabilités qui leur sont liées sont maintenant fondues dans l’exercice des professions en électronique industrielle.

« Je suis fière de faire partie d’un gouvernement qui croit fermement à la nécessité d’appuyer l’essor des régions en facilitant l’accès à une éducation de qualité et en favorisant le développement d’une expertise vigoureuse. Nous soutenons ainsi la formation au collégial, parce que nous avons la conviction profonde que le Québec a besoin de la vitalité et de la diversité économiques des régions afin de pouvoir toujours prospérer davantage et se démarquer face à la compétitivité internationale », a conclu la ministre.

Source :

Jean-Pascal Bernier
Attaché de presse de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport
et ministre de la Famille
418 644-0664

Gestion intégrée et régionalisée - LA DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ESTRIE-MONTRÉAL-MONTÉRÉGIE CONSOLIDE SON ÉQUIPE RÉGIONALE PAR LA NOMINATION DE DEUX DIRECTEURS RÉGIONAUX

Lundi 4 juin 2007

 LONGUEUIL, QC, le 30 mai /CNW Telbec/ - La directrice générale de
l’Estrie-Montréal-Montérégie du ministère des Ressources naturelles et de la
Faune (MRNF), Mme Kathleen Carrière, annonce la nomination de deux directeurs
régionaux qui viennent ainsi consolider l’équipe régionale du Ministère.
    M. Luc Tellier assume maintenant la responsabilité de la Direction de
l’énergie, des mines et du territoire public tandis que M. Jacques Cardinal
assume celle de la Direction régionale des forêts.
    M. Tellier possède une formation en foresterie et en gestion. Il compte
de nombreuses années d’expérience au ministère des Ressources naturelles et de
la Faune, notamment dans les régions de l’Outaouais et de
l’Abitibi-Témiscamingue. Il a travaillé notamment à titre de responsable de
division au contrôle des opérations forestières, de responsable de la gestion
administrative et, dernièrement, d’adjoint au directeur général de
l’Outaouais.
    Pour sa part, M. Jacques Cardinal, ingénieur forestier, a été au service
de l’Office du crédit agricole du Québec dans la région de l’Estrie et du
ministère des Ressources naturelles et de la Faune (responsable de l’Unité de
gestion Sud de Montréal à Granby). Il a également été responsable de la
division du développement régional au bureau régional de Montréal de Forêt
Québec.
    Rappelons que M. Jean-Pierre Laniel, biologiste, est le directeur
régional de la Direction de l’aménagement de la faune de la région
Estrie-Montréal-Montérégie. Mme Carrière a mentionné qu’elle est heureuse de
pouvoir compter sur une équipe de gestion aussi expérimentée et déterminée à
assumer le leadership nécessaire à une gestion intégrée des ressources
naturelles et du territoire.
    Ces nominations s’inscrivent dans la volonté du Ministère de renforcer le
rôle et les responsabilités des régions en vue notamment de créer davantage de
richesses dans les collectivités régionales par la mise en valeur des
ressources naturelles.

    Source :
    Lina Laurier
    450 928-7608, poste 299
    lina.laurier@mrnf.gouv.qc.ca

“Mono-industrielles”, Thurso et Ripon auront droit à l’aide financière de Québec

Mardi 24 avril 2007

Le Droit
Après Fassett, les municipalités de Thurso et Ripon pourront également profiter du fonds de soutien aux territoires en difficulté, mis sur pied par le ministère des Affaires municipales et des Régions, pour aider les communautés confrontées à d’importants problèmes en raison du caractère trop peu diversifié de leur économie et leur grande dépendance au secteur forestier qui vit présentement une crise.

La MRC Papineau a finalement adopté cette semaine une résolution reconnaissant officiellement le caractère mono-industriel de ces deux municipalités.

Tout en soulignant que leur demande était justifiée, en mars dernier, le conseil des maires avait préféré ne pas se prononcer sur la demande de Thurso et Ripon parce que le programme prévoyait qu’il était de la responsabilité du gouvernement québécois de désigner les villes mono-industrielles.

 

Règles assouplies

 

Mais depuis, le gouvernement a procédé à des assouplissements aux modalités administratives du programme. Ainsi, Fassett n’est plus la seule municipalité qui peut bénéficier du programme d’aide dans la MRC Papineau et il appartient maintenant aux conseils des maires de déterminer quelles communautés peuvent profiter des mesures d’aide prévues au fonds.

 

 

 

Déjà identifiée, l’an dernier, comme territoire prioritaire par le ministère, la municipalité de Fassett finalise pour l’instant ses études et la réalisation d’un plan d’actions pour diversifier son économie qui auront nécessité des investissements totaux de 117 000 $.

Sur une enveloppe de 300 000 $, il reste donc 183 000 $ disponibles aux municipalités de Thurso et Ripon pour réaliser des études visant à relancer leur économie en la diversifiant.

 

Pas assez global

 

Conscients que d’autres municipalités connaissent des difficultés au niveau de leur économie locale, certains maires auraient préféré que l’on utilise le solde du fonds pour réaliser une étude globale visant à diversifier l’ensemble de l’économie de la MRC Papineau, qui, pour l’heure, dépend en majeure partie de la foresterie.

“J’ai hâte que la MRC décide de faire un projet global qui toucherait l’ensemble des municipalités. Nous sommes à peine 19 000 personnes réparties dans 24 municipalités, et tout le monde essaie de tirer la couverture sur son bord. Avec cet argent, on devrait faire une étude pour favoriser l’ensemble de la MRC. Peu importe où serait situé le projet”, a déclaré le maire de Montebello, Jean-Paul Descoeurs.

Quant à l’enveloppe budgétaire de 900 000 $ sur trois ans, réservée par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation pour le territoire de la MRC Papineau, il s’adresse uniquement aux entreprises privées pour les aider à réaliser un projet visant à diversifier l’économie d’une communauté ou de la MRC.

Recherche Benoit Brosseau

Docteur en foresterie-a péquiste Johanne Morasse devient la première femme députée dans Rouyn-Noranda/Témiscamingue.

Mercredi 28 mars 2007

Docteure en foresterie, veuve et mère de six enfants, la péquiste Johanne Morasse devient la première femme députée dans Rouyn-Noranda/Témiscamingue.

Mme Morasse a passé par toute la gamme des émotions pendant la soirée électorale. «C’était comme regarder une partie de hockey. On était rendu en tir de barrage. C’est grâce à vous que nous y sommes arrivés», a-t-elle lancé devant une centaine de militants survoltés entassés à L’Abstracto.

Conseil de famille et forêt

Son premier geste comme députée sera de convoquer un conseil de famille avec ses enfants pour s’organiser. «J’ai toujours pris mes décisions avec mes enfants. Ils savent pourquoi je vais en politique», a expliqué celle dont les quatre plus vieux étudient à Québec.

Au niveau politique, Mme Morasse entend se lancer corps et âme pour régler la crise forestière. «On le voit, dans les régions forestières de l’Abitibi-Témiscamingue et du Saguenay, les péquistes ont été élus. Il va falloir s’asseoir avec les gens au pouvoir pour trouver des solutions. Il va falloir développer la transformation du bois», affirme celle qui a déjà reboisé un désert en Guinée. «Elle veut maintenant reboiser l’Abitibi», a lancé la sœur de la députée, Isabelle Morasse.

L’autre grand projet de Johanne Morasse, c’est la souveraineté du Québec. «Ça ne se fera peut-être pas cette année, mais on va finir par l’avoir notre pays. En région, on a élu quatre députés souverainistes. On va faire équipe pour faire avancer la région et notre pays», a-t-elle promis.

Mme Morasse est bien consciente que le gouvernement est minoritaire et que l’on risque de retourner en élections rapidement. «On va être très vigilants pour surveiller les agissements des libéraux. On va participer à refaire la stratégie de notre parti pour remporter la victoire la prochaine fois», affirme Mme Morasse.

Recherche Benoit Brosseau