Archive pour la catégorie 'Connaissances forestières et environnementales'

Trois organismes verts réclament la protection de 50% du territoire nordique

Mardi 7 octobre 2008

Une coalition de groupes environnementaux réclame que le gouvernement québécois prévoit des mesures de protection et de conservation pour au moins 50% du territoire nordique de la province. Cette demande a été faite dans le cadre du futur «Plan Nord», un nouveau projet qui sera bientôt annoncé par Québec.

En marge du colloque «Aires protégées en forêt boréale», qui se déroule présentement à Québec, Nature Québec, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Québec) et l’Initiative boréale canadienne (IBC) ont décidé d’intervenir et de proposer à la population québécoise leur propre vision d’un plan qui, selon la coalition, «intègre à la fois les connaissances scientifiques et traditionnelles en matière de changements climatiques, l’importance de la conservation de la biodiversité et l’assurance d’un développement économique viable et respectueux tant de l’environnement que des droits des autochtones et des collectivités vivant sur ce territoire».

«Ce que nous proposons aux citoyens pour protéger le Nord du Québec est une vision basée sur les connaissances du 21e siècle et non sur des principes archaïques datant de l’époque de la ruée vers l’or. Il s’agit d’établir un véritable réseau interconnecté d’aires protégées sur au moins 50 % de ce territoire, ce qui nous permettra de conserver nos derniers espaces sauvages présents dans la forêt boréale, la taïga et la toundra», explique dans un communiqué Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

L’Ontario : une inspiration

«Depuis plusieurs années, nombre d’économistes comparent les performances et le développement de l’Ontario et du Québec et demandent au Québec de s’aligner sur les nouvelles politiques ontariennes de conservation», estime Nature Québec.

C’est dans cette optique que la coalition suggère maintenant au gouvernement de s’inspirer du travail qui se fait en Ontario et de viser lui aussi la protection d’au moins 50 % du Nord. «Dès cet automne, le Québec se doit de poser un geste aussi significatif que l’Ontario pour la protection de notre patrimoine naturel et culturel, et ce, en révisant non seulement la Loi sur les mines et celle sur la forêt, mais en les intégrant dans un plan visionnaire et durable pour le nord de la province, et ce, de façon à respecter les droits et les activités traditionnelles des peuples autochtones qui vivent dans le nord du Québec», ajoute Marie-Ève Marchand, directrice générale de la SNAP Québec.

Les écosystèmes nordiques s’avérant être parmi les plus grands réservoirs de carbone au monde, la coalition estime que sa protection est indispensable pour lutter contre le changement climatique.

«En 2007, 1500 scientifiques émérites, dont 76 Québécois, ont demandé aux gouvernements de procéder le plus rapidement possible à la protection d’au moins 50% de la forêt boréale non exploitée et de la taïga afin d’en assurer l’intégrité écologique et culturelle et de préserver ses écosystèmes fonctionnels, et ce, à perpétuité. Si le Québec avance de cette manière avec l’Ontario, leurs territoires deviendront les écosystèmes forestiers les mieux conservés à l’échelle internationale», conclut Harvey Locke, porte parole de l’IBC au Québec.

Les insectes nuisibles

Lundi 23 juin 2008

Certaines relations sont destructrices en elles-mêmes. Elles commencent par une attraction fatale, un besoin pressant de s’unir, et de là commence la descente vers une tragédie imminente.

Dans les forêts canadiennes, une telle relation se manifeste notamment entre les changements de climat et les insectes. Cette relation particulière pourrait transformer à tout jamais les forêts du Canada, prédisent les scientifiques.

«Nous pouvons nous attendre à une augmentation de la population d’insectes nuisibles reliée à la hausse des températures terrestres», explique Jacques Régnière, entomologiste du Service canadien des forêts (SCF).

Cette prédiction concernant les forêts canadiennes est plutôt inquiétante et elle devrait tous nous concerner.

Pour plusieurs, le mot «boréal» peut sembler anodin, mais au Canada, la forêt boréale est plus qu’un simple mot, elle incarne le Canada.

D’une superficie de 5 millions de kilomètres carrés, du Yukon à Terre-Neuve-et-Labrador, la forêt boréale définit à la fois les animaux qui habitent le territoire, les gens qui vivent de l’industrie forestière, voire l’air que nous respirons.

Une étude de 2007 de l’Université de Toronto estime que grâce à des efforts plus soutenus en matière de conservation de la forêt, nous pourrions, annuellement, réduire de 10 % les émissions de CO2.

Le dendroctone du pin ponderosa

C’est grâce au climat que les arbres ont si bien grandi au Canada. Mais lorsque cet équilibre est menacé par le réchauffement de la planète et que ça devient trop chaud, les forêts en souffrent de façon considérable.

Ce phénomène est particulièrement flagrant en Colombie-Britannique.

«La sécheresse favorise les insectes, mais pas les arbres, avance John McLean, professeur de foresterie à l’Université de la Colombie- Britannique. Dans des conditions normales, le dendroctone du pin ponderosa pond environ 100 oeufs, dont seulement deux survivront. Mais quand le climat devient plus chaud, dix oeufs peuvent alors survivre, ce qui en multiplie la population par cinq à chaque cycle.»

En Colombie-Britannique, le dendroctone du pin ponderosa attaque massivement les pins tordus depuis 1998. Ces insectes mangent l’intérieur des troncs et introduisent dans l’aubier un champignon qui s’avère mortel.

Selon les données les plus récentes, entre 1998 à 2006, le dendroctone du pin ponderosa a ravagé près de 92 000 kilomètres carrés de forêts, une superficie qui correspond presque à celle du Portugal. À ce rythme, d’ici à 2015, 76 % des pins de la Colombie- Britannique auront disparu.

«Les arbres vieillissent. Ils font face à certains problèmes tels que la sécheresse ou encore la carie jaune annelée, une maladie racinaire. Par conséquent, les pins deviennent la nourriture par excellence des insectes. Par la suite, le nombre d’insectes augmente et ils s’en prennent à la forêt entière, soutient M. McLean. Et bien sûr, les Albertains nous en veulent parce que les insectes envahissent aussi leur territoire.»

Le dendroctone du pin ponderosa s’est propagé en Alberta auparavant, mais jamais aussi intensivement. Aujourd’hui, en Colombie-Britannique, les ravages sont si importants que les insectes ont réussi à traverser les Rocheuses pour s’établir en Alberta.

Le froid qui balaie le nord de l’Alberta a permis d’éviter que ce coléoptère ne détruise la forêt albertaine. Mais les scientifiques croient que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne traverse tout le Canada, allant jusqu’à dévorer sur son passage le moins savoureux de tous, le pin gris.

Une fois en Ontario et au Québec, là où la température ne descend jamais en dessous de - 50 °C, nécessaire pour tuer le dendroctone du pin ponderosa, l’insecte trouvera un nouveau foyer.

Puisqu’il y a beaucoup moins de pins dans la partie est de la forêt boréale par rapport à la Colombie- Britannique, nous serons sûrement épargnés d’une dévastation aussi importante que dans l’Ouest canadien.

Il reste que l’introduction d’une nouvelle espèce ravageuse dans l’Est va occasionner un stress supplémentaire à la forêt boréale, qui lutte déjà contre ses propres envahisseurs.

La tordeuse du pin gris

À la fin des années 1970, une épidémie de la tordeuse du bourgeon de l’épinette s’est rapidement propagée en Ontario et au Québec, détruisant ainsi la même superficie de forêts qu’une coupe industrielle échelonnée sur dix ans. Cette épidémie de tordeuses avait un cycle de vie de 25 à 30 ans.

«Les insectes se répandent davantage lorsqu’il fait chaud, affirme Sandy Smith, entomologiste à la faculté de foresterie de l’Université de Toronto. Cela est vrai pour la tordeuse comme ce l’est pour le dendroctone du pin ponderosa. Nous savons que plus la tordeuse survit à la période hivernale, plus il y en aura au printemps. Vous ajoutez à cela un réchauffement climatique et vous venez d’accélérer le processus», souligne-t-elle.

La tordeuse de l’épinette provoque la défoliation des arbres puisqu’elle mange les bourgeons du sapin baumier et de l’épinette.

En 2003, cette espèce a dévoré 2 300 kilomètres carrés d’arbres en Ontario. En 2006, ce chiffre augmentait à 8 000 km ca. Au Québec, l’étendue de l’épidémie était plus modérée. Cependant, selon les scientifiques, ces deux vagues d’invasion de la tordeuse sont annonciatrices d’une épidémie prochaine.

Au Québec, le SCF a décelé la présence de la tordeuse d’épinette au nord du Saint-Laurent et sur l’île d’Anticosti.

Ces observations sont étonnantes puisque ces deux territoires n’ont jamais été suffisamment chauds pour permettre à cet insecte de survivre.

Ces phénomènes deviennent de plus en plus fréquents en Amérique du Nord. À mesure que la terre se réchauffe, les insectes et les animaux montent vers le nord dans les montagnes afin de trouver les températures qui leur conviennent. Ce type de comportement expose les forêts à différentes espèces envahissantes et inconnues jusqu’à maintenant.

Dans le Parc national de Yellowstone, aux États-Unis, par exemple, le dendroctone du pin ponderosa attaque dorénavant les pins blancs situés en haute altitude qui fournissent des graines dont se nourrissent les grizzlis, l’automne venu. Sans cette nourriture, les ours vont descendre des montagnes et se faire tirer.

La livrée d’Amérique

La forêt boréale est plus fragile que les forêts tropicales. Elle est donc plus propice à subir un stress relatif à la hausse des températures. Ajouter à cela un nombre grandissant de populations d’insectes et vous pourriez obtenir des prévisions catastrophiques.

Malgré le fait que le dendroctone du pin ponderosa et la tordeuse du bourgeon d’épinette soient les pires ravageurs au Canada en ce moment, il y en a d’autres. La tordeuse du pin gris et la livrée d’Amérique, deux espèces qui se nourrissent de feuilles, tout comme le scolyte d’épinette, vont s’étendre plus fréquemment et abondamment au fur et à mesure que la terre se réchauffera. Cette relation entre le réchauffement climatique et les insectes forestiers présente un côté tragique, mais les scientifiques ne sont pas convaincus que le tout soit mauvais. Des maladies et des prédateurs d’insectes nuisibles qui surviennent de façon naturelle peuvent s’adapter à leur tour et prospérer dans des températures plus clémentes, ce qui pourrait rétablir l’équilibre des écosystèmes.

Pour le moment, l’attraction entre les insectes indigènes du Canada et la forêt ressemble davantage au récit de Roméo et Juliette que de Cendrillon et son Prince charmant.

Source: Sun Media

Recherche Benoit Brosseau

Réserve de biodiversité à la forêt Montmorency

Vendredi 23 mai 2008

Une partie du territoire de la forêt Montmorency comptera dans le réseau officiel des aires protégées du Québec. En effet, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a annoncé, le 14 mai, son intention de créer une réserve de biodiversité qui couvrira 13 % du territoire de la forêt d’enseignement et de recherche de l’Université. Le recteur Denis Brière et le doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique, Robert Beauregard, ont salué cette initiative qui assurera la conservation d’échantillons représentatifs de la forêt boréale québécoise, tout en permettant aux étudiants en foresterie d’acquérir une expérience pratique en lien avec les aires protégées.

Située à 70 kilomètres au nord de Québec, la forêt Montmorency couvre un territoire de 66 km2. Cet échantillon représentatif de la sapinière à bouleau blanc est mis en valeur depuis 1964 par l’Université qui y a implanté un programme d’enseignement et de recherche axé sur l’aménagement intégré des ressources. Ce site se veut une vitrine des pratiques respectant les règles de l’utilisation polyvalente et du développement durable des forêts.

La création d’une aire protégée à la forêt Montmorency résulte d’une demande déposée par Louis Bélanger, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt et directeur scientifique de la forêt, et par Hugues Sansregret, directeur des opérations, dont les grandes lignes proviennent des travaux que l’étudiant Martin Barrette a réalisés pour son mémoire de fin d’études. Six secteurs feront partie de la réserve de biodiversité, notamment le bassin du lac Laflamme, où l’impact des précipitations acides est étudié depuis 20 ans, les corridors longeant les rivières Montmorency et Noire, le secteur des Cascades, où le bouleau jaune atteint sa limite nord de distribution, et la tourbière du lac Joncas. «La réserve de biodiversité protégera un échantillon de chacun des écosystèmes de la forêt Montmorency, résume Louis Bélanger. Il s’agit maintenant de restaurer les peuplements anciens en laissant le temps faire l’ouvrage.» Depuis trois ans, les six secteurs sont gérés comme des aires protégées, c’est-à-dire qu’on n’y pratique plus de coupes forestières. Dans certains de ces secteurs, les dernières coupes datent de 20 à 30 ans. «Même si le projet ne répondait pas tout à fait aux normes en raison des petites superficies en cause, le ministère a considéré son importance en ce qui a trait à la sensibilisation et à la formation de nos étudiants dans le domaine des aires protégées», ajoute le professeur.

Cette désignation, qui deviendra officielle au terme d’une consultation publique que mènera le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, ne changera rien aux activités récréatives offertes à la forêt Montmorency. «Comme nous préconisons des activités récréatives durables, il n’y a pas de conflits d’usage», assure Hugues Sansregret. Par contre, toute nouvelle infrastructure devra nécessairement faire partie du plan de conservation et le MDDEP devra donner son approbation avant qu’elle ne soit réalisée.

Recherche Benoit Brosseau

La forêt Montmorency, un modèle pour une nouvelle foresterie

Lundi 3 décembre 2007

Comment une forêt expérimentale permet-elle d’orienter vers le développement durable? Le cas du parc faunique des Laurentides, futur projet pilote en gestion intégrée, présente les défis qu’aura à relever cette nouvelle foresterie.

Au Québec, la gestion des forêts soulève de grands débats et ce, encore plus, depuis l’erreur boréale et le rapport Coulombe. Comment arriver à exploiter nos forêts tout en maintenant l’intégrité écologique? La foresterie durable est-elle possible? Ces questions, on se les pose depuis longtemps, et c’est ce qui a, entre autres, permis la création de la forêt Montmorency en 1964. Son mandat étant d’élaborer un modèle d’aménagement durable et de favoriser l’éducation.
 
«La forêt Montmorency, c’est un modèle d’aménagement forestier pour inspirer les autres», rapporte Hugues Sansregret, directeur de la forêt Montmorency. Ce territoire, administré par le département de foresterie à l’UL, c’est donc une forêt expérimentale pour la sapinière à bouleaux blancs de l’Est. Depuis «les recommandations du rapport Coulombe, les choses évoluent plus vite. Un comité de mise en place de la gestion éco-systémique a même été créé pour la réserve faunique des Laurentides», poursuit-t-il. Le but étant de répliquer le modèle de la forêt Montmorency à l’ensemble du parc des Laurentides.

L’aménagement écosystémique a comme objectif de satisfaire un ensemble de valeurs et de besoins humains en s’appuyant sur les fonctions de l’écosystème et en maintenant son intégrité. Plusieurs simplifient cette expression à «s’inspirer de la nature». Couper, oui, mais à condition de limiter les ravages à ce qu’un feu ou un insecte peut faire, par exemple.

Le modèle: la forêt primitive?
En quoi la forêt Montmorency représente-t-elle un modèle pour l’aménagement éco-systémique?  «On s’inspire de ce qui se passe naturellement dans la forêt», explique le directeur. L’exploitation forestière se rapproche d’une dynamique de forêt primitive. «On avait des images aériennes de la forêt avant qu’elle subisse les coupes massives au environ de 1930. En regardant ces photos, ce qui se démarquait, c’est la ressemblance à une mosaïque», ajoute-t-il. Par exemple, une épidémie de tordeuse d’épinette tuait une partie de la forêt, mais certains îlots étaient épargnés. De plus, des épisodes de grands vents ou de feu agissent de la même manière. Naturellement, ces perturbations entraînent divers peuplements d’âges différents et de composition différentes. Le modèle de la forêt Montmorency se base sur cette image : une forêt en mosaïque. On effectue ainsi des coupes trouées et dispersées avec une protection des zones de régénération.

Selon M. Sansregret, «le concept de modèle éco-systémique, ce n’est pas nouveau, mais, depuis les dernières années, il y a une fenêtre politique qui s’ouvre à ce type d’aménagement. Un des gros projets pilotes est relié à la Réserve Faunique des Laurentides». La forêt Montmorency a donc été ciblée comme modèle à cause de ses
résultats prometteurs.

Cependant, l’application de ce schéma d’aménagement n’est pas si simple. «Présentement, les normes c’est bien, mais on ne peut pas toujours les appliquer pareillement dans tous les territoires. Il ne faut pas oublier que la forêt Montmorency, c’est une zone, où il n’y a pas de chasse ni de trappe», précise-t-il. Si on veut évaluer l’impact d’un modèle d’aménagement forestier sur l’écosystème en comparaison avec un autre, c’est le territoire parfait. Cependant, ce n’est pas représentatif de l’ensemble du parc des Laurentides considérant les activités de chasse et trappage qui y sont présentes.

Est-ce que le modèle d’aménagement forestier vient perturber l’écosystème? C’est la grande question qui se pose actuellement. Et c’est une question d’autant plus difficile à répondre considérant les pratiques d’exploitation différentes entre les territoires.

L’exemple du loup
Le loup est un prédateur très fragile à toute modification  de son habitat, mais aussi très fragile aux piégeages, et aux accidents routiers. Il devient donc un bio indicateur important quand il est présent. Il prouve la qualité de l’habitat, comme quoi  son habitat est suffisamment diversifié et productif.

Or, le territoire du loup est grandement modifié par l’humain. Outre les coupes forestières,  la création  de routes et le trappage  influençent  grandement son habitat. «Avant l’ouverture du piégeage, pendant les 3 ans de recherche qui ont été faites dans la réserve des Laurentides, 60 individus ont été répertoriés en 6 meutes. À la fermeture du piégeage, on ne comptait plus que de 15 à 20 loups répartis dans les mêmes 6 meutes fragmentées», souligne Pierre Vaillancourt, guide naturaliste à la forêt Montmorency.

À quoi est due cette situation? «Il y a des activités et des espèces qui sont économiquement beaucoup plus rentables que d’autres», ajoute M. Vaillancourt. Par exemple, dans le parc faunique des Laurentides, on parle de chasse à l’orignal versus le trappage des loups, prédateurs naturels des orignaux. Même s’ il y a des zones de conservation, comme le parc des grands jardins, le parc de la Jacques Cartier et la forêt Montmorency,  cela ne constitue pas l’ensemble du territoire du loup.

Selon Pierre Vaillancourt, «il faut être capable d’arriver à un consensus: comment va-t-on être capable de gérer efficacement  une espèce?». Il s’agit d’un enjeu de taille à prendre en considération dans la gestion intégrée des forêts. À quel point les coupes forestières préservent-elles l’intégrité écologique, mais aussi à quel point la gestion faunique est-elle en accord avec cette dernière?

Recherche Benoit Brosseau

«La connaissance éloigne les préjugés» - LANCEMENT OFFICIEL DU CARREFOUR DE LA RECHERCHE FORESTIERE AU CENTRE DES CONGRES DE QUÉBEC

Jeudi 20 septembre 2007

QUÉBEC, le 19 sept. /CNW Telbec/ - Le président d’honneur du Carrefour de
la recherche forestière, M. Yvon Leblanc, a lancé officiellement l’événement
sous le thème «La connaissance éloigne les préjugés». La 7e édition du
Carrefour, qui se tient les 19 et 20 septembre 2007 au Centre des congrès de
Québec, est organisée conjointement par la Direction de la recherche
forestière et la Direction de la recherche sur la faune du ministère des
Ressources naturelles et de la Faune. Cela souligne l’importance que le
Ministère accorde à la gestion intégrée des ressources du milieu forestier.
    Pour la première fois, le monde de la faune se greffe de manière concrète
aux activités du Carrefour de la recherche forestière, car il représente une
dimension intrinsèque de la forêt. «A ce carrefour, la forêt est considérée
dans son ensemble, tel un milieu de vie, et non, étroitement, comme une simple
ressource. Et cela va tout à fait dans le sens de l’une des recommandations
majeures du rapport Coulombe : celle de pratiquer dorénavant une foresterie
écosystémique», a déclaré M. Leblanc.
    D’une envergure sans précédent, le Carrefour réunira cette année quelque
700 spécialistes du monde forestier, faunique et environnemental, venus du
Québec, du Canada et même de l’étranger. Ceux-ci pourront échanger directement
avec les quelque 2 000 visiteurs inscrits à l’événement.
    «Ce qu’on appelle le milieu forestier n’est plus aussi homogène et
unanime qu’hier. Il est lui aussi habité d’une faune hétéroclite aux
voisinages difficiles. Les intérêts de chacun suivent des chemins différents,
parfois parallèles, souvent divergents. Or, un carrefour oblige précisément la
rencontre ordonnée de ces divers chemins. Si bien qu’un carrefour peut aussi
devenir »échangeur«, une occasion de se réorienter! Il ne s’agit pas tant
d’abolir des chemins que de les relier en un réseau fonctionnel sur lequel le
plus grand nombre aura un droit de passage et d’usage, éclairé», a ajouté
M. Leblanc.
    «Depuis 15 ans, en même temps que s’intensifiaient les récoltes, les
recherches forestières s’accéléraient aussi, se multipliaient et se
diversifiaient. Mieux encore, elles paraissent toutes converger aujourd’hui
vers un objectif primordial : optimiser l’exploitation tout en préservant la
biodiversité. Mais la difficulté, comme le souligne encore le rapport
Coulombe, c’est qu’il ne suffit pas d’accumuler de nouvelles connaissances. Il
importe au moins autant d’en assurer le transfert efficace - aux
gestionnaires, aménagistes, développeurs en tous genres - en vue d’une
intégration optimale à nos pratiques. Et voilà précisément la raison d’être de
ce carrefour de la recherche forestière. Un exceptionnel rassemblement de
centaines de spécialistes, chercheurs, formateurs et artisans de tous
horizons. Une réunion d’une envergure sans précédent, à la mesure peut-être
d’une nouvelle conscience collective plus alerte et plus inquiète sur le
sujet. Un carrefour qu’il ne faudrait pas fermer dans quelques heures… mais
plutôt entretenir», a conclu M. Leblanc.

    Le Carrefour en quelques chiffres

    La salle d’exposition du Carrefour de la recherche forestière présente
176 stands, animés par plus de 500 personnes, ainsi que de la machinerie
forestière. Ce sont 103 organismes de recherche et compagnies privées qui y
sont représentés. Le Carrefour 2007 offre aussi la possibilité d’assister à
17 colloques au cours desquels seront entendus 192 conférenciers, dont
16 spécialistes canadiens de l’extérieur du Québec et 28 spécialistes de
l’étranger.
    Le Carrefour de la recherche forestière s’adresse non seulement aux
spécialistes du milieu forestier, mais aussi à toute personne qui s’intéresse
à la forêt, à ses ressources et à son avenir. Il est encore temps d’y assister
en vous inscrivant sur place, puisque le Carrefour se poursuit encore une
journée, le 20 septembre. Il n’en coûte que 19 $ pour participer aux diverses
activités qui y sont proposées.
    Pour en savoir plus sur le Carrefour de la recherche forestière,
consultez le site Internet à l’adresse suivante :
www.mrnf.gouv.qc.ca/carrefour.

Recherche Benoit Brosseau

Bois d’oeuvre : le Canada devrait prendre exemple sur la Finlande

Mercredi 5 septembre 2007

Stéphane Dion souhaite la tenue d’un sommet sur le bois d’oeuvre.
De passage au Lac-Saint-Jean hier et aujourd’hui, le chef du Parti libéral du Canada a déclaré qu’un sommet réunissant les acteurs concernés par l’industrie forestière serait souhaitable pour faire face à la crise et relancer l’industrie.

Il est d’avis que le Canada devrait prendre exemple sur certains pays, comme la Finlande, dont la foresterie est compétitive.

Stéphane Dion affirme que certains acteurs se sont montrés intéressés à participer à un tel sommet

Guide pratique d’identification des dépôts de surface au Québec

Jeudi 5 juillet 2007

Les Publications du Québec sont
heureuses d’annoncer la parution de la nouvelle édition du Guide pratique
d’identification des dépôts de surface au Québec.
    Ce guide de poche illustré en couleurs aborde des notions élémentaires de
géomorphologie. Il contient une description simple des dépôts de surface et
présente des éléments pour les identifier. Les types de glace contenus dans le
pergélisol sont aussi décrits. L’identification des dépôts de surface permet
de comprendre et de mieux prévoir les processus d’érosion et de sédimentation
actuels qui se produisent dans les environnements littoraux, lacustres,
fluviaux, etc.
    L’étude de la productivité des écosystèmes forestiers, la préparation de
travaux d’ingénierie, l’analyse des nappes phréatiques et la cartographie des
zones à risques de glissement de terrain sont quelques exemples de leur
intérêt en aménagement du territoire.
    Cet ouvrage intéressera autant le simple amant de la nature fasciné par
la morphologie du paysage que les spécialistes et les étudiants en géographie
physique, en géologie, en foresterie, en génie civil, en hydrologie et en
sciences de l’environnement.

    Guide pratique d’identification des dépôts de surface au Québec est en
vente dans la section des Publications du Québec chez votre libraire habituel
au prix de 17,95 $ ou au www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca. Rappelons que
Les Publications du Québec ont pour mission de rendre accessible l’information
gouvernementale à tous les citoyens

Lancement de la Chaire Laval-CIRAD

Jeudi 21 juin 2007

La Chaire internationale de recherche Laval-CIRAD sur la gouvernance des territoires (CRIGT) a été lancée récemment. Cette chaire, dont le titulaire principal est Alain A. Viau, professeur du Département des sciences géomatiques, vise à étudier les conditions de reproduction et de production des sociétés par elles-mêmes à l’aide de leurs territoires, des politiques publiques de l’environnement et des stratégies de gestion intégrée des ressources naturelles et du patrimoine. Cette structure de recherche résulte d’un accord-cadre entre l’Université Laval et le Centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement (CIRAD), une institution française majeure en recherche. Comme première retombée directe, la nouvelle chaire permet notamment à deux chercheurs du CIRAD de venir travailler à la Faculté de foresterie et de géomatique pour une durée de cinq ans. Cinq autres chercheurs du CIRAD sont impliqués dans les travaux de la chaire, qui réunit également des spécialistes de l’Université de Moncton et de l’Université fédérale de Santa Catarina (Brésil). D’autres établissements universitaires du Québec et du Canada sont susceptibles de joindre la chaire dans les prochains mois. Un réseau de partenaires gouvernementaux et régionaux participe aux activités. Sur le campus, outre les ressources de la Faculté de foresterie et de géomatique, cette chaire multidisciplinaire met à profit l’expertise de chercheurs de la Faculté de droit et de la Faculté des sciences sociales.

 

 

nvitation aux médias - Nouveau consortium de recherche pour la surveillance et l’évaluation du carbone en Amérique du Nord

Vendredi 9 mars 2007

OTTAWA, le 7 mars /CNW Telbec/ - L’Université Laval et la Fondation
canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA) invitent les
représentants des médias au lancement d’un nouveau consortium de recherche
pancanadien qui verra à accroître les connaissances à propos de l’émission et
de l’absorption du carbone dans la forêt boréale du pays. Le projet s’inscrit
dans la volonté des gouvernements et des industries de mieux comprendre les
changements climatiques et d’en minimiser les impacts.
    Le Programme canadien du carbone (PCC) est dirigé par le professeur
Hank Margolis, de la Faculté de foresterie et de géomatique à l’Université
Laval. Il bénéficie d’un financement de 4 M$ de la Fondation canadienne pour
les sciences du climat et de l’atmosphère. Le consortium regroupe des
chercheurs de 12 universités et travaille en partenariat avec les
scientifiques du ministère des Ressources naturelles (Service canadien des
forêts), d’Environnement Canada et des instituts de recherche provinciaux.
    Le réseau fournira des informations scientifiques à propos du rôle du
climat, de l’exploitation forestière et des incendies dans l’émission et
l’absorption des gaz carboniques par la forêt et les tourbières du pays.
Ultimement, les chercheurs visent à développer un modèle intégré de prédiction
et de surveillance du carbone pour le Canada et l’Amérique du Nord. Les
recherches effectuées par le groupe Fluxnet Canada, le prédécesseur du PCC,
ont montré qu’entre 1994 et 2003, le territoire canadien a absorbé environ
140 millions de tonnes de carbone par année, ce qui correspond à peu près à la
quantité de carbone émise par l’ensemble des combustibles fossiles utilisés au
pays pendant la même période. Toutefois, les scientifiques manquent
d’information pour analyser ces estimations et de nombreuses questions
demeurent sans réponses dans le domaine. Ce sont précisément ces lacunes que
le nouveau programme de recherche tentera de combler.
    Le lancement du PCC sera aussi l’occasion de rencontrer quelques-uns des
éminents scientifiques canadiens, dont Francis Zwiers et Werner Kurz. Ceux-ci
discuteront des plus récents développements scientifiques au sujet des
changements climatiques et du potentiel atténuant de la forêt canadienne selon
les différents scénarios envisagés.

    <<
       Quoi : Nouveau consortium de recherche sur la gestion du carbone
           Où : Ballroom, Hôtel Fairmont Château Laurier (Ottawa)
               Quand : 8 h 50 à 10 h 30 le vendredi 9 mars 2007
    >>

 

Renseignements: aux médias: Martin Guay, Relations médias, Université
Laval, (418) 656-3952, Martin.Guay@dap.ulaval.ca; Dawn Conway, Directrice
exécutive, Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère
(FCSCA), (613) 238-2223 poste 202, Conway@cfcas.org;

Produits de marque UL-L’université fait de bonnes affaires

Mardi 19 décembre 2006

Preuve du fort sentiment d’appartenance qui anime les étudiants de l’Université Laval, les résultats de vente des boutiques gérées par la coopérative étudiante Zone ont augmenté de 15 % en un an.

Les pyjamas et les minichandails de la Collection futur(e) diplômé(e) ont des chances de faire des ravages sous les arbres de Noël. La boutique Zone, située au pavillon Desjardins, était d’ailleurs en rupture de stock, au moment du passage du Journal.

«C’est vraiment mignon. Les gens achètent ça pour leurs enfants. C’est très populaire», s’enthousiasme Sonia Giroux, directrice des succursales de la coopérative.

Avec ses 27 millions de dollars de chiffre d’affaires, Zone est d’ailleurs une des plus importantes coopératives étudiantes du Québec. L’année dernière, la popularité de la marque UL a conduit la coop à ouvrir une deuxième boutique, au PEPS, pour rapprocher les produits Rouge et Or du public. Ç’a été un excellent investissement, étant donné les succès répétés de l’équipe universitaire de football. «Nous avons augmenté nos ventes de 15 % en un an», précise Mme Giroux.

Outre les habits pour enfant et les chandails de football, les casquettes, les tuques, les pantalons, les polos, les sacs à dos et les stylos sont des objets fort prisés.

Des diplômés fiers

À l’Association des diplômés de l’Université Laval (ADUL), on s’est dit heureux de constater le fort sentiment d’appartenance qui anime les 218 000 diplômés de l’UL, dispersés un peu partout dans le monde. «Les résultats sportifs de nos équipes de football, de basket et de volley y ont sûrement contribué. Mais il y a aussi nos centres de recherche qui rendent les étudiants fiers», dit Robert Tremblay, directeur général de l’ADUL. Ce dernier cite aussi les travaux en optique photonique, en foresterie et en géomatique comme autant d’exemples de réussite

Recherche par Benoit Brosseau

A l’attention du directeur de l’information:

Mercredi 6 décembre 2006

Le gouvernement du Canada remet des prix à un éminent chercheur canadien et à deux jeunes innovateurs
    OTTAWA, le 5 déc. /CNW Telbec/ - L’honorable Maxime Bernier, ministre de
l’Industrie, a annoncé aujourd’hui le nom des trois lauréats des prix pour
l’innovation en recherche, le transfert de connaissances et la
commercialisation décernés par les Réseaux de centres d’excellence (RCE).
M. Christian Messier, de Montréal, a reçu le Prix des présidents des RCE pour
ses travaux remarquables en foresterie. Mme Marlene Bagatto, de London, et
M. Brett Poulis, de Victoria, ont reçu le Prix des jeunes innovateurs des RCE.
Ce prix souligne les réalisations exceptionnelles de ces chercheurs dans le
transfert de leurs innovations scientifiques au profit des Canadiens.
    “Le nouveau gouvernement du Canada est fier de reconnaître et d’appuyer
les meilleurs scientifiques du pays. Leurs idées remarquables sont à la base
de la prospérité de demain”, a déclaré le ministre Bernier, au cours de la
cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée dans le cadre de la réunion
annuelle des RCE à Ottawa. “C’est un grand privilège de rendre hommage au
travail de ces trois chercheurs qui contribuent à faire du Canada un chef de
file dans les domaines de l’environnement et de la technologie.”
    Le Prix des présidents, inauguré cette année, reconnaît les chercheurs
brillants qui ont contribué à l’atteinte des buts des RCE avec l’aide de leur
réseau, mobilisé l’excellence scientifique canadienne dans les secteurs
universitaire et privé, et procuré des avantages économiques et sociaux aux
Canadiens.
    “Ces trois personnes exceptionnelles témoignent de la manière dont les
Réseaux de centres d’excellence créent de la valeur en faisant sortir des
laboratoires les connaissances, la recherche et les technologies nouvelles
pour en faire bénéficier les gens au premier chef”, a déclaré Mme Suzanne
Fortier, présidente du Comité de direction des RCE.
    M. Christian Messier, lauréat du Prix des présidents des RCE, est
professeur de sciences biologiques à l’Université du Québec à Montréal et
chercheur principal du Réseau de gestion durable des forêts. M. Messier a
trouvé un moyen de garder les forêts saines et rentables tout en ralliant les
protecteurs de l’environnement et l’industrie du bois d’oeuvre avec sa
nouvelle approche de la gestion des vastes ressources forestières du Canada.
Il met à l’essai cette approche sur un million d’hectares de forêt dans le
centre du Québec, en collaboration avec des chercheurs universitaires, tous
les paliers de gouvernement, des sociétés forestières, des communautés
autochtones et des organisations de loisirs.
Recherche par  : Benoit Brosseau bbrosseau@411toile.net

Première mondiale: un MBA en gestion géomatique

Mercredi 11 octobre 2006

Le Département des sciences géomatiques de la Faculté de foresterie et de géomatique lance, conjointement avec la Faculté des sciences de l’administration, le premier MBA au monde conçu spécifiquement pour le domaine des sciences géomatiques. L’Université Laval répond ainsi à un besoin pressant de former des gestionnaires dans ce secteur d’avenir car, avec des domaines d’activités comme le positionnement par satellite (GPS), la cartographie numérique Web-3D, les services géo-localisés et la télédétection, cette industrie connaît une croissance impressionnante.
        
«La géomatique est devenue incontournable pour l’aide à la décision en santé publique et environnementale, en sécurité publique, en urbanisation, en économie et en commerce notamment», souligne Jacynthe Pouliot, directrice des études supérieures au Département des sciences géomatiques. «Les entreprises et administrations publiques d’aujourd’hui ont donc besoin de personnes qui, en plus d’avoir une culture générale et une expertise technique en géomatique, maîtrisent également les connaissances et les habiletés fondamentales de gestion et d’administration des affaires.»

Une science de l’avenir
La géomatique est issue de l’union de l’informatique et des sciences de la terre. Utile depuis le début des temps pour la cartographie de la planète et la délimitation du territoire, la géomatique est de plus en plus présente dans notre quotidien. Aujourd’hui, elle sert à répartir efficacement les ambulances à l’aide du positionnement par satellites GPS et de cartes en ligne, elle permet de suivre l’évolution d’une inondation ou d’une épidémie en temps réel à l’aide d’imagerie satellite et de bases de données géospatiales. Elle est utile pour trouver du pétrole, pour dénicher des clients potentiels, pour délimiter une propriété ou simplement pour faire l’itinéraire idéal de ses prochaines vacances. Bref, dès que l’on touche à une position sur le territoire, on fait appel à la géomatique. Les possibilités d’études, de recherches et la diversité des emplois sont immenses et en pleine croissance.
        
Au Canada, le secteur de la géomatique enregistre depuis plusieurs années une croissance importante avec une hausse des recettes provenant des activités de géomatique de 13,2% en 2003 et de 15,6 % en 2004. Selon le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, le secteur québécois représentait, en 2004-2005, 6 696 emplois et engendrait des activités économiques estimées à 493,2 millions de dollars par année. Les perspectives d’emplois sont évidemment excellentes.
        
Le MBA en gestion géomatique s’adresse à des personnes qui ont obtenu un baccalauréat dans une discipline pertinente et qui ont une expérience de travail d’au moins trois ans acquise dans un emploi permanent dans le champ d’activité relié à la formation de premier cycle. Les personnes intéressées peuvent contacter la Direction des programmes de deuxième cycle de la Faculté des sciences de l’administration au (418) 656-7325 pour de l’information sur l’admission et l’inscription; pour de l’information sur les cours offerts, elles peuvent communiquer avec Jacynthe Pouliot au (418) 656-2131, poste 8125, écrire à l’adresse info.etudes-superieures@scg.ulaval.ca ou visiter le site Web www.scg.ulaval.ca.  Le MBA en gestion géomatique est offert en collaboration avec l’École nationale d’administration publique (ENAP).

Une infestation du pin menacerait tout le pays

Mercredi 27 septembre 2006

 

La gigantesque infestation de dendroctone du pin en Colombie-Britannique pourrait s’étendre à d’autres espèces d’arbres dans tout le pays, affirme un rapport du gouvernement fédéral. Le rapport sur L’État des forêts au Canada, publié lundi, affirme que le coléoptère se propage à une vitesse alarmante à travers le pays, et que de nouveaux foyers d’infection sont apparus en Saskatchewan.

«L’infestation menace maintenant d’autres espèces de pin, notamment le pin gris des forêts boréales, peut-on lire. Si l’infestation parvenait à s’établir dans cette région, elle pourrait ensuite s’étendre à tout le pays.»

Le dendroctone du pin a déjà ravagé 8,7 millions d’hectares de pins en Colombie-Britannique et on n’a guère d’espoir pour les quatre millions d’autres qui restent.

Chaque arbre infecté donne naissance à suffisamment d’insectes pour se propager à dix ou 12 autres arbres.

Selon Craig Campbell, un expert en foresterie de Price Waterhouse-Coopers, seule une bonne vague de froid peut tuer l’insecte.

«À l’heure actuelle, il faudrait un bon trois semaines de températures à moins 40 Celsius pour en venir à bout.»

L’infestation du dendroctone du pin est considérée comme la plus grave infestation d’insectes jamais vue en Amérique du Nord.

La venue du coléoptère a toutefois eu des effets positifs pour l’industrie de la forêt en Colombie-Britannique, puisque le gouvernement a augmenté les quotas de bois de coupe pour éviter que le bois affecté ne se perde.

«Mais une fois que le bois aura été récupéré, la province se retrouvera avec des forêts endommagées et d’importants défis à relever», affirme le rapport L’État des forêts au Canada.

Ce rapport relève «une force ouvrière réduite, des communautés transformées par la destruction des arbres et un impact économique majeur».

M. Campbell estime qu’il faudra entre 10 et 15 ans avant que l’infestation ne commence à s’épuiser.

Soutien scientifique

Jeudi 25 mai 2006

Le soutien scientifique représente l’expertise et l’appui technique que fournit le Ministère à ses équipes de chercheurs et de scientifiques pour assurer la réalisation des travaux de recherche ainsi que la diffusion des résultats. Bien que ces équipes soient en majorité formées de techniciens, d’ingénieurs forestiers et de biologistes, le Ministère, selon les exigences des projets de recherche, fait également appel à des spécialistes d’autres disciplines, notamment des chimistes et des statisticiens. L’expertise de ces derniers contribue à accroître la valeur scientifique des résultats de recherche. Depuis 1998, une équipe en géomatique s’est ajoutée à l’expertise déjà en place.

Les laboratoires de chimie organique et inorganique, de biométrie et de dendrochronologie, de même que les forêts d’expérimentation, les forêts d’enseignement et de recherche et l’Herbier constituent des sphères d’activités essentielles aux responsabilités qui incombent à la Direction de la recherche forestière du Ministère.

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Amélioration génétique des arbres

Jeudi 25 mai 2006

Au Québec, plus de 150 millions d’arbres sont plantés chaque année sur près de 20 % de la superficie exploitée. C’est pourquoi la recherche en amélioration génétique des arbres est essentielle pour satisfaire la demande en plants de qualité destinés au reboisement. Le Ministère mène actuellement quatorze projets de recherche dans ce domaine.

L’amélioration génétique des arbres consiste en la reproduction sélective d’individus dont les caractéristiques permettront de produire des plants de qualité. Ces caractéristiques sont :

  • une croissance accrue et bien adaptée à des conditions environnementales données;
  • un fût rectiligne, une branchaison fine et horizontale, un tronc cylindrique, un défilement peu prononcé, etc.;
  • du bois de qualité, par exemple de couleur pâle et de densité élevée;
  • une résistance accrue aux ravageurs.

Au Ministère, l’amélioration génétique des arbres se fait selon les méthodes traditionnelles de domestication des plantes et non selon celles du génie génétique, qui produisent des AGM (arbres génétiquement modifiés). L’amélioration s’effectue selon un cycle continu de sélection, de testage et de croisements. Chaque cycle a pour but de produire des arbres qui possèdent les caractéristiques recherchées.

Une première sélection d’arbres se fait dans les peuplements naturels. Appelés « arbres plus », ces dernières sont choisis en fonction de leurs caractéristiques physiques (phénotype). À cette étape, la valeur génétique (découlant du génotype) des arbres sélectionnés, soit leur capacité à transmettre les caractères désirables à leurs descendants, demeure inconnue. Pour la connaître, il faut procéder à une série de tests de descendances. Cette étape permet de sélectionner les arbres destinés à être croisés (arbres d’élite). Ce travail de sélection permet aux chercheurs de produire non seulement des populations d’arbres pour poursuivre le cycle de l’amélioration génétique, mais aussi des populations qui servent à la production des semences destinées au reboisement.

Les espèces qui font l’objet d’un programme d’amélioration génétique représentent les essences commerciales qui sont utilisées pour le reboisement, comme l’épinette noire, le pin gris, l’épinette blanche et l’épinette de Norvège. Les essences à croissance rapide, comme les peupliers et les mélèzes hybrides, occupent également une place de choix dans les programmes d’amélioration du Ministère. Ces essences se prêtent bien à l’usage de la sylviculture intensive, qui vise à produire davantage de matière ligneuse sur des superficies restreintes.

Les résultats des recherches sont publiés par le Ministère sous forme de mémoires ou de notes, ou dans les revues scientifiques spécialisées.

Pour connaître les chercheurs dont les travaux portent sur l’amélioration génétique, consultez la liste du personnel de recherche par créneau de recherche.

Reproduction des arbres et production de plants

Jeudi 25 mai 2006

Les travaux en reproduction des arbres portent sur les mécanismes de reproduction sexuée et asexuée des arbres. Ils fournissent les connaissances préalables à la mise en application de recherches sur la génétique forestière et complètent celles nécessaires à l’avancement des travaux sur les plantations.

Les travaux en production de plants portent, quant à eux, sur des méthodes de culture des espèces résineuses et feuillues utilisées pour le reboisement au Québec. Ils contribuent à l’avancement des recherches relatives aux plantations.

Pour connaître les chercheurs dont les activités portent sur la reproduction des arbres et sur la production de plants, consultez la liste du personnel de recherche par créneau de recherche.

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