Archive pour la catégorie 'Protection du milieu forestier'

La forêt Montmorency, un modèle pour une nouvelle foresterie

Lundi 3 décembre 2007

Comment une forêt expérimentale permet-elle d’orienter vers le développement durable? Le cas du parc faunique des Laurentides, futur projet pilote en gestion intégrée, présente les défis qu’aura à relever cette nouvelle foresterie.

Au Québec, la gestion des forêts soulève de grands débats et ce, encore plus, depuis l’erreur boréale et le rapport Coulombe. Comment arriver à exploiter nos forêts tout en maintenant l’intégrité écologique? La foresterie durable est-elle possible? Ces questions, on se les pose depuis longtemps, et c’est ce qui a, entre autres, permis la création de la forêt Montmorency en 1964. Son mandat étant d’élaborer un modèle d’aménagement durable et de favoriser l’éducation.
 
«La forêt Montmorency, c’est un modèle d’aménagement forestier pour inspirer les autres», rapporte Hugues Sansregret, directeur de la forêt Montmorency. Ce territoire, administré par le département de foresterie à l’UL, c’est donc une forêt expérimentale pour la sapinière à bouleaux blancs de l’Est. Depuis «les recommandations du rapport Coulombe, les choses évoluent plus vite. Un comité de mise en place de la gestion éco-systémique a même été créé pour la réserve faunique des Laurentides», poursuit-t-il. Le but étant de répliquer le modèle de la forêt Montmorency à l’ensemble du parc des Laurentides.

L’aménagement écosystémique a comme objectif de satisfaire un ensemble de valeurs et de besoins humains en s’appuyant sur les fonctions de l’écosystème et en maintenant son intégrité. Plusieurs simplifient cette expression à «s’inspirer de la nature». Couper, oui, mais à condition de limiter les ravages à ce qu’un feu ou un insecte peut faire, par exemple.

Le modèle: la forêt primitive?
En quoi la forêt Montmorency représente-t-elle un modèle pour l’aménagement éco-systémique?  «On s’inspire de ce qui se passe naturellement dans la forêt», explique le directeur. L’exploitation forestière se rapproche d’une dynamique de forêt primitive. «On avait des images aériennes de la forêt avant qu’elle subisse les coupes massives au environ de 1930. En regardant ces photos, ce qui se démarquait, c’est la ressemblance à une mosaïque», ajoute-t-il. Par exemple, une épidémie de tordeuse d’épinette tuait une partie de la forêt, mais certains îlots étaient épargnés. De plus, des épisodes de grands vents ou de feu agissent de la même manière. Naturellement, ces perturbations entraînent divers peuplements d’âges différents et de composition différentes. Le modèle de la forêt Montmorency se base sur cette image : une forêt en mosaïque. On effectue ainsi des coupes trouées et dispersées avec une protection des zones de régénération.

Selon M. Sansregret, «le concept de modèle éco-systémique, ce n’est pas nouveau, mais, depuis les dernières années, il y a une fenêtre politique qui s’ouvre à ce type d’aménagement. Un des gros projets pilotes est relié à la Réserve Faunique des Laurentides». La forêt Montmorency a donc été ciblée comme modèle à cause de ses
résultats prometteurs.

Cependant, l’application de ce schéma d’aménagement n’est pas si simple. «Présentement, les normes c’est bien, mais on ne peut pas toujours les appliquer pareillement dans tous les territoires. Il ne faut pas oublier que la forêt Montmorency, c’est une zone, où il n’y a pas de chasse ni de trappe», précise-t-il. Si on veut évaluer l’impact d’un modèle d’aménagement forestier sur l’écosystème en comparaison avec un autre, c’est le territoire parfait. Cependant, ce n’est pas représentatif de l’ensemble du parc des Laurentides considérant les activités de chasse et trappage qui y sont présentes.

Est-ce que le modèle d’aménagement forestier vient perturber l’écosystème? C’est la grande question qui se pose actuellement. Et c’est une question d’autant plus difficile à répondre considérant les pratiques d’exploitation différentes entre les territoires.

L’exemple du loup
Le loup est un prédateur très fragile à toute modification  de son habitat, mais aussi très fragile aux piégeages, et aux accidents routiers. Il devient donc un bio indicateur important quand il est présent. Il prouve la qualité de l’habitat, comme quoi  son habitat est suffisamment diversifié et productif.

Or, le territoire du loup est grandement modifié par l’humain. Outre les coupes forestières,  la création  de routes et le trappage  influençent  grandement son habitat. «Avant l’ouverture du piégeage, pendant les 3 ans de recherche qui ont été faites dans la réserve des Laurentides, 60 individus ont été répertoriés en 6 meutes. À la fermeture du piégeage, on ne comptait plus que de 15 à 20 loups répartis dans les mêmes 6 meutes fragmentées», souligne Pierre Vaillancourt, guide naturaliste à la forêt Montmorency.

À quoi est due cette situation? «Il y a des activités et des espèces qui sont économiquement beaucoup plus rentables que d’autres», ajoute M. Vaillancourt. Par exemple, dans le parc faunique des Laurentides, on parle de chasse à l’orignal versus le trappage des loups, prédateurs naturels des orignaux. Même s’ il y a des zones de conservation, comme le parc des grands jardins, le parc de la Jacques Cartier et la forêt Montmorency,  cela ne constitue pas l’ensemble du territoire du loup.

Selon Pierre Vaillancourt, «il faut être capable d’arriver à un consensus: comment va-t-on être capable de gérer efficacement  une espèce?». Il s’agit d’un enjeu de taille à prendre en considération dans la gestion intégrée des forêts. À quel point les coupes forestières préservent-elles l’intégrité écologique, mais aussi à quel point la gestion faunique est-elle en accord avec cette dernière?

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Crise forestière-Plan d’action pour faire face à la rationalisation

Samedi 12 mai 2007

Les deux MRC du Haut-du-Lac-Saint-Jean se munissent d’un outil de négociation pour contrer les prochaines propositions de rationalisation de l’industrie forestière. Les MRC Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine veulent ainsi assurer le développement de leur économie.

Le Plan d’action territoriale de développement de la filière forestière dans la circonscription de Roberval, le PACTE, se fonde sur 10 secteurs d’intervention, une vingtaine d’enjeux territoriaux, une quarantaine de stratégies et plus de 60 actions directes pour développer une foresterie durable. Il a été développé par le Centre d’innovation et de développement expérimental du Lac-Saint-Jean-Nord (CIDEL).

« Quand on va s’asseoir à la table, quand il y aura des projets, on va être crédible. On va nous considérer comme étant partenaires. Et on veut obligatoirement participer à la prise de décisions », affirme le président du CIDEL, Louis Lefebvre.

Le PACTE est novateur. Il propose entre autres aux municipalités de partager les revenus qui proviennent des taxes, pour aider une localité touchée par une fermeture d’usine.

D’ailleurs, selon le maire de Dolbeau-Mistassini, Georges Simard, la solidarité est le principe fondateur du PACTE: « Il y a des villes de 1 et 2 et 3 millions d’habitants qui travaillent ensemble. Alors nous, il faut pas qu’on soit des ennemis. L’avenir en dépend »

Les deux tiers de la forêt exploitable au Saguenay-Lac-Saint-Jean se trouvent sur le territoire du Haut-du-Lac. Cette forêt y génère un emploi direct sur trois. Et les trois quarts des 600 emplois perdus dans la région depuis le début de la crise forestière l’ont été dans la circonscription de Roberval.

foret Boréale-Un rapport contesté

Mercredi 28 mars 2007

Un rapport de Global Forest Watch Canada sur la forêt boréale nord-ontarienne constate une diminution des espaces boisés.

Le groupe d’Edmonton a étudié des photos satellites pour observer les changements survenus dans différents secteurs boisés durant une période de 11 à 15 ans.

L’enquête conclut notamment que les deux tiers du territoire étudié ne peut plus accueillir le caribou. La diminution de la superficie forestière aurait également un impact sur les changements climatiques.

Le Dre Justina Ray, employée par la Wildlife Conservation Society Canada, indique que le rapport illustre l’importance de baser les projets d’aménagement sur des territoires plus vastes que les parcelles actuellement étudiées.

D’autres experts croient cependant que certains facteurs n’ont pas été retenus dans l’étude. Un professeur de foresterie au Collège Boréal, Marc Hébert, croit que la province a de meilleures connaissances de l’écosystème et que les plans de gestion des forêts en tiennent compte.

Quant aux impacts sur les changements climatiques, M. Hébert cite une étude de l’Association des produits forestiers du Canada qui indique que l’industrie forestière a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 44 % depuis 1990.

Le président de l’Association des municipalités du Nord de l’Ontario, Michael Power, estime que l’industrie a sa place dans la société actuelle. Il relève que l’organisme d’Edmonton associe protection des forêts aux changements climatiques, mais ne souffle pas mot des impacts de l’industrie automobile.
Forêt boréale

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Action pour la population : le nouveau gouvernement du Canada annonce des fonds pour combattre le dendroctone

Lundi 26 mars 2007

VANCOUVER - Le nouveau gouvernement du Canada fait équipe avec la Colombie-Britannique pour combattre l’épidémie de dendroctone du pin ponderosa. Le ministre des Ressources naturelles du Canada, l’honorable Gary Lunn, a annoncé aujourd’hui un investissement de 24,8 millions de dollars pour aider à circonscrire la propagation du ravageur le long de la frontière est de la Colombie-Britannique et protéger les localités qui dépendent des ressources forestières et ces ressources elles-mêmes. Le ministre prenait la parole à la Faculté de foresterie de l’Université de la Colombie-Britannique.

Ce financement vient du Programme fédéral sur le dendroctone du pin ponderosa, qui a été annoncé par le gouvernement du Canada en janvier 2007 et qui versera 200 millions de dollars pour amortir les contrecoups de l’infestation de dendroctone du pin ponderosa en Colombie-Britannique.

« En 2005, nous avons pris l’engagement d’investir 1 milliard de dollars en 10 ans pour combattre cette infestation et nous honorons maintenant cet engagement, a déclaré le ministre Lunn. Nous agissons tout de suite pour freiner la propagation du ravageur. Dans le cadre du plan intégral de notre gouvernement, nous cherchons aussi des façons de rebâtir et de transformer l’infrastructure économique des localités de la Colombie-Britannique qui ont été affectées par l’infestation. »

Afin d’endiguer la propagation de l’insecte le long de la frontière est de la Colombie-Britannique, on ratissera les forêts de la région pour en retirer les arbres nouvellement infestés. Ce processus fournira aux décideurs l’information dont ils ont besoin pour gérer le territoire et limitera la capacité du dendroctone d’aller infester de nouvelles zones. La majeure partie du financement, soit 23,1 millions de dollars, ira à ces mesures destinées à ralentir l’avancée de l’épidémie.

Là où l’infestation ne peut plus être circonscrite, des problèmes de sécurité publique se posent. Pour répondre à ces préoccupations, une partie des fonds, soit 1,7 million de dollars, sera consacrée à l’élimination des arbres qui présentent un risque dans les parcs publics. On évaluera aussi les risques d’incendie dans les localités concernées.

Par cette initiative, le nouveau gouvernement du Canada honore son engagement d’aider les localités touchées à s’adapter et à se remettre en cette période de changements sans précédent - en créant des collectivités plus fortes, en meilleure santé et plus stables.

L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec analysera le rapport du Forestier en chef

Mardi 12 décembre 2006

Pour la première fois, et de façon transparente, le public québécois a droit aux justifications ayant conduit à déterminer les niveaux des volumes de bois admissibles à la récolte…
2006-12-08 14:37 - Communiqué de presse
 
 
QUEBEC, le 8 décembre 2006. - / LBR.ca / - L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec accueille avec intérêt le dépôt du rapport du Forestier en chef du Québec, sur les résultats des calculs de la possibilité annuelle de coupe forestière, en territoire public, pour la période 2008-2013. Pour la première fois, et de façon transparente, le public québécois a droit aux justifications ayant conduit à déterminer les niveaux des volumes de bois admissibles à la récolte pour les cinq prochaines années.

« Alors que la décision d’appliquer depuis 2005 une réduction de 20 % était une mesure de précaution proposée par la Commission Coulombe en décembre 2004, les résultats des calculs dévoilés aujourd’hui sont le fruit de l’intégration, par les professionnels forestiers du MRNF au départ et de l’équipe du Forestier en chef ensuite, des nouvelles connaissances forestières et d’intrants attentifs aux nouvelles valeurs de la société concernant la protection du milieu forestier » de déclarer le président-directeur général de l’Ordre, M. Pierre Mathieu, ing.f., M.G.P.

Pour l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, la réduction de la possibilité forestière annoncée aujourd’hui était prévisible, notamment parce que la plupart des justifications étaient connues depuis quelques années, comme en font foi, notamment le rapport de la Commission Coulombe (décembre 2004) et les avis scientifiques (juin 2003) sur les principales variables qui influencent le calcul de la possibilité forestière. (pertes de superficies disponibles (7,5%), coupes mosaiques (5,1%), perturbations naturelles (1,2 %), tarifs de cubage (1,1%), etc.).

Considérant que le rapport du Forestier en chef est le premier document public du genre à être produit au Québec et que les justifications avancées pour appuyer les baisses des possibilités vont contribuer à l’évolution de la foresterie québécoise, l’Ordre annonce qu’il mandate immédiatement un comité spécial chargé d’analyser le rapport du Forestier en chef dans le but de faire des recommandations au Bureau de l’Ordre sur toute question pertinente en lien avec la pratique professionnelle des ingénieurs forestiers, dans un objectif d’amélioration de la foresterie au Québec et dans une optique de protection du public.

Ce comité sera présidé par M. Gilbert Paillé, ingénieur forestier à la
retraite, reconnu pour sa vaste expérience et ses nombreuses réalisations à
l’avancement de la foresterie québécoise. Monsieur Paillé sera appuyé par une
équipe d’ingénieurs forestiers reconnus par leurs pairs pour leurs compétences
dans leur champ d’activités respectif : M. Christian Messier, ing.f., Ph.D.,
M. François Bergeron, ing.f., Mme Yvette Jean Bernier, ing.f., et M. Gérard
Poulin, ing.f. Le comité soumettra au Bureau de l’Ordre son rapport final à la
fin janvier 2007. Les notes biographiques des membres du comité sont
disponibles sur le site Internet de l’Ordre à l’adresse suivante www.oifq.com

Maintenant que les résultats de la possibilité forestière sont connus pour la plupart des unités d’aménagement, les ingénieurs forestiers des bénéficiaires de CAAF devront réaliser les plans généraux d’aménagement forestier afin d’élaborer et de simuler des stratégies d’aménagement en harmonisation avec les besoins de tous les utilisateurs du territoire. Rappelons que l’OIFQ demande depuis le printemps dernier que le ministre des Ressources naturelles et de la Faune prolonge l’échéancier de réalisation des Plans généraux d’aménagement forestier 2008-2013 (PGAF). Ceux-ci doivent être déposés pour le 1er avril 2007, ne laissant qu’une courte période de 4 mois aux ingénieurs forestiers afin d’intégrer les données fondamentales et finaliser les documents de base préalables à la consultation du public. Considérant l’impact qu’ont ces plans sur les ressources forestières et les collectivités qui en vivent, l’Ordre réclame que le ministre des Ressources naturelles et de la Faune présente un échéancier réaliste qui permettra aux ingénieurs forestiers d’accomplir un travail professionnel de qualité.

L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec est l’organisme responsable de l’encadrement de la pratique professionnelle des ingénieurs forestiers afin d’assurer la protection du public en matière de mise en valeur des ressources forestières. Il rassemble plus de 2000 ingénieurs forestiers répartis sur l’ensemble du territoire québécois.
Recherche par Benoit Brosseau  www.411foresterie.net

Perdues à tout jamais-Réservoir Eastmain

Jeudi 16 novembre 2006

Tout un choc de voir des forêts complètes inondées pour alimenter la nouvelle centrale d’Hydro. 

Des forêts complètes ont été laissées debout et inondées dans le nouveau réservoir Eastmain, sur le territoire de la baie James, au mépris d’une ressource qui se fait de plus en plus rare pour une industrie en pleine crise.

Tout ça dans le but d’alimenter la nouvelle centrale hydroélectrique Eastmain-1.

 

Voler au-dessus du nouveau réservoir de la Eastmain, à 350 kilomètres au nord de Chibougamau, provoque tout un choc.

Partout dans ce bassin de 603 kilomètres (plus grand que l’île de Montréal), des résineux à demi submergés percent la surface, quelquefois de façon éparse, mais souvent par peuplements entiers.

L’impression est imparable: quel gaspillage s’est joué ici alors que l’industrie forestière, particulièrement celle du Nord-du-Québec, crie à la rareté de la ressource depuis que Québec a imposé en mars 2005 une baisse des coupes de bois!

«Ce bois-là est d’excellente qualité en terme de grosseur. On a même été surpris», dit Frédéric Verreault, de Chantier Chibougamau, une entreprise spécialisée dans le bois d’ingénierie qui a récupéré une partie de l’infime récolte faite dans le réservoir.

«Pourquoi on n’a pas tout coupé, on peut se le demander dans le contexte économique actuel, dit-il. La SEBJ et Hydro-Québec ont sûrement de bonnes raisons. Nous, on a tout pris ce qui nous était offert. Mais s’il y en avait eu plus, on l’aurait récolté.»

Même réaction du côté de Barrette Chapais, une autre entreprise de Chibougamau. «On n’a pas obtenu grand-chose du bassin d’Eastmain. On voulait y aller, mais c’est devenu un dossier compliqué, alors on a laissé faire», dit Michel Deshaies.

Tous ceux interrogés par le Journal disent qu’un manque de planification est à l’origine du peu de récolte qu’il y a eu à Eastmain. Et tous espèrent que la phase 2 du projet, avec la dérivation de la rivière Rupert qui grossira l’alimentation en eau du réservoir d’Eastmain, permettra «de se reprendre». Car là aussi, des forêts pourraient être perdues.

Luc Bouthillier, un enseignant émérite de la faculté de foresterie de l’Université Laval, demeure perplexe devant ce gaspillage.

«C’est assez paradoxal dans un contexte de pénurie de bois. On essaie de comprendre la logique là-dedans. Les autorités sont mieux d’avoir de bonnes raisons, sinon nous sommes devant une situation carrément inacceptable.»

Ce dernier rappelle que l’industrie du Nord-du-Québec s’est vu imposer une diminution de 25 pour cent de ses approvisionnements en 2005.

«C’était une raison de plus pour aller chercher le maximum de bois dans le réservoir avant sa mise en eau.»

Eastmain-1, c’est…

  • Un projet hydroélectrique de 2 milliards $ réalisé entre 2002 et 2007. 
  • Une puissance combinée de trois turbines de 480 mégawatts, de quoi alimenter environ 135 000 foyers. 
  • Un barrage principal de 890 mètres de long sur 70 mètres de haut. 
  • Un réservoir d’environ 603 km2 dont le volume d’eau total est de 6,94 km3.
  • Recherche par Benoit Brosseau   www.411foresterie.net   www.411terrains.com

    Lettre pour passer du noir au gris

    Mardi 31 octobre 2006

    Chers lecteurs abasourdis et plongés dans un flot sans fin de propos noirs compromettant notre avenir lié à la forêt, Me voilà à vous à travers une plume différente et plus personnelle afin de partager mes impressions sur «la pire crise de l’histoire du Québec», pour emprunter les propos de Jean Charest. On se demande où s’en va notre forêt et notre région. Les usines ferment et tombent comme des mouches. Quand on veut faire le décompte des fermetures, on s’étourdit. On sent autour de nous le besoin viscéral de créer de nouvelles épithètes à chaque jour pour affirmer notre colère, notre désarroi, notre inquiétude et nos chagrins.

    Dans cet essouflement cancéreux, la lueur est difficilement visible. On cherche des coupables à cette crise. Les gouvernements ont été accusés d’avoir agi trop tard dans le mal qui sévit actuellement et que plusieurs ont vu venir dans leur boule de cristal. Les propos du spécialiste en politique forestière, Luc Bouthillier, soulignés dans plusieurs médias, visent en premier lieu les grandes compagnies forestières. «Durant la période où le dollar canadien était très bas, les compagnies ont vécu artificiellement, en engrangeant d’énormes profits, mais sans investir dans l’innovation, livre-t-il sur foresterie.net. La nouvelle foresterie ne pourra naître que dans les communautés les plus dynamiques.» Il y a certainement une part de vérité dans les deux cas.

    Chinois, Européens, Américains…

    On pourrait aussi accuser les Chinois plus concurrentiels, les Européens plus imaginatifs, les Américains et les Ontariens d’être moins dépendants de la forêt. On relie étrangement la crise à près d’une dizaine de causes différentes. On pourrait en vouloir jusqu’à la fin des temps à Lucien Bouchard de dire que les Québécois ont un petit côté moins productif dans ce contexte de crise nationale. On peut s’en prendre au système tout entier, car c’est une crise insensée, insoutenable, démoniaque et sans borne. Cela ne nous empêchera cependant pas de couler, de se noyer et de se décomposer.

    Si vous avez suivi comme moi les déclarations faisant suite au dévoilement par Québec de son plan de développement destiné aux travailleurs, aux communautés touchées et aux entreprises du secteur forestier, vous avez sans doute constaté que les louanges se font rares à l’égard du gouvernement. Il aurait été étonnant de n’entendre que des bravos ; il ne fallait pas non plus s’attendre à empocher le gros lot. Aussi imparfait soit-il, le plan d’action a pu réparer quelques cordes vocales trop étirées à force de crier S.O.S…

    La Fédération québécoise des municipalités du Québec, dont la voix principale est Bernard Généreux, emprunte les propos du chef de l’Opposition officielle, André Boisclair, lorsqu’elle indique que le fameux plan d’aide s’apparente davantage à un plan de rationalisation. La FQM admet également, mais toutefois sur le bout des lèvres, que le plan totalisant des investissements de 721,8 millions de dollars divisés en quatre volets (soutien aux travailleurs, soutien aux communautés, nouvelle approche de la gestion forestière et financement de projets de modernisation d’entreprises en levant la contrainte d’obtenir en garanties des droits compensatoires), c’est un pas dans la bonne direction.

    Dégourdir les tomates

    On le sait qu’on ne dégourdira pas les tomates en un tournemain. Il serait naïf de prétendre savoir combien de temps il faudrait pour dégriser les lendemains qui semblent noirs. Cependant, il y a des pistes de solution. Un Sommet, où seront conviés les dirigeants de l’industrie forestière, est envisagé par l’Opposition officielle. Plus près de nous dans le temps, il y aura le colloque organisé par le Centre local de développement Domaine-du-Roy, mardi prochain.

    Il y a aussi l’Université Laval qui, en février prochain tiendra un Sommet sur l’avenir du secteur forestier. Il y a là des moyens de penser qu’il sera possible, enfin, de dégager une nouvelle façon de gérer notre matière première.Puisque je vous parle de solutions, je vous invite à lire le voxpop de la semaine afin de connaître d’autres pistes plus positives pour notre esprit collectif. En bout de ligne, il faudra peut-être aussi se dire que ce ne sera pas la première crise que le Québec aura eu à traverser.

    Par Jean-François Bonneau
    Voir tous les articles de Jean-François Bonneau
    Article mis en ligne le 31 octobre 2006

    recherche par Benoit Brosseau 450-368-8000 www.411terrains.com www.411foresterie.net

    Une rencontre positive pour les partenaires de la forêt privée

    Mardi 27 juin 2006

    Québec, le 18 mai 2006 - Les représentants du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) se sont déclarés satisfaits de la rencontre des partenaires de la forêt privée qui s’est tenue aujourd’hui au Mont Sainte-Anne, dans la région de Québec.

     

    “Nous avons accepté d’augmenter notre contribution financière aux agences de mise en valeur de la forêt privée de 25 % en deux ans, car l’ensemble des partenaires ont convenu d’effectuer un virage significatif dans le programme de mise en valeur de la forêt privée”, a déclaré le président-directeur général du CIFQ, M. Guy Chevrette.

     

    En effet, dans un contexte de baisse de la possibilité forestière en forêt publique, les partenaires de la forêt privée ont convenu de moyens pour aller chercher l’excellent potentiel de la forêt privée. Rappelons que moins de 60 % de la possibilité forestière en forêt privée est actuellement récoltée.

     

    “Les agences régionales de mise en valeur de la forêt privée devront développer des plans d’action adaptés à leurs problématiques régionales afin d’atteindre les grands objectifs convenus par les partenaires nationaux”, a ajouté M. Chevrette.

    À propos du CIFQ

    Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. Il représente les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux œuvrant au Québec. Avec ses quelque 300 usines de sciage et déroulage et 63 usines de pâtes, papiers, cartons et panneaux, l’industrie forestière est au cœur du développement économique et social des régions du Québec. Elle génère environ 150 000 emplois directs, indirects et induits, lesquels engendrent des salaires de plus de trois milliards de dollars.

    - 30 -

    Source:

    Nadia Boutin
    Adjointe aux communications
    Conseil de l’industrie forestière du Québec
    (418) 657-7916 poste 411
    nadia.boutin@cifq.qc.ca

    Réaction du président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec aux propos de Richard Desjardins

    Mardi 27 juin 2006


     

    Québec, le 8 mai 2006 - Le président-directeur général du CIFQ, M. Guy Chevrette, s’est tout d’abord dit satisfait du ton utilisé par Richard Desjardins lors de sa conférence de presse et de son admission publique du fait que la forêt se régénérait. “Nous avons la conviction que ce message sera dorénavant acheminé aux divers groupes que M.Desjardins rencontre et, plus particulièrement, dans les écoles”, a déclaré M. Chevrette.

     

    Également, contrairement à ce qu’on a pu entendre dans son film, M. Desjardins est devenu beaucoup moins affirmatif. En effet, il réfère maintenant aux questionnements de certains concernant les résultats des travaux sylvicoles, notamment à ceux de la vérificatrice générale qui avait soulevé des interrogations, sans jamais faire d’affirmations catégoriques à ce sujet.

     

    Il en est de même d’ailleurs pour la Commission Coulombe qui a recommandé des réductions de la possibilité forestière dans les essences résineuses, strictement en tant que mesure de précaution. “De plus, signalons que cette commission a même recommandé de ne pas faire de telles réductions pour ce qui est des essences feuillues, contrairement à ce que Richard Desjardins a affirmé ce matin”, a tenu à souligner le président-directeur général du CIFQ.

     

    Dans le même ordre d’idée, M. Desjardins omet de mentionner que c’est l’industrie forestière qui a demandé que soit nommé un forestier en chef ayant toute la neutralité et l’indépendance nécessaires, notamment pour examiner et faire les recommandations nécessaires concernant les calculs de la possibilité forestière. M. Chevrette a souligné, à ce sujet, que M. Desjardins ” semblait en retard dans les nouvelles et qu’il aurait dû appuyer cette demande de l’industrie. “

     

    Par ailleurs, M. Desjardins mentionne que la distance moyenne de transport du bois au Québec, entre la forêt et l’usine, serait de 300 km. Vérification faite au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), la distance moyenne est plutôt de 150 km en zone boréale et de 138 km pour les autres zones. Également, il affirme que la grosseur des bois récoltés ne cesse de diminuer. Encore-là, les données officielles du MRNF indiquent qu’en 2005-2006 la grosseur moyenne était de 120 dcm3, alors qu’elle était de 119 dcm3 en 2002-2003. C’est là une légère augmentation, mais ce n’est pas une réduction. Ces deux exemples viennent confirmer qu’on ne peut pas dire n’importe quoi sans vérification.

     

    Quant aux attaques personnelles à l’endroit du président-directeur général du CIFQ, ce dernier a répondu: “si un poète chanteur a le droit de faire des affirmations publiques sur la base de données et d’informations fausses ou désuètes, un ex-politicien a certainement le droit d’intervenir aussi publiquement en parlant de faits incontestables; si un poète chanteur peut se donner le droit d’affirmer toujours publiquement: “Qu’elles crèvent, ces compagnies qui nous siphonnent et nos territoires et notre économie!”, un ex-politicien a certainement le droit de défendre une industrie qui génère partout au Québec quelque 150 000 emplois directs, indirects et induits, qui soutient économiquement 250 municipalités et qui génère une masse salariale de 3 milliards de dollars”.

     

    Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. Il représente les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux œuvrant au Québec. Avec ses quelque 300 usines de sciage et déroulage et 63 usines de pâtes, papiers, cartons et panneaux, l’industrie forestière est au cœur du développement économique et social desrégions du Québec. Elle génère environ 150 000 emplois directs, indirects et induits, lesquels engendrent des salaires de plus de trois milliards de dollars.

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    Source: Nadia Boutin
    Adjointe aux communications
    Conseil de l’industrie forestière du Québec
    (418) 657-7916 poste 411
    nadia.boutin@cifq.qc.ca

    Tour d’observation - Statistiques - Tableau par année et par cause feux de forest. ( Sopfeu )

    Jeudi 25 mai 2006

    http://www.sopfeu.qc.ca/html/francais/tour/statistiques.php 

    Site tres important pour fin de mise en situation sur nos feux de forest.

    L’importance socio-économique des forêts du Québec et les sommes investies dans leur aménagement justifient amplement les mesures prises pour les protéger

    Jeudi 25 mai 2006
    L’importance socio-économique des forêts du Québec et les sommes investies dans leur aménagement justifient amplement les mesures prises pour les protéger.

    La Stratégie de protection des forêts compte une cinquantaine de mesures que le Ministère s’est engagé à respecter pour protéger le patrimoine forestier. L’application des mesures a entre autres permis la réduction, voire l’élimination des insecticides et phytocides en forêt comme moyen de lutter contre les insectes et la végétation concurrent.

    L’usage des phytocides a d’ailleurs été complètement abandonné en 2001. Mais la protection du patrimoine forestier ne saurait être totalement efficace que si elle est intégrée à une stratégie globale de protection. Cette stratégie globale repose sur une connaissance approfondie du milieu forestier, notamment sur le rôle que jouent les insectes, les maladies et les feux dans la dynamique de renouvellement des forêts.


    Voir également :