Archive pour la catégorie 'Main-d'œuvre'

Un campus bien arpenté

Samedi 12 mai 2007

Chaque printemps, de la fin avril au début mai, plus ponctuels que la floraison des premiers tussilages, les étudiants en géomatique émergent de leur pavillon et s’activent aux quatre coins du campus pendant deux semaines. Inlassablement, année après année, observant Dieu sait quoi dans leurs étranges instruments, s’époumonant à crier des directives à un distant confrère chargé de tenir patiemment une cible, ils mettent en pratique les connaissances en topométrie et en géodésie GPS – ce que le commun des mortels nomme encore l’arpentage – apprises en classe pendant les mois d’hiver.
   
Que font au juste ces étudiants de sciences géomatiques que l’on voit mesurer le campus sous toutes ses coutures? De deux choses l’une. Les premiers sont inscrits au cours «Travaux pratiques en topométrie» offert aux étudiants qui terminent leur première année d’études. «Ils apprennent à étalonner des instruments et à effectuer des relevés. Je leur demande de relever un pavillon et cent autres points – des contours de stationnement, des arbres, des bordures de trottoirs, des trous d’homme – et de les transférer sur un plan», explique la responsable du cours, France Plante. Les étudiants doivent aussi résoudre un problème de volumétrie. Cette année, leur professeure leur demandait de calculer le volume des deux buttes situées à proximité de la façade du pavillon Casault. Les étudiants inscrits à l’autre cours, «Travaux pratiques en géodésie GPS», terminent leur troisième année de bac. «On leur demande de faire comme s’ils avaient reçu le contrat d’installer huit nouveaux points géodésiques en utilisant des relevés satellitaires», explique le responsable du cours, Rock Santerre.
   
Les outils utilisés par les étudiants ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies, mais l’arrivée du GPS n’a pas relégué les instruments traditionnels aux oubliettes. «Les GPS géodésiques sont surtout utilisés pour les travaux à grande échelle, souligne le professeur Santerre. Leur précision est de l’ordre du centimètre.» Pour les travaux exigeant une plus grande précision, les arpenteurs-géomètres s’en remettent à un autre instrument. «Autrefois, on utilisait deux appareils, un télémètre pour mesurer les distances, et un théodolite, pour mesurer les angles, rappelle France Plante. Ces deux instruments sont maintenant combinés en un seul, doté d’une mémoire électronique, qu’on appelle une station totale. Sa précision est de l’ordre de 3 mm par kilomètre.»
  
Parce que l’Université Laval est la seule institution qui forme les arpenteurs-géomètres du Québec, son campus a deux particularités. D’abord, c’est sur son territoire qu’on retrouve la plus forte densité de points géodésiques, ces petites rondelles de métal fixées dans le béton des rues et des trottoirs qui servent de points de référence. «Il y en aurait environ 150 répartis sur une superficie de 1 km2», estime Rock Santerre. Mais surtout, le campus serait un des sites – sinon le site - le plus arpenté de la province. Depuis le début des années 1970, environ 1500 étudiants de la Faculté de foresterie et de géomatique ont appris les rudiments des techniques de mesure du territoire en parcourant les quatre coins de la Cité universitaire. «Auparavant, entre 1950 et 1970, les camps de formation pratique avaient lieu à la Forêt Montmorency, rappelle le professeur Rock Santerre. Pour des raisons pratiques, on a choisi de revenir sur le campus.» Et où les étudiants arpentaient-ils avant 1950? Les professeurs actuels n’en sont pas trop certains, mais nul doute que plusieurs invités connaîtront la réponse le 3 octobre prochain alors que le Département des sciences géomatiques réunira ses diplômés – plus de 2000 arpenteurs-géomètres ont été formés à l’Université depuis 1907 - ainsi que son personnel actuel et retraité pour marquer dignement le 100e anniversaire de sa fondation.

 

“Mono-industrielles”, Thurso et Ripon auront droit à l’aide financière de Québec

Mardi 24 avril 2007

Le Droit
Après Fassett, les municipalités de Thurso et Ripon pourront également profiter du fonds de soutien aux territoires en difficulté, mis sur pied par le ministère des Affaires municipales et des Régions, pour aider les communautés confrontées à d’importants problèmes en raison du caractère trop peu diversifié de leur économie et leur grande dépendance au secteur forestier qui vit présentement une crise.

La MRC Papineau a finalement adopté cette semaine une résolution reconnaissant officiellement le caractère mono-industriel de ces deux municipalités.

Tout en soulignant que leur demande était justifiée, en mars dernier, le conseil des maires avait préféré ne pas se prononcer sur la demande de Thurso et Ripon parce que le programme prévoyait qu’il était de la responsabilité du gouvernement québécois de désigner les villes mono-industrielles.

 

Règles assouplies

 

Mais depuis, le gouvernement a procédé à des assouplissements aux modalités administratives du programme. Ainsi, Fassett n’est plus la seule municipalité qui peut bénéficier du programme d’aide dans la MRC Papineau et il appartient maintenant aux conseils des maires de déterminer quelles communautés peuvent profiter des mesures d’aide prévues au fonds.

 

 

 

Déjà identifiée, l’an dernier, comme territoire prioritaire par le ministère, la municipalité de Fassett finalise pour l’instant ses études et la réalisation d’un plan d’actions pour diversifier son économie qui auront nécessité des investissements totaux de 117 000 $.

Sur une enveloppe de 300 000 $, il reste donc 183 000 $ disponibles aux municipalités de Thurso et Ripon pour réaliser des études visant à relancer leur économie en la diversifiant.

 

Pas assez global

 

Conscients que d’autres municipalités connaissent des difficultés au niveau de leur économie locale, certains maires auraient préféré que l’on utilise le solde du fonds pour réaliser une étude globale visant à diversifier l’ensemble de l’économie de la MRC Papineau, qui, pour l’heure, dépend en majeure partie de la foresterie.

“J’ai hâte que la MRC décide de faire un projet global qui toucherait l’ensemble des municipalités. Nous sommes à peine 19 000 personnes réparties dans 24 municipalités, et tout le monde essaie de tirer la couverture sur son bord. Avec cet argent, on devrait faire une étude pour favoriser l’ensemble de la MRC. Peu importe où serait situé le projet”, a déclaré le maire de Montebello, Jean-Paul Descoeurs.

Quant à l’enveloppe budgétaire de 900 000 $ sur trois ans, réservée par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation pour le territoire de la MRC Papineau, il s’adresse uniquement aux entreprises privées pour les aider à réaliser un projet visant à diversifier l’économie d’une communauté ou de la MRC.

Recherche Benoit Brosseau

L’espoir renaît à Saint-Elzéar-Plus d’un an après avoir fermé son usine de sciage, l’Association coopérative forestière de Saint-Elzéar, en Gaspésie, pourrait reprendre ses activités de transformation plus rapidement que prévu.

Mardi 24 avril 2007

Association coopérative forestière de Saint-Elzéar

 

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La construction d’une usine de production d’un nouveau modèle de panneaux trois plis, que personne ne fabrique au Canada et aux États-Unis, pourrait entraîner des investissements de 17 M$ dès le printemps et permettre un retour au travail de ses 150 employés quelques mois plus tard.

Selon nos informations, des négociations sont en cours dans le but de faire participer Investissement Québec, la Société générale de financement (SGF) et Desjardins Capital de risque au projet de relance.

L’échéancier demeure préliminaire, mais si ce projet de produits à valeur ajoutée devait voir le jour, il s’agirait de tout un revirement pour cette communauté de 500 habitants, située non loin de Bonaventure, dans la Baie-des-Chaleurs.

La nouvelle usine serait construite sur les terrains de cette coopérative de travailleurs, à proximité de son usine de sciage. Des équipements de séchage seraient également ajoutés afin que les résidus d’écorce servent au chauffage des installations.

L’usine de sciage a cessé ses activités peu de temps après que Smurfit-Stone ait fermé son usine de New Richmond, en août 2005. À l’époque, pas moins du tiers de ses revenus de 16 M$ dépendait de la vente de ses résidus de bois (copeaux de bois, écorces, bran de scie, etc.) à Smurfit-Stone.

Un produit innovateur

Alain Tremblay, directeur général de la coopérative, se montre prudent lorsque vient le temps de décrire les panneaux qui seraient fabriqués à Saint-Elzéar.

Ce que l’on sait, c’est que leur fabrication servirait d’excellent débouché pour les bois à faible densité comme le sapin, que le projet a déjà fait l’objet d’études poussées à l’Institut de recherche sur le bois Forintek et enfin, que le marché de la construction est prêt pour un tel produit.

La compétition paraît à ce point sérieuse qu’une demande de brevet a été déposée pour protéger ces panneaux.

Avant sa fermeture, la coopérative s’occupait de foresterie ainsi que de récolte, de transformation et de transport de la matière première. Durant les périodes de pointe, elle employait jusqu’à 200 travailleurs. dont la moyenne d’âge se situait entre 35 et 40 ans.

Les travailleurs étaient parvenus à réduire les dépenses de fonctionnement de l’usine de 800 000 $ en revoyant leurs façons de faire, et à réduire de 400 000 $ leur masse salariale en consentant à sabrer leurs salaires de 10 %.

Cela n’a pas suffi pour compenser la réduction des revenus de la coopérative, provoquée entre autres par une trop grande offre de produits sur le marché et par l’augmentation de la valeur du huard sur la devise américaine.

À la coopérative de travailleurs, on se croise les doigts. Cela fait déjà quatre ans qu’on travaille sur le projet.

” Non seulement nous réduirions le volume de nos pertes, mais nous augmenterions la part de nos produits à forte valeur ajoutée, explique le directeur général, Alain Tremblay. Il faut arrêter de faire du volume pour faire plus de valeur ajoutée. C’est là que se trouve notre avenir. ”

La coopérative forestière qu’il dirige, fondée en 1944, est l’une des plus anciennes du Québec.
recherche Benoit Brosseau

Pénurie de main-d’oeuvre dans la forêt canadienne

Samedi 10 février 2007

Oubliez les manchettes des journaux. Malgré les fermetures d’usines en série et les emplois qui disparaissent par milliers, l’industrie forestière canadienne vivra bientôt une pénurie de main-d’oeuvre.

C’est le message surprenant qu’ont lancé des PDG de ce secteur, hier, pendant une table ronde organisée par l’Association des produits forestiers du Canada. Ils ont invité les jeunes du pays à se défaire de leurs préjugés et à se tourner de nouveau vers le domaine de la forêt pour faire carrière.

“Plusieurs jeunes voient cette industrie pour ce qu’elle était, et non pour ce qu’elle est devenue. Aujourd’hui, c’est une industrie de haute technologie, excitante”, a indiqué Hank Ketcham, président et chef de la direction de West Fraser Timber.

Même au Québec, où le secteur forestier traverse la pire crise de son histoire, le manque de travailleurs menace d’être criant, a fait valoir Jim Lopez, président et chef de la direction de Tembec.

“Il y a une pénurie, nous allons seulement commencer à le constater dans cinq ans. Quand je regarde les employés qui conduisent la machinerie dans la forêt, ils ont pour la plupart entre 50 et 55 ans et sont au bord de la retraite. Ce qui m’inquiète, c’est que je ne vois pas de jeunes de 20 ou 25 ans aller dans ce domaine”, a dit M. Lopez à La Presse Affaires en marge de l’événement.

Problème retardé

Selon le grand patron de Tembec, la crise actuelle, avec ses milliers de pertes d’emplois, a seulement retardé l’éclosion du problème.

 

“S’il n’y avait pas eu ce gros déclin au Québec avec la commission Coulombe il y a deux ans, il n’y aurait pas assez de coupeurs de bois aujourd’hui au Québec, je vous le garantis”, a-t-il dit.

Comme ses confrères, Jim Lopez insiste sur un point: l’industrie forestière a changé et il faut regarder au-delà des manchettes déprimantes pour voir les perspectives qu’offre ce secteur. Il fait notamment miroiter les nombreuses possibilités de voyage et les salaires élevés.

“Où ailleurs un jeune homme ou une femme de 23 ou 24 ans peut-il faire 50000 ou 60000$ par année? demande-t-il. Les salaires sont fantastiques dans cette industrie.”

Les défis sont nombreux pour attirer les finissants. Les ingénieurs, par exemple, optent souvent pour des secteurs jugés plus high tech ou payants, comme l’industrie pétrolière en plein essor au Canada.

L’intérêt des jeunes semble être au plus bas, tellement que le British Columbia Institute of Technology a aboli le mois dernier deux programmes de foresterie. “Il y a 10 ans, on avait environ 100 étudiants dans le programme principal, maintenant nous sommes rendus à 17″, a indiqué Allison Markin, porte-parole du BCIT, jointe à Vancouver.

Consolidation

Outre la question de la main-d’oeuvre, les PDG qui participaient hier à la table ronde ont répondu à de nombreuses questions du public. Ils ont notamment souligné l’importance de poursuivre la consolidation de l’industrie forestière et d’investir en innovation.

Les dirigeants ont aussi rappelé l’impact désastreux qu’a eu la montée du dollar canadien sur le secteur forestier.

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Gary Lunn, a par ailleurs profité du congrès de l’Association des produits forestiers pour annoncer hier un investissement de 127,5 millions de dollars dans ce secteur.

 

Recherche Benoit Brosseau

Promotion de l’innovation et des investissements en foresterie

Samedi 10 février 2007

L’un des objectifs de l’Initiative sur la compétitivité à long terme de l’industrie forestière est d’accroître les possibilités commerciales du secteur par le moyen d’investissements au chapitre de l’innovation. Par l’entremise de Ressources naturelles Canada (RNCan), le gouvernement fédéral offrira donc dans ce sens un financement de 70 millions de dollars étalé sur deux ans. Cette somme servira à mettre sur pied PFInnovations, le nouvel institut national de recherche en foresterie, à créer le Centre canadien de la fibre ligneuse et à soutenir les avancées novatrices en foresterie.

Consolidation des instituts et investissements dans l’innovation (60 millions de dollars)
Les trois organismes nationaux de recherche en foresterie (l’Institut canadien de recherches en génie forestier, Forintek Canada Corp. et l’Institut canadien de recherches sur les pâtes et papiers) fusionneront pour former le nouvel institut PFInnovations.

Cette opération aura pour effet de créer le plus grand organisme public-privé de recherche et de développement forestiers au monde. Elle se traduira par plus d’efficacité et de dynamisme sur les plans innovation et R‑D. En outre, PFInnovations présentera l’avantage de permettre une plus grande concertation entre les intervenants du milieu.

Les nouveaux investissements en innovations forestières mettront à profit les capacités de PFInnovations et permettront au secteur forestier de répondre à ses besoins d’innovation à long terme.

Les sommes accordées financeront des travaux de recherche à caractère préconcurrentiel et non exclusif, axés sur le développement et l’adaptation de technologies émergentes et de pointe comme l’exploitation de la biomasse, de la biotechnologie et de la nanotechnologie forestières.

En élargissant l’offre de produits rentables, ces nouvelles technologies contribueront à la création de futurs débouchés pour le secteur ainsi revivifié. De concert avec les provinces, l’industrie et les universités, PFInnovations stimulera en outre la recherche, le développement et le sens de l’innovation dont le Canada a besoin pour demeurer concurrentiel.

Centre canadien de la fibre ligneuse (10 millions de dollars)
RNCan mettra sur pied le Centre canadien de la fibre ligneuse (CCFL), un nouvel organisme de recherche destiné à collaborer avec les trois autres entités chapeautées par PFInnovations. Le CCFL axera ses travaux sur la fibre, de la forêt au consommateur, afin d’améliorer nos connaissances en la matière, ce qui nous permettra d’adopter les meilleures techniques de culture et d’utilisation.

Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s’adresser à :

Kathleen Olson
Directrice des communications par intérim
Cabinet du ministre
Ressources naturelles Canada
Ottawa
613-996-2007
 Renseignements généraux :
Lundi-vendredi,
de 8 h 30 à 16 h 30 HNE
Téléphone : 613-995-0947
Télétype pour malentendants :
613-996-4397
questions@rncan.gc.ca

L’agitation devrait continuer en 2007

Vendredi 29 décembre 2006

L’agitation devrait continuer de secouer le secteur forestier de l’Est du Canada en 2007, à la suite d’une année marquée par des milliers de pertes d’emploi et la fermeture de douzaines d’usines et de scieries.
La vigueur du dollar canadien, la hausse des coûts de l’énergie, la baisse des prix du bois d’oeuvre, la déprime du marché américain de l’habitation de même que la chute des coupes de bois ont toutes exercé un impact sur l’industrie et demeureront pour elle des défis à relever.

Les spécialistes du secteur forestier affirment que les pertes d’emploi et les fermetures vont vraisemblablement se poursuivre en 2007, mais à un rythme moins élevé, plusieurs des usines à coûts d’opération élevés étant déjà fermées. Ils prédisent également une industrie plus modeste.

L’année à venir sera difficile, mais l’industrie a déjà atteint le fond du baril, estime Frank Dottori, ancien président et chef de la direction de Tembec.

«Le beau temps va revenir, mais il y a des victimes quand on frappe une tempête», a indiqué M. Dottori, qui a pris sa retraite en janvier dernier, après avoir dirigé pendant quelque 30 ans l’entreprise dont il a contribué à la fondation en 1973.

«Des gens vont se retirer des affaires. Une industrie plus petite, plus efficace sera en place une fois que tout ça sera terminé», a-t-il dit.

Depuis janvier 2003, il y a eu plus de 10 000 mises à pied au Québec et en Ontario, et près de 2000 autres dans les provinces de l’Atlantique.

Le principal problème de l’Est du Canada est le prix du mètre cube de bois livré aux scieries, le plus élevé au monde, a indiqué M. Dottori.

«Je crois que les gouvernements vont devoir faire face à la question du prix du bois et réfléchir sérieusement à la valeur du bois sur pied et à toutes les réglementations», a-t-il dit.

L’Ontario a adopté des mesures positives en ce qui concerne les formalités administratives, les coûts de construction des routes ainsi que la rationalisation de l’industrie, tandis que le Québec traîne de l’arrière, affirme M. Dottori.

La différence de coûts entre l’Ontario et le Québec est de près de 10 $ le mètre cube, a-t-il observé.

Au Québec, l’industrie paye un prix du bois sur pied élevé compte tenu de la qualité du bois, et la province ne compte des pratiques de foresterie durables que depuis 20 ans, a-t-il affirmé. Le gouvernement provincial a en outre imposé des restrictions quant à la quantité de bois pouvant être coupé.

L’analyste Don Roberts croit également que les fermetures de scierie et les mises à pied vont se poursuivre en 2007, mais à un rythme moins élevé.

«L’industrie va tout simplement continuer de rapetisser jusqu’à ce qui reste soit économique», a indiqué M. Roberts, de Marchés mondiaux CIBC.

«À court terme, la plupart d’entre eux devront espérer un dollar canadien faible», a-t-il dit, ajoutant s’attendre à ce que la valeur du huard oscille autour des 89 cents US en 2007.

La ralentissement du marché américain de l’habitation constituera un facteur important, estime également le spécialiste.

Pour sa part, le président de l’Association des produits forestiers du Canada, Avrim Lazar, affirme que l’industrie «commence à voir la lumière au bout du tunnel».

Il reconnaît cependant que les ennuis ne sont pas chose du passé.

«Il est difficile de dire où est le plus dur, mais le processus de restructuration et de rationalisation ne va pas arrêter», a-t-il dit.

Recherche par Benoit Brosseau info@411foresterie.net   

Main-d’œuvre en aménagement forestier

Jeudi 25 mai 2006

Depuis quelques années, on assiste à une augmentation progressive des traitements sylvicoles et ce, autant dans la forêt publique que privée. Les traitements sylvicoles comprennent les activités de reboisement, de dégagement de plantations, d’éclaircie précommerciale ou d’abattage manuel des arbres qui sont effectués dans le but de maintenir le rendement de la forêt québécoise.

Parallèlement à cette hausse des activités sylvicoles, on déplore un manque de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de l’aménagement forestier. En vue de pallier ce problème, plusieurs intervenants se sont impliqués afin d’assurer le développement de la main-d’œuvre et la consolidation des entreprises de ce secteur.

Cette section du site vous informera sur les initiatives récentes reliées à la problématique du recrutement de nouveaux travailleurs, à leur formation et, enfin, à leur rétention.