Archive pour la catégorie 'Aménagement des forêts'

Nouvelle loi de la jungle pour la forêt québécoise

Vendredi 8 août 2008

Pierre Dubois, ing.f.
Membre de la Commission forêt de Nature Québec

Le document d’intention en politique forestière rendu public en juin est une proposition néolibérale en gestion forestière qui conjugue affaiblissement de l’État à une idéologie du libre marché. Malgré la mainmise d’une poignée de grandes entreprises sur notre économie forestière, le gouvernement essaie de nous faire croire aux vertus d’un marché libre des bois au Québec. Sous le couvert d’une régionalisation, l’État songe à se retirer de la gestion forestière. Marché libre et retrait de l’État : rien de très bon augure pour la société québécoise, encore moins pour la protection de l’environnement.

Régionalisation ou retrait de l’État ?

La gestion forestière sera déléguée à des organismes régionaux, des sociétés d’aménagement, à mettre en place. Si on met fin aux Contrats d’aménagement et d’approvisionnement forestiers (CAAF), ce n’est pas pour que l’État reprenne en main la gestion forestière. C’est plutôt pour en transférer la responsabilité à des organismes régionaux. Et dans les faits, le ministre responsable de la gestion forestière demeurera imputable que de très peu de choses.

Même avec la volonté de vouloir rapprocher les lieux de décisions en gestion forestière des gens et des territoires concernés, c’est un recul démocratique. Les nouvelles sociétés régionales seront uniquement redevables devant leur conseil d’administration. Malgré les promesses de concertation et de gestion intégrée, la démocratie en gestion forestière ne pèse pas lourd. Ce gouvernement a d’ailleurs bâclé ses propres consultations sur le Livre vert de février qui présentait sa politique.

Pour que la gestion régionalisée prenne son envol, il faudra aussi que les budgets de ces nouveaux organismes soient à la mesure de l’ampleur du mandat. Dans le cas contraire, la gestion forestière pourrait devenir un autre cas de pelletage de responsabilités sans moyens financiers correspondants. La forêt québécoise est une ressource publique et la population québécoise accepterait difficilement que l’État abdique ses responsabilités. Autre question : l’État du Québec, avec un certain ordre de moyens, n’arrivait pas toujours à bien résister aux puissants lobbies des compagnies forestières. Quelle résistance offriront les nouvelles sociétés d’aménagement ?

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Mais avec la création d’un marché libre des bois, on peut se demander s’il y a vraiment un pilote dans l’avion ? C’est là que l’idéologie néolibérale a conduit à perdre la réalité de vue. Le gouvernement mettrait fin aux CAAF en les remplaçant en grande partie par un droit de premier preneur accordé aux industriels déjà en place et, plus partiellement, par une vente aux enchères du bois. C’est pour cette raison qu’on parle de la mise en place d’un marché libre des bois.

Pour qui s’intéresse un tant soit peu au problème de la forêt privée, il est évident que le marché québécois du bois est un marché d’acheteurs. Et ces acheteurs sont de moins en moins nombreux. Comment ne pas apprécier l’impact des joueurs tel Abitibi-Bowater, Kruger ou Domtar-Weyerhauser ? Des régions entières du Québec sont soumises à leur emprise sur le marché du bois. C’est l’essence même de notre économie forestière, actuelle ou historique. La seule explication de cette orientation gouvernementale de libre marché tient probablement à la volonté non exprimée de jeter une certaine poudre aux yeux aux clients américains de la production forestière québécoise et de se prémunir contre le protectionnisme.

Pour tenter de rééquilibrer les forces sur le marché du bois (sans jamais y réussir), le régime forestier actuel a tenté d’accorder une certaine priorité au bois provenant de la forêt privée (qui fournit bon an mal an environ 20 % du volume aux industries). Mais il est bien difficile de croire à la volonté politique de se dresser contre ces forces du marché, surtout lorsque, du même souffle, on insiste sur la nécessité de maintenir au plus bas le coût du bois.

L’instauration d’un libre marché vise aussi, selon les termes utilisés, à produire un juste prix du bois. Est-ce qu’on retiendra la seule dimension économique ? Si la problématique autochtone est à peine effleurée dans la proposition gouvernementale, l’épineuse question des conditions de travail en sylviculture et en forêt n’est même pas abordée. L’emploi en forêt et en sylviculture, malgré quelques règles minimales, se trouve justement dans une lamentable position à cause du marché libre de l’emploi en forêt.

De plus, est-ce que ce juste prix du bois tiendra compte de la nécessaire protection de forêts témoins pour les générations futures et de retombées dignes de ce nom pour les communautés autochtones et québécoises les plus concernées ?

On nous parle évidemment de foresterie écosystémique, de gestion intégrée et on aborde la question de la certification environnementale. Mais ces éléments sont loin d’être développés avec la même force que la régionalisation et le libre marché.

Libre marché et retrait de l’État : deux éléments lourds de sens en environnement. Deux éléments qui pourraient frapper fort sur l’avenir d’une des plus grandes ressources naturelles du Québec. Deux éléments qui pourraient donner le signal de départ, non pas à une nouvelle législation forestière qui se tient debout, mais bien à une nouvelle loi…de la jungle pour la forêt québécoise !

Accès bloqué aux bureaux du ministère des Ressources naturelles et de la Faune - Les travailleurs sylvicoles manifestent leur mécontentement à Caplan

Vendredi 8 août 2008

CAPLAN, QC, le 1er août /CNW Telbec/ - Une nouvelle fois, les

travailleurs sylvicoles représentés par le Syndicat national de la

sylviculture (SNS-CSN) vont bloquer l’accès au bureau régional du ministère

des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) à Caplan et ce, pour toute la

journée, vendredi le 1er août.

Cette manifestation est directement liée à la décision du ministèere de

ne pas augmenter le taux horaire des travailleurs sylvicoles qui doivent

effectuer les travaux d’aménagement forestiers prévus par la société d’Etat

Rexforêt.

En Gaspésie, depuis le début de l’an 2000, Rexforêt sous-traite ces

travaux à des entreprises et des groupements. Cela crée des emplois

saisonniers et permet aussi aux travailleurs sylvicoles qui n’ont plus la

capacité d’effectuer ce travail à forfait de poursuivre leur carrière ; en

effet le travail à forfait ne convient pas à des travailleurs âgés ou diminués

physiquement.

Depuis trois ans, le SNS-CSN, conjointement avec les employeurs en

sylviculture de la Gaspésie, demande à Rexforêt, au MRNF, au ministre Claude

Béchard ainsi qu’à la députée et vice-première ministre madame Nathalie

Normandeau, de porter une attention particulière à ces travailleurs qui

doivent effectuer le débroussaillage au taux horaire de 10,15 $ depuis

l’an 2000.

En effet, aucune augmentation du taux horaire n’a été accordée à ces

travailleurs, et ce, même si le ministère accorde une augmentation du coût de

la vie aux travailleurs à forfait en bonifiant annuellement la grille de taux.

Les seules et uniques réponses que nous avons obtenues, à chaque année,

sont un accusé de réception. Rien n’a été fait pour régulariser la situation.

Pourtant, ces travailleurs doivent eux aussi absorber la hausse des coûts

reliés à leur travail.

C’est impensable que ces travailleurs soient oubliés, eux qui pour la

plupart ont donné des décennies de travail à se ruiner la santé pour aménager

la forêt. Il est temps que le ministère et nos représentants politiques

pensent à rehausser les taux accordés et à valoriser ce travail.

Les travailleurs manifesteront toute la journée devant les bureaux du

MRNF. D’autres actions sont aussi prévues si aucun déblocage dans ce dossier

ne pointe à l’horizon.

Le SNS-CSN compte plus de 850 membres dans 18 sections à travers le

Québec. Il est affilié à la Fédération des travailleurs et des travailleuses

du papier et de la forêt (FTPF-CSN) qui compte 13 000 membres répartis dans

185 syndicats.

Renseignements: Bernard Forest, président du Syndicat national de la

sylviculture (SNS-CSN), 1-866-795-8785 (sans frais)

Forêt Drummond : encore plus de besoins… que d’argent

Mercredi 9 juillet 2008

Encore cette année, le Centre-du-Québec recevra des mains du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs la somme de 630 000 $ pour mettre en valeur les ressources du milieu forestier (volet 2). Quelque 109 761 $ seront dédiés à la MRC de Drummond.

Même si la somme est semblable à celle obtenue l’an dernier, il n’en demeure pas moins qu’elle est nettement insuffisante aux yeux des responsables de groupements forestiers.

«Beaucoup de projets ont encore été déposés cette année, mais peu seront réalisés», a confirmé Pierre-Alain Manseau, conseiller en développement à la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec.

Différents groupes forestiers se partageront l’enveloppe du volet 2, à savoir Parc aventure Drummond (6000 $), Proformen (44 000 $) ainsi que Groupement forestier Nicolet-Yamaska/Société sylvicole Arthabaska-Drummond (59 761 $).

«Nous allons réaliser deux projets dans la Forêt Drummond, mais c’est sûr que nous allons devoir les escamoter, car nous n’avons reçu que la moitié de l’argent que nous aurions eu besoin. Quoi qu’il en soit, le premier projet que nous avons est la protection des investissements, qui consiste en la protection des nouvelles plantations et l’intensification de l’aménagement. Nous allons notamment faire de la préparation de terrain, des éclaircies et quelques travaux de voirie», a révélé Gaston Samson, directeur technique à la Société sylvicole.

L’organisme Proformen réalisera aussi des travaux d’entretien dans la Forêt Drummond, et ce, malgré le fait qu’il n’a pas reçu totalement la somme qu’il convoitait.

D’abord, du côté de Saint-Joachim-de-Courval, quelques projets ont été retenus, l’installation de nouveaux ponceaux, des travaux de débroussaillage, d’élagage et d’abattage d’arbres dangereux.

«Nous allons aussi créer un mur coupe-son, qui consiste à distancer deux plantations (élagage). Cela évitera que le feu ne s’y répande, s’il y a un feu de forêt un jour. Nous allons aussi entretenir des barrières et améliorer certains accès de stationnement», a énuméré Pierre Duval, ingénieur forestier au sein de l’organisme.

Du côté du Centre La Plaine de Saint-Majorique, il y aura aussi des travaux d’élagage et de retrait d’arbres dangereux tant sur les sentiers pédestres que cyclistes.

«Nous avons aussi réservé un montant pour entretenir le bâtiment de l’accueil. Il est urgent d’y réparer la toiture. Nous devons aussi changer quelques fenêtres», a ajouté Duval.

Dans un tout autre ordre d’idée, la MRC de Drummond poursuit toujours ses négociations avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) du Québec en vue de s’en faire confier la gestion.

«Nous avons rencontré, il y a quelques jours, les gens du MRNF et j’attends des nouvelles sous peu en espérant que certaines choses viennent à débloquer. Je ne vous cache pas cependant que ce dossier est long et très compliqué. Ce n’est pas très évident de s’entendre sur les modalités», a conclu le directeur général de la MRC, Michel Gagnon.

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UN RECUL PAR RAPPORT AUX CONSENSUS DU SECTEUR FORESTIER

Samedi 28 juin 2008

Québec, le 26 juin 2008 – Après des semaines de travail sérieux et de multiples rencontres avec le ministre, les sous-ministres et des consultants, les représentants du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), de l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ), du Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) et de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) sont déçus et inquiets de ne pas comprendre le contenu du document de travail publié le 19 juin dernier par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).

 

C’est un net recul par rapport aux consensus auxquels en sont arrivés les participants au Sommet sur l’avenir du secteur forestier. C’est aussi un recul évident par rapport au Livre vert. Enfin, c’est un recul encore plus flagrant sur certains éléments en regard desquels le gouvernement s’était pourtant engagé publiquement.

 

Alors que le secteur traverse la pire crise de son histoire, le gouvernement n’arrive pas à présenter un projet clair répondant aux besoins exprimés maintes fois par les intervenants pendant la période de consultation sur le Livre vert. En plus, le processus qui encadre l’exercice est encore plus nébuleux depuis que le ministre a déposé un simple document de travail plutôt que l’avant-projet de loi qui avait été annoncé.

 

«Comment pourrons-nous contrôler nos coûts si on ne peut planifier nos opérations ? Comment pourrons-nous investir si le ministre ne nous garantit pas un approvisionnement stable et minimal pour plusieurs années ? Comment peut-on avoir oublié d’analyser ces éléments et dire, haut et fort, que l’on veut lever l’incertitude et assurer que l’industrie québécoise soit la plus compétitive du Canada ?» a déclaré le président-directeur général du CIFQ, M. Guy Chevrette.

 

«Depuis plusieurs mois, on nous invite à changer les fondements du régime forestier. Parmi ces changements, le Sommet sur l’avenir du secteur forestier avait unanimement proposé de migrer d’un régime qui produisait du « bois » vers un qui produisait de la « valeur » en forêt favorisant ainsi une approche d’investissements sylvicoles. Cette vision avait été reprise dans le Livre vert en visant le doublement de la valeur des produits issus de la forêt d’ici 25 ans. Comment expliquer ce retour vers un système similaire à ce que l’on connaît aujourd’hui ?» a renchéri le directeur-général du RESAM, M. Marc Beaudoin.

 

 

«Comment réagir face à un document qui s’éloigne du consensus établi lors du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois alors qu’on proposait une diversification des modes de tenure ? Nous nous retrouvons maintenant face à un timide changement qui nous propose plutôt de changer un régime pour un autre. C’est déplorable de constater que le MRNF n’a pas écouté les revendications de l’ensemble des acteurs forestiers en intensifiant non seulement les travaux d’aménagement, mais aussi ses investissements en forêt. Comment peut-on faire fi d’une mesure qui permettrait de rassurer non seulement la main-d’œuvre de tout un secteur de notre foresterie, mais aussi des régions où se réalisent ces travaux ? C’est vraiment nier l’évidence» a souligné le directeur-général de l’AETSQ, M. Fabien Simard.

 

«Le document de travail ne répond à aucune des attentes des coopératives forestières. Celles-ci souhaitaient voir se renforcer la capacité d’optimiser la chaîne de valeur et surtout la consolidation des entreprises et des travailleurs de l’aménagement forestier. Il s’agit d’une très grande déception» a ajouté le directeur-général de la FQCF, M. Jocelyn Lessard.

 

En un mot, tous ceux qui travaillent en forêt publique n’arrivent pas à comprendre pourquoi le gouvernement a rendu public un projet inachevé, et cherchent surtout à savoir comment il espère mener la prochaine étape de consultation alors qu’il ne semble avoir rien retenu de celle qui a suivi la sortie du Livre vert. Nous sommes en droit de nous demander s’il a vraiment pris la peine d’examiner les consensus réalisés lors du Sommet sur l’avenir du secteur forestier.

 

Les dirigeants de ces quatre regroupements entendent poursuivre leurs démarches et faire en sorte qu’un projet de loi tienne compte ultimement du réalisme et du gros bon sens afin de donner au Québec un régime forestier qui contribue au retour de la compétitivité. «Sans une industrie et des entreprises compétitives, il n’y a pas d’emplois, pas de projets novateurs, pas d’investissements ! Pouvons-nous comprendre cela ?» ont conclu les quatre porte-paroles des regroupements.

 

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Ces quatre organismes regroupent les principaux acteurs de la forêt publique.

 

 

Source : Laurence Drouin

Adjointe aux communications

Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ)

418 657-7916, poste 411

laurence.drouin@cifq.qc.ca

Fabien Simard

Directeur général

Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ)

418 780-1360

Jocelyn Lessard

Directeur général

Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF)

418 651-0388

Marc Beaudoin

Directeur général

Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM)

418 877-1344

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Ouvrir la voie à une nouvelle race de forêts

Jeudi 13 mars 2008

Les terrains forestiers du Canada représentent une part importante de notre patrimoine. Non seulement les forêts canadiennes contribuent-elles à l’image que nous projetons dans le monde, elles forment aussi la pierre angulaire de notre économie. Créateur de près d’un million d’emplois directs et indirects au Canada, le secteur forestier est celui dont la contribution individuelle à l’emploi est la plus importante. Le Service canadien des forêts (SCF), tout en étant responsable de préserver la biodiversité des forêts du Canada, reconnaît la contribution de celles-ci à la subsistance des Canadiens. La demande de produits forestiers devrait augmenter à l’échelle mondiale, alors qu’une perte nette de couvert forestier s’est produite au cours des dernières décennies. Le SCF tente de résoudre ce problème afin d’atténuer une partie de la pression exercée sur nos ressources forestières.

 Je suis chef d’équipe au Centre de foresterie de l’Atlantique et responsable de l’adaptation de la technique d’embryogenèse somatique (ES) à des espèces de conifères d’importance commerciale. L’ES permet à un nombre illimité d’embryons génétiquement identiques d’être propagés à partir d’une seule graine. Pourquoi développer l’embryogenèse somatique? L’ES est la technologie-clé pour la mise en application de la foresterie multi-variétale (FMV), qui peut être définie comme une foresterie de plantation qui utilise des variétés d’arbres — clones ou produits de sélection auxquels on donne un nom distinct — préalablement testées. La FMV permet d’obtenir une amélioration génétique beaucoup plus importante que ce qui est possible par l’entremise d’une méthode classique d’amélioration des arbres; il s’agit donc d’un outil puissant pour accroître la productivité des forêts par l’utilisation de gènes indigènes plutôt que de gènes introduits. La FMV est une méthode rapide et souple pour implanter des variétés d’arbres testées bien adaptées à des conditions environnementales changeantes et à des objectifs variables en termes de produits; elle nous donne la capacité de gérer avec soin la diversité génétique des arbres utilisés en foresterie de plantation.

Les forêts multi-variétales ne remplaceront pas les forêts naturelles, car leur raison d’être est d’améliorer la productivité des forêts pour les plantations commerciales seulement. Elles peuvent ainsi atténuer la pression sur nos forêts naturelles, en les mettant à l’abri de l’exploitation commerciale à l’avenir. Les forêts multi-variétales amélioreront la valeur économique du secteur de la foresterie. La technique de l’ES est relativement nouvelle pour les espèces d’arbres forestiers — sa mise au point et son application en sont encore à leurs débuts pour certaines espèces, mais elle est suffisamment au point pour être appliquée chez la plupart des espèces d’épinette. C’est avec enthousiasme que je participe à cette étape innovatrice de la technologie qui devrait avoir un effet marqué sur l’amélioration des arbres et la foresterie de plantation. À cause de ces travaux de développement, de cet effort pour combler le fossé entre la biotechnologie et les applications commerciales, le Canada sera en mesure d’atténuer la tension exercée sur notre ressource naturelle, tout en appuyant la contribution du secteur forestier à l’économie.

Yill-Sung Park
Chercheur scientifique
Centre de foresterie de l’Atlantique

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La forêt Montmorency, un modèle pour une nouvelle foresterie

Lundi 3 décembre 2007

Comment une forêt expérimentale permet-elle d’orienter vers le développement durable? Le cas du parc faunique des Laurentides, futur projet pilote en gestion intégrée, présente les défis qu’aura à relever cette nouvelle foresterie.

Au Québec, la gestion des forêts soulève de grands débats et ce, encore plus, depuis l’erreur boréale et le rapport Coulombe. Comment arriver à exploiter nos forêts tout en maintenant l’intégrité écologique? La foresterie durable est-elle possible? Ces questions, on se les pose depuis longtemps, et c’est ce qui a, entre autres, permis la création de la forêt Montmorency en 1964. Son mandat étant d’élaborer un modèle d’aménagement durable et de favoriser l’éducation.
 
«La forêt Montmorency, c’est un modèle d’aménagement forestier pour inspirer les autres», rapporte Hugues Sansregret, directeur de la forêt Montmorency. Ce territoire, administré par le département de foresterie à l’UL, c’est donc une forêt expérimentale pour la sapinière à bouleaux blancs de l’Est. Depuis «les recommandations du rapport Coulombe, les choses évoluent plus vite. Un comité de mise en place de la gestion éco-systémique a même été créé pour la réserve faunique des Laurentides», poursuit-t-il. Le but étant de répliquer le modèle de la forêt Montmorency à l’ensemble du parc des Laurentides.

L’aménagement écosystémique a comme objectif de satisfaire un ensemble de valeurs et de besoins humains en s’appuyant sur les fonctions de l’écosystème et en maintenant son intégrité. Plusieurs simplifient cette expression à «s’inspirer de la nature». Couper, oui, mais à condition de limiter les ravages à ce qu’un feu ou un insecte peut faire, par exemple.

Le modèle: la forêt primitive?
En quoi la forêt Montmorency représente-t-elle un modèle pour l’aménagement éco-systémique?  «On s’inspire de ce qui se passe naturellement dans la forêt», explique le directeur. L’exploitation forestière se rapproche d’une dynamique de forêt primitive. «On avait des images aériennes de la forêt avant qu’elle subisse les coupes massives au environ de 1930. En regardant ces photos, ce qui se démarquait, c’est la ressemblance à une mosaïque», ajoute-t-il. Par exemple, une épidémie de tordeuse d’épinette tuait une partie de la forêt, mais certains îlots étaient épargnés. De plus, des épisodes de grands vents ou de feu agissent de la même manière. Naturellement, ces perturbations entraînent divers peuplements d’âges différents et de composition différentes. Le modèle de la forêt Montmorency se base sur cette image : une forêt en mosaïque. On effectue ainsi des coupes trouées et dispersées avec une protection des zones de régénération.

Selon M. Sansregret, «le concept de modèle éco-systémique, ce n’est pas nouveau, mais, depuis les dernières années, il y a une fenêtre politique qui s’ouvre à ce type d’aménagement. Un des gros projets pilotes est relié à la Réserve Faunique des Laurentides». La forêt Montmorency a donc été ciblée comme modèle à cause de ses
résultats prometteurs.

Cependant, l’application de ce schéma d’aménagement n’est pas si simple. «Présentement, les normes c’est bien, mais on ne peut pas toujours les appliquer pareillement dans tous les territoires. Il ne faut pas oublier que la forêt Montmorency, c’est une zone, où il n’y a pas de chasse ni de trappe», précise-t-il. Si on veut évaluer l’impact d’un modèle d’aménagement forestier sur l’écosystème en comparaison avec un autre, c’est le territoire parfait. Cependant, ce n’est pas représentatif de l’ensemble du parc des Laurentides considérant les activités de chasse et trappage qui y sont présentes.

Est-ce que le modèle d’aménagement forestier vient perturber l’écosystème? C’est la grande question qui se pose actuellement. Et c’est une question d’autant plus difficile à répondre considérant les pratiques d’exploitation différentes entre les territoires.

L’exemple du loup
Le loup est un prédateur très fragile à toute modification  de son habitat, mais aussi très fragile aux piégeages, et aux accidents routiers. Il devient donc un bio indicateur important quand il est présent. Il prouve la qualité de l’habitat, comme quoi  son habitat est suffisamment diversifié et productif.

Or, le territoire du loup est grandement modifié par l’humain. Outre les coupes forestières,  la création  de routes et le trappage  influençent  grandement son habitat. «Avant l’ouverture du piégeage, pendant les 3 ans de recherche qui ont été faites dans la réserve des Laurentides, 60 individus ont été répertoriés en 6 meutes. À la fermeture du piégeage, on ne comptait plus que de 15 à 20 loups répartis dans les mêmes 6 meutes fragmentées», souligne Pierre Vaillancourt, guide naturaliste à la forêt Montmorency.

À quoi est due cette situation? «Il y a des activités et des espèces qui sont économiquement beaucoup plus rentables que d’autres», ajoute M. Vaillancourt. Par exemple, dans le parc faunique des Laurentides, on parle de chasse à l’orignal versus le trappage des loups, prédateurs naturels des orignaux. Même s’ il y a des zones de conservation, comme le parc des grands jardins, le parc de la Jacques Cartier et la forêt Montmorency,  cela ne constitue pas l’ensemble du territoire du loup.

Selon Pierre Vaillancourt, «il faut être capable d’arriver à un consensus: comment va-t-on être capable de gérer efficacement  une espèce?». Il s’agit d’un enjeu de taille à prendre en considération dans la gestion intégrée des forêts. À quel point les coupes forestières préservent-elles l’intégrité écologique, mais aussi à quel point la gestion faunique est-elle en accord avec cette dernière?

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Greenpeace promet d’autres coups d’éclat dans sa quête visant à “sauver les derniers massifs forestiers encore vierges”.

Vendredi 12 octobre 2007

Responsable de la campagne Forêt boréale de Greenpeace, Mélissa Fillion a affronté hier, quelque 140 travailleurs forestiers, réunis à Alma dans le cadre d’un forum organisé par la Fédération des travailleurs du papier et de la forêt (FTPF-CSN).

Dans un discours empreint de nervosité, la porte-parole a annoncé de nouvelles actions contre les compagnies Abitibi-Consolidated, Bowater, Kruger et SFK Pâtes si celles-ci ne se conforment pas aux demandes de son organisation.

“Nous n’avons pas l’habitude de révéler nos plans, mais je serais malhonnête en vous disant que nos actions sont terminées. Dans les prochains mois, nous allons frapper à nouveau”, a-t-elle déclaré en fin de journée.

Accueillie de façon froide mais polie, l’environnementaliste a nuancé la position de Greenpeace en ce qui a trait au boycott des entreprises visées par la campagne actuelle. Selon elle, les clients approchés par Greenpeace ont été invités à donner la chance aux compagnies forestières d’entreprendre les changements qui s’imposent avant de leur tourner le dos de façon définitive.

“Ce qu’on demande aux clients, c’est de faire des pressions auprès de ces compagnies”, a-t-elle insisté.

Dans la même veine, Mélissa Fillion s’est défendu de prendre en otage les travailleurs, malgré les accusations répétées de plusieurs d’entre eux. La responsable maintient au contraire que Greenpeace travaille dans leur intérêt.

“L’action que nous avons faite ici, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, n’est pas différente de celles que nous faisons ailleurs dans le monde. Nous faisons campagne pour protéger les dernières forêts intactes du monde. Chaque fois, nous ne nous attaquons pas aux travailleurs, mais aux compagnies et aux gouvernements. Nous dénonçons l’irresponsabilité outrancière de l’industrie”, a-t-elle plaidé.

Mélissa Fillion dit parler au nom de quelque 30 000 membres donateurs de Greenpeace au Québec et ne peut prédire le dénouement de la campagne qu’elle mène présentement.

“Ni vous, ni moi ne savons comment tout cela va finir. Tout dépendra de l’engagement du gouvernement et des compagnies. Greenpeace est un peu comme le chien de garde de la forêt au Québec”, a-t-elle illustré.

Certification FSC

Entre autres exigences formulées par Greenpeace, l’adhésion des compagnies forestières à la certification FSC représente un élément essentiel à toute entente éventuelle.

“Selon nous, la norme CSA n’est pas suffisamment rigoureuse. Le temps est à l’action et les compagnies doivent s’engager. Nous ne sommes plus là pour débattre des différentes certifications existantes”, a-t-elle tranché lorsque questionnée sur le sujet.

Président de la commission Forêt pour l’organisme Nature Québec, Louis Bélanger appuie cette demande. Enseignant à la faculté de foresterie de l’Université Laval, M. Bélanger se dissocie toutefois des moyens que prend Greenpeace pour convaincre les parties visées.

“Greenpeace n’est pas seule, a-t-il mis en relief. Il s’agit d’un combat international. La forêt boréale canadienne fait désormais partie du patrimoine mondial. Vous souvenez-vous de la campagne pour protéger la forêt amazonienne? Et bien aujourd’hui, on parle du Canada en Amazonie.”

La norme FSC, qui s’appuie sur une dizaine de grands principes, a été incluse dans la politique d’achat du gouvernement ontarien.

L’ajout d’aires protégées fait également partie des demandes non négociables de Greenpeace.

À cet effet, le gouvernement du Québec s’est engagé à accroître de 8 % la superficie d’aires protégées d’ici la fin de 2008.

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Remise du prix Vents de changement 2007

Vendredi 14 septembre 2007

TORONTO, le 10 sept. /CNW/ - Le conseil d’administration du FSC Canada
annonce la sélection de Tembec Inc. comme récipiendaire du prix Vents de
changement 2007. Ce prix reconnaît les contributions exceptionnelles à la
préservation de l’avenir de nos forêts et de tous ceux qui en dépendent.
    “Au nom du gouvernement McGuinty, j’applaudis toute l’équipe Tembec pour
son effort pour protéger notre environnement et pour lutter contre les
changements climatiques,” a dit la ministre de l’environnement Laurel Broten,
qui présentera le prix à M. James Lopez, président et chef de la direction.
“Merci pour votre leadership et félicitations à l’occasion de cet honneur si
bien mérité.”
    La cérémonie se tiendra le 28 septembre 2007, à 20 h, lors d’un gala de
levée de fonds auquel assisteront des dignitaires des secteurs privé et
public, des représentants des Premières nations et des dirigeants de syndicats
et de groupes environnementaux.
    En 2001, Tembec Inc. est devenue la première entreprise forestière
d’envergure au Canada à entreprendre des démarches pour l’obtention de la
certification par tierce partie selon les normes rigoureuses du FSC Canada, et
ce pour l’ensemble de ses opérations d’aménagement forestier. Les normes FSC
ont reçu l’appui officiel de groupes comme l’Association nationale de
foresterie autochtone, WWF Canada, Greenpeace, la Société pour la nature et
les parcs du Canada, le Sierra Club du Canada et ForestEthics, pour ne nommer
que ceux-là.
    A ce jour, Tembec a fait certifier au delà de 90 % des forêts qu’elle
gère selon les normes FSC et a joué un rôle critique dans la transformation du
marché des produits du bois certifiés FSC.
    “Je suis très fier d’accepter le prix Vents de changement du FSC au nom
des employés de Tembec, a dit James Lopez, président et chef de la direction
de Tembec. Jusqu’ici, Tembec a obtenu la certification FSC de 8,8 millions
d’hectares des forêts qu’elle gère, ce qui nous permet d’offrir sur le marché
la plus vaste gamme de produits certifiés FSC au monde. Ce prix prestigieux
vient couronner l’engagement continu voué par Tembec à son partenariat avec
FSC et le rôle de leader qu’elle a décidé de jouer en aménagement forestier
responsable.”
    “En attribuant le prix Vents de changement, le conseil d’administration
du FSC Canada reconnaît que Tembec a été l’un des pionniers de l’aménagement
forestier et ce faisant a contribué de manière exceptionnelle à changer
l’image de la foresterie et de l’industrie du bois en Amérique du Nord”, a
affirmé M. Antony Marcil, président et chef de la direction du FSC Canada.
    Le conseil d’administration du FSC Canada souhaite également annoncer
qu’il a décidé d’accorder un prix individuel à M. Jeff Amos, prix qui sera
remis lors de la même cérémonie. M. Amos, en plus d’être propriétaire de boisé
certifié FSC et producteur et vendeur de produits raffinés en bois certifié
FSC, est un photographe de la nature professionnel. Il a fait une contribution
bénévole exceptionnelle à l’avenir de la foresterie dans les Maritimes en
s’acquittant de la tâche ardue de la présidence du groupe de travail
multilatéral FSC qui a effectué les révisions initiales de la norme FSC des
Maritimes, suivies d’un examen quinquennal exhaustif. “La patience, la
persévérance et la bonne humeur de Jeff dans ses efforts pour maintenir le
dialogue et construire des ponts a été absolument crucial pour le succès du
processus de révision,” dit Martin von Mirbach, vice-président de FSC Canada.
“La norme révisée des Maritimes représente une véritable percée et définit les
saines pratiques forestières pour la région d’une manière qui intègre divers
intérêts et qui reflète la gamme complète des activités forestières dans la
région.”

    Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation internationale
sans but lucratif créée en 1993 dans le but de promouvoir l’aménagement
forestier qui soit approprié pour l’environnement, bénéfique pour la société
et économiquement viable. Il appuie le développement de normes nationales et
régionales qui servent à définir ce qu’est une forêt bien aménagée. Les
membres du FSC sont un groupe diversifié provenant d’organisations
environnementales et sociales, d’industries forestières et connexes,
d’organisations de peuples autochtones, de groupes de foresterie communautaire
et de registraires d’à travers le monde. Pour plus d’information au sujet du
Forest Stewardship Council (FSC) visitez le www.fsccanada.org

 
Renseignements: Maia Becker, Responsable des communications et du
service à la clientèle, Forest Stewardship Council of Canada, 400-70 The
Esplanade, Toronto, ON, M5E 1R2, Tél. (416) 778-5568 poste 25, Téléc. (416)
778-0044, mbecker@fsccanada.org, www.fsccanada.org

 Benoit Brosseau

 

Bois d’oeuvre : le Canada devrait prendre exemple sur la Finlande

Mercredi 5 septembre 2007

Stéphane Dion souhaite la tenue d’un sommet sur le bois d’oeuvre.
De passage au Lac-Saint-Jean hier et aujourd’hui, le chef du Parti libéral du Canada a déclaré qu’un sommet réunissant les acteurs concernés par l’industrie forestière serait souhaitable pour faire face à la crise et relancer l’industrie.

Il est d’avis que le Canada devrait prendre exemple sur certains pays, comme la Finlande, dont la foresterie est compétitive.

Stéphane Dion affirme que certains acteurs se sont montrés intéressés à participer à un tel sommet

Libre-Opinion: Greenpeace se met à dos des écolos

Mercredi 29 août 2007

Je mange du millet et du tofu, je vis dans une maison en ballots de paille, j’ai un grand jardin bio et je composte tout ce que je peux. Si l’on aime les étiquettes, alors on peut dire, sans risquer de se tromper, que je suis un écolo.

Pourtant, je ne peux que m’insurger contre le dernier rapport de Greenpeace sur la forêt boréale. La démagogie extrême dont ce groupe a fait preuve ces derniers jours, accompagnée d’une série d’attaques bassement personnelles, vont finir par les faire passer pour des idéologues dangereux aux yeux de bon nombre d’écologistes.

Certains écologistes ont développé ces dernières années un message alarmiste dénué d’une réelle recherche de la vérité scientifique. Mais qui a porté fruit. Tellement qu’on ne compte plus les artistes qui veulent jouer un air de guitare pour «sauver» un arbre.

Une animatrice radiophonique de Radio-Canada — que j’aime beaucoup par ailleurs — disait sur le réseau national au printemps dernier que la vue d’un arbre coupé lui faisait le même effet qu’un petit lapin mort: elle avait envie de pleurer. Il n’est pas rare de trouver des enfants qui, sur le conseil de leurs parents, préfèrent utiliser un manche de bâton de hockey en plastique, par exemple, plutôt qu’en bois, par souci pour la forêt.

C’est dire où l’on en est rendu. Parfois, on a l’impression qu’une certaine psychose sentimentale gagne peu à peu du terrain au Québec.

Pendant ce temps, l’Europe valorise à fond l’utilisation du bois et développe sans cesse de nouvelles technologies. Non seulement pour le bois en tant que matériau, mais aussi en tant que source d’énergie. Or, les écologistes de Suède, de Finlande, d’Allemagne ou de France ne passent pas leur temps à «gosser» l’industrie du bois, ni à tenter de discréditer cette ressource renouvelable.

Que se passerait-il si nos écologistes de Montréal et de Toronto se mettaient au diapason d’une «foresterie basée sur le savoir», selon l’expression du recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)?

Ils viendraient dans les régions et ne manqueraient pas de rappeler avec un orgueil bien placé que le Québec gère sa forêt publique selon les principes du développement durable et ce, depuis 1987. Bien sûr, ils seraient critiques par rapport à certaines pratiques de certaines entreprises forestières. Mais ils situeraient cela dans le contexte des particularités de notre forêt boréale, un écosystème tellement différent de ceux de la zone méridionale du Québec et du Canada.

Plutôt que de les combattre, ils seraient alliés aux scientifiques du Consortium de recherche sur la forêt boréale de l’UQAC, le seul organisme de recherche spécialisé dans l’étude de l’épinette noire, une essence concentrée principalement au Québec et qui représente 80 % de sa forêt boréale. Ils s’intéresseraient notamment aux travaux de son laboratoire dédié au calcul de la croissance des arbres, le meilleur au monde.

Ils se colleraient sur les entreprises forestières les plus innovantes et prometteuses comme la Coopérative de Girardville, au Lac-Saint-Jean, ou celle de Boisaco, à Sacré-Coeur, pour ne citer que ceux-ci. Ils découvriraient que la foresterie d’avenir s’y préfigure déjà et que ces entreprises ont besoin de bien d’autre chose que de voir leur industrie constamment dénigrée.

Puis, au lieu d’un alarmisme creux motivé par un anticapitalisme primaire, ils crieraient sur tous les toits qu’il est urgent d’amorcer un transfert technologique des ressources fossiles vers les ressources renouvelables, dont le bois. La dépendance du Québec envers le pétrole, au pays du bois et de l’hydroélectricité, serait alors le vrai scandale.

Un futur pic pétrolier et des changements climatiques importants vont malheureusement finir par se faire sentir et nous contraindre au changement, faute de les avoir anticipés. L’irresponsabilité et l’immaturité de certains groupes écologistes nous font perdre un temps précieux. À force d’incarner tout ce que l’on peut haïr, ils vont amener même les écologistes les plus convaincus à les combattre.

Recherche Benoit Brosseau

Le candidat NPD prend position sur la crise forestière :

Jeudi 23 août 2007

« il faut profiter du momentum pour trouver des solutions durables »
Chicoutimi, le 22 août 2007 - / LBR.ca / - Monsieur Éric Dubois, candidat du NPD dans Roberval-Lac-Saint-Jean, a réagi face à la parution du rapport de Greenpeace sur la forêt boréale québécoise et sur l’annonce des moyens de pressions que l’organisme mettra de l’avant. Tout en questionnant la rapidité avec laquelle Greenpeace en vient à menacer l’équilibre fragile de l’économie des régions par des actions dénonciatrices, le candidat s’indigne devant les réactions négatives des Barons de la forêt, qui défendent le statu quo en foresterie plutôt que d’admettre que nous devons changer notre utilisation de la forêt.

« Il y a une volonté évidente des Québecois de voir des changements dans la façon dont sont utilisées les ressources de nos forêts boréales. Le geste de Greenpeace est maladroit et dénote la méconnaissance de la réalité et des conditions de vie des habitants des régions. Ici, plusieurs dépendent de la forêt pour vivre » a déclaré M, Dubois.

Toutefois, le modèle d’exploitation de nos forêts doit changer et il faut diversifier l’économie des régions touchées. Il faut consolider des emplois de qualité en optant sur un réel « jardinage » de nos forêts, à l’image de ce qui se pratique dans les pays Scandinaves. « C’est notre devoir de trouver de nouveau créneau économique pour la région. Pour moi, ça passe par les technologies vertes! » assure Éric Dubois.

Le NPD propose de mettre de l’avant les mesures suivantes pour accompagner les régions et les travailleurs dans la transition qui s’impose au cours des prochaines années :

• Bonifier le régime d’assurance-chômage et l’adapter aux besoins des régions et selon les nouvelles réalités des travailleurs (travailleurs âgés, travail atypique, etc.);
• Investir dans la formation de la main d’œuvre pour diversifier les possibilités d’emploi des travailleurs victime de la restructuration économique de l’industrie forestière;
• Encourager les initiatives de développement économique, culturel et social par la création d’un fonds régional d’investissement;
• Augmenter la recherche et le développement dans le domaine des technologies environnementales ou vertes, pour faire de la région du Lac-Saint-Jean un terreau fertile à l’arrivée d’usines et d’entreprises de ce secteur;
• -Revoir la participation du Canada aux accords de commerce international qui ne respectent ou ne respecteraient pas les droits sociaux, économiques, démocratiques, culturels et politiques des Québécois et des Canadiens.

Éric Dubois espère la tenue, dès cet automne, d’un Sommet sur la forêt du Québec, où tous les acteurs du dossier pourront discuter et élaborer un nouveau modèle d’utilisation de nos richesses forestières. « Il faut penser durabilité et écologie; il faut penser à nous, mais aussi aux générations qui suivront. Mais pour cela, chacun doit s’ouvrir au débat et agir pour le bien commun » a-t-il conclu.

—30—

Pour plus de renseignements
Éric Dubois | Candidat NPD dans Roberval
418.812.5464 | ericdubois@npd.qc.ca
www.ericdubois.org

 

FEUILLET EXPRESS - Association forestière Québec métropolitain

Vendredi 9 mars 2007

ÉVÉNEMENTS ET COLLOQUES

Colloque sur la lutte biologique et intégrée en foresterie “Protéger nos forêts… naturellement !” - 19 au 21 mars 2007
Lieu : Hôtel Le Georgesville, Saint-Georges, Beauce      Date : 19 au 21 mars 2007

Depuis l’interdiction de l’utilisation de pesticides chimiques en milieu forestier en 2001, les intervenants forestiers et chercheurs du Québec doivent constamment innover pour développer des outils biologiques efficaces afin de minimiser les impacts négatifs des ravageurs forestiers. Dans le but de maintenir les rendements forestiers et les activités socio-économiques existantes, des efforts accrus en recherche et développement de solutions alternatives aux pesticides chimiques ont fait l’objet d’une recommandation par les autorités gouvernementales. Ce colloque vous permettra de constater les avancées scientifiques dans ce domaine et d’entrevoir les défis auxquels le Québec devra faire face dans un avenir rapproché.

Pour plus de détails : http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-lfc/luttebiol_f.html

Colloque portant sur les opportunités et la menace qu’offre la Chine à la foresterie québécoise - 20 mars 2007     
Organisé par l’Association des étudiants en foresterie de l’Université Laval dans le cadre de la Semaine des sciences forestières - Colloque Kruger
Date : 20 mars 2007          Lieu : Pavillon La Laurentienne, Université Laval

La Chine, nouvel éden par son économie en pleine expansion, offre aux grands axes de l’industrie occidental des marchés possédant d’immenses perspectives. Ce colloque visera donc à cerner l’impact de cette expansion sur l’industrie forestière ainsi que les moyens pour parvenir à prendre part à l’essor économique de ce pays. Nous espérons compter nombreux les ingénieurs forestiers qui participeront à cet événement étudiant.

Pour plus d’information, contactez Samuel Harvey au 418-656-2131 #8807 (laissez un message) ou par courriel à colloque.kruger2007@gmail.com

Colloque sur le bois dans la construction écologique et la traçabilité des produits forestiers - 20 et 21 mars 2007    
Organisé par Q-WEB, Certific’Action BSL et la CRÉ du Bas-Saint-Laurent
Date : 20 et 21 mars 2007        Heure :      Lieu: Hôtel Rimouski, Rimouski

La construction écologique est un moteur important dans le développement des produits forestiers certifiés et elle représente une tendance dans un marché où aucun joueur ne se démarque encore vraiment. De plus, de grands acheteurs de produits forestiers et des gouvernements accroissent leurs exigences environnementales en réclamant maintenant que le fournisseur puisse retracer l’origine des bois ou des fibres afin d’en démontrer la légalité et la durabilité.

Pour obtenir plus d’information sur ce colloque, veuillez contacter Carl-Éric Guertin par tél.: 418-650-6385, par courriel: ceguertin@quebecwoodexport.com ou visitez le site Web: http://www.quebecwoodexport.com/indexfr.htm

La création de richesses pour un Québec forestier se fait-elle par l’utilisation de notre ressource ? - 21 mars 2007  
Organisé par l’Association des étudiants en foresterie de l’université Laval dans le cadre de la Semaine des sciences forestières - Colloque Kruger
Date : 21 mars 2007      Lieu : Pavillon Desjardins, Université Laval

Cette soirée table-ronde ayant lieu à l’Université Laval aura pour but de comprendre la place qu’occupe, dans le secteur de la seconde transformation, la ressource forestière québécoise. De plus, les principales étapes dans l’obtention d’entreprises forestière compétitives dans le domaine de la transformation ainsi que les critères pour démarrer de telles industries seront étudiés par nos panélistes durant une période de plénière.

Pour plus d’information, contactez Samuel Harvey au 418-656-2131 #8807 (laissez un message) ou par courriel à colloque.kruger2007@gmail.com

4e Colloque « Penser client : penser planification ! » - 28 mars 2007
Organisé par le Consortium de recherche FOR@C et Q-WEB
Date : 28 mars 2007      Lieu : Hôtel Plaza, Québec

Réaliser un changement, solidifier son offre, se réinventer : c’est d’abord planifier. Ce colloque a comme objectif d’approfondir les notions d’une planification efficace autant de manière stratégique qu’opération- nelle et à mesurer sa performance. La planification logistique, l’intégration entre la planification et la technologie et des expériences vécues sont au menu. Vous voulez réussir? Apprenez à planifier!

Pour plus d’information, contactez Phyllis Leclerc au 418-650-6385, par courriel à pleclerc@quebecwoodexort.com ou visitez le site Web: http://www.quebecwoodexport.com/indexfr.htm

1er colloque annuel du Centre d’étude de la forêt - 28-30 mars 2007
Date : 28-30 mars 2007       Lieu : Complexe des sciences Pierre-Dansereau, Université du Québe à Montréal (UQAM)
 
Le CEF a le plaisir de vous convier à son premier colloque annuel. Regroupant 46 chercheurs et plus de 330 étudiants aux cycles supérieurs de 8 universités différentes, le CEF est un nouveau regroupement universitaire unique au Québec puisqu’il réunit l’expertise scientifique québécoise oeuvrant en forêt. Profitez de ce cette occasion pour présenter les résultats de vos activités de recherche, pour connaître le CEF et découvrir l’expertise de ses membres, pour discuter avec des chercheurs de renom, pour échanger avec les autres chercheurs du secteur forestier et pour faire connaissance avec vos collègues éloignés.

Pour plus de détails: http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=Colloque.Colloque2007

10e congrès nord-américain d’agroforesterie : Opportunités économiques et bénéfices environnementaux de l’agroforesterie - 10 au 13 juin 2007
Date : 10 au 13 juin 2007        Lieu : Université Laval, Québec 
Pré-inscription à tarif préférentiel : 1er avril 2007     
Nouvelle date limite pour soumettre les textes pour les Actes du Congrès : 15 avril 2007

L’objectif du congrès est d’encourager le développement et l’adoption de pratiques de gestion durables du territoire rural axées sur l’intégration d’arbres au paysage. Les bandes riveraines arborées, les haies brise-vent, les systèmes sylvopastoraux, les cultures intercalaires et les cultures sous couvert forestier sont les principales techniques qui seront abordées dans le cadre du Congrès. Les participants visés appartiennent à toutes les sphères du conseil, de l’enseignement et de la recherche, qu’ils travaillent au sein d’entreprises privées, de groupes-conseil, de municipalités, de ministères, d’institutions d’enseignement ou de centres de recherche spécialisés dans les domaines de l’agriculture, de la foresterie, de l’environnement et de l’aménagement du territoire.

Pour obtenir plus de détails sur ce congrès : http://www.agrofor2007.ca/
CONFÉRENCES, ATELIERS ET FORMATIONS

Les colloques du Service canadien des forêts - Centre de foresterie des Laurentides (SCF-CFL)
Les Colloques du SCF - CFL sont présentés au Centre de foresterie des Laurentides du Service canadien des forêts à Québec (Québec) Canada, à la salle Lionel-Daviault au Centre de foresterie des Laurentides, 1055, rue du P.E.P.S. de 10h30 à 12h (dès 10h, café et échanges informels).

Pour obtenir des informations sur les colloques, communiquez avec la Direction de la recherche du Centre de foresterie des Laurentides au numéro de téléphone 418-648-7032, ou par courrier électronique :  lucie.labrecque@rncan.gc.ca

- La classification nationale de la végétation du Canada et sa composante pour le Québec - 1er mars 2007    
M.  Ken Baldwin, Écologiste en foresterie / RNCan-SCF-CFGL M.  Jean-Pierre Saucier, ing.f. / MRNF

La classification nationale de la végétation du Canada (CNVC) est un vaste projet qui vise à constituer un catalogue des associations végétales de l’ensemble du Canada. Ce catalogue intégrera les connaissances sur les communautés végétales en fonction des variations environnementales, comme le climat régional et les caractéristiques du milieu. Des exemples tirés des travaux en cours au Québec illustreront les principes et les résultats du projet.

- Évaluation du risque et diagnostic de l’encre des chênes rouges - 15 mars 2007     
Danny Rioux, chercheur scientifique
Richard Hamelin, chercheur scientifique Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Centre de foresterie des Laurentides

L’encre des chênes rouges (ECR), causée par le Phytophthora ramorum, a été observée pour la première fois en 1993 en Europe et par la suite en 1995 en Californie. Au Canada, la maladie a été signalée à quelques occasions à partir de 2003 en Colombie-Britannique. L’évaluation des risques phytosanitaires préparée pour l’ACIA en 2006 révèle que l’ECR est une réelle menace pour les forêts et les arbres urbains au Canada et, par conséquent, pour les industries forestière et horticole.

Série de présentations des étudiants de 2e cycle en sciences forestières à l’Université Laval dans le cadre du cours Colloque II
Au cours d’un séminaire, l’étudiant présente et défend les résultats de ses travaux de recherche de maîtrise devant une assemblée de professeurs, d’étudiants aux cycles supérieurs et d’invités. L’étudiant préside un des colloques et dépose une analyse critique de chacune des présentations de ses collègues.

- Mardi 13 Mars 2007 au Pavillon Abitibi-Price, salle 1160
Colloque II de Onil Bergeron en Écophysiologie (13h30 )
Colloque II de Manon Lazarovici en Opérations forestières (14h30)

- Mardi 20 mars 2007 au Pavillon Abitibi-Price, salle 1160
Colloque II de Roberto Quezada-Garcia sur les insectes indicateurs (13h30) 
Colloque II de Frédéric Pitre sur la Génomique du peuplier (14h30)

- Mardi 27 mars 2007 au Pavillon Abitibi-Price, salle 1160
Colloque II de Annie Gosselin sur les Savoirs paysans au Mali (13h30)
Colloque II de Edna Civil-Blanc sur l’Évaluation Économique (14h30)

Conférence : Effets des GES sur la biodiversité - 14 mars 2007
Mme Catherine Potvin, département de biologie (Mc Gill)
Date : Mercredi 14 mars 2007      Heure : 11h30 à 13h00        Lieu : Pavillon Vachon, local 2870

Conférence : Yellowstone, Patagonie, et les défis de conservation: comprendre et prédire sans expérience - 15 mars 2007    
Les conférences du Centre d’étude de la forêt (CEF)
Eliot McIntire, professeur, Département de Sciences du bois et de la forêt, Université Laval, Québec et Chaire de Recherche du Canada
Date : Jeudi 15 mars 2007     Heure : 15h30        Lieu : Pavillon Abitibi-Price, local 1160
OUTILS DE TRANSFERT DE CONNAISSANCES

Capsules forestières
Par l’Association forestière Québec métropolitain

L’Association forestière Québec métropolitain a développé des capsules éducatives sur la foresterie en général et sur le milieu forestier de la région de Chaudière-Appalaches qui vous permettront de découvrir la richesse de la forêt et des activités qui en découlent. Ces capsules vous permettront de découvrir le patrimoine forestier de cette région et vous informeront sur les pratiques d’aménagement, d’exploitation, de transformation et bien plus encore.

Chaudière-Appalaches
   7 de 10. Promenons-nous dans les bois; Les activités récréatives dans la forêt de Chaudière-Appalaches
                  http://www.afqm.org/documents/recreation2.pdf
   8 de 10. L’aménagement faunique en forêt privée
                  http://www.afqm.org/documents/amefaunique2_000.pdf

Toute dernière version de la Liste des espèces en péril au Canada
Par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) vient de publier la toute dernière version de sa Liste des espèces en péril au Canada. Il s’agit d’un manuel disponible en ligne, contenant de l’information sur 534 espèces jugées dans une certaine mesure en péril au Canada, dont 65 espèces et sous-espèces aviaires. Pour plus amples renseignements, visitez le site Web du COSEPAC.

Liste des espèces en péril au Canada : http://www.cosewic.gc.ca/fra/sct0/rpt/rpt_csar_f.pdf
Site Web du COSEPAC : http://www.cosewic.gc.ca/fra/sct5/index_f.cfm

Guide de martelage Forêt-Faune adapté à la forêt privée
Par Le Groupe Desfor

Un guide de martelage forêt-faune qui prend en considération la forêt en tant qu’habitat faunique. Le martelage est une étape préalable à la coupe de bois et essentielle afin de permettre l’évolution d’un peuplement forestier pour la production de bois de qualité. Le guide met l’accent sur des mesures de mise en valeur et de protection pour favoriser les habitats fauniques. Le guide contient 80 pages.

Pour télécharger le document: http://www.afm.qc.ca/media-acceuil-menu/Guide%20martelage%20For%EAt-Faune%20vf.pdf

Conditions de croissance et réponses des feuillus selon différentes stratégies de régénération par la plantation
Par l’Institut de recherche en biologie végétale

À l’échelle mondiale et avec la hausse continuelle de la population, on assiste à une augmentation de la demande globale en produits forestiers. La ressource servant à la fabrication de ces produits est par ailleurs récoltée sur une superficie de forêts qui va en diminuant, de sorte qu’une rupture dans les stocks de matière ligneuse pourrait éventuellement survenir (FAO, 2001). Parmi les éléments de solution envisagés pour répondre à la problématique de l’approvisionnement dans le milieu forestier figure l’établissement de plantations.

Pour télécharger le document: http://www.afm.qc.ca/media-acceuil-menu/IRBV05_CroissanceFeuillus.pdf

Nutrition et croissance comparées de différents peupliers hybrides sur des dépôts marginaux pour l’agriculture
Par l’Institut de recherche en biologie végétale

Nous présentons ici les résultats d’analyse nutritionnelle de quatre plantations expérimentales établies dans la M.R.C. du Haut-Saint-Laurent, en Montérégie, comprenant des peupliers hybrides et des feuillus nobles en combinaison sur un même site (double rotation). Nos dispositifs expérimentaux permettent de comparer une gamme de plusieurs hybrides interaméricains, eurasiens, euraméricains et certaines combinaisons multiples, que nous avons mis à l’essai dans plusieurs conditions de sols qui reflètent les réalités du sud-ouest québécois. L’ensemble des dispositifs initie l’évaluation de la sylviculture des clones de peupliers disponibles pour le sud du Québec.

Pour télécharger le document: http://www.afm.qc.ca/media-acceuil-menu/IRBV05_NutritionPEH.pdf

Fiche multiressource - Le Castor
Par le Groupement forestier Beauce Sud

Élément important de la faune québécoise, le castor façonne le territoire de ses étangs et ses barrages. Apprécié pour la diversité qu’il apporte sur une propriété forestière, il peut aussi causer des dommages importants aux peuplements et aux infrastructures.

Pour télécharger la fiche: http://www.agenceestrie.qc.ca/Documents_PDF/Castor.pdf

Fiche multiressource - Le Porc-Épic
Par le Groupement forestier Beauce Sud

Le porc-épic est un rongeur commun que l’on retrouve un peu partout au Québec. Sa présence sur les propriétés forestières occasionne parfois des dommages qu’il est possible de minimiser en connaissant mieux ses habitudes de vie.

Pour télécharger la fiche: http://www.agenceestrie.qc.ca/Documents_PDF/Porc%20%C9pic.pdf

Santé et aménagement des érablières - Les insectes ravageurs
Par le Service canadien des forêts
Pour télécharger le document: http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-LFC/pdf/Affiche-insectes_f.pdf

Santé et aménagement des érablières - Les blessures et les mécanismes de défense
Par le Service canadien des forêts
Pour télécharger le document: http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-LFC/pdf/Affiche-blessures_f.pdf

Santé et aménagement des érablières - Les maladies
Par le Service canadien des forêts
Pour télécharger le document: http://www.cfl.scf.rncan.gc.ca/cfl-LFC/pdf/Affiche-maladies_f.pdf
COMMUNIQUÉS ET ACTUALITÉ

Nouveau plancher d’ingénierie flottant - Diane Leblanc annonce une aide financière de près de 131 000 $ à Boa-franc de Saint-Georges-de-Beauce

Saint-Georges-de-Beauce, le 1 février 2007 -  La député de Beauce-Sud et vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Diane Leblanc, a annoncé, au nom du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, une aide financière de près de 131 000 dollars à la firme Boa-Franc de Saint-Georges-de-Beauce. Cette aide est attribuée dans le cadre du Programme d’aide financière au développement de technologies et de produits, instauré à l’automne 2005. Financé entièrement par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), ce programme est coordonné par Forintek Canada Corp., division de l’Est.

Pour consulter le communiqué: http://www.mrnf.gouv.qc.ca/presse/communiques-forets-detail.jsp?id=6025

Exprimez-vous en faveur d’un moratoire de coupe en forêt intacte avec Greenpeace

Il ne reste plus au Québec que 15 % de forêt boréale intacte, dans la zone allouée à l’industrie. Selon Aux Arbres Citoyens! seulement 3.4% du territoire québécois est protégé contre l’exploitation industrielle. Pourtant, la forêt est un bien public. Le gouvernement n’a hérité que de sa gestion. Mais il a laissé l’industrie la surexploiter. 86% de la forêt boréale a été concédée à l’industrie. Pour protéger ce qu’il reste de forêt boréale intacte, Greenpeace a officiellement demandé au gouvernement du Québec un moratoire de coupe forestière dans les zones intactes le 31 janvier 2007. Joignez-vous à Greenpeace et envoyez un courriel à Jean Charest pour exiger vous aussi une gestion plus responsable et prévoyante de nos ressources forestières.

Pour plus de détails: http://www.greenpeace.org/canada/fr/a-vous-d-agir/cybermilitantisme

Inauguration du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP): Un atout de plus pour la recherche et l’innovation

Trois-Rivières, le 2 février 2007 - Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, en compagnie de la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie, Mme Julie Boulet, et du député de Trois-Rivières, M. André Gabias, a inauguré aujourd’hui le Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP) de Trois-Rivières. « Le CIPP est un véritable incubateur de R&D et de formation. Pour avoir un secteur forestier fort, il importe de disposer d’une relève qualifiée et compétente. Grâce notamment au transfert des connaissances en matière de technologie, le Centre deviendra un instrument important du développement de l’industrie papetière, en soutenant et en accompagnant les intervenants du secteur. Voilà pourquoi notre gouvernement a décidé d’y investir 23,5 $ », a déclaré M. Corbeil.

Pour consulter le communiqué: http://www.mdeie.gouv.qc.ca/page/web/portail/nav/communiques.html?page=details.jsp&iddoc=80407

Le Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois est reporté

Québec, le 2 février 2007 - M. Denis Brière, président du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois, annonce que la tenue de l’événement, initialement prévu pour les 5 et 6 mars, est reportée à l’automne. « Cette décision, prise à l’unanimité par le comité directeur du Sommet, est motivée par notre ferme volonté de donner plus de temps aux nombreux intervenants qui veulent faire de ce Sommet un succès porteur d’avenir», indique M. Brière.

Pour consulter le communiqué: http://sommetforet.ffg.ulaval.ca/UserFiles/File/Sommet%20-%20communiqué%20de%20presse%200202%20-%20français.pdf

Utilisation de la biomasse forestière - Le ministre Corbeil accorde une aide financière de 20 000 $ au Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) de la région de la Capitale-Nationale

Québec, le 14 février 2007 -  Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, annonce qu’il a accordé une aide financière de 20 000 dollars au Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) de Québec. Le CQVB fera réaliser, grâce à cette aide et aux contributions d’autres partenaires, une étude stratégique pour établir le potentiel des bioproduits et des bioprocédés industriels au Québec. Cette étude proposera des voies de développement, des pistes d’intervention et des moyens d’action pouvant soutenir l’émergence de ce secteur au Québec.

Pour consulter le communiqué: http://www.mrnf.gouv.qc.ca/presse/communiques-detail.jsp?id=6051

Aires protégées - “Incapable d’atteindre des objectifs, le ministre Béchard change la méthode de calcul à la veille des élections” - Stéphane Bergeron

Québec, le 15 février 2007- Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, déplore l’attitude partisane dont fait preuve le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, qui, à quelques jours du déclenchement probable des élections, se convertit subitement aux vertus de la définition internationale des aires protégées pour faire oublier qu’il repousse à plus tard l’atteinte de ses objectifs.

Pour consulter le communiqué: http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Fevrier2007/15/c8955.html

Les aires protégées au Québec : un héritage pour la vie
Le gouvernement du Québec annonce des actions qui améliorent la performance du Québec dans les aires protégées

Québec, le 15 février 2007 - En conférence de presse aujourd’hui, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et leader adjoint du gouvernement, M. Claude Béchard, a procédé à d’importantes annonces en matière d’aires protégées qui témoignent de l’importance que le gouvernement accorde à la protection de la nature et de la biodiversité.

Pour consulter le communiqué: http://www.mddep.gouv.qc.ca/Infuseur/communique.asp?no=1065

Protection de la forêt boréale : Rapport alarmant sur la disparition des dernières forêts intactes

Montréal, le 15 février 2007 - Au lendemain de l’annonce du report des échéances de la Stratégie québécoise sur les aires protégées par le ministre Béchard, les scientifiques de Global Forest Watch Canada constatent que la dégradation du site Pascagama, soit l’une des dernières grandes forêts intactes du Québec, a pris des proportions inquiétantes. En effet, ce site exceptionnel a été fortement perturbé par les coupes forestières et ce, même si Nature Québec, le RQGE et la SNAP réclament de grande aire protégée dans ce secteur.

Pour consulter le communiqué: http://auxarbrescitoyens.com/article.php?id_article=0510

Développement des aires protégées : Un portrait plus clair, mais peu reluisant

Montréal, le 15 février 2007. -  Bien que l’annonce de nouveaux territoires protégés constitue un pas de plus vers l’atteinte des objectifs du Québec, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) juge que le temps n’est pas vraiment à la réjouissance. L’objectif de 8% d’aires protégées, que visait le présent gouvernement, ne sera visiblement pas atteint.

Pour consulter le communiqué : http://www.rncreq.org/pdf/comm_150207.pdf

Valorisation des rejets de carton - Le ministre Lessard accorde une aide financière de 20 820 $ à Cartonek inc.

Thetford Mines, le 19 février 2007 -  Le député de Frontenac, ministre du Travail et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, M. Laurent Lessard, annonce, au nom du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Pierre Corbeil, une aide financière de 20 820 $ à Cartonek inc. de Sainte-Marie. Cette aide, qui correspond à 50 % des dépenses admissibles en vertu du programme, est attribuée dans le cadre d’une mesure d’aide aux études spécialisées du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, instaurée à l’automne 2005.

Pour consulter le communiqué: http://www.mrn.gouv.qc.ca/presse/communiques-detail.jsp?id=6062

Revue de presse du Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval

Chaque jour, une revue de presse sur le milieu forestier est mise à la disposition des internautes sur le site Internet du Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval. Cette revue de presse rassemble une vingtaine d’articles par jour tirés des différentes publications quotidiennes. Pour ceux et celles intéressés à lire davantage sur le milieu forestier peuvent avoir accès à la revue de presse du mois de février 2007 en cliquant sur le lien suivant : http://www.sbf.ulaval.ca/revuepresse/2007/F%E9vrier/
FORÊT ET PLEIN-AIR

Rappel - Excursion hivernale au parc de la forêt ancienne du mont Wright - 3 mars 2007

Venez apprécier le parc de la forêt ancienne du mont Wright sous son manteau de neige. L’Association forestière Québec métropolitain vous offre l’opportunité de participer à une excursion (pédestre ou en raquettes, selon les conditions de neige), le samedi 3 mars 2007 de 8h30 à 12h30. Le parcours totalise près de 7 km en empruntant le Sentier de la Forêt ancienne et le Sentier du Sommet.
 
Le Sentier de la Forêt ancienne vous fera découvrir la nature exceptionnelle de la végétation du mont Wright, caractérisée par des peuplements forestiers anciens composés d’arbres de taille impressionnante et âgés de plus de 300 ans. Il vous sera également possible d’observer une série de blocs rocheux qui représentent un attrait intéressant pour les grimpeurs et les randonneurs. Le Sentier du Sommet mène au belvédère qui permet d’apprécier une vue panoramique sur les montagnes et sur le village de Stoneham. Il donne accès au sommet par l’emprunt d’une voie de contournement praticable par un plus grand nombre de randonneurs que le sentier du Vaillant.
 
Tout au long de cette excursion, vous aurez l’opportunité de découvrir la vie hivernale du parc. Comment se comporte la faune et la flore et quelles sont les stratégies utilisées pour passer l’hiver?
 
Pour garder votre énergie et votre bonne humeur, prévoyez une boisson désaltérante et une collation.Réservez votre place dès aujourd’hui au 647-0909 ou afqm@afqm.org

Le Centre de Ski de Fond des Portes de l’Enfer

Le Centre de Ski de Fond des Portes de l’Enfer est prêt à accueillir les fondeurs sur ses pistes enneigées. Le sentier de raquette des Portes de l’Enfer vous fera découvrir la brèche historique dans la montagne qui permettait jadis aux bûcherons de franchir non sans crainte, ce passage périlleux.

Pour plus d’information: http://www.st-alban.qc.ca/stalban.asp?no=46953

Activités de découvertes hivernales  au parc national de la Jacques-Cartier : Affrontez l’hiver, mais comment ?

Cette randonnée guidée de 2,5 km à raquettes vous en apprendra davantage sur les stratégies développées par les animaux et les végétaux pour s’adapter aux particularités de l’hiver québécois. Les 3, 4, 9,10 et 11 mars 2007. Pour tout autre renseignement sur les activités ou la programmation, vous pouvez contacter le parc national de la Jacques-Cartier au 1 800 665-6527, à l’adresse parc.jacques-cartier@sepaq.com ou visitez le site Internet au www.parcsquebec.com

 

Les Expéditions de la Rivière Blanche - chiens de traîneaux

René, Chantal et leurs chiens de traîneaux vous réservent une authentique randonnée de 23 km en pleine nature. Sortie inoubliable en famille ou entre amis ! Pour information et réservation, téléphone : (418) 268.8486, cellulaire (418) 283.3224, courriel expeditionriviereblanche@globetrotter.net 

Parc national des Grands-Jardins

Toutes les fins de semaine, du 9 février au 24 mars, le parc national des Grands-Jardins vous offre l’occasion de vivre une expérience unique dans un environnement naturel féerique! Les adeptes de plein air pourront en effet profiter du nouveau forfait Blanc : pêche blanche et randonnée comprenant l’hébergement aux chalets Beaumont (capacité de 4 à 8 personnes), les droits de pêche sur le lac Turgeon et l’accès au parc.

Pour plus de détails: http://www.sepaq.com/pq/grj/fr/

Invitation à voter - Concours de photos du parc national de la Jacques-Cartier

À chaque saison, la nature du parc national de la Jacques-Cartier se transforme pour offrir à l’ensemble de ses visiteurs des paysages uniques… à faire rêver! Pour immortaliser ces moments magiques, le parc a mis de l’avant, pour une deuxième année consécutive, un concours de photos permettant aux photographes amateurs de faire parvenir leur plus beau cliché de paysage spectaculaire, de rencontre mémorable avec la faune ou d’activité particulièrement appréciée. Le concours maintenant terminé, c’est à vous de voter pour votre photo préférée! Les personnes qui feront parvenir leur vote seront automatiquement éligibles au tirage d’un séjour de 2 nuitées en camping aménagé avec services au parc national de la Jacques-Cartier.
 
Pour tout autre renseignement sur les activités ou la programmation, vous pouvez contacter le parc national de la Jacques-Cartier au 1 800 665-6527, à l’adresse parc.jacques-cartier@sepaq.com ou visitez le site Internet au www.parcsquebec.com

DIVERS

Mois de l’arbre et des forêts 2007 « Craquer pour la forêt »
Soutenez l’éducation forestière et commandez dès maintenant vos articles du Mois de l’arbre et des forêts !

Il est maintenant temps de passer vos commandes pour les T-shirts, les polos et les casquettes aux couleurs du Mois de l’arbre et des forêts 2007. Pour visualiser les différents items, vous pouvez consulter le site Internet de l’Association forestière Québec métropolitain : http://www.afqm.org/
Pour passer votre commande et pour connaître les dates de réception et de livraison, veuillez télécharger le bon de commande : http://www.afqm.org/documents/formulaire_tshirt07.pdf

Retournez-le avec votre paiement au bureau de l’AFQM au 870, avenue de Salaberry, bureau 302, Québec (Québec) G1R 2T9.

Une bonne affaire pour la faune, la nature et… pour vous !

Tous les amateurs de plein air sont invités à visiter régulièrement l’Encan faune et nature pour y découvrir une offre incomparable de forfaits de pêche, de chasse, de villégiature, des ¦uvres d’art, de l’équipement pour les sports en nature, etc. Découvrez le nouvel Encan virtuel de la Fondation de la faune du Québec où la présentation des lots et les mises se font directement sur un site Internet entièrement sécurisé. Visitez sans tarder le www.fondationdelafaune.qc.ca/encan  pour y découvrir près de 75 lots d’une valeur de 200$ à 7 000$ !

Concours de dessins pour tous les enfants du Québec!

L’Association forestière des Cantons de l’Est est fière d’annoncer la tenue de la troisième édition de son concours de dessins sur le thème « Tes dents, les produits laitiers et les arbres… Tes amis de chaque jour! ». Le concours se déroule du 19 février au 19 avril 2007 et s’adresse à tous les enfants de 4 à 12 ans, résidant au Québec. Il est organisé par l’Association forestière des Cantons de l’Est, Les Clubs 4-H du Québec, l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec et les Producteurs laitiers du Canada.
 
Pour voir l’affiche promotionnelle et télécharger le document de participation, visitez notre site à : http://www.afce.qc.ca/concours.htm

Soutenons l’incorporation des biologistes et des microbiologistes

En 2006, n’importe qui peut se dire biologiste ou  microbiologiste… et agir comme tel! Pourtant, à  l’heure de la refonte du système de santé et du dépôt de la Loi sur le développement durable,  biologistes et  microbiologistes sont des acteurs incontournables dans les  décisions importantes que doit prendre la collectivité pour la protection  de la santé et des ressources naturelles. Plus que jamais,  notre incorporation devient  essentielle à la création d’un ordre professionnel qui garantirait la  qualité de l’exercice des biologistes et microbiologistes, et permettrait  une protection accrue du public et de son environnement.  Afin de  ne plus laisser n’importe qui faire n’importe quoi… nous avons besoin de  vous!

Soutenez l’action des biologistes et des microbiologistes, signez la pétition!
http://www.incorporation-abqamq.ca   

Les Phénix de l’environnement: Invitation pour les mises en candidature

Vous avez réalisé un projet d’importance pour votre communauté ? Vous désirez partager vos réalisations avec l’ensemble de la population québécoise ? Les Phénix de l’environnement sont pour vous ! Ouvert aux organismes environnementaux, aux municipalités, aux institutions d’enseignement, aux individus et aux entreprises, aux commerces et aux institutions, ce prestigieux concours récompense les meilleurs projets mis en place en 2006 pour la protection de l’environnement. N’attendez plus ! Vous avez jusqu’au 15 mars pour soumettre vos dossiers. Visitez le site Internet www.phenixdelenvironnement.qc.ca .
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Soutenez les activités de l’Association forestière Québec métropolitain

Organisme à but non lucratif, l’Association forestière Québec métropolitain, a pour mission de promouvoir la conservation et la mise en valeur de l’arbre et des boisés en milieu urbain et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles en milieu forestier. Cette mission privilégie l’éducation et la sensibilisation auprès du grand public et tout particulièrement auprès des jeunes.

Soutenir l’Association forestière Québec métropolitain, c’est contribuer, en donnant de son temps comme bénévole, en contribuant financièrement par un don déductible d’impôt ou simplement en s’inscrivant comme membre. Pour plus de détails, consultez notre site Internet au www.afqm.org et pour télécharger le formulaire d’adhésion: http://www.afqm.org/documents/Coupon_AFQM06.pdf
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Le FEUILLET EXPRESS est un outil d’information électronique sur le milieu forestier préparé par l’Association forestière Québec métropolitain. Les documents et articles sont envoyés à titre d’information et ne reflètent pas forcément les positions de notre organisme.

Pour vous abonner ou vous retirer de cette liste d’envoi, communiquez avec nous : afqm@afqm.org

Activa environnement-Ouverture d’un bureau à Rimouski

Vendredi 2 mars 2007

L’entreprise gaspésienne Activa environnement ouvre un bureau à Rimouski. Créée en 2001, cette firme de consultants s’est spécialisée dans la gestion intégrée des ressources. Activa environnement offre des services très diversifiés. D’ici quelques mois, l’entreprise compte avoir cinq ou six employés à temps plein à son bureau de Rimouski.

Fondée à New Richmond en 2001, Activa a rapidement pris son envol. D’un petit projet d’économie sociale lancé sous l’égide d’un groupement forestier, l’entreprise est devenue une filiale qui fournit du travail à 17 employés spécialisés dans un grand nombre de disciplines et offre ses services aux entreprises, aux municipalités et aux ministères gouvernementaux.

Le directeur général d’Activa, Ronald Arsenault, affirme que l’entreprise peut conseiller des acteurs de plusieurs secteurs: « Activa est avant tout un partenaire au développement régional. Nous sommes multidisciplinaires. Nous oeuvrons dans le domaine de la foresterie, de la biologie, de l’environnement, de l’agroforesterie, de l’agronomie, du récréotourisme et de la géomatique ».

Depuis sa création, Activa a réalisé plus de 200 projets et son champ d’action est le Québec en entier. L’entreprise s’installe à Rimouski car elle a constaté qu’il n’y a aucune entreprise de son genre au Bas-Saint-Laurent.

Selon Ronald Arsenault, Activa environnement est à l’avant-garde des valeurs nouvelles de la société québécoise comme la concertation et la conscience environnementale.

L’entreprise Activa est impliquée dans 12 projets de parcs éoliens en Gaspésie. L’année dernière, le secteur éolien a représenté à lui seul 50 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

 

Recherche Benoit Brosseau

AIRES PROTÉGÉES-Près de 14 000 km2 supplémentaires

Lundi 19 février 2007

Québec a mis fin à sa valse-hésitation dans le dossier des aires protégées (AP). Le ministre Claude Béchard a annoncé la protection de 13 955 km2 de territoires supplémentaires, dont 408 km2 de la Seigneurie du Triton. Avec cet ajout de 20 %,
le Québec compte désormais 4,79 % de son territoire en AP.

Les huit nouveaux territoires dévoilés hier, en conférence de presse, ont un statut provisoire. Le statut définitif leur sera accordé après des audiences du BAPE.

À l’exception d’une partie de l’un d’eux, ils sont tous situés en forêt boréale, donc dans des zones d’exploitation industrielle. Leur nouveau statut les soustrait aux activités industrielles (foresterie, mines, gaz, etc.), mais les chasseurs et les pêcheurs pourront continuer à s’y rendre.
Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a profité de l’occasion pour rendre public le registre des AP du Québec, « une première au Canada ».

Plus de détails dans la version papier du journal Le Soleil de vendredi.
Éric Moreault

Le Soleil

 

L’ÉVOLUTION DU CONCEPT D’AMÉNAGEMENT DURABLE DE LA FORÊT

Jeudi 15 février 2007

Par Christian Messier, Ing. F., Ph.D. Professeur d’écologie forestière GREFi, UQAM

Le concept d’aménagement durable de la forêt semble faire l’unanimité parmi les décideurs, la population en général, l’ingénieur forestier et l’industrie forestière. Il s’agit d’un concept important puisqu’il présuppose qu’il est possible d’exploiter la ressource forestière tout en y préservant son intégrité écologique. Le problème majeur de ce concept, par contre, est qu’il est suffisamment confus pour permettre à tout le monde d’y trouver son compte. Cet article tentera de démystifier et d’expliquer un peu mieux ce que “pourrait/devrait ” vouloir dire ce concept pour l’aménagement de notre belle et grande forêt québécoise. Il faut reconnaître d’emblée que ce qu’il propose peut paraître, pour certains, quelque peu utopiste, mais nous nous devons de conserver un esprit ouvert et d’essayer de regarder les choses différemment.

 

La philosophie de l’aménagement forestier au Québec (et ailleurs) a fortement évolué au cours des 100 dernières années et elle continuera à le faire à l’avenir. Des choses familières et qui nous sont chères, très chères même, vont disparaître pour engendrer des choses étranges et imprévues pour lesquelles nous n’avons pas été formés ou préparés. Il s’agit cependant d’essayer de comprendre et d’apprivoiser ces changements pour pouvoir continuer à faire évoluer le concept d’aménagement forestier durable.

Pour ce faire, il nous faut absolument comprendre et différencier entre aménager pour améliorer la qualité du peuplement forestier à des fins de production de fibre, de sève ou de gibier et aménager l’écosystème forestier pour y prélever une certaine quantité de ressource tout en y améliorant ou préservant son intégrité écologique. Dans le premier cas, on aménage le peuplement forestier pour en tirer une ou des ressources particulières à perpétuité, tandis que dans le deuxième cas, on aménage l’écosystème forestier pour pouvoir en tirer une ou des ressources particulières à perpétuité sans en modifier son intégrité écologique. Améliorer la qualité d’un peuplement forestier ne veut pas nécessairement dire que nous améliorons ou maintenons la qualité de l’écosystème forestier. Les Suédois et les Finlandais ont travaillé très fort au cours des 100 dernières années pour améliorer la qualité de leurs peuplements forestiers, mais ce faisant ils ont plus ou moins “détruit” leurs écosystèmes forestiers. Il ne faudrait surtout pas que le Québec en fasse autant.

De plus en plus, les scientifiques s’entendent pour dire que pour maintenir l’intégrité écologique de nos écosystèmes forestiers exploités, il nous faut le plus possible essayer de recréer par la coupe le ou les type(s) de perturbation(s) naturelle(s) que l’on retrouve(nt) dans ce même écosystème. Pour ce faire, on suggère donc de pratiquer un type d’aménagement que l’on qualifie d’écosystémique ou écologique. En quelques mots, pour être écologique, l’aménagiste forestier se doit d’aménager l’écosystème dans son entier et non pas seulement les arbres, une seule espèce d’arbre, ou peuplement par peuplement. Il doit de plus y maintenir en tout temps une composition, structure et un fonctionnement qui se rapprochent le plus possible de ce que l’on retrouve dans une forêt naturelle. Il est important de noter que l’aménagement écosystémique est recommandé explicitement dans le document d’orientation qui accompagne l’annonce de la modification du projet de loi sur les forêts du Ministère des Ressources Naturelles du Québec.

Mais pourquoi faut-il absolument préserver l’intégrité écologique de l’écosystème forestier ? Principalement parce que nous reconnaissons de plus en plus la complexité des relations qui unissent les différentes composantes d’un écosystème forestier. Cette complexité est telle que nous n’avons aucune garantie de pouvoir modifier la composition, la structure et/ou le fonctionnement d’un écosystème donné sans en compromettre son équilibre écologique à long-terme. Si nous prenons l’exemple de l’érablière, une étude fort intéressante a montré que les feuilles mortes de l’érable à sucre auraient tendance à acidifier le sol, tandis que celles de certaines espèces compagnes, comme le tilleul et le bouleau jaune, auraient l’effet contraire. Quand on sait que l’acidification du sol serait grandement responsable du dépérissement des érablières, on peut comprendre qu’il est dangereux de modifier indûment la composition de l’érablière. La prudence nous indique donc qu’il ne faut pas éliminer des ” pièces ” du ” moteur ” qui font fonctionner l’écosystème que nous appelons ” forêt “, puisque nous ne connaissons pas encore assez comment cette machine fonctionne.

 

Notions de base essentielles

Quelles seraient donc les notions de base essentielles pour mettre en pratique le concept d’aménagement durable de la forêt ? Les quatre étapes pratiques suivantes constitueraient certainement un bon début:

(1) Adopter le principe de l’aménagement écosystémique ou écologique, soit :

Reconnaître le caractère dynamique et changeant de la forêt
Aménager l’écosystème dans son entier et non pas seulement pour quelques espèces d’arbres
Adopter une échelle d’aménagement qui englobe à la fois le peuplement, le paysage et la région (aménager plus grand que ce que nos yeux peuvent voir !)
Baser nos interventions sur une bonne compréhension des perturbations naturelles, de la dynamique successionnelle et l’autécologie des espèces
Varier dans le temps et l’espace les types de coupe que nous effectuons pour recréer la variabilité naturelle qui existe en nature. Il ne faut surtout pas ne développer qu’un seul et unique type d’intervention pour un certain écosystème, sinon nous risquons d’éliminer une des composantes essentielles à la bonne marche d’un écosystème forestier, soit sa variabilité.
(2) Conserver une proportion significative (au moins 12%…et peut-être plus) du territoire forestier de toute intervention forestière. Il nous faut absolument conserver des ” témoins ” pour pouvoir évaluer les impacts de nos expériences d’aménagement écosystémique sur la majeure partie du territoire.

(3) Utiliser un principe diversifié d’utilisation des terres dans l’atteinte de nos objectifs de production et conservation. Un calcul permet d’illustrer un exemple, plutôt conservateur, de la production forestière possible en volume de bois sur l’ensemble du territoire forestier productif et accessible du Québec selon un scénario d’allocation du territoire en quatre zones (Voir le tableau) . Une de ces zones serait réservée pour la ligniculture, ou ferme forestière, qui implique la culture très intensive d’arbres pour la production de fibre. Ce scénario permettrait de produire pour l’ensemble du Québec quelque 54.8 millions de m3 de bois par année, comparativement aux quelque
37 millions que nous extrayions actuellement. Ce scénario permettrait aussi de sauvegarder au moins 12% du territoire de toute exploitation forestière et d’aménager un autre 74% de façon écosystémique, tout en ne consacrant qu’environ 10% du territoire pour un aménagement intensif et 4% pour de la ligniculture.

(4) Adopter le principe de l’aménagement adaptatif et ne pas créer une réglementation trop restrictive. Il faut promouvoir ” la fin et non le moyen ” afin d’arriver à nos objectifs d’aménagement durable de notre forêt.

Suite de l’article

 

Reproduit avec l’aimable autorisation de la revue
Le Progrès Forestier , édition Été 2001
Recherche par Benoit Brosseau

Le dilemme du bûcheron

Vendredi 29 décembre 2006

À l’arrière, une machine à pince hydraulique qui empoigne le bois avant de le jeter dans une remorque. Au milieu, un technicien forestier avec son casque et sa veste orange fluo. À l’avant, deux chevaux qui tirent l’attelage. Trouvez l’erreur.

Joël Racine, lui, n’y voit rien d’anormal. Alors que la majorité de ses confrères emploient une lourde et bruyante machinerie pour déboiser les terrains privés, ce bûcheron de 29 ans utilise deux mammifères à sabots qui ne laissent pas de traces, sauf peut-être quelques bouses.

« Les gens ont oublié que les chevaux, c’était efficace, dit-il. Notre génération, on n’est pas des forestiers. On est venu au monde en voyant aller des débusqueuses et des abatteuses. Mais quand on aime les chevaux, c’est aussi efficace que de la machinerie. »

Joël Racine a démarré sa petite entreprise il y a neuf ans, après avoir complété sa technique en foresterie au Cégep de Rimouski. Comme il ne se voit pas tronçonner des arbres à la chaîne sur la Côte-Nord et penche pour le travail solitaire, il décide de se lancer à son compte.

Dans sa région, la Beauce, les nombreux propriétaires de terrains boisés embauchent des bûcherons pour couper des arbres, histoire de faire un peu de profit avec le bois. Avec son père, il évalue trois options : un tracteur de ferme avec une chargeuse et un treuil, un VTT ou des chevaux. Les chevaux sont plus rentables : c’est ce qu’il choisit.

Écolo

Autre avantage, la méthode est écolo : les coupes causent un minuimum de dégâts. Pour aller chercher les arbres, il faut faire des sentiers. Or, l’emploi de la machinerie impose entre 17 % et 40 % de mise à blanc, souligne Joël. « Avec les chevaux, moi, je joue dans le 6 à 10 % », ajoute-t-il. Les chevaux génèrent donc beaucoup moins de « compactage », c’est-à-dire qu’ils n’écrasent pas le sol. Tandis que les machines, au contraire, « éliminent les chances de germination, explique Danielle Babin, professeure en foresterie au Cégep de Sainte-Foy. Y a plus rien qui pousse ! »

Pénurie de main-d’œuvre

L’automne, Mme Babin rend visite à Joël Racine avec ses étudiants du cours Opération de récolte. Initiés aux lourds équipements modernes et aux grands chantiers bruyants, ceux-ci découvrent un homme et ses chevaux dans une forêt où, en arrêtant de besogner, on peut presque entendre les feuilles tomber. Les futurs techniciens forestiers sont fascinés de voir une pratique qu’ils croyaient sans doute enterrée.

En Beauce, ils seraient une trentaine de sylviculteurs à travailler avec des chevaux, selon Simon Rodrigue, de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce. « C’est de plus en plus populaire, dit-il. Moi, ça fait 25 ans que je suis ici, et quand on se promenait dans les rangs, des chevaux, on n’en voyait pas. Aujourd’hui, on en voit beaucoup plus. »

Peut-être les propriétaires sont-ils plus nombreux à les utiliser pour leur usage personnel, mais de façon commerciale, ils sont plutôt rares, estime Joël Racine. Une demi-douzaine en Beauce, environ le même nombre en Estrie et dans la région de Thetford Mines.

C’est que malgré une demande en croissance, la main-d’œuvre manque, note Danielle Babin. Ainsi, plusieurs de ses étudiants se montrent intéressés, mais très peu se lancent dans l’aventure. « Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus », résume-t-elle.

Pourquoi ? Parce qu’on n’apprivoise pas un cheval comme une machine. « Anciennement, quand t’avais cinq ans, ton père t’envoyait atteler le cheval, pis tous les jeunes étaient capables de faire ça, dit Joël. Aujourd’hui, tu t’improvises pas opérateur de cheval, faut que tu l’apprennes. »

Pour l’amour du cheval

Apprendre à les alimenter. À les soigner quand ils sont malades. Mais surtout à leur montrer à travailler sans se blesser, avec la juste dose de discipline. « Mieux tu t’occupes d’eux autres, plus t’as une grosse pile de bois sur le bord du chemin », remarque Joël. S’il s’interroge, le jeune bûcheron se tourne vers les doyens du métier. Comme Charles-Henri Doyon, 68 ans, de Saint-Georges, qui a
déjà eu 13 chevaux et 26 hommes lorsqu’il travaillait aux États-Unis.

Les chevaux nécessitent certes beaucoup de soins, mais Joël Racine ne les troquerait jamais, même pour un appareil ultraperformant. Une fois, raconte-t-il, sa cheville était restée coincée sous un arbre. Flairant sa détresse, un de ses chevaux était venu jusqu’à lui avec l’outil qui lui avait permis de se dégager. « C’est pas une machine qui aurait fait ça. »

 

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LES SOLUTIONS POUR L’INDUSTRIE FORESTIÈRE NE DOIVENT PAS DEVENIR LES PROBLÈMES DE LA FORÊT PRIVÉE!

Mardi 19 décembre 2006

Longueuil, 1er décembre 2006 — La Fédération des producteurs de bois du Québec (FPBQ) et le Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) dénoncent l’intention du gouvernement de modifier un principe fondamental de la Loi sur les forêts pour donner une plus grande marge de manœuvre commerciale aux détenteurs de contrats d’aménagement et d’approvisionnement forestier (CAAF). Le projet de Loi no 49 actuellement à l’étude prévoit en effet de modifier la Loi sur les forêts afin qu’une usine puisse acheminer du bois vers d’autres usines avec très peu de formalités et sans que le ministre ne se penche sur la pertinence de ces changements de destination.
Pour les présidents des deux organismes, l’inclusion de l’article 43.1.1 dans la Loi sur les forêts vient réduire de façon importante le principe de la résidualité. « C’est une brèche importante dans un principe fondamental de la Loi. C’est rouvrir la porte aux usines pour qu’elles se servent du bois de la forêt publique pour réduire les livraisons en provenance de la forêt privée et pour faire des pressions à la baisse sur les prix » de déclarer M. Jean-Guy Rioux, président du RESAM. Et d’ajouter
M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPBQ : « Ce ne sont pas des paroles en l’air. On vit déjà ces pressions dans les régions. Plusieurs de nos producteurs n’ont plus de marché mais voient du bois des forêts publiques rentrer dans les cours d’usines. Imaginez ce que ce sera quand les usines auront une marge de manœuvre légitime inscrite dans la Loi. C’est désespérant! ».
La FPBQ et le RESAM ont demandé à être entendus sur ce sujet en commission parlementaire, ce qui leur a jusqu’à maintenant été refusé. Si les deux organismes peuvent comprendre que le gouvernement souhaite donner suite à une recommandation de la Commission Coulombe et offrir aux industriels plus de souplesse, ils tiennent à ce que le ministre responsable de la Loi sur les forêts se dote aussi de plus de souplesse pour intervenir quand il pourra être démontré que des usines abusent de cette nouvelle ouverture pour faire pression sur les fournisseurs de la forêt privée. En commentant cette situation, M. Gagnon a déclaré « C’est clair qu’en voulant trouver une solution pour les difficultés de l’industrie, on va créer un gros problème pour la forêt privée. Ce n’est pas à nos producteurs de faire les frais de la crise forestière, eux à qui le Plan de soutien au secteur forestier n’offre déjà rien de valable quand les usines leur ferment leurs portes.» 
 

Jean-Pierre Dansereau, directeur général FPBQ (418) 872-0770 Marc Beaudoin, directeur général RESAM (418 877-1344)

Recherche par Benoit Brosseau bbrosseau@411foresterie.net

Consternation généralisée au Bas-Saint-Laurent-Baisse de 31 % de la possibilité en forêt publique

Mardi 19 décembre 2006

De passage à Matane jeudi, le Forestier en chef du Québec Pierre Levac est venu expliquer ses nouveaux calculs sur la possibilité forestière pour les années 2008-2013. Le Bas-Saint-Laurent est l’une des régions les plus touchées avec une baisse de 11 % qui s’ajoute à la coupure déjà effective de 20 % de 2005. La possibilité forestière en résineux est pour sa part diminuée de 37 %.

Pour arriver à ces chiffres, le Forestier en chef a dû tenir compte d’une série de facteurs : orientations ministérielles,  ententes spécifiques avec les nations autochtones, aires protégées et perturbations naturelles liés aux insectes et incendies. Toutefois, les chiffres du Forestier sont inférieurs de 3,8 % à ceux projetés par Forêt-Québec. « Nous avons repris l’ensemble des calculs et apporté des corrections. Les écarts s’expliquent par la technique mathématique utilisée qui produisait des distorsions importantes », affirme M. Levac.

Au Bas-Saint-Laurent, la diminution de 31 % s’explique principalement par la perte de superficie pour 5,4 %, la coupe en mosaïque qui a un impact majeur de 9,4 %, la révision du vieillissement de la ressource ainsi que la révision des rendements escomptés des plantations pour environ 7,3 %. De plus, le Forestier en chef souhaite garder des îlots de vieillissement et constituer une réserve pour anticiper les pertes liées aux feux de forêt et aux insectes.

Pas de surexploitation
Pierre Levac a aussi tenu à expliquer que cette nouvelle baisse n’est pas attribuable à la surcoupe. « C’est clair qu’il n’y a pas eu de surexploitation depuis la dernière baisse d’approvisionnement. Les gens qui disent cela, il y a des choses qu’ils n’ont pas compris ».

Il avoue cependant que les nouveaux calculs ne peuvent pas être précis. « Le logiciel Sylva était bon dans une certaine limite et nous sommes demeurés à l’intérieur de ces limites. Même si l’étude n’est pas parfaite, elle est cependant plus parfaite que d’avoir attendu encore deux ans », mentionne Pierre Levac, qui indique que le prochain exercice sera réalisé avec un nouveau logiciel plus sophistiqué.

Le MRN mettra en application
Le ministère des Ressources naturelles entend mettre en application les constats du Forestier en chef. Les industriels de la région seront rencontrés en janvier. Un plan général sera préparé au cours de l’hiver et sera soumis à une consultation à l’été. Les industriels devraient connaître leur sort à l’automne 2007.

L’industrie forestière abattue
La diminution de baisse forestière de 31 % est accueillie avec déception par les industriels du bois qui estiment que le Forestier en chef a plié devant les fortes pressions du public et n’a pas tenu compte des particularités régionales.

Gérald Baril de la scierie Richard Pelletier de Squatec au Témiscouata estime que la possibilité en résineux dans l’ouest du Bas-Saint-Laurent diminuera de 50 %. Il dit ne pas comprendre pourquoi l’impact soit aussi important alors que des réajustements ont déjà été faits en 2001.

Du côté de la Vallée, le directeur de la SERV, Gilles Michaud, qualifie l’annonce de très mauvaise nouvelle pour l’activité économique forestière. « C’est une baisse très importante si on se compare à d’autres régions du Québec. Cela aura une incidence économique majeure sur nos industries ». Malgré la fusion des usines de Saint-René et Saint-Vianney, la scierie Multibois de la SERV ne sera pas épargnée. « La fusion permettra d’amoindrir l’impact, mais ça ne règle pas tout. Les travailleurs auront quelques semaines de travail en moins », indique M. Michaud.

Représentant de l’industrie forestière à la Conférence des Élus du Bas-Saint-Laurent, Gilles Michaud indique que la coupe mosaïque proposée par le Forestier en chef n’est pas appropriée à notre région et qu’il existe d’autres façons pour atteindre les mêmes objectifs de foresterie durable. Il estime que la décentralisation de la gestion forestière avec les commissions forestières régionales permettra éventuellement de faire des correctifs qui tiendront compte des particularités régionales. 

Abitibi-Témiscamingue-Les citoyens débattent sur l’attribution des bois sur les terres publiques

Mardi 21 novembre 2006
La Commission forestière régionale de l’Abitibi-Témiscamingue (CFRAT) est fort satisfaite des résultats du débat qu’elle a organisé à Laverlochère et à Amos le 2 et le 14 novembre dernier. Le débat, qui portait sur la façon d’octroyer le bois sur les terres publiques, a permis de réunir un nombre important de participants. Environ 75 citoyens ont assisté au débat qui se déroulait au Témiscamingue et près de 200 personnes se sont déplacées le 14 novembre à Amos.
Pour répondre aux objectifs du débat, il était demandé aux participants de présenter des scénarios de fonctionnement qui pourraient apporter des solutions améliorant le mode d’attribution des bois en forêt publique. À cette fin, les participants devaient répondre à diverses questions et insister sur les avantages et les inconvénients des scénarios qu’ils proposaient.Lors des rencontres, les interventions des participants se sont effectuées en trois temps. En premier lieu, des intervenants ont fait une présentation orale formelle. Des panélistes provenant de divers secteurs (environnement, social, collectivité rurale, travailleurs forestiers, économique et Autochtone) ont ensuite présenté leur point de vue sur le mode d’attribution des bois dans la région.

Finalement, les citoyens présents dans la salle étaient invités à intervenir librement au micro. À la suite de chacune des interventions, les participants ont été questionnés par les commissaires. Les intervenants désirant déposer un mémoire écrit à la CFRAT pouvaient également le faire.

Les commissaires retiennent de l’événement la grande diversité des participants présents de plus que la qualité des interventions de ceux qui ont pris la parole. Les commentaires formulés lors des rencontres témoignent clairement de la volonté des gens de la région de construire une foresterie qui leur ressemble et qui est davantage près du milieu témiscabitibien. En outre, les idées innovatrices qui sont ressorties à l’occasion du débat seront fort utiles aux recommandations qui seront formulées par la CFRAT.

En effet, sur la base d’une analyse comparative des scénarios proposés lors du débat et des points de convergence qui se dégagent, la CFRAT formulera des recommandations dans un avis qui sera déposé à la Conférence régionale des élus (CRÉ) à l’hiver 2007. De plus, rappelons que les informations issues du débat serviront également à mieux orienter le contenu du futur Plan régional de développement forestier (PRDF) qui sera élaboré à l’hiver.

L’objectif du débat était de trouver des solutions pour améliorer la façon d’attribuer les bois sur terres publiques afin de mieux répondre aux valeurs et aux besoins de la population de l’Abitibi-Témiscamingue quant à l’utilisation de sa forêt.

Tel que mentionné par Jules Arsenault, président de la CFRAT : « Le rôle de la CFRAT dans le contexte du débat est donc celui d’un aviseur technique neutre et impartial et d’un porteur de messages du milieu ».

L’idée de tenir ce débat découlait d’une demande déposée à la CRÉ de l’Abitibi-Témiscamingue par le Comité de relance du secteur des Coteaux. Plus globalement, le débat s’inscrit dans le contexte des pertes d’emplois et des fermetures d’usines de Belleterre, La Sarre, Champneuf, Béarn ou Malartic; des signes criants que la gestion des forêts publiques est à l’aube de changements importants. La Conférence régionale a donc demandé à la CFRAT de tenir un débat et d’analyser les divers scénarios envisageables afin que la CRÉ puisse se prononcer de manière éclairée sur la question.

recherche par Benoit Brosseau www.411terrains.com www.411foresterie.net

Conférence : Marcel Leboeuf

Mercredi 4 octobre 2006
Nous avons le plaisir de vous inviter à une conférence du comédien et producteur forestier Marcel Leboeuf, La passion selon Marcel. Ce dernier est un bon motivateur et il partagera avec nous ses passions, dont particulièrement celle liée à la forêt et à sa mise en valeur.
Cette conférence se tiendra dans le cadre du concours du Mérite forestier lanaudois 2006 de l’Agence et les profits serviront à financer une partie de ce concours. Veuillez réservez vos places le plus rapidement possible car le nombre de places est limité.
Date : samedi 14 octobre à 20h00
Lieu : Polyvalente Havre Jeunesse à Ste- Julienne
Coût : 15$ par personne
En espérant vous y rencontrer!
Benoit Couture, ing.f.
Directeur général
Agence régionale de mise en valeur des forêts privées de Lanaudière
Tél : (450) 831-2260

Avenir de la foresterie-Une gestion à repenser

Jeudi 14 septembre 2006

Une centaine de personnes réunies à Sainte-Anne-des-Monts grâce à l’initiative du Consortium en foresterie de la Gaspésie et des Îles, se penchent sur de nouveaux modes de gestion de la forêt publique.

Intensification de l’aménagement forestier, nouvelles cultures, nouveaux produits pourraient compenser pour les pertes d’emploi dans les scieries.

Titulaire de la chaire industrielle sur les bois de deuxième et troisième transformation à l’Université Laval, Robert Beauregard cite entre autres le cas de la culture du pin en Nouvelle-Zélande. Le pin est déroulé, c’est-à-dire coupé en fines lamelles, pour être vendu sur le marché asiatique. La partie basse du tronc de l’arbre peut être prélevée jusqu’à six fois durant la croissance, ce qui en augmente la valeur.

M. Beauregard croit que ce type d’exemple pourrait être repris en Gaspésie.

Toutefois, selon le directeur du Consortium en foresterie, Mathieu Coté, la région a beaucoup de pain sur la planche afin de modifier son approche sur le terrain et gérer l’aménagement en fonction d’une production plus diversifiée

Amélioration de l’aménagement des forêts feuillues

Mercredi 6 septembre 2006

En vue de resserrer la gestion et le contrôle de l’aménagement des forêts feuillues du Québec, le Ministère s’est doté d’un plan d’action qui lui permettra, entre autres, de rendre les travaux d’aménagement conformes aux normes reconnues

Ce plan compte une série de mesures réparties dans cinq volets touchant :

  • le développement des connaissances;
  • la formation des travailleurs;
  • l’exécution du martelage;
  • le contrôle et la réalisation des travaux;
  • la transformation du bois.

Le plan d’action présente également un bref historique de l’aménagement des forêts feuillues ainsi que la problématique associée au rendement des forêts jardinées

Les types de plans d’aménagement

Mercredi 6 septembre 2006

Les plans d’aménagement forestier permettent de circonscrire les principales composantes d’un territoire donné, d’en évaluer le potentiel en terme de ressources forestières, d’y planifier l’ensemble des activités d’aménagement forestier pour les prochaines années et d’y intégrer les préoccupations des divers utilisateurs.

Les plans doivent être confectionnés dans l’optique de préserver la diversité du milieu forestier et d’en permettre une utilisation polyvalente. La réalisation de plans d’aménagement est une exigence légale et obligatoire pour tous les détenteurs de droits qui entendent réaliser des activités d’aménagement sur le territoire du domaine de l’État. Les bénéficiaires d’un droit de récolte doivent aussi participer à la mise en œuvre des plans spéciaux de récupération élaborés par le ministre lorsqu’un désastre naturel risque de provoquer des pertes importantes de bois.

Avant d’être soumis à l’approbation du ministre, les plans sont mis à la disposition du public pour une période d’information de 45 jours. De plus, les bénéficiaires de droits sont tenus de faire une consultation auprès de ceux qui en font la demande. Le contenu des plans (général, quinquennal et annuel) est public et peut être consulté par l’ensemble de la population. Les plans doivent être approuvés par un ingénieur forestier.

Le Ministère préconise un mode de gestion conforme au principe du développement durable et respectueux de l’usage polyvalent du milieu forestier.

Mercredi 6 septembre 2006

Il entend préserver le patrimoine forestier des Québécois, grâce à une planification éclairée et à des pratiques sylvicoles appropriées.

Cette section présente, entre autres, les estimations de la possibilité forestière nécessaires à la planification des travaux d’aménagement réalisés dans les forêts du domaine de l’État. Vous pourrez y consulter les cartes des limites des aires communes, les synthèses (tableaux) des volumes de bois attribués aux bénéficiaires et prendre connaissance des volumes de bois qui ont été récoltés dans le cadre de plans spéciaux de récupération.

Une brève description des types de droits dont le ministre dispose pour attribuer les volumes de bois accompagnée de la liste des bénéficiaires est également présentée. Les pages consacrées aux plans d’aménagement vous permettront de mieux connaître les différents plans que les bénéficiaires doivent soumettre au ministre pour approbation.

Amélioration génétique des arbres

Jeudi 25 mai 2006

Au Québec, plus de 150 millions d’arbres sont plantés chaque année sur près de 20 % de la superficie exploitée. C’est pourquoi la recherche en amélioration génétique des arbres est essentielle pour satisfaire la demande en plants de qualité destinés au reboisement. Le Ministère mène actuellement quatorze projets de recherche dans ce domaine.

L’amélioration génétique des arbres consiste en la reproduction sélective d’individus dont les caractéristiques permettront de produire des plants de qualité. Ces caractéristiques sont :

  • une croissance accrue et bien adaptée à des conditions environnementales données;
  • un fût rectiligne, une branchaison fine et horizontale, un tronc cylindrique, un défilement peu prononcé, etc.;
  • du bois de qualité, par exemple de couleur pâle et de densité élevée;
  • une résistance accrue aux ravageurs.

Au Ministère, l’amélioration génétique des arbres se fait selon les méthodes traditionnelles de domestication des plantes et non selon celles du génie génétique, qui produisent des AGM (arbres génétiquement modifiés). L’amélioration s’effectue selon un cycle continu de sélection, de testage et de croisements. Chaque cycle a pour but de produire des arbres qui possèdent les caractéristiques recherchées.

Une première sélection d’arbres se fait dans les peuplements naturels. Appelés « arbres plus », ces dernières sont choisis en fonction de leurs caractéristiques physiques (phénotype). À cette étape, la valeur génétique (découlant du génotype) des arbres sélectionnés, soit leur capacité à transmettre les caractères désirables à leurs descendants, demeure inconnue. Pour la connaître, il faut procéder à une série de tests de descendances. Cette étape permet de sélectionner les arbres destinés à être croisés (arbres d’élite). Ce travail de sélection permet aux chercheurs de produire non seulement des populations d’arbres pour poursuivre le cycle de l’amélioration génétique, mais aussi des populations qui servent à la production des semences destinées au reboisement.

Les espèces qui font l’objet d’un programme d’amélioration génétique représentent les essences commerciales qui sont utilisées pour le reboisement, comme l’épinette noire, le pin gris, l’épinette blanche et l’épinette de Norvège. Les essences à croissance rapide, comme les peupliers et les mélèzes hybrides, occupent également une place de choix dans les programmes d’amélioration du Ministère. Ces essences se prêtent bien à l’usage de la sylviculture intensive, qui vise à produire davantage de matière ligneuse sur des superficies restreintes.

Les résultats des recherches sont publiés par le Ministère sous forme de mémoires ou de notes, ou dans les revues scientifiques spécialisées.

Pour connaître les chercheurs dont les travaux portent sur l’amélioration génétique, consultez la liste du personnel de recherche par créneau de recherche.