Archive pour la catégorie 'Forêts du Québec'

Trois organismes verts réclament la protection de 50% du territoire nordique

Mardi 7 octobre 2008

Une coalition de groupes environnementaux réclame que le gouvernement québécois prévoit des mesures de protection et de conservation pour au moins 50% du territoire nordique de la province. Cette demande a été faite dans le cadre du futur «Plan Nord», un nouveau projet qui sera bientôt annoncé par Québec.

En marge du colloque «Aires protégées en forêt boréale», qui se déroule présentement à Québec, Nature Québec, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Québec) et l’Initiative boréale canadienne (IBC) ont décidé d’intervenir et de proposer à la population québécoise leur propre vision d’un plan qui, selon la coalition, «intègre à la fois les connaissances scientifiques et traditionnelles en matière de changements climatiques, l’importance de la conservation de la biodiversité et l’assurance d’un développement économique viable et respectueux tant de l’environnement que des droits des autochtones et des collectivités vivant sur ce territoire».

«Ce que nous proposons aux citoyens pour protéger le Nord du Québec est une vision basée sur les connaissances du 21e siècle et non sur des principes archaïques datant de l’époque de la ruée vers l’or. Il s’agit d’établir un véritable réseau interconnecté d’aires protégées sur au moins 50 % de ce territoire, ce qui nous permettra de conserver nos derniers espaces sauvages présents dans la forêt boréale, la taïga et la toundra», explique dans un communiqué Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

L’Ontario : une inspiration

«Depuis plusieurs années, nombre d’économistes comparent les performances et le développement de l’Ontario et du Québec et demandent au Québec de s’aligner sur les nouvelles politiques ontariennes de conservation», estime Nature Québec.

C’est dans cette optique que la coalition suggère maintenant au gouvernement de s’inspirer du travail qui se fait en Ontario et de viser lui aussi la protection d’au moins 50 % du Nord. «Dès cet automne, le Québec se doit de poser un geste aussi significatif que l’Ontario pour la protection de notre patrimoine naturel et culturel, et ce, en révisant non seulement la Loi sur les mines et celle sur la forêt, mais en les intégrant dans un plan visionnaire et durable pour le nord de la province, et ce, de façon à respecter les droits et les activités traditionnelles des peuples autochtones qui vivent dans le nord du Québec», ajoute Marie-Ève Marchand, directrice générale de la SNAP Québec.

Les écosystèmes nordiques s’avérant être parmi les plus grands réservoirs de carbone au monde, la coalition estime que sa protection est indispensable pour lutter contre le changement climatique.

«En 2007, 1500 scientifiques émérites, dont 76 Québécois, ont demandé aux gouvernements de procéder le plus rapidement possible à la protection d’au moins 50% de la forêt boréale non exploitée et de la taïga afin d’en assurer l’intégrité écologique et culturelle et de préserver ses écosystèmes fonctionnels, et ce, à perpétuité. Si le Québec avance de cette manière avec l’Ontario, leurs territoires deviendront les écosystèmes forestiers les mieux conservés à l’échelle internationale», conclut Harvey Locke, porte parole de l’IBC au Québec.

Sylvie Gauthier : le feu sacré de la forêt

Vendredi 8 août 2008

La naissance de Sylvie Gauthier dans la ville Les Cèdres, à l’ouest de Montréal, était sûrement un signe du destin. Pour une chercheuse qui consacre sa vie à l’étude des forêts boréales, l’endroit constituait un terreau fertile!

Sylvie Gauthier travaille au Centre de foresterie des Laurentides, situé sur le campus de l’Université Laval, à Québec. Pourtant, c’est aussi les deux pieds en plein bois d’Abitibi et de la Côte-Nord qu’elle gagne son pain et fait avancer les connaissances sur les forêts nordiques de la province.

Sylvie Gauthier a eu la piqûre de la recherche en écoutant l’émission Atome et galaxies, qui passait à Radio-Canada quand elle était jeune. «J’étais intéressée par cette idée d’essayer de mieux comprendre», raconte la détentrice d’un doctorat en écologie forestière de l’Université de Montréal. «En plus, travailler en nature, dehors, pouvoir s’arrêter et regarder les oiseaux passer, ça me donne presque l’impression de ne pas travailler!»

Pourtant, Sylvie Gauthier n’a pas le temps d’avoir la tête dans les nuages, entre le travail sur le terrain, l’analyse des données, la rédaction de textes et l’enseignement. «C’est important de traduire les connaissances qu’on a pour toutes sortes de publics», pense-t-elle.

Le feu, origine de la forêt

Sylvie Gauthier et son équipe tentent de percer les secrets de la dynamique des incendies de forêt, car ces incidents périodiques ont des côtés positifs. «Le feu est un agent nettoyant qui rajeunit la forêt, explique la chercheuse. Il faut mitiger l’effet négatif du feu en étant capable d’aller récupérer le bois mort, tout en s’assurant de ne pas le faire au détriment de la régénération naturelle. En plus, ça réduit les coûts de remise en production.»

Les entreprises pensent imiter la nature en remplaçant le feu par la coupe du bois, mais elles se trompent, selon Sylvie Gauthier. Elle explique que les longs cycles de feux dans la forêt boréale engendrent une complexité qu’il faut préserver dans la composition des forêts. «En maintenant la structure de la forêt, on maintient aussi la diversité d’organismes et on permet au système d’être résistant face à des variations imprévues, comme des épidémies ou des gels plus tardifs.»

De l’avis de Sylvie Gauthier, des principes proches de la nature, comme la coupe partielle, sont compatibles avec la productivité de nos entreprises forestières. «On est rendu à implanter cette approche-là», affirme-t-elle. Il y a quelques semaines, elle a participé à une rencontre sur l’aménagement durable des forêts, à laquelle ont assisté de nombreux industriels. «Il y a 10 ans, une rencontre comme celle-là aurait été impossible», souligne la chercheuse.

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Nouvelle loi de la jungle pour la forêt québécoise

Vendredi 8 août 2008

Pierre Dubois, ing.f.
Membre de la Commission forêt de Nature Québec

Le document d’intention en politique forestière rendu public en juin est une proposition néolibérale en gestion forestière qui conjugue affaiblissement de l’État à une idéologie du libre marché. Malgré la mainmise d’une poignée de grandes entreprises sur notre économie forestière, le gouvernement essaie de nous faire croire aux vertus d’un marché libre des bois au Québec. Sous le couvert d’une régionalisation, l’État songe à se retirer de la gestion forestière. Marché libre et retrait de l’État : rien de très bon augure pour la société québécoise, encore moins pour la protection de l’environnement.

Régionalisation ou retrait de l’État ?

La gestion forestière sera déléguée à des organismes régionaux, des sociétés d’aménagement, à mettre en place. Si on met fin aux Contrats d’aménagement et d’approvisionnement forestiers (CAAF), ce n’est pas pour que l’État reprenne en main la gestion forestière. C’est plutôt pour en transférer la responsabilité à des organismes régionaux. Et dans les faits, le ministre responsable de la gestion forestière demeurera imputable que de très peu de choses.

Même avec la volonté de vouloir rapprocher les lieux de décisions en gestion forestière des gens et des territoires concernés, c’est un recul démocratique. Les nouvelles sociétés régionales seront uniquement redevables devant leur conseil d’administration. Malgré les promesses de concertation et de gestion intégrée, la démocratie en gestion forestière ne pèse pas lourd. Ce gouvernement a d’ailleurs bâclé ses propres consultations sur le Livre vert de février qui présentait sa politique.

Pour que la gestion régionalisée prenne son envol, il faudra aussi que les budgets de ces nouveaux organismes soient à la mesure de l’ampleur du mandat. Dans le cas contraire, la gestion forestière pourrait devenir un autre cas de pelletage de responsabilités sans moyens financiers correspondants. La forêt québécoise est une ressource publique et la population québécoise accepterait difficilement que l’État abdique ses responsabilités. Autre question : l’État du Québec, avec un certain ordre de moyens, n’arrivait pas toujours à bien résister aux puissants lobbies des compagnies forestières. Quelle résistance offriront les nouvelles sociétés d’aménagement ?

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Mais avec la création d’un marché libre des bois, on peut se demander s’il y a vraiment un pilote dans l’avion ? C’est là que l’idéologie néolibérale a conduit à perdre la réalité de vue. Le gouvernement mettrait fin aux CAAF en les remplaçant en grande partie par un droit de premier preneur accordé aux industriels déjà en place et, plus partiellement, par une vente aux enchères du bois. C’est pour cette raison qu’on parle de la mise en place d’un marché libre des bois.

Pour qui s’intéresse un tant soit peu au problème de la forêt privée, il est évident que le marché québécois du bois est un marché d’acheteurs. Et ces acheteurs sont de moins en moins nombreux. Comment ne pas apprécier l’impact des joueurs tel Abitibi-Bowater, Kruger ou Domtar-Weyerhauser ? Des régions entières du Québec sont soumises à leur emprise sur le marché du bois. C’est l’essence même de notre économie forestière, actuelle ou historique. La seule explication de cette orientation gouvernementale de libre marché tient probablement à la volonté non exprimée de jeter une certaine poudre aux yeux aux clients américains de la production forestière québécoise et de se prémunir contre le protectionnisme.

Pour tenter de rééquilibrer les forces sur le marché du bois (sans jamais y réussir), le régime forestier actuel a tenté d’accorder une certaine priorité au bois provenant de la forêt privée (qui fournit bon an mal an environ 20 % du volume aux industries). Mais il est bien difficile de croire à la volonté politique de se dresser contre ces forces du marché, surtout lorsque, du même souffle, on insiste sur la nécessité de maintenir au plus bas le coût du bois.

L’instauration d’un libre marché vise aussi, selon les termes utilisés, à produire un juste prix du bois. Est-ce qu’on retiendra la seule dimension économique ? Si la problématique autochtone est à peine effleurée dans la proposition gouvernementale, l’épineuse question des conditions de travail en sylviculture et en forêt n’est même pas abordée. L’emploi en forêt et en sylviculture, malgré quelques règles minimales, se trouve justement dans une lamentable position à cause du marché libre de l’emploi en forêt.

De plus, est-ce que ce juste prix du bois tiendra compte de la nécessaire protection de forêts témoins pour les générations futures et de retombées dignes de ce nom pour les communautés autochtones et québécoises les plus concernées ?

On nous parle évidemment de foresterie écosystémique, de gestion intégrée et on aborde la question de la certification environnementale. Mais ces éléments sont loin d’être développés avec la même force que la régionalisation et le libre marché.

Libre marché et retrait de l’État : deux éléments lourds de sens en environnement. Deux éléments qui pourraient frapper fort sur l’avenir d’une des plus grandes ressources naturelles du Québec. Deux éléments qui pourraient donner le signal de départ, non pas à une nouvelle législation forestière qui se tient debout, mais bien à une nouvelle loi…de la jungle pour la forêt québécoise !

Forêt Drummond : encore plus de besoins… que d’argent

Mercredi 9 juillet 2008

Encore cette année, le Centre-du-Québec recevra des mains du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs la somme de 630 000 $ pour mettre en valeur les ressources du milieu forestier (volet 2). Quelque 109 761 $ seront dédiés à la MRC de Drummond.

Même si la somme est semblable à celle obtenue l’an dernier, il n’en demeure pas moins qu’elle est nettement insuffisante aux yeux des responsables de groupements forestiers.

«Beaucoup de projets ont encore été déposés cette année, mais peu seront réalisés», a confirmé Pierre-Alain Manseau, conseiller en développement à la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec.

Différents groupes forestiers se partageront l’enveloppe du volet 2, à savoir Parc aventure Drummond (6000 $), Proformen (44 000 $) ainsi que Groupement forestier Nicolet-Yamaska/Société sylvicole Arthabaska-Drummond (59 761 $).

«Nous allons réaliser deux projets dans la Forêt Drummond, mais c’est sûr que nous allons devoir les escamoter, car nous n’avons reçu que la moitié de l’argent que nous aurions eu besoin. Quoi qu’il en soit, le premier projet que nous avons est la protection des investissements, qui consiste en la protection des nouvelles plantations et l’intensification de l’aménagement. Nous allons notamment faire de la préparation de terrain, des éclaircies et quelques travaux de voirie», a révélé Gaston Samson, directeur technique à la Société sylvicole.

L’organisme Proformen réalisera aussi des travaux d’entretien dans la Forêt Drummond, et ce, malgré le fait qu’il n’a pas reçu totalement la somme qu’il convoitait.

D’abord, du côté de Saint-Joachim-de-Courval, quelques projets ont été retenus, l’installation de nouveaux ponceaux, des travaux de débroussaillage, d’élagage et d’abattage d’arbres dangereux.

«Nous allons aussi créer un mur coupe-son, qui consiste à distancer deux plantations (élagage). Cela évitera que le feu ne s’y répande, s’il y a un feu de forêt un jour. Nous allons aussi entretenir des barrières et améliorer certains accès de stationnement», a énuméré Pierre Duval, ingénieur forestier au sein de l’organisme.

Du côté du Centre La Plaine de Saint-Majorique, il y aura aussi des travaux d’élagage et de retrait d’arbres dangereux tant sur les sentiers pédestres que cyclistes.

«Nous avons aussi réservé un montant pour entretenir le bâtiment de l’accueil. Il est urgent d’y réparer la toiture. Nous devons aussi changer quelques fenêtres», a ajouté Duval.

Dans un tout autre ordre d’idée, la MRC de Drummond poursuit toujours ses négociations avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) du Québec en vue de s’en faire confier la gestion.

«Nous avons rencontré, il y a quelques jours, les gens du MRNF et j’attends des nouvelles sous peu en espérant que certaines choses viennent à débloquer. Je ne vous cache pas cependant que ce dossier est long et très compliqué. Ce n’est pas très évident de s’entendre sur les modalités», a conclu le directeur général de la MRC, Michel Gagnon.

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UN RECUL PAR RAPPORT AUX CONSENSUS DU SECTEUR FORESTIER

Samedi 28 juin 2008

Québec, le 26 juin 2008 – Après des semaines de travail sérieux et de multiples rencontres avec le ministre, les sous-ministres et des consultants, les représentants du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), de l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ), du Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) et de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) sont déçus et inquiets de ne pas comprendre le contenu du document de travail publié le 19 juin dernier par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).

 

C’est un net recul par rapport aux consensus auxquels en sont arrivés les participants au Sommet sur l’avenir du secteur forestier. C’est aussi un recul évident par rapport au Livre vert. Enfin, c’est un recul encore plus flagrant sur certains éléments en regard desquels le gouvernement s’était pourtant engagé publiquement.

 

Alors que le secteur traverse la pire crise de son histoire, le gouvernement n’arrive pas à présenter un projet clair répondant aux besoins exprimés maintes fois par les intervenants pendant la période de consultation sur le Livre vert. En plus, le processus qui encadre l’exercice est encore plus nébuleux depuis que le ministre a déposé un simple document de travail plutôt que l’avant-projet de loi qui avait été annoncé.

 

«Comment pourrons-nous contrôler nos coûts si on ne peut planifier nos opérations ? Comment pourrons-nous investir si le ministre ne nous garantit pas un approvisionnement stable et minimal pour plusieurs années ? Comment peut-on avoir oublié d’analyser ces éléments et dire, haut et fort, que l’on veut lever l’incertitude et assurer que l’industrie québécoise soit la plus compétitive du Canada ?» a déclaré le président-directeur général du CIFQ, M. Guy Chevrette.

 

«Depuis plusieurs mois, on nous invite à changer les fondements du régime forestier. Parmi ces changements, le Sommet sur l’avenir du secteur forestier avait unanimement proposé de migrer d’un régime qui produisait du « bois » vers un qui produisait de la « valeur » en forêt favorisant ainsi une approche d’investissements sylvicoles. Cette vision avait été reprise dans le Livre vert en visant le doublement de la valeur des produits issus de la forêt d’ici 25 ans. Comment expliquer ce retour vers un système similaire à ce que l’on connaît aujourd’hui ?» a renchéri le directeur-général du RESAM, M. Marc Beaudoin.

 

 

«Comment réagir face à un document qui s’éloigne du consensus établi lors du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois alors qu’on proposait une diversification des modes de tenure ? Nous nous retrouvons maintenant face à un timide changement qui nous propose plutôt de changer un régime pour un autre. C’est déplorable de constater que le MRNF n’a pas écouté les revendications de l’ensemble des acteurs forestiers en intensifiant non seulement les travaux d’aménagement, mais aussi ses investissements en forêt. Comment peut-on faire fi d’une mesure qui permettrait de rassurer non seulement la main-d’œuvre de tout un secteur de notre foresterie, mais aussi des régions où se réalisent ces travaux ? C’est vraiment nier l’évidence» a souligné le directeur-général de l’AETSQ, M. Fabien Simard.

 

«Le document de travail ne répond à aucune des attentes des coopératives forestières. Celles-ci souhaitaient voir se renforcer la capacité d’optimiser la chaîne de valeur et surtout la consolidation des entreprises et des travailleurs de l’aménagement forestier. Il s’agit d’une très grande déception» a ajouté le directeur-général de la FQCF, M. Jocelyn Lessard.

 

En un mot, tous ceux qui travaillent en forêt publique n’arrivent pas à comprendre pourquoi le gouvernement a rendu public un projet inachevé, et cherchent surtout à savoir comment il espère mener la prochaine étape de consultation alors qu’il ne semble avoir rien retenu de celle qui a suivi la sortie du Livre vert. Nous sommes en droit de nous demander s’il a vraiment pris la peine d’examiner les consensus réalisés lors du Sommet sur l’avenir du secteur forestier.

 

Les dirigeants de ces quatre regroupements entendent poursuivre leurs démarches et faire en sorte qu’un projet de loi tienne compte ultimement du réalisme et du gros bon sens afin de donner au Québec un régime forestier qui contribue au retour de la compétitivité. «Sans une industrie et des entreprises compétitives, il n’y a pas d’emplois, pas de projets novateurs, pas d’investissements ! Pouvons-nous comprendre cela ?» ont conclu les quatre porte-paroles des regroupements.

 

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Ces quatre organismes regroupent les principaux acteurs de la forêt publique.

 

 

Source : Laurence Drouin

Adjointe aux communications

Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ)

418 657-7916, poste 411

laurence.drouin@cifq.qc.ca

Fabien Simard

Directeur général

Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ)

418 780-1360

Jocelyn Lessard

Directeur général

Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF)

418 651-0388

Marc Beaudoin

Directeur général

Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM)

418 877-1344

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DÉPÔT DU DOCUMENT DE TRAVAIL SUR L’OCCUPATION DU TERRITOIRE FORESTIER QUÉBÉCOIS ET LA CONSTITUTION DES SOCIÉTÉS D’AMENAGEMENT DES FORÊTS

Lundi 23 juin 2008

QUÉBEC, le 19 juin /CNW Telbec/ - La ministre des Transports, ministre

des Ressources naturelles et de la Faune et ministre responsable de la région

de la Mauricie, Mme Julie Boulet, a déposé aujourd’hui devant l’Assemblée

nationale un document de travail sur l’occupation du territoire forestier

québécois et la constitution des sociétés d’aménagement des forêts.

«Ce document de travail intègre les résultats de la consultation publique

qui a suivi la présentation du Livre vert La forêt, pour construire le Québec

de demain, en février dernier. Il apporte des précisions sur les moyens de

mettre en oeuvre les orientations qui y sont proposées en vue de donner un

nouvel élan à l’ensemble du secteur forestier», a précisé la ministre Boulet.

Plusieurs points sont abordés dans le document notamment :

<<

- L’adoption d’une stratégie d’aménagement durable des forêts.

- La révision de la délimitation des forêts du domaine de l’Etat.

- L’établissement de la possibilité forestière selon de nouvelles

dispositions contribuant davantage à l’aménagement durable des forêts.

- La délégation de gestion à des acteurs du milieu régional.

- La constitution de sociétés régionales d’aménagement des forêts du

domaine de l’Etat.

- La résiliation des contrats d’approvisionnement et d’aménagement

forestier et l’octroi de garanties d’approvisionnement en bois aux

industriels.

- La création d’un bureau de mise en marché des bois des forêts du

domaine de l’État.

Les mesures proposées s’inscrivent dans la démarche gouvernementale de

régionalisation. Elles se veulent une réponse aux demandes des acteurs

régionaux d’être associés plus étroitement à la gestion des forêts du domaine

de l’Etat par l’exercice d’activités qui leur seraient déléguées.

Ces mesures n’augmenteront pas le fardeau financier de l’industrie et

visent au contraire à améliorer sa compétitivité. Elles devraient permettre de

repositionner les industriels dans leur domaine d’expertise, soit celui de la

transformation des bois.

De plus, l’approche proposée devrait être garante d’une meilleure

efficacité économique dans un contexte où la disponibilité des bois est

limitée. L’instauration d’un marché des bois devrait permettre, par exemple, à

des entreprises performantes qui n’ont pas accès actuellement aux bois des

forêts du domaine de l’État, d’acheter de tels bois aux enchères et, en

conséquence, de poursuivre leur développement et d’améliorer leur rentabilité

et leur compétitivité.

Par ailleurs, l’industrie de l’aménagement sylvicole serait, pour sa part,

consolidée puisqu’elle négocierait directement avec les sociétés d’aménagement

la réalisation des interventions forestières (construction de chemins,

récolte, etc.). La concurrence entre les entreprises sylvicoles sur un marché

concurrentiel pourrait également contribuer à rehausser la qualité de

l’aménagement forestier.

Enfin, soulignons que la valorisation des professions forestières,

notamment par l’implantation de la gestion par objectifs et la certification

des entreprises d’aménagement, serait susceptible d’inciter plus de jeunes à

s’orienter dans ce domaine. Les propositions contenues dans le document de

travail ne visent aucunement à supprimer des emplois et ne mettent pas en

péril la sécurité d’emploi des employés qui travaillent actuellement au

Ministère dans des activités liées aux forêts.

À la suite de travaux en commission parlementaire, il y aura dépôt d’un

projet de loi. «Plus que jamais, la forêt est au coeur des priorités du

gouvernement du Québec. Par le dépôt de ce document de travail, nous

traduisons concrètement, encore une fois, notre volonté de mettre en place un

régime forestier qui réponde aux besoins actuels et futurs des travailleurs,

des communautés et de tous les acteurs forestiers», a conclu la ministre

Boulet.

Source :

Pascal D’Astous

Attaché de presse

Cabinet des Ressources naturelles et de la Faune

418 643-7295

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Réserve de biodiversité à la forêt Montmorency

Vendredi 23 mai 2008

Une partie du territoire de la forêt Montmorency comptera dans le réseau officiel des aires protégées du Québec. En effet, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a annoncé, le 14 mai, son intention de créer une réserve de biodiversité qui couvrira 13 % du territoire de la forêt d’enseignement et de recherche de l’Université. Le recteur Denis Brière et le doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique, Robert Beauregard, ont salué cette initiative qui assurera la conservation d’échantillons représentatifs de la forêt boréale québécoise, tout en permettant aux étudiants en foresterie d’acquérir une expérience pratique en lien avec les aires protégées.

Située à 70 kilomètres au nord de Québec, la forêt Montmorency couvre un territoire de 66 km2. Cet échantillon représentatif de la sapinière à bouleau blanc est mis en valeur depuis 1964 par l’Université qui y a implanté un programme d’enseignement et de recherche axé sur l’aménagement intégré des ressources. Ce site se veut une vitrine des pratiques respectant les règles de l’utilisation polyvalente et du développement durable des forêts.

La création d’une aire protégée à la forêt Montmorency résulte d’une demande déposée par Louis Bélanger, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt et directeur scientifique de la forêt, et par Hugues Sansregret, directeur des opérations, dont les grandes lignes proviennent des travaux que l’étudiant Martin Barrette a réalisés pour son mémoire de fin d’études. Six secteurs feront partie de la réserve de biodiversité, notamment le bassin du lac Laflamme, où l’impact des précipitations acides est étudié depuis 20 ans, les corridors longeant les rivières Montmorency et Noire, le secteur des Cascades, où le bouleau jaune atteint sa limite nord de distribution, et la tourbière du lac Joncas. «La réserve de biodiversité protégera un échantillon de chacun des écosystèmes de la forêt Montmorency, résume Louis Bélanger. Il s’agit maintenant de restaurer les peuplements anciens en laissant le temps faire l’ouvrage.» Depuis trois ans, les six secteurs sont gérés comme des aires protégées, c’est-à-dire qu’on n’y pratique plus de coupes forestières. Dans certains de ces secteurs, les dernières coupes datent de 20 à 30 ans. «Même si le projet ne répondait pas tout à fait aux normes en raison des petites superficies en cause, le ministère a considéré son importance en ce qui a trait à la sensibilisation et à la formation de nos étudiants dans le domaine des aires protégées», ajoute le professeur.

Cette désignation, qui deviendra officielle au terme d’une consultation publique que mènera le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, ne changera rien aux activités récréatives offertes à la forêt Montmorency. «Comme nous préconisons des activités récréatives durables, il n’y a pas de conflits d’usage», assure Hugues Sansregret. Par contre, toute nouvelle infrastructure devra nécessairement faire partie du plan de conservation et le MDDEP devra donner son approbation avant qu’elle ne soit réalisée.

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Chibougamau crie au conflit d’intérêt

Lundi 17 mars 2008

Le Groupe d’action pour la sauvegarde de Chantiers Chibougamau estime qu’AbitibiBowater semble bénéficier d’un statu particulier. Photo: Bloomberg
Les résultats des calculs du Forestier en chef, Pierre Levac, sur l’effet de la Paix des Braves sur la possibilité forestière ne sont toujours pas dévoilés et la population de Chibougamau crie au conflit d’intérêt.

Le directeur régional du ministre Claude Béchard pour le Nord-du-Québec s’est arrêté mardi à Chibougamau et aurait affirmé aux manifestants que les résultats des travaux du Forestier en chef étaient rendus au ministère des Ressources naturelles et de la Faune depuis quelques semaines déjà.

Rappelons que le ministre Béchard s’était engagé le jour même à rencontrer les dirigeants de l’usine Chantiers Chibougamau dès que le Forestier en chef, Pierre Levac, aura fait connaître les résultats de ses calculs sur les nouvelles possibilités forestières.

«On commence à se demander qui a été le mieux payé des deux pour reporter de la sorte la publication du véritable impact de la Paix des Braves. Le Forestier en chef par son ancien employeur Abitibi-Consolidated ou la caisse électorale de M. Béchard », mentionne Bruno Marceau, président du syndicat des travailleurs de l’usine.

Le Groupe d’action pour la sauvegarde de l’usine estime dans un communiqué qu’AbitibiBowater semble bénéficier d’un statu particulier.

Il se demande pourquoi le ministère « livre un bras de fer pour reprendre les CAAF des usines fermées par Domtar », alors qu’il laisse à AbitibiBowater le contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) de son usine fermée dans le Parc de Chibougamau.

La population se dit « ulcérée d’entendre le ministre dire qu’il n’a pas de bois ». « La seule chose qui peut expliquer qu’il n’ait pas de bois, c’est qu’il ait donné la forêt publique québécoise à AbitibiBowater, à qui il donne plus de bois que ce que ses usines peuvent transformer à plein capacité », souligne le porte-parole du Groupe, Réjean Girard.

On demande aussi au ministre s’il a « oublié que les CAAF sont octroyés à chacune des usines et non aux compagnies, et qu’il a entre ses mains un capital public précieux pour lequel il doit veiller à maximiser la création de richesse ».

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Chibougamau n’a plus confiance en Claude Béchard

Lundi 17 mars 2008

Billots de bois utilisés pour barrer la route 167. Photo: La Sentinelle de Chibougamau-Chapais
Les citoyens de Chibougamau refusent de lever la barricade qui bloque la route 167 aux entrepreneurs et aux véhicules lourds circulant vers le chantier Eastmain-1-A. Ils ne font plus confiance au ministre des Ressources naturelles et de la Faune Claude Béchard et réclament l’intervention de Jean Charest.

En fin de journée mardi, le ministre avait exhorté la population de lever la barricade et promis de rencontrer les dirigeants de Chantiers Chibougamau lorsque les calculs de possibilité forestière du Forestier en chef, Pierre Levac, seraient dévoilés.

Le Groupe d’action pour la sauvegarde de l’usine estimait aujourd’hui avoir «suffisamment de signaux pour croire que les travaux du Forestier en chef sont terminés et que les chiffres pourraient être rendus publics dès aujourd’hui».

Selon La Presse Canadienne, le syndicat des travailleurs de l’usine soutient avoir appris mardi d’un représentant haut placé au sein du ministère, que les chiffres du Forestier en chef sont connus depuis un certain temps, y compris par le ministre Béchard.

La population a déjà fait confiance au ministre Béchard et à son prédécesseur, Pierre Corbeil, depuis trois ans et a été trompée à chaque fois, déplore le Groupe d’action par communiqué. Il réclame désormais Jean Charest comme interlocuteur dans le dossier.

Les manifestants maintenaient  donc aujourd’hui leur mobilisation pour une troisième journée dans l’attente d’une garantie formelle qui assurerait un approvisionnement en bois de 800 000 mètres cube à Chantiers Chibougamau.

Concernant l’impossibilité pour le ministre de retirer le contrat d’approvisionnement et d’aménagement Forestier (CAAF) à une entreprise pour le donner à une autre, le Groupe soutient qu’en vertu du régime forestier la forêt québécoise est publique et que le lien entre une entreprise et son CAAF ne tient plus.

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La Ville de Québec devrait utiliser le bois du Québec

Jeudi 31 janvier 2008

Québec, le 24 janvier 2008. – Le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), M. Guy Chevrette, demande formellement au Conseil municipal de la Ville de Québec d’utiliser le bois de la forêt québécoise dans la construction du stade de soccer. Le contrat sera donné sous peu à un entrepreneur, il est encore temps d’agir.

Dans le contexte où tout le monde parle de 2e et 3e transformation, que nous avons une occasion en or pour utiliser des produits du Québec issus de ces transformations. « Au Québec, nous avons les entreprises, nous avons l’expertise et nous avons le bois de qualité. Nous sommes donc en mesure de bâtir un stade de soccer de grande qualité qui répond aux besoins de la Ville de Québec », a déclaré le PDG du CIFQ.

« Nous avons déjà des arénas et le pavillon Gene-H.-Kruger de l’Université Laval qui sont construits en bois du Québec. Ce sont de belles vitrines qui parlent d’elles-mêmes », a poursuivi M. Chevrette.

Rappelons qu’en décembre 2006, le CIFQ avait donné son appui à la mairesse, Mme Andrée Boucher, qui souhaitait construire le futur stade de soccer en bois. « Cependant, nous souhaitons que le bois utilisé ne provienne pas de l’extérieur du Québec. Dans la crise que nous traversons, ce serait bien le comble », a conclu le PDG.

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À propos du CIFQ
Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. À elles seules, les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux œuvrant au Québec génèrent 12,9 milliards $ en activité économique chaque année, près de 4 milliards $ en salaires et avantages sociaux dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous forme de taxes et d’impôts payés par les entreprises et les travailleurs.
Source : Nadia Boutin
  Adjointe aux communications
  Conseil de l’industrie forestière du Québec
  418 564-7254
  nadia.boutin@cifq.qc.ca

La forêt Montmorency, un modèle pour une nouvelle foresterie

Lundi 3 décembre 2007

Comment une forêt expérimentale permet-elle d’orienter vers le développement durable? Le cas du parc faunique des Laurentides, futur projet pilote en gestion intégrée, présente les défis qu’aura à relever cette nouvelle foresterie.

Au Québec, la gestion des forêts soulève de grands débats et ce, encore plus, depuis l’erreur boréale et le rapport Coulombe. Comment arriver à exploiter nos forêts tout en maintenant l’intégrité écologique? La foresterie durable est-elle possible? Ces questions, on se les pose depuis longtemps, et c’est ce qui a, entre autres, permis la création de la forêt Montmorency en 1964. Son mandat étant d’élaborer un modèle d’aménagement durable et de favoriser l’éducation.
 
«La forêt Montmorency, c’est un modèle d’aménagement forestier pour inspirer les autres», rapporte Hugues Sansregret, directeur de la forêt Montmorency. Ce territoire, administré par le département de foresterie à l’UL, c’est donc une forêt expérimentale pour la sapinière à bouleaux blancs de l’Est. Depuis «les recommandations du rapport Coulombe, les choses évoluent plus vite. Un comité de mise en place de la gestion éco-systémique a même été créé pour la réserve faunique des Laurentides», poursuit-t-il. Le but étant de répliquer le modèle de la forêt Montmorency à l’ensemble du parc des Laurentides.

L’aménagement écosystémique a comme objectif de satisfaire un ensemble de valeurs et de besoins humains en s’appuyant sur les fonctions de l’écosystème et en maintenant son intégrité. Plusieurs simplifient cette expression à «s’inspirer de la nature». Couper, oui, mais à condition de limiter les ravages à ce qu’un feu ou un insecte peut faire, par exemple.

Le modèle: la forêt primitive?
En quoi la forêt Montmorency représente-t-elle un modèle pour l’aménagement éco-systémique?  «On s’inspire de ce qui se passe naturellement dans la forêt», explique le directeur. L’exploitation forestière se rapproche d’une dynamique de forêt primitive. «On avait des images aériennes de la forêt avant qu’elle subisse les coupes massives au environ de 1930. En regardant ces photos, ce qui se démarquait, c’est la ressemblance à une mosaïque», ajoute-t-il. Par exemple, une épidémie de tordeuse d’épinette tuait une partie de la forêt, mais certains îlots étaient épargnés. De plus, des épisodes de grands vents ou de feu agissent de la même manière. Naturellement, ces perturbations entraînent divers peuplements d’âges différents et de composition différentes. Le modèle de la forêt Montmorency se base sur cette image : une forêt en mosaïque. On effectue ainsi des coupes trouées et dispersées avec une protection des zones de régénération.

Selon M. Sansregret, «le concept de modèle éco-systémique, ce n’est pas nouveau, mais, depuis les dernières années, il y a une fenêtre politique qui s’ouvre à ce type d’aménagement. Un des gros projets pilotes est relié à la Réserve Faunique des Laurentides». La forêt Montmorency a donc été ciblée comme modèle à cause de ses
résultats prometteurs.

Cependant, l’application de ce schéma d’aménagement n’est pas si simple. «Présentement, les normes c’est bien, mais on ne peut pas toujours les appliquer pareillement dans tous les territoires. Il ne faut pas oublier que la forêt Montmorency, c’est une zone, où il n’y a pas de chasse ni de trappe», précise-t-il. Si on veut évaluer l’impact d’un modèle d’aménagement forestier sur l’écosystème en comparaison avec un autre, c’est le territoire parfait. Cependant, ce n’est pas représentatif de l’ensemble du parc des Laurentides considérant les activités de chasse et trappage qui y sont présentes.

Est-ce que le modèle d’aménagement forestier vient perturber l’écosystème? C’est la grande question qui se pose actuellement. Et c’est une question d’autant plus difficile à répondre considérant les pratiques d’exploitation différentes entre les territoires.

L’exemple du loup
Le loup est un prédateur très fragile à toute modification  de son habitat, mais aussi très fragile aux piégeages, et aux accidents routiers. Il devient donc un bio indicateur important quand il est présent. Il prouve la qualité de l’habitat, comme quoi  son habitat est suffisamment diversifié et productif.

Or, le territoire du loup est grandement modifié par l’humain. Outre les coupes forestières,  la création  de routes et le trappage  influençent  grandement son habitat. «Avant l’ouverture du piégeage, pendant les 3 ans de recherche qui ont été faites dans la réserve des Laurentides, 60 individus ont été répertoriés en 6 meutes. À la fermeture du piégeage, on ne comptait plus que de 15 à 20 loups répartis dans les mêmes 6 meutes fragmentées», souligne Pierre Vaillancourt, guide naturaliste à la forêt Montmorency.

À quoi est due cette situation? «Il y a des activités et des espèces qui sont économiquement beaucoup plus rentables que d’autres», ajoute M. Vaillancourt. Par exemple, dans le parc faunique des Laurentides, on parle de chasse à l’orignal versus le trappage des loups, prédateurs naturels des orignaux. Même s’ il y a des zones de conservation, comme le parc des grands jardins, le parc de la Jacques Cartier et la forêt Montmorency,  cela ne constitue pas l’ensemble du territoire du loup.

Selon Pierre Vaillancourt, «il faut être capable d’arriver à un consensus: comment va-t-on être capable de gérer efficacement  une espèce?». Il s’agit d’un enjeu de taille à prendre en considération dans la gestion intégrée des forêts. À quel point les coupes forestières préservent-elles l’intégrité écologique, mais aussi à quel point la gestion faunique est-elle en accord avec cette dernière?

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Il est vrai que Greenpeace démontre une méconnaissance des milieux régionaux par ses revendications écolo-extrémistes

Vendredi 12 octobre 2007

- / LBR.ca / - Il est vrai que Greenpeace démontre une méconnaissance des milieux régionaux par ses revendications écolo-extrémistes dans le dossier de la forêt boréale. Personnellement, j’appuie le fond de leur discours, mais pas les moyens qu’ils proposent. Ce n’est pas vrai que l’idéal écologiste consiste à interdire toutes activités forestières et à mettre des communautés entières au chômage. Une forêt peut très bien être utilisée intelligemment, en mettant l’intérêt des générations futures en priorité et en permettant aux communautés environnantes d’en tirer des revenus, des salaires, des taxes et des impôts.

Le fond de la question demeure. On utilise mal nos forêts au Québec. Depuis le cri du Coeur du poète-cinéaste Richard Desjardins, le film l’Erreur boréale, nos éluEs se sont contentés de répondre avec des demi solutions (application de la commission Coulombe) et par la négation (ce fût longtemps la position du Parti Québécois). Jamais nos éluEs n’ont remis en question le régime actuel, qui profite encore au mêmes Barons de la forêt, qui eux redonnent des grenailles aux communautés sous forme de taxes et d’impôts (malheureusement de moins en moins…) et de bons salaires (de moins en moins aussi…).

Or, ces Barons de la forêt ont eu le beau jeu, depuis plus de 100 ans. Le gouvernement dans leur poche, les pouvoirs électriques donnés à vie, le monopole dans le bois d’oeuvre et le papier, de grandes fortunes se sont faites abreuvées des sueurs de nos aïeux, des larmes de nos rivières et de la rosée de nos forêts. Des richesses pour les actionnaires, mais quoi pour nous? Maintenant qu’ils sont les propres victimes de leur avidité, ils nous quittent comme de gros moustiques bien repus du sang de leur victime. Mondialisation, conflit du bois d’oeuvre, surexploitation de nos forêts, bois de plus en plus au Nord et de plus en plus cher à récolter. Autant de raisons de rationaliser, de fermer des usines, des scieries, d’abandonner des communautés sans autre forme de politesse. Une fois la piasse faite, ces compagnies agissent selon leur vraie personnalité: comme des voleurs sans scrupules, aucun.

Ce problème, ce n’est pas Greenpeace qui l’a créé. Même s’il est vrai que leur actions et revendications font mal à nos plaies, ce ne sont pas eux qui nous les ont infligées. Nous n’avons qu’à accuser notre propre inconscience. Notre propre inconscience et celle de nos gouvernements qui ont étés plus souvent qu’autrement les complices de ceux qui nous ont volé, violé et laissé pour mort. Notre inconscience d’avoir laissé les Grands Barons de la forêt gérer cette richesse en notre nom, et selon leurs intérêts. Il serait peut-être temps d’en prendre CONSCIENCE!

Mais comme rien n’est immuable dans notre monde, voici quelques pistes de solutions susceptibles d’animer le débat sur les possibles quant à l’avenir de l’utilisation de nos forêt, qui n’arrêtent heureusement pas de pousser et de se régénérer, selon leurs propres rythmes:

-Imposer une lourde taxe de fermeture pour les usines et les scieries appartenant aux grandes multinationales qui ferment sans autre explication que la perte de rentabilité. Ces argents permettront d’aider les communautés à passer à travers cette épreuve;

-Tenir rapidement un Sommet de la forêt au Québec, où chaque groupe pourra être représenté équitablement et démocratiquement. Ce Sommet doit permettre de tracer les prochaines bases de la nouvelle foresterie durable au Québec.

-Redonner la forêt aux communautés. Créer des groupes locaux de sylviculture où professionnels de la foresterie, éluEs, représentantEs de la société civile et citoyens pourront prévoir l’utilisation DURABLE de leur richesse forestière, en priorisant les générations futures. Ces groupes seraient responsables de décider de la quantité de bois à récolter, du prix de la ressource et à qui ils vendront cette ressource (multinationale, industrie locale, etc.);

Voilà mon humble contribution à un débat plus que nécessaire.

Éric Dubois
Citoyen radical, écologiste et progressiste du Saguenay-Lac-Saint-Jean

P.S. M. Cloutier, vous donnez un mauvais sens au mot “radical” quand vous parlez “d’action radicale”. Greenpeace est un groupe radical dans sa réflexion, et direct et non-violent dans ses actions. Être radical, selon le sens réel du terme, c’est prendre une problématique ou analyser une situation en partant de la partie la moins visible mais la plus vitale (la racine). Cette forme d’analyse amène souvent à remettre en question les fondements de notre société pour amener des solutions durables à nos problématiques collectives. Exemple: Une analyse radicale de l’augmentation de la pauvreté dans notre société malgré une croissance économique soutenue amène à remettre en question le système capitaliste qui ne sait aucunement répartir de façon équitable les richesses générées.

Recherche Benoit Brosseau

Greenpeace promet d’autres coups d’éclat dans sa quête visant à “sauver les derniers massifs forestiers encore vierges”.

Vendredi 12 octobre 2007

Responsable de la campagne Forêt boréale de Greenpeace, Mélissa Fillion a affronté hier, quelque 140 travailleurs forestiers, réunis à Alma dans le cadre d’un forum organisé par la Fédération des travailleurs du papier et de la forêt (FTPF-CSN).

Dans un discours empreint de nervosité, la porte-parole a annoncé de nouvelles actions contre les compagnies Abitibi-Consolidated, Bowater, Kruger et SFK Pâtes si celles-ci ne se conforment pas aux demandes de son organisation.

“Nous n’avons pas l’habitude de révéler nos plans, mais je serais malhonnête en vous disant que nos actions sont terminées. Dans les prochains mois, nous allons frapper à nouveau”, a-t-elle déclaré en fin de journée.

Accueillie de façon froide mais polie, l’environnementaliste a nuancé la position de Greenpeace en ce qui a trait au boycott des entreprises visées par la campagne actuelle. Selon elle, les clients approchés par Greenpeace ont été invités à donner la chance aux compagnies forestières d’entreprendre les changements qui s’imposent avant de leur tourner le dos de façon définitive.

“Ce qu’on demande aux clients, c’est de faire des pressions auprès de ces compagnies”, a-t-elle insisté.

Dans la même veine, Mélissa Fillion s’est défendu de prendre en otage les travailleurs, malgré les accusations répétées de plusieurs d’entre eux. La responsable maintient au contraire que Greenpeace travaille dans leur intérêt.

“L’action que nous avons faite ici, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, n’est pas différente de celles que nous faisons ailleurs dans le monde. Nous faisons campagne pour protéger les dernières forêts intactes du monde. Chaque fois, nous ne nous attaquons pas aux travailleurs, mais aux compagnies et aux gouvernements. Nous dénonçons l’irresponsabilité outrancière de l’industrie”, a-t-elle plaidé.

Mélissa Fillion dit parler au nom de quelque 30 000 membres donateurs de Greenpeace au Québec et ne peut prédire le dénouement de la campagne qu’elle mène présentement.

“Ni vous, ni moi ne savons comment tout cela va finir. Tout dépendra de l’engagement du gouvernement et des compagnies. Greenpeace est un peu comme le chien de garde de la forêt au Québec”, a-t-elle illustré.

Certification FSC

Entre autres exigences formulées par Greenpeace, l’adhésion des compagnies forestières à la certification FSC représente un élément essentiel à toute entente éventuelle.

“Selon nous, la norme CSA n’est pas suffisamment rigoureuse. Le temps est à l’action et les compagnies doivent s’engager. Nous ne sommes plus là pour débattre des différentes certifications existantes”, a-t-elle tranché lorsque questionnée sur le sujet.

Président de la commission Forêt pour l’organisme Nature Québec, Louis Bélanger appuie cette demande. Enseignant à la faculté de foresterie de l’Université Laval, M. Bélanger se dissocie toutefois des moyens que prend Greenpeace pour convaincre les parties visées.

“Greenpeace n’est pas seule, a-t-il mis en relief. Il s’agit d’un combat international. La forêt boréale canadienne fait désormais partie du patrimoine mondial. Vous souvenez-vous de la campagne pour protéger la forêt amazonienne? Et bien aujourd’hui, on parle du Canada en Amazonie.”

La norme FSC, qui s’appuie sur une dizaine de grands principes, a été incluse dans la politique d’achat du gouvernement ontarien.

L’ajout d’aires protégées fait également partie des demandes non négociables de Greenpeace.

À cet effet, le gouvernement du Québec s’est engagé à accroître de 8 % la superficie d’aires protégées d’ici la fin de 2008.

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La candidate libérale dans le comté Roberval-Lac-Saint-Jean, Louise Boulanger, vient d’être nommée coprésidente du Sommet national sur la foresterie.

Mercredi 19 septembre 2007

L’annonce a été réalisée officiellement mercredi dernier par son chef Stéphane Dion.
« À titre de présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Félicien et membre actif des milieux d’affaires, Mme Boulanger connaît très bien les problèmes auxquels fait face l’industrie forestière », a souligné Stéphane Dion dans le communiqué émis.

L’annonce de la tenue d’un sommet national sur le secteur forestier a comme objectif élaboré une stratégie efficace aux niveaux économique et écologique. « Ce que recherchent les libéraux, ce sont des politiques qui assurent la viabilité du Canada pour les générations à venir. En nous mettant à l’écoute de tous ceux qui se préoccupent du secteur forestier, nous pourrons élaborer une stratégie pour le maintien des emplois dans les localités et la protection de l’environnement », a précisé Louise Boulanger.

Malgré cette nomination, la candidate libérale doit tout de même continuer à livrer la lutte dans le comté en vue de l’élection partielle du 17 septembre prochain. Cette semaine, Louise Boulanger mise sur le développement touristique dans l’optique d’améliorer l’essor économique de la région.
User des infrastructures en place
Les attraits et les festivités locales pourraient se doter d’un outil afin de parvenir au développement de la région. Mme Boulanger a mentionné que la mise sur pied de Promotion Lac-Saint-Jean, un peu comme Promotion Saguenay, constituerait un point de départ pour y parvenir. « Cet organisme pourrait devenir un outil commun de référence et de promotion commun pour les différents festivals de nos municipalités. Il faut dépasser la simple promotion individuelle de nos attraits de façon à faire en sorte que notre comté devienne la destination des festivals par excellence », affirme-t-elle.

Selon la candidate, le secteur de l’agroalimentaire pourrait être développé en région. Au fil des années, plusieurs petites entreprises ont développé des produits fins. La reconnaissance au point de vue touristique de ces entreprises pourrait donner lieu à la création de la Route des saveurs. « Nous retrouvons des artisans un peu partout dans notre circonscription. Ils œuvrent à la fabrication de fromages, de bières, à la transformation du miel ou des petits fruits, mais ils ont tous une chose en commun : ils gagnent à être connus, précise Louise Boulanger. La création d’un réseau touristique de l’agroalimentaire de faire circuler les visiteurs à travers le comté pour leur faire découvrir notre authenticité. »

Le tourisme local apporte plusieurs avantages dans le secteur. De nombreux festivals n’existeraient peut-être pas sans le soutien de bénévoles. « Il faut soutenir les bénévoles en offrant des programmes et en les encourageant à poursuivre leurs démarches », mentionne Mme Boulanger. Afin de souligner l’apport essentiel de ses personnes dans la collectivité, la candidate libérale désire, par le biais de méritas, appuyer leur dévouement envers leur communauté.
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Remise du prix Vents de changement 2007

Vendredi 14 septembre 2007

TORONTO, le 10 sept. /CNW/ - Le conseil d’administration du FSC Canada
annonce la sélection de Tembec Inc. comme récipiendaire du prix Vents de
changement 2007. Ce prix reconnaît les contributions exceptionnelles à la
préservation de l’avenir de nos forêts et de tous ceux qui en dépendent.
    “Au nom du gouvernement McGuinty, j’applaudis toute l’équipe Tembec pour
son effort pour protéger notre environnement et pour lutter contre les
changements climatiques,” a dit la ministre de l’environnement Laurel Broten,
qui présentera le prix à M. James Lopez, président et chef de la direction.
“Merci pour votre leadership et félicitations à l’occasion de cet honneur si
bien mérité.”
    La cérémonie se tiendra le 28 septembre 2007, à 20 h, lors d’un gala de
levée de fonds auquel assisteront des dignitaires des secteurs privé et
public, des représentants des Premières nations et des dirigeants de syndicats
et de groupes environnementaux.
    En 2001, Tembec Inc. est devenue la première entreprise forestière
d’envergure au Canada à entreprendre des démarches pour l’obtention de la
certification par tierce partie selon les normes rigoureuses du FSC Canada, et
ce pour l’ensemble de ses opérations d’aménagement forestier. Les normes FSC
ont reçu l’appui officiel de groupes comme l’Association nationale de
foresterie autochtone, WWF Canada, Greenpeace, la Société pour la nature et
les parcs du Canada, le Sierra Club du Canada et ForestEthics, pour ne nommer
que ceux-là.
    A ce jour, Tembec a fait certifier au delà de 90 % des forêts qu’elle
gère selon les normes FSC et a joué un rôle critique dans la transformation du
marché des produits du bois certifiés FSC.
    “Je suis très fier d’accepter le prix Vents de changement du FSC au nom
des employés de Tembec, a dit James Lopez, président et chef de la direction
de Tembec. Jusqu’ici, Tembec a obtenu la certification FSC de 8,8 millions
d’hectares des forêts qu’elle gère, ce qui nous permet d’offrir sur le marché
la plus vaste gamme de produits certifiés FSC au monde. Ce prix prestigieux
vient couronner l’engagement continu voué par Tembec à son partenariat avec
FSC et le rôle de leader qu’elle a décidé de jouer en aménagement forestier
responsable.”
    “En attribuant le prix Vents de changement, le conseil d’administration
du FSC Canada reconnaît que Tembec a été l’un des pionniers de l’aménagement
forestier et ce faisant a contribué de manière exceptionnelle à changer
l’image de la foresterie et de l’industrie du bois en Amérique du Nord”, a
affirmé M. Antony Marcil, président et chef de la direction du FSC Canada.
    Le conseil d’administration du FSC Canada souhaite également annoncer
qu’il a décidé d’accorder un prix individuel à M. Jeff Amos, prix qui sera
remis lors de la même cérémonie. M. Amos, en plus d’être propriétaire de boisé
certifié FSC et producteur et vendeur de produits raffinés en bois certifié
FSC, est un photographe de la nature professionnel. Il a fait une contribution
bénévole exceptionnelle à l’avenir de la foresterie dans les Maritimes en
s’acquittant de la tâche ardue de la présidence du groupe de travail
multilatéral FSC qui a effectué les révisions initiales de la norme FSC des
Maritimes, suivies d’un examen quinquennal exhaustif. “La patience, la
persévérance et la bonne humeur de Jeff dans ses efforts pour maintenir le
dialogue et construire des ponts a été absolument crucial pour le succès du
processus de révision,” dit Martin von Mirbach, vice-président de FSC Canada.
“La norme révisée des Maritimes représente une véritable percée et définit les
saines pratiques forestières pour la région d’une manière qui intègre divers
intérêts et qui reflète la gamme complète des activités forestières dans la
région.”

    Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation internationale
sans but lucratif créée en 1993 dans le but de promouvoir l’aménagement
forestier qui soit approprié pour l’environnement, bénéfique pour la société
et économiquement viable. Il appuie le développement de normes nationales et
régionales qui servent à définir ce qu’est une forêt bien aménagée. Les
membres du FSC sont un groupe diversifié provenant d’organisations
environnementales et sociales, d’industries forestières et connexes,
d’organisations de peuples autochtones, de groupes de foresterie communautaire
et de registraires d’à travers le monde. Pour plus d’information au sujet du
Forest Stewardship Council (FSC) visitez le www.fsccanada.org

 
Renseignements: Maia Becker, Responsable des communications et du
service à la clientèle, Forest Stewardship Council of Canada, 400-70 The
Esplanade, Toronto, ON, M5E 1R2, Tél. (416) 778-5568 poste 25, Téléc. (416)
778-0044, mbecker@fsccanada.org, www.fsccanada.org

 Benoit Brosseau

 

Libre-Opinion: Greenpeace se met à dos des écolos

Mercredi 29 août 2007

Je mange du millet et du tofu, je vis dans une maison en ballots de paille, j’ai un grand jardin bio et je composte tout ce que je peux. Si l’on aime les étiquettes, alors on peut dire, sans risquer de se tromper, que je suis un écolo.

Pourtant, je ne peux que m’insurger contre le dernier rapport de Greenpeace sur la forêt boréale. La démagogie extrême dont ce groupe a fait preuve ces derniers jours, accompagnée d’une série d’attaques bassement personnelles, vont finir par les faire passer pour des idéologues dangereux aux yeux de bon nombre d’écologistes.

Certains écologistes ont développé ces dernières années un message alarmiste dénué d’une réelle recherche de la vérité scientifique. Mais qui a porté fruit. Tellement qu’on ne compte plus les artistes qui veulent jouer un air de guitare pour «sauver» un arbre.

Une animatrice radiophonique de Radio-Canada — que j’aime beaucoup par ailleurs — disait sur le réseau national au printemps dernier que la vue d’un arbre coupé lui faisait le même effet qu’un petit lapin mort: elle avait envie de pleurer. Il n’est pas rare de trouver des enfants qui, sur le conseil de leurs parents, préfèrent utiliser un manche de bâton de hockey en plastique, par exemple, plutôt qu’en bois, par souci pour la forêt.

C’est dire où l’on en est rendu. Parfois, on a l’impression qu’une certaine psychose sentimentale gagne peu à peu du terrain au Québec.

Pendant ce temps, l’Europe valorise à fond l’utilisation du bois et développe sans cesse de nouvelles technologies. Non seulement pour le bois en tant que matériau, mais aussi en tant que source d’énergie. Or, les écologistes de Suède, de Finlande, d’Allemagne ou de France ne passent pas leur temps à «gosser» l’industrie du bois, ni à tenter de discréditer cette ressource renouvelable.

Que se passerait-il si nos écologistes de Montréal et de Toronto se mettaient au diapason d’une «foresterie basée sur le savoir», selon l’expression du recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)?

Ils viendraient dans les régions et ne manqueraient pas de rappeler avec un orgueil bien placé que le Québec gère sa forêt publique selon les principes du développement durable et ce, depuis 1987. Bien sûr, ils seraient critiques par rapport à certaines pratiques de certaines entreprises forestières. Mais ils situeraient cela dans le contexte des particularités de notre forêt boréale, un écosystème tellement différent de ceux de la zone méridionale du Québec et du Canada.

Plutôt que de les combattre, ils seraient alliés aux scientifiques du Consortium de recherche sur la forêt boréale de l’UQAC, le seul organisme de recherche spécialisé dans l’étude de l’épinette noire, une essence concentrée principalement au Québec et qui représente 80 % de sa forêt boréale. Ils s’intéresseraient notamment aux travaux de son laboratoire dédié au calcul de la croissance des arbres, le meilleur au monde.

Ils se colleraient sur les entreprises forestières les plus innovantes et prometteuses comme la Coopérative de Girardville, au Lac-Saint-Jean, ou celle de Boisaco, à Sacré-Coeur, pour ne citer que ceux-ci. Ils découvriraient que la foresterie d’avenir s’y préfigure déjà et que ces entreprises ont besoin de bien d’autre chose que de voir leur industrie constamment dénigrée.

Puis, au lieu d’un alarmisme creux motivé par un anticapitalisme primaire, ils crieraient sur tous les toits qu’il est urgent d’amorcer un transfert technologique des ressources fossiles vers les ressources renouvelables, dont le bois. La dépendance du Québec envers le pétrole, au pays du bois et de l’hydroélectricité, serait alors le vrai scandale.

Un futur pic pétrolier et des changements climatiques importants vont malheureusement finir par se faire sentir et nous contraindre au changement, faute de les avoir anticipés. L’irresponsabilité et l’immaturité de certains groupes écologistes nous font perdre un temps précieux. À force d’incarner tout ce que l’on peut haïr, ils vont amener même les écologistes les plus convaincus à les combattre.

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Sustainable Forestry Initiative, Inc. nomme une PDG

Vendredi 17 août 2007

SFI, Inc. est l’organisme entièrement autonome responsable du programme
Sustainable Forestry Initiative(R). Le programme SFI(R) est un système complet
et rigoureux de certification des forêts durables qui englobe plus de
54 millions hectares de forêts certifiés aux Etats-Unis et au Canada, et plus
de 200 programmes participants. Mme. Abusow devient la deuxième personne à
assumer la présidence du principal programme de certification des forêts
durables en Amérique du Nord.
    Au cours des 15 dernières années, Mme. Abusow dirigeait Abusow
International Ltd., un centre d’expertise renommé dans le domaine de la
certification forestière et de la reconnaissance par les marchés. Elle est
reconnue à l’échelle mondiale en tant qu’experte-conseil en ce qui a trait aux
normes de certification et aux enjeux de mise en marché connexes, incluant la
conception des politiques d’achat, l’évaluation des outils d’écologisation du
bâtiment et la réceptivité au bois et aux produits forestiers certifiés.
    “Kathy est une experte reconnue dans notre domaine et nous sommes très
heureux de pouvoir profiter de son énergie, de son expérience et de ses
connaissances pour diriger le programme SFI à cette période importante.”
souligne Norm L. Christensen, Jr., professeur d’écologie et ancien doyen de la
Nicholas School of the Environment de l’Université Duke, et vice-président du
conseil d’administration de SFI.
    Précise Kathy Abusow, “Je m’engage à augmenter la présence et
l’importance de SFI auprès des groupes de conservation, des acheteurs, des
forestiers, de l’industrie et des décisionnaires. La certification des forêts
durables est un outil essentiel pour le marché et les dirigeants politiques.
Il est donc essentiel que les programmes de certification demeurent à jour et
à l’écoute de la réalité changeante, ainsi que des attentes du marché. Je me
réjouis de pouvoir travailler avec le personnel afin de bâtir sur la
réputation de SFI d’une manière responsable, rigoureuse et innovante.”
    Mme. Abusow remplace William H. Banzhaf, qui a dirigé SFI, Inc. et son
organisation remplacée de 2002 à 2007. Forestier certifié, M. Banzhaf a aussi
travaillé comme PDG de la Society of American Foresters. M. Banzhaf a pris sa
retraite le 30 juin 2007.
    John A. Luke, Jr., président du conseil d’administration de SFI et
président et PDG de MeadWestvaco Corporation fait l’éloge du travail de M.
Banzhaf : “Bill a dirigé le programme SFI durant l’exercice de révision des
normes de certification, une démarche fort exigeante et difficile qui a
entraîné en 2004 le développement des normes de foresterie durable les plus
exhaustives du monde. Il a été un défenseur infatigable du programme SFI et
sans sa vision et sa direction, ce programme ne serait pas aussi complet et
fructueux qu’il l’est aujourd’hui.”
    Ajoute M. Banzhaf, “Le programme SFI a connu d’importants changements
depuis 2002, y compris la reconnaissance internationale qu’il a gagnée avec
l’appui du Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC),
ainsi que la création de l’organisme sans but lucratif SFI, Inc., à laquelle
j’ai eu l’honneur de participer au cours de la dernière année. Avec la mise en
place de SFI, Inc.et grâce à la nomination de Kathy Abusow à titre de PDG,
l’avenir de SFI est très prometteur. Le Conseil a fait un excellent choix.”

    A propos de SFI, Inc.

    SFI, Inc. est un organisme sans but lucratif 501c(3) chargé du maintien,
de la surveillance et de l’amélioration du programme Sustainable Forestry
Initiative. SFI, Inc. est responsable de tous les éléments du programme SFI, y
compris les normes SFI, la certification de la chaîne de traçabilité,
l’étiquetage et le marketing. SFI, Inc. est encadré par un conseil
d’administration multilatéral composé d’intervenants représentant les
organisations environnementales et de conservation, l’administration
gouvernementale, les associations professionnelles et le milieu universitaire,
l’industrie des produits forestiers, les professionnels indépendants en
exploitation forestière et les propriétaires forestiers.
    Pour plus de renseignements sur le programme SFI, consulter le
http://www.sfiprogram.org.
Recherche Benoit Brosseau

Visite de la plus vieille et plus moderne forêt de la région

Lundi 11 juin 2007

L’Abitibi-Té-miscamingue peut se vanter de posséder une forêt unique en son genre. Elle abrite autant les plus vieux arbres de l’est de l’Amérique du Nord que des sites où l’on peut recomposer les 10 000 dernières années de la région et d’autres où l’on y expérimente la foresterie de l’avenir.

Située à proximité de Rapide-Danseur, en Abitibi-Ouest, la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD) couvre une superficie de 8045 hectares qui s’étend autour des rives des lacs Duparquet, Hébécourt et Montsabrais. Les trois quarts du territoire sont sous aménagement, tandis que 25 % forment une zone de conservation.

Des arbres vieux de 1000 ans

La première chose qui frappe le visiteur, c’est la diversité de la forêt. Le pin gris, l’épinette noire, le cèdre, l’épinette blanche et le sapin y côtoient le bouleau blanc et le tremble et même l’érable rouge dans quelques vallons. Sur une des îles du lac Duparquet épargnée pendant des siècles par les incendies forestiers, on a même répertorié les plus vieux êtres vivants de l’est du continent, de modeste cèdres dont l’âge a été estimé à près de 1000 ans!

Trésors au fond des lacs

Le fond des lacs recèle lui aussi son lot de trésors. Des chercheurs y ont récolté des carottes de sédiments qui leur ont permis de déterminer à quoi ressemblait la forêt de la région et quelles perturbations a-t-elle subies jusqu’à 10 000 ans en arrière.

«On a même trouvé un coléoptère vieux de 2500 ans parfaitement intact, conservé grâce à la fraîcheur permanente qui règne au fond de l’eau», a indiqué le responsable de la station de recherche de la FERLD, Raynald Julien.

Foresterie du futur

Mais la FERLD ne sert pas qu’à fouiller le passé de la forêt abiti-bienne. On y expérimente aussi la Triade, qui pourrait bien devenir la foresterie de l’avenir. «En gros, ça consiste à aménager presque toute la forêt en respectant les écosystèmes et à en protéger totalement une partie. Mais en échange, une autre partie est convertie à l’aménagement hyper-intensif, une sorte d’agriculture d’arbres», a expliqué le directeur adjoint de la FERLD, Claude-Michel Bouchard.

Quelque 400 hectares doivent éventuellement être consacrés à cette ligniculture, soit 4 % du te-rritoire de la FERLD. Pour l’instant, on ne couvre que 30 hectares. «Ça semble intéressant, mais les résultats sont encore difficiles à évaluer. Et comme ça nécessite beaucoup d’entretien, ça devient très coûteux à l’hectare. On parle de 3500 $ au départ et de 1000 $ par année ensuite», a mentionné M. Bouchard.

Modèle à suivre

Le reste du territoire est sous aménagement écosystémique. La moitié des 60 hectares coupés par année le sont par des coupes à rétention variable. C’est-à-dire qu’on y conserve des îlots d’arbres et des arbres isolés afin de reproduire le plus fidèlement possible les effets des feux et garantir le maintien de la biodiversité.

«Ça fait 10 ans qu’on fait ça. On est parmi les plus vieux à l’expérimenter. Idéalement, on souhaite que les compagnies s’en inspirent et même qu’elles améliorent nos procédés. On veut servir de mo-dèle», a lancé le directeur adjoint de la FERLD.

La menace des feux de forêt va s’accroître

Mercredi 6 juin 2007

Un rapport des Nations unies indique que le Canada devra changer sa stratégie de lutte contre les incendies de forêt, parce que les changements climatiques provoquent des incendies qui consument de plus vastes superficies de territoire et sont plus intenses et ce, partout sur la planète.
 
 
D’après le document onusien, les changements dans la fréquence, la taille et l’intensité des incendies de forêt poseront une menace accrue pour les habitants et l’environnement, et entraîneront également des pertes de millions de dollars en infrastructures détruites et en dépenses requises pour combattre les brasiers.

Le rapport, rendu public la semaine dernière à Rome, précise que la lutte contre le feu, telle qu’on la pratique traditionnellement au Canada, «ne sera plus viable économiquement dans l’avenir».

Cela signifie que le Canada ne sera pas en mesure de contrôler certains incendies, ce qui aura un impact sur les ressources et l’industrie forestières et sur les communautés qui en dépendent.

Selon Gordon Miller, directeur du centre de foresterie nordique du Service canadien des forêts à Edmonton, la lutte aux incendies sera bientôt entravée non pas par le manque de ressources, mais par la taille même de la forêt boréale canadienne, ainsi que par les conditions de sécheresse qui feront en sorte que certains incendies ne pourront être maîtrisés.

Même si le rapport de l’ONU est basé sur des projections, M. Miller croit qu’il ne faut pas le prendre à la légère.

Pour certains experts, le réchauffement de la planète créera les conditions idéales au déclenchement d’incendies de forêt au Canada, comme des températures chaudes et de l’air sec.

Déjà on remarque une tendance à l’augmentation des incendies au Canada et dans le monde.
Selon le rapport, la superficie consumée par des incendies de forêt au Canada varie grandement d’une année à l’autre, mais la moyenne annuelle augmente depuis une trentaine d’années.

Brian Stocks, retraité du Service canadien des forêts, a rencontré l’ONU pour contribuer à la rédaction de la portion canadienne du rapport. On ne peut le dire avec certitude, mais on peut croire que la tendance à long terme est à l’augmentation des feux de forêt, écrivait-il dans un courriel depuis Paris, où il participait à un atelier sur l’impact de la fumée des incendies de la forêt boréale sur le climat et l’environnement arctiques.

«Les changements climatiques ont déjà fait doubler la superficie du territoire incendié au Canada (depuis les années 1970)», commente pour sa part Mike Flannigan, chercheur pour le ministère des Ressources naturelles du Canada.

Les saisons d’incendies vont se prolonger et dans le courant du siècle, la superficie incendiée va doubler encore, passant de 2,5 millions à environ 5 millions d’hectares — c’est à peu près la taille de la Nouvelle-Écosse qui va brûler, chaque année, prévoit-il.

Le Canada devra affronter un autre obstacle, le vieillissement de ses sapeurs-pompiers. Selon Gordon Miller, ce sera un défi pour le pays que de remplacer l’expérience perdue avec le départ à la retraite prévisible de nombreux pompiers. Les services canadiens de lutte aux incendies sont considérés parmi les meilleurs au monde.
 

Visite de la plus vieille et plus moderne forêt de la région

Samedi 2 juin 2007

L’Abitibi-Té-miscamingue peut se vanter de posséder une forêt unique en son genre. Elle abrite autant les plus vieux arbres de l’est de l’Amérique du Nord que des sites où l’on peut recomposer les 10 000 dernières années de la région et d’autres où l’on y expérimente la foresterie de l’avenir.

Située à proximité de Rapide-Danseur, en Abitibi-Ouest, la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD) couvre une superficie de 8045 hectares qui s’étend autour des rives des lacs Duparquet, Hébécourt et Montsabrais. Les trois quarts du territoire sont sous aménagement, tandis que 25 % forment une zone de conservation.

Des arbres vieux de 1000 ans

La première chose qui frappe le visiteur, c’est la diversité de la forêt. Le pin gris, l’épinette noire, le cèdre, l’épinette blanche et le sapin y côtoient le bouleau blanc et le tremble et même l’érable rouge dans quelques vallons. Sur une des îles du lac Duparquet épargnée pendant des siècles par les incendies forestiers, on a même répertorié les plus vieux êtres vivants de l’est du continent, de modeste cèdres dont l’âge a été estimé à près de 1000 ans!

Trésors au fond des lacs

Le fond des lacs recèle lui aussi son lot de trésors. Des chercheurs y ont récolté des carottes de sédiments qui leur ont permis de déterminer à quoi ressemblait la forêt de la région et quelles perturbations a-t-elle subies jusqu’à 10 000 ans en arrière.

«On a même trouvé un coléoptère vieux de 2500 ans parfaitement intact, conservé grâce à la fraîcheur permanente qui règne au fond de l’eau», a indiqué le responsable de la station de recherche de la FERLD, Raynald Julien.

Foresterie du futur

Mais la FERLD ne sert pas qu’à fouiller le passé de la forêt abiti-bienne. On y expérimente aussi la Triade, qui pourrait bien devenir la foresterie de l’avenir. «En gros, ça consiste à aménager presque toute la forêt en respectant les écosystèmes et à en protéger totalement une partie. Mais en échange, une autre partie est convertie à l’aménagement hyper-intensif, une sorte d’agriculture d’arbres», a expliqué le directeur adjoint de la FERLD, Claude-Michel Bouchard.

Quelque 400 hectares doivent éventuellement être consacrés à cette ligniculture, soit 4 % du te-rritoire de la FERLD. Pour l’instant, on ne couvre que 30 hectares. «Ça semble intéressant, mais les résultats sont encore difficiles à évaluer. Et comme ça nécessite beaucoup d’entretien, ça devient très coûteux à l’hectare. On parle de 3500 $ au départ et de 1000 $ par année ensuite», a mentionné M. Bouchard.

Modèle à suivre

Le reste du territoire est sous aménagement écosystémique. La moitié des 60 hectares coupés par année le sont par des coupes à rétention variable. C’est-à-dire qu’on y conserve des îlots d’arbres et des arbres isolés afin de reproduire le plus fidèlement possible les effets des feux et garantir le maintien de la biodiversité.

«Ça fait 10 ans qu’on fait ça. On est parmi les plus vieux à l’expérimenter. Idéalement, on souhaite que les compagnies s’en inspirent et même qu’elles améliorent nos procédés. On veut servir de mo-dèle», a lancé le directeur adjoint de la FERLD.

Bâtir ensemble un avenir durable»

Samedi 12 mai 2007

Le nouveau recteur Denis Brière veut mobiliser la communauté universitaire autour de projets concrets, mettre l’accent sur la qualité de l’enseignement, améliorer le fonctionnement des instances décisionnelles et réduire la dette de l’Université

Par Yvon Larose

«J’ai bien des défis à relever, mais j’y vais avec confiance et enthousiasme, indique le nouveau recteur Denis Brière élu le 30 avril dernier. Je suis très confiant de réussir, sinon je ne me serais pas présenté.» Celui qui a occupé pendant sept ans le poste de doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique se définit comme «un gars de résultats». «Je crois pouvoir offrir à l’Université une expertise qui pourra la faire progresser durant les cinq prochaines années, poursuit-il. Je serais très content si, au terme de mon mandat, l’Université avait progressé pour être l’une des meilleures.» Âgé de 60 ans, le recteur Brière se donne un horizon de cinq ans à la tête de l’Université. «Je ne ferme pas la porte à un second mandat, dit-il, mais pour le moment je ne vais pas là pour dix ans. On verra.» Selon lui, le fait d’être en poste, en principe, pour un seul mandat représente un avantage. «Les décisions que j’aurai à prendre, je vais les prendre et je vivrai avec, affirme-t-il. Je ne fonctionnerai pas dans l’optique d’une possible réélection dans cinq ans et je ne m’empêcherai pas de prendre une décision qui pourrait affecter mes chances d’être réélu.»

Des valeurs partagées
Denis Brière entrera officiellement en fonction le 1er juin. Son équipe de direction, elle, devra être formée au plus tard le 30 juin. «En plus de leur compétence, les personnes que je choisirai adhéreront à ma philosophie de gestion, à mes valeurs, à mon approche basée sur la concertation, sinon ça ne fonctionnera pas», précise-t-il. Tel qu’annoncé dans son programme électoral, le nouveau recteur procédera à une restructuration des vice-rectorats. «La secrétaire générale prépare actuellement un document qui modifiera les statuts de l’Université parce que deux vice-rectorats auront de nouvelles responsabilités», explique-t-il. Dans les faits, le vice-rectorat exécutif héritera du volet développement et le vice-rectorat aux études héritera du volet affaires internationales du vice-rectorat au développement et aux relations internationales.

 

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«Le financement public ou privé de la recherche devrait comporter un ajout d’au moins 10 à 15 % pour les activités d’enseignement.»
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Le nouveau recteur croit qu’il est important de rattacher le volet affaires internationales au vice-rectorat aux études afin d’accentuer l’internationalisation de la formation. Il dit réfléchir, par ailleurs, à la possibilité qu’une personne-ressource se joigne au nouveau vice-rectorat pour que les étudiants aient une voix au sein de la direction de l’Université, comme cela avait été recommandé par la Commission des affaires étudiantes. Selon Denis Brière, le prochain vice-recteur exécutif aura comme mandat de faire travailler les vice-rectorats ensemble. «Les vice-rectorats ont travaillé passablement en silo dans le passé pour des raisons de culture organisationnelle, souligne ce dernier. Le vice-recteur exécutif aura comme mandat de bien transmettre ma philosophie de gestion aux vice-recteurs. Il devra aussi être plus proche des doyens.» Sous la précédente administration, la même personne cumulait les tâches de vice-recteur exécutif et de vice-recteur à l’administration et aux finances. Ce ne sera plus le cas désormais. «Je veux que le vice-recteur à l’administration et aux finances s’occupe uniquement d’administration et de finances, soutient Denis Brière. Sinon cela peut créer des conflits.»

Des principes de base identiques
Denis Brière est arrivé à l’Université Laval avec un solide bagage de gestionnaire acquis dans le secteur privé. Selon lui, les mêmes grands principes de gestion s’appliquent partout, que l’on soit dans une entreprise ou dans une université. «Où que l’on soit, dit-il, les principes de base restent les mêmes. La seule chose est qu’il faut s’adapter à la mission de l’organisation. Les valeurs que je défends, la façon de gérer axée sur la concertation que je préconise, je les ai appliquées dans le privé.» Selon lui, gérer une organisation du haut vers le bas, comme cela se faisait dans les années 1960, n’a plus sa raison d’être. «Aujourd’hui, précise-t-il, il existe toutes sortes d’approches qui consistent à mobiliser les gens pour faire face à la concurrence. Ce but ne peut être atteint en gérant du haut vers le bas.» Selon lui, son approche axée sur la concertation peut faire beaucoup pour le développement institutionnel. «Concertation égale mobilisation, explique Denis Brière. Lorsqu’on est partie prenante d’une décision, on adhère davantage au projet que s’il nous est imposé.» Introduire à l’Université un mode de gestion axé sur la concertation passe, selon lui, par le lancement de projets concrets mobilisateurs. «Je l’ai vu à la Faculté, indique-t-il. Lorsqu’on réussit, les gens adhèrent à cette réussite et aiment participer.»
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«Concertation égale mobilisation. Lorsqu’on est partie prenante d’une décision, on adhère davantage au projet que s’il nous est imposé.»
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Pour Denis Brière, il est clair que l’avenir de l’Université passe par la qualité de l’enseignement qui y est dispensé. Dans ce sens, il compte mettre en place un «tableau de bord» qui permettra le suivi d’indicateurs de performance des activités d’enseignement. «Cet exercice vaut la peine d’être fait pour améliorer la qualité de notre enseignement, affirme le nouveau recteur. C’est la base de tout.» Selon lui, on ne peut plus faire affaires avec l’Université en se limitant aux activités de recherche. «J’ai déclaré que ceux qui investissent en recherche à l’Université devraient aussi investir en enseignement, explique-t-il. J’en ai parlé à des représentants du secteur privé et d’organismes subventionnaires comme le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Selon moi, le financement public ou privé de la recherche devrait comporter un ajout d’au moins 10 à 15 % pour les activités d’enseignement.» Il ajoute que les investisseurs privés ont maintenant tendance à démontrer davantage d’intérêt pour les diplômés que pour les nouvelles connaissances. «Lorsqu’on a monté cinq chaires de recherche industrielles à la Faculté, rappelle Denis Brière, les présidents des conseils d’administration des partenaires privés ont dit qu’ils étaient plus intéressés par les gens que l’on forme que par les nouvelles connaissances que l’on génère.»

Le nouveau recteur entend se pencher sur le fonctionnement du Conseil d’administration et du Conseil universitaire. «Durant ma tournée électorale, explique-t-il, j’ai entendu beaucoup de commentaires négatifs sur le Conseil d’administration, en particulier par les membres externes. On soulignait notamment un manque de rigueur dans le fonctionnement du Conseil.» Denis Brière croit par ailleurs que le Conseil universitaire ne joue pas pleinement son rôle. «Quelle belle plate-forme de concertation! dit-il. Toute la communauté universitaire y est représentée. Malgré tout le potentiel qu’on y trouve, on n’y fait pas de vrais débats.»
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«Un plan disant à des partenaires potentiels qu’un maximum de 15 % de leur investissement ira au remboursement de la dette de l’Université pourrait être très bien reçu.»
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Réduire la dette
La dette de l’Université atteint maintenant 132 millions de dollars. Denis Brière croit que le temps est venu de se donner des objectifs de réduction. Dans ce but, il entend mettre sur pied un comité composé de membres internes et externes qui procéderont à une analyse complète de la situation. «Le comité devra identifier les effets de la dette sur notre fonctionnement et notre développement, souligne-t-il. Il devra aussi essayer de trouver des façons autres que les subventions gouvernementales pour pouvoir la résorber.» Selon le nouveau recteur, l’Université doit montrer qu’elle se préoccupe de sa dette. «S’il y avait, par exemple, un plan disant à des investisseurs potentiels qu’un maximum de 15 % de leur investissement ira au remboursement de la dette, je pense que ce serait très bien reçu, que les partenaires se sentiraient plus à l’aise d’investir ici.»
Laval, à l’instar des autres établissements du réseau universitaire, entretient des liens privilégiés avec le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS). Denis Brière estime que l’Université, tout en maintenant ses liens avec le MELS, doit en créer avec d’autres ministères. «À la Faculté, explique-t-il, nous avons développé des liens avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Quand le sous-ministre ou le ministre veut apporter des amendements à une politique ou à un régime, il nous appelle pour avoir l’opinion de spécialistes. Aujourd’hui, le Ministère investit près d’un demi-million de dollars annuellement à la Faculté.»

Sur le dossier du Centre de formation et de recherche en alimentation, le nouveau recteur indique qu’il n’a pas été associé de près au projet, donc qu’il n’a pas une connaissance approfondie du dossier. Il souligne toutefois que le projet a suscité méfiance et malaises chez certains. En temps et lieu, il prendra connaissance du dossier pour ensuite consulter la communauté universitaire, afin de prendre la décision la plus éclairée dans les circonstances.

L’essence de l’engagement de Denis Brière pour les cinq prochaines années peut se résumer à: «se concerter, conjuguer nos efforts et bâtir ensemble un avenir durable». Sa vision se veut «stimulante et rassembleuse». Elle consiste à faire de l’Université une institution d’excellence, innovante, engagée dans son milieu, complète, modèle et moderne. Son leadership, il le veut «énergique et empreint d’ouverture».

Bois d’oeuvre: le Canada et les É-U rediscutent

Mardi 24 avril 2007

Des représentants canadiens et américains se rencontreront jeudi, à Ottawa, et tenteront de trouver une terrain d’entente au désaccord qui menace de faire dérailler l’entente sur le bois d’oeuvre, en vigueur depuis seulement sept mois.

Cette rencontre fait suite à la parution, mercredi, d’une lettre de six pages signée par la représentante au Commerce des Etats-Unis, Susan Schwab, qui accuse les producteurs canadiens de bois d’oeuvre de ne pas respecter les quotas à l’exportation ainsi que les gouvernements provinciaux et fédéral de subventionner l’industrie forestière canadienne.

“Quand ce gouvernement incompétent a signé l’entente sur le bois d’oeuvre, on nous avait promis sept ans de paix, a martelé le député libéral Michael Ignatieff pendant la période de questions. Nous n’avons eu droit qu’à sept mois. Cette entente est en train de s’écrouler.”

Pour le premier ministre Stephen Harper, le recours aux consultations est un mécanisme approprié prévu pour résoudre les désaccords dans cette entente. Le premier ministre suggère même que “certains intérêts américains” pourraient vouloir mettre fin à cette entente parce qu’elle est bonne pour le Canada.

Dans sa lettre datée du 30 mars dernier, Mme Schwab dresse une liste de réclamations contre le Canada qui, selon elle, contreviennent à l’entente sur le bois d’oeuvre, entrée en vigueur en octobre dernier.

Mme Schwab reproche entre autres aux exporteurs canadiens de ne pas avoir ajusté leurs quotas, tel que convenu par l’entente, alors que la consommation américaine de bois d’oeuvre a chuté de plus de cinq pour cent par rapport à ce qui était initialement prévu.

La lettre fait également mention de 15 programmes de subventions fédéraux, de l’Ontario et du Québec totalisant près de 2 milliards $, “qui pourraient constituer autant d’infractions” en vertu de cette entente.

“Cette tactique - l’attaque - est couramment utilisée par l’industrie forestière américaine, a déclaré John Allan, président du conseil de l’industrie forestière de la Colombie-Britannique. S’ils n’ont pas raison, ils nous auront fait dépenser pour nous défendre et s’ils ont raison, ils nous forceront à réduire nos exportations.”

M. Allan est confiant que le Canada pourra démontrer que les programmes d’aides gouvernementaux ne constituent pas des infractions au sens de l’entente et que les Américains ont tort en ce qui a trait aux exportations dépassant les quotas fixés

 

Recherche Benoit Brosseau

foret Boréale-Un rapport contesté

Mercredi 28 mars 2007

Un rapport de Global Forest Watch Canada sur la forêt boréale nord-ontarienne constate une diminution des espaces boisés.

Le groupe d’Edmonton a étudié des photos satellites pour observer les changements survenus dans différents secteurs boisés durant une période de 11 à 15 ans.

L’enquête conclut notamment que les deux tiers du territoire étudié ne peut plus accueillir le caribou. La diminution de la superficie forestière aurait également un impact sur les changements climatiques.

Le Dre Justina Ray, employée par la Wildlife Conservation Society Canada, indique que le rapport illustre l’importance de baser les projets d’aménagement sur des territoires plus vastes que les parcelles actuellement étudiées.

D’autres experts croient cependant que certains facteurs n’ont pas été retenus dans l’étude. Un professeur de foresterie au Collège Boréal, Marc Hébert, croit que la province a de meilleures connaissances de l’écosystème et que les plans de gestion des forêts en tiennent compte.

Quant aux impacts sur les changements climatiques, M. Hébert cite une étude de l’Association des produits forestiers du Canada qui indique que l’industrie forestière a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 44 % depuis 1990.

Le président de l’Association des municipalités du Nord de l’Ontario, Michael Power, estime que l’industrie a sa place dans la société actuelle. Il relève que l’organisme d’Edmonton associe protection des forêts aux changements climatiques, mais ne souffle pas mot des impacts de l’industrie automobile.
Forêt boréale

Recherche Benoit Brosseau

Action pour la population : le nouveau gouvernement du Canada annonce des fonds pour combattre le dendroctone

Lundi 26 mars 2007

VANCOUVER - Le nouveau gouvernement du Canada fait équipe avec la Colombie-Britannique pour combattre l’épidémie de dendroctone du pin ponderosa. Le ministre des Ressources naturelles du Canada, l’honorable Gary Lunn, a annoncé aujourd’hui un investissement de 24,8 millions de dollars pour aider à circonscrire la propagation du ravageur le long de la frontière est de la Colombie-Britannique et protéger les localités qui dépendent des ressources forestières et ces ressources elles-mêmes. Le ministre prenait la parole à la Faculté de foresterie de l’Université de la Colombie-Britannique.

Ce financement vient du Programme fédéral sur le dendroctone du pin ponderosa, qui a été annoncé par le gouvernement du Canada en janvier 2007 et qui versera 200 millions de dollars pour amortir les contrecoups de l’infestation de dendroctone du pin ponderosa en Colombie-Britannique.

« En 2005, nous avons pris l’engagement d’investir 1 milliard de dollars en 10 ans pour combattre cette infestation et nous honorons maintenant cet engagement, a déclaré le ministre Lunn. Nous agissons tout de suite pour freiner la propagation du ravageur. Dans le cadre du plan intégral de notre gouvernement, nous cherchons aussi des façons de rebâtir et de transformer l’infrastructure économique des localités de la Colombie-Britannique qui ont été affectées par l’infestation. »

Afin d’endiguer la propagation de l’insecte le long de la frontière est de la Colombie-Britannique, on ratissera les forêts de la région pour en retirer les arbres nouvellement infestés. Ce processus fournira aux décideurs l’information dont ils ont besoin pour gérer le territoire et limitera la capacité du dendroctone d’aller infester de nouvelles zones. La majeure partie du financement, soit 23,1 millions de dollars, ira à ces mesures destinées à ralentir l’avancée de l’épidémie.

Là où l’infestation ne peut plus être circonscrite, des problèmes de sécurité publique se posent. Pour répondre à ces préoccupations, une partie des fonds, soit 1,7 million de dollars, sera consacrée à l’élimination des arbres qui présentent un risque dans les parcs publics. On évaluera aussi les risques d’incendie dans les localités concernées.

Par cette initiative, le nouveau gouvernement du Canada honore son engagement d’aider les localités touchées à s’adapter et à se remettre en cette période de changements sans précédent - en créant des collectivités plus fortes, en meilleure santé et plus stables.

FEUILLET EXPRESS - Association forestière Québec métropolitain

Vendredi 9 mars 2007

ÉVÉNEMENTS ET COLLOQUES

Colloque sur la lutte biologique et intégrée en foresterie “Protéger nos forêts… naturellement !” - 19 au 21 mars 2007
Lieu : Hôtel Le Georgesville, Saint-Georges, Beauce      Date : 19 au 21 mars 2007

Depuis l’interdiction de l’utilisation de pesticides chimiques en milieu forestier en 2001, les intervenants forestiers et chercheurs du Québec doivent constamment innover pour développer des outils biologiques efficaces afin de minimiser les impacts négatifs des ravageurs forestiers. Dans le but de maintenir les rendements forestiers et les activités socio-économiques existantes, des efforts accrus en recherche et développement de solutions alternatives aux pesticides chimiques ont fait l’objet d’une recommandation par les autorités gouvernementales. Ce colloque vous permettra de constater les avancées scientifiques dans ce domaine et d’entrevoir les défis auxquels le Québec devra faire face dans un avenir rapproché.

Pour plus de détails : http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-lfc/luttebiol_f.html

Colloque portant sur les opportunités et la menace qu’offre la Chine à la foresterie québécoise - 20 mars 2007     
Organisé par l’Association des étudiants en foresterie de l’Université Laval dans le cadre de la Semaine des sciences forestières - Colloque Kruger
Date : 20 mars 2007          Lieu : Pavillon La Laurentienne, Université Laval

La Chine, nouvel éden par son économie en pleine expansion, offre aux grands axes de l’industrie occidental des marchés possédant d’immenses perspectives. Ce colloque visera donc à cerner l’impact de cette expansion sur l’industrie forestière ainsi que les moyens pour parvenir à prendre part à l’essor économique de ce pays. Nous espérons compter nombreux les ingénieurs forestiers qui participeront à cet événement étudiant.

Pour plus d’information, contactez Samuel Harvey au 418-656-2131 #8807 (laissez un message) ou par courriel à colloque.kruger2007@gmail.com

Colloque sur le bois dans la construction écologique et la traçabilité des produits forestiers - 20 et 21 mars 2007    
Organisé par Q-WEB, Certific’Action BSL et la CRÉ du Bas-Saint-Laurent
Date : 20 et 21 mars 2007        Heure :      Lieu: Hôtel Rimouski, Rimouski

La construction écologique est un moteur important dans le développement des produits forestiers certifiés et elle représente une tendance dans un marché où aucun joueur ne se démarque encore vraiment. De plus, de grands acheteurs de produits forestiers et des gouvernements accroissent leurs exigences environnementales en réclamant maintenant que le fournisseur puisse retracer l’origine des bois ou des fibres afin d’en démontrer la légalité et la durabilité.

Pour obtenir plus d’information sur ce colloque, veuillez contacter Carl-Éric Guertin par tél.: 418-650-6385, par courriel: ceguertin@quebecwoodexport.com ou visitez le site Web: http://www.quebecwoodexport.com/indexfr.htm

La création de richesses pour un Québec forestier se fait-elle par l’utilisation de notre ressource ? - 21 mars 2007  
Organisé par l’Association des étudiants en foresterie de l’université Laval dans le cadre de la Semaine des sciences forestières - Colloque Kruger
Date : 21 mars 2007      Lieu : Pavillon Desjardins, Université Laval

Cette soirée table-ronde ayant lieu à l’Université Laval aura pour but de comprendre la place qu’occupe, dans le secteur de la seconde transformation, la ressource forestière québécoise. De plus, les principales étapes dans l’obtention d’entreprises forestière compétitives dans le domaine de la transformation ainsi que les critères pour démarrer de telles industries seront étudiés par nos panélistes durant une période de plénière.

Pour plus d’information, contactez Samuel Harvey au 418-656-2131 #8807 (laissez un message) ou par courriel à colloque.kruger2007@gmail.com

4e Colloque « Penser client : penser planification ! » - 28 mars 2007
Organisé par le Consortium de recherche FOR@C et Q-WEB
Date : 28 mars 2007      Lieu : Hôtel Plaza, Québec

Réaliser un changement, solidifier son offre, se réinventer : c’est d’abord planifier. Ce colloque a comme objectif d’approfondir les notions d’une planification efficace autant de manière stratégique qu’opération- nelle et à mesurer sa performance. La planification logistique, l’intégration entre la planification et la technologie et des expériences vécues sont au menu. Vous voulez réussir? Apprenez à planifier!

Pour plus d’information, contactez Phyllis Leclerc au 418-650-6385, par courriel à pleclerc@quebecwoodexort.com ou visitez le site Web: http://www.quebecwoodexport.com/indexfr.htm

1er colloque annuel du Centre d’étude de la forêt - 28-30 mars 2007
Date : 28-30 mars 2007       Lieu : Complexe des sciences Pierre-Dansereau, Université du Québe à Montréal (UQAM)
 
Le CEF a le plaisir de vous convier à son premier colloque annuel. Regroupant 46 chercheurs et plus de 330 étudiants aux cycles supérieurs de 8 universités différentes, le CEF est un nouveau regroupement universitaire unique au Québec puisqu’il réunit l’expertise scientifique québécoise oeuvrant en forêt. Profitez de ce cette occasion pour présenter les résultats de vos activités de recherche, pour connaître le CEF et découvrir l’expertise de ses membres, pour discuter avec des chercheurs de renom, pour échanger avec les autres chercheurs du secteur forestier et pour faire connaissance avec vos collègues éloignés.

Pour plus de détails: http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=Colloque.Colloque2007

10e congrès nord-américain d’agroforesterie : Opportunités économiques et bénéfices environnementaux de l’agroforesterie - 10 au 13 juin 2007
Date : 10 au 13 juin 2007        Lieu : Université Laval, Québec 
Pré-inscription à tarif préférentiel : 1er avril 2007     
Nouvelle date limite pour soumettre les textes pour les Actes du Congrès : 15 avril 2007

L’objectif du congrès est d’encourager le développement et l’adoption de pratiques de gestion durables du territoire rural axées sur l’intégration d’arbres au paysage. Les bandes riveraines arborées, les haies brise-vent, les systèmes sylvopastoraux, les cultures intercalaires et les cultures sous couvert forestier sont les principales techniques qui seront abordées dans le cadre du Congrès. Les participants visés appartiennent à toutes les sphères du conseil, de l’enseignement et de la recherche, qu’ils travaillent au sein d’entreprises privées, de groupes-conseil, de municipalités, de ministères, d’institutions d’enseignement ou de centres de recherche spécialisés dans les domaines de l’agriculture, de la foresterie, de l’environnement et de l’aménagement du territoire.

Pour obtenir plus de détails sur ce congrès : http://www.agrofor2007.ca/
CONFÉRENCES, ATELIERS ET FORMATIONS

Les colloques du Service canadien des forêts - Centre de foresterie des Laurentides (SCF-CFL)
Les Colloques du SCF - CFL sont présentés au Centre de foresterie des Laurentides du Service canadien des forêts à Québec (Québec) Canada, à la salle Lionel-Daviault au Centre de foresterie des Laurentides, 1055, rue du P.E.P.S. de 10h30 à 12h (dès 10h, café et échanges informels).

Pour obtenir des informations sur les colloques, communiquez avec la Direction de la recherche du Centre de foresterie des Laurentides au numéro de téléphone 418-648-7032, ou par courrier électronique :  lucie.labrecque@rncan.gc.ca

- La classification nationale de la végétation du Canada et sa composante pour le Québec - 1er mars 2007    
M.  Ken Baldwin, Écologiste en foresterie / RNCan-SCF-CFGL M.  Jean-Pierre Saucier, ing.f. / MRNF

La classification nationale de la végétation du Canada (CNVC) est un vaste projet qui vise à constituer un catalogue des associations végétales de l’ensemble du Canada. Ce catalogue intégrera les connaissances sur les communautés végétales en fonction des variations environnementales, comme le climat régional et les caractéristiques du milieu. Des exemples tirés des travaux en cours au Québec illustreront les principes et les résultats du projet.

- Évaluation du risque et diagnostic de l’encre des chênes rouges - 15 mars 2007     
Danny Rioux, chercheur scientifique
Richard Hamelin, chercheur scientifique Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Centre de foresterie des Laurentides

L’encre des chênes rouges (ECR), causée par le Phytophthora ramorum, a été observée pour la première fois en 1993 en Europe et par la suite en 1995 en Californie. Au Canada, la maladie a été signalée à quelques occasions à partir de 2003 en Colombie-Britannique. L’évaluation des risques phytosanitaires préparée pour l’ACIA en 2006 révèle que l’ECR est une réelle menace pour les forêts et les arbres urbains au Canada et, par conséquent, pour les industries forestière et horticole.

Série de présentations des étudiants de 2e cycle en sciences forestières à l’Université Laval dans le cadre du cours Colloque II
Au cours d’un séminaire, l’étudiant présente et défend les résultats de ses travaux de recherche de maîtrise devant une assemblée de professeurs, d’étudiants aux cycles supérieurs et d’invités. L’étudiant préside un des colloques et dépose une analyse critique de chacune des présentations de ses collègues.

- Mardi 13 Mars 2007 au Pavillon Abitibi-Price, salle 1160
Colloque II de Onil Bergeron en Écophysiologie (13h30 )
Colloque II de Manon Lazarovici en Opérations forestières (14h30)

- Mardi 20 mars 2007 au Pavillon Abitibi-Price, salle 1160
Colloque II de Roberto Quezada-Garcia sur les insectes indicateurs (13h30) 
Colloque II de Frédéric Pitre sur la Génomique du peuplier (14h30)

- Mardi 27 mars 2007 au Pavillon Abitibi-Price, salle 1160
Colloque II de Annie Gosselin sur les Savoirs paysans au Mali (13h30)
Colloque II de Edna Civil-Blanc sur l’Évaluation Économique (14h30)

Conférence : Effets des GES sur la biodiversité - 14 mars 2007
Mme Catherine Potvin, département de biologie (Mc Gill)
Date : Mercredi 14 mars 2007      Heure : 11h30 à 13h00        Lieu : Pavillon Vachon, local 2870

Conférence : Yellowstone, Patagonie, et les défis de conservation: comprendre et prédire sans expérience - 15 mars 2007    
Les conférences du Centre d’étude de la forêt (CEF)
Eliot McIntire, professeur, Département de Sciences du bois et de la forêt, Université Laval, Québec et Chaire de Recherche du Canada
Date : Jeudi 15 mars 2007     Heure : 15h30        Lieu : Pavillon Abitibi-Price, local 1160
OUTILS DE TRANSFERT DE CONNAISSANCES

Capsules forestières
Par l’Association forestière Québec métropolitain

L’Association forestière Québec métropolitain a développé des capsules éducatives sur la foresterie en général et sur le milieu forestier de la région de Chaudière-Appalaches qui vous permettront de découvrir la richesse de la forêt et des activités qui en découlent. Ces capsules vous permettront de découvrir le patrimoine forestier de cette région et vous informeront sur les pratiques d’aménagement, d’exploitation, de transformation et bien plus encore.

Chaudière-Appalaches
   7 de 10. Promenons-nous dans les bois; Les activités récréatives dans la forêt de Chaudière-Appalaches
                  http://www.afqm.org/documents/recreation2.pdf
   8 de 10. L’aménagement faunique en forêt privée
                  http://www.afqm.org/documents/amefaunique2_000.pdf

Toute dernière version de la Liste des espèces en péril au Canada
Par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) vient de publier la toute dernière version de sa Liste des espèces en péril au Canada. Il s’agit d’un manuel disponible en ligne, contenant de l’information sur 534 espèces jugées dans une certaine mesure en péril au Canada, dont 65 espèces et sous-espèces aviaires. Pour plus amples renseignements, visitez le site Web du COSEPAC.

Liste des espèces en péril au Canada : http://www.cosewic.gc.ca/fra/sct0/rpt/rpt_csar_f.pdf
Site Web du COSEPAC : http://www.cosewic.gc.ca/fra/sct5/index_f.cfm

Guide de martelage Forêt-Faune adapté à la forêt privée
Par Le Groupe Desfor

Un guide de martelage forêt-faune qui prend en considération la forêt en tant qu’habitat faunique. Le martelage est une étape préalable à la coupe de bois et essentielle afin de permettre l’évolution d’un peuplement forestier pour la production de bois de qualité. Le guide met l’accent sur des mesures de mise en valeur et de protection pour favoriser les habitats fauniques. Le guide contient 80 pages.

Pour télécharger le document: http://www.afm.qc.ca/media-acceuil-menu/Guide%20martelage%20For%EAt-Faune%20vf.pdf

Conditions de croissance et réponses des feuillus selon différentes stratégies de régénération par la plantation
Par l’Institut de recherche en biologie végétale

À l’échelle mondiale et avec la hausse continuelle de la population, on assiste à une augmentation de la demande globale en produits forestiers. La ressource servant à la fabrication de ces produits est par ailleurs récoltée sur une superficie de forêts qui va en diminuant, de sorte qu’une rupture dans les stocks de matière ligneuse pourrait éventuellement survenir (FAO, 2001). Parmi les éléments de solution envisagés pour répondre à la problématique de l’approvisionnement dans le milieu forestier figure l’établissement de plantations.

Pour télécharger le document: http://www.afm.qc.ca/media-acceuil-menu/IRBV05_CroissanceFeuillus.pdf

Nutrition et croissance comparées de différents peupliers hybrides sur des dépôts marginaux pour l’agriculture
Par l’Institut de recherche en biologie végétale

Nous présentons ici les résultats d’analyse nutritionnelle de quatre plantations expérimentales établies dans la M.R.C. du Haut-Saint-Laurent, en Montérégie, comprenant des peupliers hybrides et des feuillus nobles en combinaison sur un même site (double rotation). Nos dispositifs expérimentaux permettent de comparer une gamme de plusieurs hybrides interaméricains, eurasiens, euraméricains et certaines combinaisons multiples, que nous avons mis à l’essai dans plusieurs conditions de sols qui reflètent les réalités du sud-ouest québécois. L’ensemble des dispositifs initie l’évaluation de la sylviculture des clones de peupliers disponibles pour le sud du Québec.

Pour télécharger le document: http://www.afm.qc.ca/media-acceuil-menu/IRBV05_NutritionPEH.pdf

Fiche multiressource - Le Castor
Par le Groupement forestier Beauce Sud

Élément important de la faune québécoise, le castor façonne le territoire de ses étangs et ses barrages. Apprécié pour la diversité qu’il apporte sur une propriété forestière, il peut aussi causer des dommages importants aux peuplements et aux infrastructures.

Pour télécharger la fiche: http://www.agenceestrie.qc.ca/Documents_PDF/Castor.pdf

Fiche multiressource - Le Porc-Épic
Par le Groupement forestier Beauce Sud

Le porc-épic est un rongeur commun que l’on retrouve un peu partout au Québec. Sa présence sur les propriétés forestières occasionne parfois des dommages qu’il est possible de minimiser en connaissant mieux ses habitudes de vie.

Pour télécharger la fiche: http://www.agenceestrie.qc.ca/Documents_PDF/Porc%20%C9pic.pdf

Santé et aménagement des érablières - Les insectes ravageurs
Par le Service canadien des forêts
Pour télécharger le document: http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-LFC/pdf/Affiche-insectes_f.pdf

Santé et aménagement des érablières - Les blessures et les mécanismes de défense
Par le Service canadien des forêts
Pour télécharger le document: http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-LFC/pdf/Affiche-blessures_f.pdf

Santé et aménagement des érablières - Les maladies
Par le Service canadien des forêts
Pour télécharger le document: http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-LFC/pdf/Affiche-maladies_f.pdf
COMMUNIQUÉS ET ACTUALITÉ

Nouveau plancher d’ingénierie flottant - Diane Leblanc annonce une aide financière de près de 131 000 $ à Boa-franc de Saint-Georges-de-Beauce

Saint-Georges-de-Beauce, le 1 février 2007 -  La député de Beauce-Sud et vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Diane Leblanc, a annoncé, au nom du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, une aide financière de près de 131 000 dollars à la firme Boa-Franc de Saint-Georges-de-Beauce. Cette aide est attribuée dans le cadre du Programme d’aide financière au développement de technologies et de produits, instauré à l’automne 2005. Financé entièrement par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), ce programme est coordonné par Forintek Canada Corp., division de l’Est.

Pour consulter le communiqué: http://www.mrnf.gouv.qc.ca/presse/communiques-forets-detail.jsp?id=6025

Exprimez-vous en faveur d’un moratoire de coupe en forêt intacte avec Greenpeace

Il ne reste plus au Québec que 15 % de forêt boréale intacte, dans la zone allouée à l’industrie. Selon Aux Arbres Citoyens! seulement 3.4% du territoire québécois est protégé contre l’exploitation industrielle. Pourtant, la forêt est un bien public. Le gouvernement n’a hérité que de sa gestion. Mais il a laissé l’industrie la surexploiter. 86% de la forêt boréale a été concédée à l’industrie. Pour protéger ce qu’il reste de forêt boréale intacte, Greenpeace a officiellement demandé au gouvernement du Québec un moratoire de coupe forestière dans les zones intactes le 31 janvier 2007. Joignez-vous à Greenpeace et envoyez un courriel à Jean Charest pour exiger vous aussi une gestion plus responsable et prévoyante de nos ressources forestières.

Pour plus de détails: http://www.greenpeace.org/canada/fr/a-vous-d-agir/cybermilitantisme

Inauguration du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP): Un atout de plus pour la recherche et l’innovation

Trois-Rivières, le 2 février 2007 - Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, en compagnie de la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie, Mme Julie Boulet, et du député de Trois-Rivières, M. André Gabias, a inauguré aujourd’hui le Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP) de Trois-Rivières. « Le CIPP est un véritable incubateur de R&D et de formation. Pour avoir un secteur forestier fort, il importe de disposer d’une relève qualifiée et compétente. Grâce notamment au transfert des connaissances en matière de technologie, le Centre deviendra un instrument important du développement de l’industrie papetière, en soutenant et en accompagnant les intervenants du secteur. Voilà pourquoi notre gouvernement a décidé d’y investir 23,5 $ », a déclaré M. Corbeil.

Pour consulter le communiqué: http://www.mdeie.gouv.qc.ca/page/web/portail/nav/communiques.html?page=details.jsp&iddoc=80407

Le Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois est reporté

Québec, le 2 février 2007 - M. Denis Brière, président du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois, annonce que la tenue de l’événement, initialement prévu pour les 5 et 6 mars, est reportée à l’automne. « Cette décision, prise à l’unanimité par le comité directeur du Sommet, est motivée par notre ferme volonté de donner plus de temps aux nombreux intervenants qui veulent faire de ce Sommet un succès porteur d’avenir», indique M. Brière.

Pour consulter le communiqué: http://sommetforet.ffg.ulaval.ca/UserFiles/File/Sommet%20-%20communiqué%20de%20presse%200202%20-%20français.pdf

Utilisation de la biomasse forestière - Le ministre Corbeil accorde une aide financière de 20 000 $ au Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) de la région de la Capitale-Nationale

Québec, le 14 février 2007 -  Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, annonce qu’il a accordé une aide financière de 20 000 dollars au Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) de Québec. Le CQVB fera réaliser, grâce à cette aide et aux contributions d’autres partenaires, une étude stratégique pour établir le potentiel des bioproduits et des bioprocédés industriels au Québec. Cette étude proposera des voies de développement, des pistes d’intervention et des moyens d’action pouvant soutenir l’émergence de ce secteur au Québec.

Pour consulter le communiqué: http://www.mrnf.gouv.qc.ca/presse/communiques-detail.jsp?id=6051

Aires protégées - “Incapable d’atteindre des objectifs, le ministre Béchard change la méthode de calcul à la veille des élections” - Stéphane Bergeron

Québec, le 15 février 2007- Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, déplore l’attitude partisane dont fait preuve le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, qui, à quelques jours du déclenchement probable des élections, se convertit subitement aux vertus de la définition internationale des aires protégées pour faire oublier qu’il repousse à plus tard l’atteinte de ses objectifs.

Pour consulter le communiqué: http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Fevrier2007/15/c8955.html

Les aires protégées au Québec : un héritage pour la vie
Le gouvernement du Québec annonce des actions qui améliorent la performance du Québec dans les aires protégées

Québec, le 15 février 2007 - En conférence de presse aujourd’hui, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et leader adjoint du gouvernement, M. Claude Béchard, a procédé à d’importantes annonces en matière d’aires protégées qui témoignent de l’importance que le gouvernement accorde à la protection de la nature et de la biodiversité.

Pour consulter le communiqué: http://www.mddep.gouv.qc.ca/Infuseur/communique.asp?no=1065

Protection de la forêt boréale : Rapport alarmant sur la disparition des dernières forêts intactes

Montréal, le 15 février 2007 - Au lendemain de l’annonce du report des échéances de la Stratégie québécoise sur les aires protégées par le ministre Béchard, les scientifiques de Global Forest Watch Canada constatent que la dégradation du site Pascagama, soit l’une des dernières grandes forêts intactes du Québec, a pris des proportions inquiétantes. En effet, ce site exceptionnel a été fortement perturbé par les coupes forestières et ce, même si Nature Québec, le RQGE et la SNAP réclament de grande aire protégée dans ce secteur.

Pour consulter le communiqué: http://auxarbrescitoyens.com/article.php?id_article=0510

Développement des aires protégées : Un portrait plus clair, mais peu reluisant

Montréal, le 15 février 2007. -  Bien que l’annonce de nouveaux territoires protégés constitue un pas de plus vers l’atteinte des objectifs du Québec, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) juge que le temps n’est pas vraiment à la réjouissance. L’objectif de 8% d’aires protégées, que visait le présent gouvernement, ne sera visiblement pas atteint.

Pour consulter le communiqué : http://www.rncreq.org/pdf/comm_150207.pdf

Valorisation des rejets de carton - Le ministre Lessard accorde une aide financière de 20 820 $ à Cartonek inc.

Thetford Mines, le 19 février 2007 -  Le député de Frontenac, ministre du Travail et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, M. Laurent Lessard, annonce, au nom du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, une aide financière de 20 820 $ à Cartonek inc. de Sainte-Marie. Cette aide, qui correspond à 50 % des dépenses admissibles en vertu du programme, est attribuée dans le cadre d’une mesure d’aide aux études spécialisées du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, instaurée à l’automne 2005.

Pour consulter le communiqué: http://www.mrn.gouv.qc.ca/presse/communiques-detail.jsp?id=6062

Revue de presse du Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval

Chaque jour, une revue de presse sur le milieu forestier est mise à la disposition des internautes sur le site Internet du Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval. Cette revue de presse rassemble une vingtaine d’articles par jour tirés des différentes publications quotidiennes. Pour ceux et celles intéressés à lire davantage sur le milieu forestier peuvent avoir accès à la revue de presse du mois de février 2007 en cliquant sur le lien suivant : http://www.sbf.ulaval.ca/revuepresse/2007/F%E9vrier/
FORÊT ET PLEIN-AIR

Rappel - Excursion hivernale au parc de la forêt ancienne du mont Wright - 3 mars 2007

Venez apprécier le parc de la forêt ancienne du mont Wright sous son manteau de neige. L’Association forestière Québec métropolitain vous offre l’opportunité de participer à une excursion (pédestre ou en raquettes, selon les conditions de neige), le samedi 3 mars 2007 de 8h30 à 12h30. Le parcours totalise près de 7 km en empruntant le Sentier de la Forêt ancienne et le Sentier du Sommet.
 
Le Sentier de la Forêt ancienne vous fera découvrir la nature exceptionnelle de la végétation du mont Wright, caractérisée par des peuplements forestiers anciens composés d’arbres de taille impressionnante et âgés de plus de 300 ans. Il vous sera également possible d’observer une série de blocs rocheux qui représentent un attrait intéressant pour les grimpeurs et les randonneurs. Le Sentier du Sommet mène au belvédère qui permet d’apprécier une vue panoramique sur les montagnes et sur le village de Stoneham. Il donne accès au sommet par l’emprunt d’une voie de contournement praticable par un plus grand nombre de randonneurs que le sentier du Vaillant.
 
Tout au long de cette excursion, vous aurez l’opportunité de découvrir la vie hivernale du parc. Comment se comporte la faune et la flore et quelles sont les stratégies utilisées pour passer l’hiver?
 
Pour garder votre énergie et votre bonne humeur, prévoyez une boisson désaltérante et une collation.Réservez votre place dès aujourd’hui au 647-0909 ou afqm@afqm.org

Le Centre de Ski de Fond des Portes de l’Enfer

Le Centre de Ski de Fond des Portes de l’Enfer est prêt à accueillir les fondeurs sur ses pistes enneigées. Le sentier de raquette des Portes de l’Enfer vous fera découvrir la brèche historique dans la montagne qui permettait jadis aux bûcherons de franchir non sans crainte, ce passage périlleux.

Pour plus d’information: http://www.st-alban.qc.ca/stalban.asp?no=46953

Activités de découvertes hivernales  au parc national de la Jacques-Cartier : Affrontez l’hiver, mais comment ?

Cette randonnée guidée de 2,5 km à raquettes vous en apprendra davantage sur les stratégies développées par les animaux et les végétaux pour s’adapter aux particularités de l’hiver québécois. Les 3, 4, 9,10 et 11 mars 2007. Pour tout autre renseignement sur les activités ou la programmation, vous pouvez contacter le parc national de la Jacques-Cartier au 1 800 665-6527, à l’adresse parc.jacques-cartier@sepaq.com ou visitez le site Internet au www.parcsquebec.com

 

Les Expéditions de la Rivière Blanche - chiens de traîneaux

René, Chantal et leurs chiens de traîneaux vous réservent une authentique randonnée de 23 km en pleine nature. Sortie inoubliable en famille ou entre amis ! Pour information et réservation, téléphone : (418) 268.8486, cellulaire (418) 283.3224, courriel expeditionriviereblanche@globetrotter.net 

Parc national des Grands-Jardins

Toutes les fins de semaine, du 9 février au 24 mars, le parc national des Grands-Jardins vous offre l’occasion de vivre une expérience unique dans un environnement naturel féerique! Les adeptes de plein air pourront en effet profiter du nouveau forfait Blanc : pêche blanche et randonnée comprenant l’hébergement aux chalets Beaumont (capacité de 4 à 8 personnes), les droits de pêche sur le lac Turgeon et l’accès au parc.

Pour plus de détails: http://www.sepaq.com/pq/grj/fr/

Invitation à voter - Concours de photos du parc national de la Jacques-Cartier

À chaque saison, la nature du parc national de la Jacques-Cartier se transforme pour offrir à l’ensemble de ses visiteurs des paysages uniques… à faire rêver! Pour immortaliser ces moments magiques, le parc a mis de l’avant, pour une deuxième année consécutive, un concours de photos permettant aux photographes amateurs de faire parvenir leur plus beau cliché de paysage spectaculaire, de rencontre mémorable avec la faune ou d’activité particulièrement appréciée. Le concours maintenant terminé, c’est à vous de voter pour votre photo préférée! Les personnes qui feront parvenir leur vote seront automatiquement éligibles au tirage d’un séjour de 2 nuitées en camping aménagé avec services au parc national de la Jacques-Cartier.
 
Pour tout autre renseignement sur les activités ou la programmation, vous pouvez contacter le parc national de la Jacques-Cartier au 1 800 665-6527, à l’adresse parc.jacques-cartier@sepaq.com ou visitez le site Internet au www.parcsquebec.com

DIVERS

Mois de l’arbre et des forêts 2007 « Craquer pour la forêt »
Soutenez l’éducation forestière et commandez dès maintenant vos articles du Mois de l’arbre et des forêts !

Il est maintenant temps de passer vos commandes pour les T-shirts, les polos et les casquettes aux couleurs du Mois de l’arbre et des forêts 2007. Pour visualiser les différents items, vous pouvez consulter le site Internet de l’Association forestière Québec métropolitain : http://www.afqm.org/
Pour passer votre commande et pour connaître les dates de réception et de livraison, veuillez télécharger le bon de commande : http://www.afqm.org/documents/formulaire_tshirt07.pdf

Retournez-le avec votre paiement au bureau de l’AFQM au 870, avenue de Salaberry, bureau 302, Québec (Québec) G1R 2T9.

Une bonne affaire pour la faune, la nature et… pour vous !

Tous les amateurs de plein air sont invités à visiter régulièrement l’Encan faune et nature pour y découvrir une offre incomparable de forfaits de pêche, de chasse, de villégiature, des ¦uvres d’art, de l’équipement pour les sports en nature, etc. Découvrez le nouvel Encan virtuel de la Fondation de la faune du Québec où la présentation des lots et les mises se font directement sur un site Internet entièrement sécurisé. Visitez sans tarder le www.fondationdelafaune.qc.ca/encan  pour y découvrir près de 75 lots d’une valeur de 200$ à 7 000$ !

Concours de dessins pour tous les enfants du Québec!

L’Association forestière des Cantons de l’Est est fière d’annoncer la tenue de la troisième édition de son concours de dessins sur le thème « Tes dents, les produits laitiers et les arbres… Tes amis de chaque jour! ». Le concours se déroule du 19 février au 19 avril 2007 et s’adresse à tous les enfants de 4 à 12 ans, résidant au Québec. Il est organisé par l’Association forestière des Cantons de l’Est, Les Clubs 4-H du Québec, l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec et les Producteurs laitiers du Canada.
 
Pour voir l’affiche promotionnelle et télécharger le document de participation, visitez notre site à : http://www.afce.qc.ca/concours.htm

Soutenons l’incorporation des biologistes et des microbiologistes

En 2006, n’importe qui peut se dire biologiste ou  microbiologiste… et agir comme tel! Pourtant, à  l’heure de la refonte du système de santé et du dépôt de la Loi sur le développement durable,  biologistes et  microbiologistes sont des acteurs incontournables dans les  décisions importantes que doit prendre la collectivité pour la protection  de la santé et des ressources naturelles. Plus que jamais,  notre incorporation devient  essentielle à la création d’un ordre professionnel qui garantirait la  qualité de l’exercice des biologistes et microbiologistes, et permettrait  une protection accrue du public et de son environnement.  Afin de  ne plus laisser n’importe qui faire n’importe quoi… nous avons besoin de  vous!

Soutenez l’action des biologistes et des microbiologistes, signez la pétition!
http://www.incorporation-abqamq.ca   

Les Phénix de l’environnement: Invitation pour les mises en candidature

Vous avez réalisé un projet d’importance pour votre communauté ? Vous désirez partager vos réalisations avec l’ensemble de la population québécoise ? Les Phénix de l’environnement sont pour vous ! Ouvert aux organismes environnementaux, aux municipalités, aux institutions d’enseignement, aux individus et aux entreprises, aux commerces et aux institutions, ce prestigieux concours récompense les meilleurs projets mis en place en 2006 pour la protection de l’environnement. N’attendez plus ! Vous avez jusqu’au 15 mars pour soumettre vos dossiers. Visitez le site Internet www.phenixdelenvironnement.qc.ca .
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Soutenez les activités de l’Association forestière Québec métropolitain

Organisme à but non lucratif, l’Association forestière Québec métropolitain, a pour mission de promouvoir la conservation et la mise en valeur de l’arbre et des boisés en milieu urbain et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles en milieu forestier. Cette mission privilégie l’éducation et la sensibilisation auprès du grand public et tout particulièrement auprès des jeunes.

Soutenir l’Association forestière Québec métropolitain, c’est contribuer, en donnant de son temps comme bénévole, en contribuant financièrement par un don déductible d’impôt ou simplement en s’inscrivant comme membre. Pour plus de détails, consultez notre site Internet au www.afqm.org et pour télécharger le formulaire d’adhésion: http://www.afqm.org/documents/Coupon_AFQM06.pdf
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Le FEUILLET EXPRESS est un outil d’information électronique sur le milieu forestier préparé par l’Association forestière Québec métropolitain. Les documents et articles sont envoyés à titre d’information et ne reflètent pas forcément les positions de notre organisme.

Pour vous abonner ou vous retirer de cette liste d’envoi, communiquez avec nous : afqm@afqm.org