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«La connaissance éloigne les préjugés» - LANCEMENT OFFICIEL DU CARREFOUR DE LA RECHERCHE FORESTIERE AU CENTRE DES CONGRES DE QUÉBEC

Jeudi 20 septembre 2007

QUÉBEC, le 19 sept. /CNW Telbec/ - Le président d’honneur du Carrefour de
la recherche forestière, M. Yvon Leblanc, a lancé officiellement l’événement
sous le thème «La connaissance éloigne les préjugés». La 7e édition du
Carrefour, qui se tient les 19 et 20 septembre 2007 au Centre des congrès de
Québec, est organisée conjointement par la Direction de la recherche
forestière et la Direction de la recherche sur la faune du ministère des
Ressources naturelles et de la Faune. Cela souligne l’importance que le
Ministère accorde à la gestion intégrée des ressources du milieu forestier.
    Pour la première fois, le monde de la faune se greffe de manière concrète
aux activités du Carrefour de la recherche forestière, car il représente une
dimension intrinsèque de la forêt. «A ce carrefour, la forêt est considérée
dans son ensemble, tel un milieu de vie, et non, étroitement, comme une simple
ressource. Et cela va tout à fait dans le sens de l’une des recommandations
majeures du rapport Coulombe : celle de pratiquer dorénavant une foresterie
écosystémique», a déclaré M. Leblanc.
    D’une envergure sans précédent, le Carrefour réunira cette année quelque
700 spécialistes du monde forestier, faunique et environnemental, venus du
Québec, du Canada et même de l’étranger. Ceux-ci pourront échanger directement
avec les quelque 2 000 visiteurs inscrits à l’événement.
    «Ce qu’on appelle le milieu forestier n’est plus aussi homogène et
unanime qu’hier. Il est lui aussi habité d’une faune hétéroclite aux
voisinages difficiles. Les intérêts de chacun suivent des chemins différents,
parfois parallèles, souvent divergents. Or, un carrefour oblige précisément la
rencontre ordonnée de ces divers chemins. Si bien qu’un carrefour peut aussi
devenir »échangeur«, une occasion de se réorienter! Il ne s’agit pas tant
d’abolir des chemins que de les relier en un réseau fonctionnel sur lequel le
plus grand nombre aura un droit de passage et d’usage, éclairé», a ajouté
M. Leblanc.
    «Depuis 15 ans, en même temps que s’intensifiaient les récoltes, les
recherches forestières s’accéléraient aussi, se multipliaient et se
diversifiaient. Mieux encore, elles paraissent toutes converger aujourd’hui
vers un objectif primordial : optimiser l’exploitation tout en préservant la
biodiversité. Mais la difficulté, comme le souligne encore le rapport
Coulombe, c’est qu’il ne suffit pas d’accumuler de nouvelles connaissances. Il
importe au moins autant d’en assurer le transfert efficace - aux
gestionnaires, aménagistes, développeurs en tous genres - en vue d’une
intégration optimale à nos pratiques. Et voilà précisément la raison d’être de
ce carrefour de la recherche forestière. Un exceptionnel rassemblement de
centaines de spécialistes, chercheurs, formateurs et artisans de tous
horizons. Une réunion d’une envergure sans précédent, à la mesure peut-être
d’une nouvelle conscience collective plus alerte et plus inquiète sur le
sujet. Un carrefour qu’il ne faudrait pas fermer dans quelques heures… mais
plutôt entretenir», a conclu M. Leblanc.

    Le Carrefour en quelques chiffres

    La salle d’exposition du Carrefour de la recherche forestière présente
176 stands, animés par plus de 500 personnes, ainsi que de la machinerie
forestière. Ce sont 103 organismes de recherche et compagnies privées qui y
sont représentés. Le Carrefour 2007 offre aussi la possibilité d’assister à
17 colloques au cours desquels seront entendus 192 conférenciers, dont
16 spécialistes canadiens de l’extérieur du Québec et 28 spécialistes de
l’étranger.
    Le Carrefour de la recherche forestière s’adresse non seulement aux
spécialistes du milieu forestier, mais aussi à toute personne qui s’intéresse
à la forêt, à ses ressources et à son avenir. Il est encore temps d’y assister
en vous inscrivant sur place, puisque le Carrefour se poursuit encore une
journée, le 20 septembre. Il n’en coûte que 19 $ pour participer aux diverses
activités qui y sont proposées.
    Pour en savoir plus sur le Carrefour de la recherche forestière,
consultez le site Internet à l’adresse suivante :
www.mrnf.gouv.qc.ca/carrefour.

Recherche Benoit Brosseau

La génomique au secours de la foresterie

Mercredi 19 septembre 2007

Grâce aux marqueurs génétiques, l’industrie forestière pourrait faire flèche de tout bois

Le salut de l’industrie forestière canadienne passera-t-il par la génomique des arbres? On serait porté à le croire à la lumière des propos que les professeurs John MacKay et Nancy Gélinas, du Département des sciences du bois et de la forêt, ont tenus dans le cadre du Carrefour de la recherche forestière, présenté mercredi au Centre des congrès de Québec. Les deux chercheurs ont profité de cette tribune pour brosser les grandes lignes du projet Arborea et pour expliquer en quoi il pourrait marquer l’avènement d’une nouvelle ère pour la foresterie canadienne.
   
Amorcé en 2002, Arborea vise à produire des outils génétiques servant à sélectionner des épinettes blanches répondant mieux aux divers besoins de l’industrie forestière. «Nous cherchons des marqueurs pour repérer des épinettes qui possèdent des qualités intéressantes sur le plan de la qualité du bois, de la vitesse de croissance et de l’adaptation au climat, explique John MacKay. Présentement, il faut faire pousser un arbre pendant plus de 20 ans avant de pouvoir se prononcer sur ses qualités. Grâce aux marqueurs génétiques, nous pourrons être fixés sur les caractéristiques de l’arbre dès sa première année de vie.»
  
Pour y arriver, les chercheurs devaient d’abord décoder le génome de l’épinette qui comprend autant de gènes que le génome humain, soit environ 30 000. Les efforts concertés d’Arborea et d’un groupe de chercheurs de la Colombie-Britannique ont permis le séquençage de 25 000 gènes jusqu’à présent. Les chercheurs d’Arborea s’intéressent principalement aux gènes qui contrôlent la croissance, la densité du bois et la résistance mécanique des arbres. «Nous croyons qu’il y a entre 5 et 10 gènes majeurs qui interviennent dans la densité du bois, souligne John MacKay. Pour ce qui est de la croissance, on pense qu’il y aurait entre 20 et 30 gènes déterminants, mais l’environnement joue un rôle très important de ce côté», ajoute le codirecteur du projet Arborea. Les chercheurs espèrent trouver, pour chacun de ces gènes, une série de marqueurs qui serviront d’outils pour repérer les plants possédant les caractéristiques convoitées.
   
La qualité génétique des arbres ainsi sélectionnés leur conférera une plus-value qui avantagera les entreprises forestières canadiennes, estime la professeure Nancy Gélinas, responsable du volet socioéconomique du projet Arborea. «On pourra ainsi reconnaître très tôt les arbres qui possèdent les caractéristiques désirées et les utiliser pour le reboisement. Ceci permettra de produire des arbres de qualité supérieure et de raccourcir le cycle de production. La rentabilité des entreprises forestières canadiennes qui utiliseront ces outils s’en trouvera améliorée.»
   
Ces outils génomiques pourraient aussi préparer le terrain pour un nouveau modèle de foresterie, plus près de la sylviculture. «Les arbres sélectionnés pourraient être plantés sur des territoires restreints consacrés à la foresterie intensive ou à la ligniculture, ce qui diminuerait les pressions sur les territoires naturels, fait valoir la chercheuse. On produirait ainsi, en accord avec les principes du développement durable, plus d’arbres de qualité sur de plus petits territoires situés plus près des usines plutôt que d’aller chercher des arbres de plus en plus petits, de plus en plus loin.»

Benoit Brosseau

Lettres: Le prétendu virage vert de Mario Dumont

Mercredi 19 septembre 2007

À la fin du mois d’août, le chef de l’ADQ affirmait vouloir opérer un virage vert dans l’orientation de son parti. Les dossiers des algues bleues, du transport en commun et d’énergies renouvelables sont au menu. Une noble intention, mais celle-ci colle-t-elle avec les déclarations politiques de Mario Dumont?

Cette semaine, Dumont attaqua le PQ au sujet de ses politiques en rapport à l’exploitation forestière, car il les considère comme étant trop restrictives. Ridicule. On voit très bien que la législation du PQ était insuffisante dans le passé et parsemée de lacunes qui ont favorisé le laxisme dans l’exploitation à grande échelle de la forêt québécoise. «On ne peut tuer d’avantage une industrie forestière» affirme-t-il en corrélation avec les pertes d’emplois dans ce secteur d’activité et la volonté de l’actuelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, d’adopter une réglementation plus sévère en foresterie en triplant les zones d’aires protégées.

Alors, doit-on présumer que l’ADQ, si elle accédait un jour au pouvoir, déréglementerait encore plus les normes de coupe afin de protéger quelques emplois qui sont de toute façon menacés depuis belle lurette? La commission Coulombe de 2004 a démontré l’état lamentable du patrimoine forestier québécois. Encore une fois, la démagogie est à la mode chez l’Action démocratique du Québec. On cherche à courtiser les travailleurs de l’industrie forestière

afin de récolter leurs votes en oblitérant la problématique environnementale pressante.

Et sa nouvelle prétention écologique là-dedans? L’écologie forme un tout. On ne peut pas s’afficher comme «vert» dans un dossier, comme celui des énergies renouvelables, et ne pas s’opposer à un «sabrage» désastreux de la forêt québécoise. L’ADQ fait du cas par cas en environnement sans considérer l’ensemble du tableau. Elle fera aussi face à un dilemme évident entre ses liens avec le monde des affaires et les obligations écologiques qui émergeront dans un avenir rapproché.

Recherche Benoit Brosseau

Un blocus qui choque-Greenpeace frappe au Saguenay

Mercredi 19 septembre 2007

SAGUENAY — Le blocus de Greenpeace sur la rivière Saguenay a pris fin hier avec l’arrestation de huit militants de l’organisme environnemental, en fin d’après-midi. Greenpeace voulait tenir un long siège dans la baie de Saint-Fulgence pour obtenir des concessions significatives afin de protéger les dernières grandes forêts boréales au Québec.
Le porte-parole de la Sécurité publique de la Ville de Saguenay, Pierre Boily, ne pouvait dire cependant si des accusations seront portées contre ces individus.
Ce geste d’éclat, entamé vendredi matin, a semé la colère de toutes parts. L’organisme s’est fait reprocher d’évoquer des faussetés pour bloquer le navire de marchandise devant exporter de la pâte à papier en Europe.
À bord du Artic Sunrise, un des trois navires de Greenpeace où le Journal s’est rendu hier matin, la porte-parole du mouvement écologiste a clairement laissé entendre que le blocus pourrait perdurer si la compagnie Abitibi Consolidated refuse de faire des concessions.
«Nous sommes équipés en matériel et en ressources humaines pour demeurer ici longtemps s’il le faut , a indiqué Mélissa Filion. Nous avons entrepris des démarches auprès d’Abitibi depuis 2003, mais cela n’a rien donné.»
Greenpeace allègue que les compagnies forestières coupent les dernières forêts intactes du Québec.
Tôt hier matin, le Artic Sunrise a jeté l’ancre dans le Saguenay, en face du terminal maritiqme de Grande-Anse, et a mis à l’eau plusieurs zodiaques qui se sont rendus à quelques kilomètres en amont où ils ont entouré et bloqué le MC Jaeger Arrow, un navire qui transporte de la pâte à papier pour la compagnie SFK Pâte.

Accrochés aux navires

Une dizaine de militant écologistes se sont accrochés au navire et ont peint sur son flanc «Sauvez la forêt boréale». Les zodiaques ont aussi pris position pour bloquer le navire accosté au quai Marcel-Dionne.
SFK Pâte s’approvisionne en copeaux surtout chez Abitibi Consolidated et Bowater, deux compagnies selon Greenpeace qui sont en train de couper dans les dernières forêts intactes au lac Saint-Jean.
Greenpeace a entreprise une campagne musclée depuis plusieurs mois pour sommer l’industrie forestière de cesser de couper les dernières forêts vierge du Québec en plus d’adhérer à la certification FSC reconnu mondialement.
Le coup médiatique de Greenpeace a provoqué beaucoup de réactions, même si les dirigeants politique et industriels de la région s’attendaient depuis un certain temps à un coup d’éclat de l’organisme.
Guy Chevrette, du Conseil de l’industrie forestière a qualifié cette action de «chantage» et de geste «inacceptable». Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a averti qu’il ne ferait rien «si quelqu’un tombait à l’eau». Le ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn s’en est pris au mouvement l’accusant de ternir l’image de la foresterie québécoise et de ses travailleurs.

Benoit Brosseau

La candidate libérale dans le comté Roberval-Lac-Saint-Jean, Louise Boulanger, vient d’être nommée coprésidente du Sommet national sur la foresterie.

Mercredi 19 septembre 2007

L’annonce a été réalisée officiellement mercredi dernier par son chef Stéphane Dion.
« À titre de présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Félicien et membre actif des milieux d’affaires, Mme Boulanger connaît très bien les problèmes auxquels fait face l’industrie forestière », a souligné Stéphane Dion dans le communiqué émis.

L’annonce de la tenue d’un sommet national sur le secteur forestier a comme objectif élaboré une stratégie efficace aux niveaux économique et écologique. « Ce que recherchent les libéraux, ce sont des politiques qui assurent la viabilité du Canada pour les générations à venir. En nous mettant à l’écoute de tous ceux qui se préoccupent du secteur forestier, nous pourrons élaborer une stratégie pour le maintien des emplois dans les localités et la protection de l’environnement », a précisé Louise Boulanger.

Malgré cette nomination, la candidate libérale doit tout de même continuer à livrer la lutte dans le comté en vue de l’élection partielle du 17 septembre prochain. Cette semaine, Louise Boulanger mise sur le développement touristique dans l’optique d’améliorer l’essor économique de la région.
User des infrastructures en place
Les attraits et les festivités locales pourraient se doter d’un outil afin de parvenir au développement de la région. Mme Boulanger a mentionné que la mise sur pied de Promotion Lac-Saint-Jean, un peu comme Promotion Saguenay, constituerait un point de départ pour y parvenir. « Cet organisme pourrait devenir un outil commun de référence et de promotion commun pour les différents festivals de nos municipalités. Il faut dépasser la simple promotion individuelle de nos attraits de façon à faire en sorte que notre comté devienne la destination des festivals par excellence », affirme-t-elle.

Selon la candidate, le secteur de l’agroalimentaire pourrait être développé en région. Au fil des années, plusieurs petites entreprises ont développé des produits fins. La reconnaissance au point de vue touristique de ces entreprises pourrait donner lieu à la création de la Route des saveurs. « Nous retrouvons des artisans un peu partout dans notre circonscription. Ils œuvrent à la fabrication de fromages, de bières, à la transformation du miel ou des petits fruits, mais ils ont tous une chose en commun : ils gagnent à être connus, précise Louise Boulanger. La création d’un réseau touristique de l’agroalimentaire de faire circuler les visiteurs à travers le comté pour leur faire découvrir notre authenticité. »

Le tourisme local apporte plusieurs avantages dans le secteur. De nombreux festivals n’existeraient peut-être pas sans le soutien de bénévoles. « Il faut soutenir les bénévoles en offrant des programmes et en les encourageant à poursuivre leurs démarches », mentionne Mme Boulanger. Afin de souligner l’apport essentiel de ses personnes dans la collectivité, la candidate libérale désire, par le biais de méritas, appuyer leur dévouement envers leur communauté.
RechercheBenoit Brosseau

Mario Dumont croit en la forêt pour développer La Matapédia

Mercredi 19 septembre 2007

La question de la crise forestière a marqué les discussions avec le chef de l’Action démocratique lors de son arrêt à Amqui mardi dans le cadre de sa tournée visant à rencontrer les élus et acteurs socio-économiques du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord.

Mario Dumont a signalé que cette question sera l’un des enjeux de la prochaine rentrée parlementaire. Il comprend qu’il y a urgence de sortir de cette crise. Il retient comme solutions proposées par les Matapédiens qu’il faut accroître les budgets d’aménagement forestier et d’aider davantage les travailleurs et les petites entreprises qui œuvrent en forêt.

Le député de Rivière-du-Loup a également été mis au fait par la Commission scolaire du problème de recrutement dans certains programmes professionnels au Centre de foresterie de Causapscal et de Dégelis. « Quand on saute une cohorte, c’est très difficile de garder un cours », a souligné le président de la CSMM, Léopold Marquis. Mario Dumont s’est dit conscient des efforts qui ont été réalisés dans ce domaine et a promis son appui, car il est convaincu que la forêt connaîtra des meilleurs jours.

Un pôle forestier
M. Dumont croit toujours en l’importance de développer un pôle d’excellence en foresterie dans La Matapédia. « Peut-être qu’aujourd’hui on a de l’air à ramasser un pôle qui n’est pas un pôle gagnant, parce que ça va mal. Mais il faut voir plus loin, voir l’avenir et miser sur ses forces », souligne-t-il, rappelant que la MRC a été, dans le passé, le lieu de plusieurs initiatives dans l’aménagement et l’exploitation forestière au Québec.

Le préfet Georges Guénard a pour sa part sensibiliser Mario Dumont à certaines solutions pour régler le problème forestier. Selon M. Guénard, il doit y avoir une réforme du régime forestier, afin de séparer la foresterie de l’industrie du sciage. « Ce changement entraînerait un meilleur respect de la forêt, en coupant selon la possibilité forestière et non selon la capacité des usines », affirme M. Guénard. 
 

Recherche Benoit Brosseau

Une journée pour valoriser la main-d’oeuvre et promouvoir les métiers de la forêt

Mercredi 19 septembre 2007

Les étudiants de 3e, 4e, et 5e secondaire, ceux de l’éducation aux adultes et les intervenants en milieu scolaire sont invités à participer à la deuxième édition de la journée Viens vivre la forêt qui aura lieu le 25 septembre à l’École de foresterie et de technologie du bois de Duchesnay à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Les objectifs de la journée sont de valoriser la main-d’œuvre et de promouvoir les métiers du secteur forestier.

Les participants découvriront les métiers du secteur de l’aménagement forestier et de la transformation du bois de façon dynamique et interactive. Des ateliers pratiques leur permettront de se familiariser avec chacun des métiers présentés. Les organisateurs feront la promotion de la formation scolaire requise et disponible lorsqu’on choisit une carrière dans ce secteur. Cette activité représente une occasion à ne pas manquer pour rencontrer des étudiants et des représentants de travailleurs qui seront sur place pour répondre aux questions des jeunes et transmettre leur passion pour leur métier. L’activité est gratuite pour tous.

Les organisateurs derrière cet événement sont le Comité sectoriel de main-d’œuvre en aménagement forestier (CSMOAF) et le Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries de la transformation du bois (CSMOITB), en partenariat avec l’Association forestière Québec métropolitain, l’École de foresterie et de technologie du bois de Duchesnay, le Cégep de Sainte-Foy et la Faculté de foresterie et de géomatique de l’Université Laval.
Recherche Benoit Brosseau

Les forestières veulent l’aide d’Ottawa pour absorber la hausse du huard

Mercredi 19 septembre 2007

OTTAWA (PC) — Les producteurs de bois et papier pressent le gouvernement fédéral et la Banque du Canada de prendre rapidement des mesures pour atténuer les dommages que l’appréciation rapide du dollar canadien inflige au secteur manufacturier au pays.

L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) estime que des mesures dans des secteurs comme la fiscalité, la politique sur les fusions et la concurrence dans le transport ferroviaire peuvent jouer un rôle important en facilitant le renouvellement de l’industrie et en aidant le secteur forestier à s’adapter à un dollar plus fort.

Mardi midi, le dollar canadien se transigeait à 97,69 cents US.

Selon le président et chef de la direction de l’APFC, Avrim Lazar, l’industrie s’efforce de s’adapter et d’améliorer son efficacité et sa productivité pour atténuer l’impact de la hausse du dollar, mais les gouvernements sont également responsables de s’ajuster à une économie mondiale en évolution.

M. Lazar demande aux autorités monétaires du pays d’utiliser le pouvoir dont elles disposent pour gérer l’appréciation de la devise canadienne et l’impact qu’elle a sur de grandes régions du pays où l’industrie forestière est présente.

Il estime que la Banque du Canada ne considère pas assez sérieusement les effets du niveau du taux de change Canada-Etats-Unis sur l’économie de ces régions.

L’APFC a indiqué que depuis 2002, le secteur manufacturier dans son ensemble a perdu 110 000 emplois, dont 32 000 dans la foresterie.

L’industrie forestière canadienne représente 80 milliards $ par année et 3 pour cent du PIB du Canada.

Le regroupement est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement.
Benoit Brosseau

Remise du prix Vents de changement 2007

Vendredi 14 septembre 2007

TORONTO, le 10 sept. /CNW/ - Le conseil d’administration du FSC Canada
annonce la sélection de Tembec Inc. comme récipiendaire du prix Vents de
changement 2007. Ce prix reconnaît les contributions exceptionnelles à la
préservation de l’avenir de nos forêts et de tous ceux qui en dépendent.
    “Au nom du gouvernement McGuinty, j’applaudis toute l’équipe Tembec pour
son effort pour protéger notre environnement et pour lutter contre les
changements climatiques,” a dit la ministre de l’environnement Laurel Broten,
qui présentera le prix à M. James Lopez, président et chef de la direction.
“Merci pour votre leadership et félicitations à l’occasion de cet honneur si
bien mérité.”
    La cérémonie se tiendra le 28 septembre 2007, à 20 h, lors d’un gala de
levée de fonds auquel assisteront des dignitaires des secteurs privé et
public, des représentants des Premières nations et des dirigeants de syndicats
et de groupes environnementaux.
    En 2001, Tembec Inc. est devenue la première entreprise forestière
d’envergure au Canada à entreprendre des démarches pour l’obtention de la
certification par tierce partie selon les normes rigoureuses du FSC Canada, et
ce pour l’ensemble de ses opérations d’aménagement forestier. Les normes FSC
ont reçu l’appui officiel de groupes comme l’Association nationale de
foresterie autochtone, WWF Canada, Greenpeace, la Société pour la nature et
les parcs du Canada, le Sierra Club du Canada et ForestEthics, pour ne nommer
que ceux-là.
    A ce jour, Tembec a fait certifier au delà de 90 % des forêts qu’elle
gère selon les normes FSC et a joué un rôle critique dans la transformation du
marché des produits du bois certifiés FSC.
    “Je suis très fier d’accepter le prix Vents de changement du FSC au nom
des employés de Tembec, a dit James Lopez, président et chef de la direction
de Tembec. Jusqu’ici, Tembec a obtenu la certification FSC de 8,8 millions
d’hectares des forêts qu’elle gère, ce qui nous permet d’offrir sur le marché
la plus vaste gamme de produits certifiés FSC au monde. Ce prix prestigieux
vient couronner l’engagement continu voué par Tembec à son partenariat avec
FSC et le rôle de leader qu’elle a décidé de jouer en aménagement forestier
responsable.”
    “En attribuant le prix Vents de changement, le conseil d’administration
du FSC Canada reconnaît que Tembec a été l’un des pionniers de l’aménagement
forestier et ce faisant a contribué de manière exceptionnelle à changer
l’image de la foresterie et de l’industrie du bois en Amérique du Nord”, a
affirmé M. Antony Marcil, président et chef de la direction du FSC Canada.
    Le conseil d’administration du FSC Canada souhaite également annoncer
qu’il a décidé d’accorder un prix individuel à M. Jeff Amos, prix qui sera
remis lors de la même cérémonie. M. Amos, en plus d’être propriétaire de boisé
certifié FSC et producteur et vendeur de produits raffinés en bois certifié
FSC, est un photographe de la nature professionnel. Il a fait une contribution
bénévole exceptionnelle à l’avenir de la foresterie dans les Maritimes en
s’acquittant de la tâche ardue de la présidence du groupe de travail
multilatéral FSC qui a effectué les révisions initiales de la norme FSC des
Maritimes, suivies d’un examen quinquennal exhaustif. “La patience, la
persévérance et la bonne humeur de Jeff dans ses efforts pour maintenir le
dialogue et construire des ponts a été absolument crucial pour le succès du
processus de révision,” dit Martin von Mirbach, vice-président de FSC Canada.
“La norme révisée des Maritimes représente une véritable percée et définit les
saines pratiques forestières pour la région d’une manière qui intègre divers
intérêts et qui reflète la gamme complète des activités forestières dans la
région.”

    Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation internationale
sans but lucratif créée en 1993 dans le but de promouvoir l’aménagement
forestier qui soit approprié pour l’environnement, bénéfique pour la société
et économiquement viable. Il appuie le développement de normes nationales et
régionales qui servent à définir ce qu’est une forêt bien aménagée. Les
membres du FSC sont un groupe diversifié provenant d’organisations
environnementales et sociales, d’industries forestières et connexes,
d’organisations de peuples autochtones, de groupes de foresterie communautaire
et de registraires d’à travers le monde. Pour plus d’information au sujet du
Forest Stewardship Council (FSC) visitez le www.fsccanada.org

 
Renseignements: Maia Becker, Responsable des communications et du
service à la clientèle, Forest Stewardship Council of Canada, 400-70 The
Esplanade, Toronto, ON, M5E 1R2, Tél. (416) 778-5568 poste 25, Téléc. (416)
778-0044, mbecker@fsccanada.org, www.fsccanada.org

 Benoit Brosseau

 

La Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette toujours en mouvement

Vendredi 14 septembre 2007

imouski — La Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette a dévoilé son plan d’action 2007-2008 préparé par le conseil d’administration. Vous y trouverez les grandes lignes des dossiers qui guideront les interventions et les actions de la Chambre tout au cours de la prochaine année.

Table de la main-d’oeuvre
Cette table regroupe les principaux intervenants en emploi soit Emploi-Québec, CLD, SADC, CRÉ, Carrefour-Jeunesse-Emploi et la CCI Rimouski-Neigette. La mission de cette table est d’aider les PME au niveau du recrutement et de la rétention de la main-d’oeuvre autant par de l’information que de la formation et du réseautage. Un plan d’action est en cours de réalisation et sera l’objet d’une conférence de presse cet automne.

Club des entreprises et organisations partenaires en main-d’oeuvre
Ce regroupement rassemble une quinzaine d’entreprises et organisations parmi les plus grosses de la région. Ces organismes se réseautent et mettent en commun des efforts pour trouver des solutions à la pénurie de main-d’oeuvre spécialisée dans plusieurs de leurs secteurs.

Foresterie
La foresterie est touchée par la présente crise forestière. Celle-ci se veut sans précédent et est causée par des facteurs incontrôlables tels : un conflit du bois d’oeuvre qui n’est pas vraiment réglé, le ralentissement de la construction aux États-Unis, la hausse du dollar canadien, l’augmentation des coûts de l’énergie, les baisses d’approvisionnement en provenance de la forêt publique, etc. Évidemment, cette situation amène un lot d’impacts négatifs sur l’industrie forestière, les communautés, les travailleurs en usine et en forêt et sur les producteurs forestiers de la MRC. La CCI Rimouski-Neigette se propose d’être très attentive à la situation du secteur forestier et souhaite collaborer avec les intervenants impliqués dans la recherche de mesures d’atténuation des effets négatifs de cette crise.

Membership
Le comité du recrutement mettra l’emphase sur plusieurs points. Tout d’abord, il faut déterminer le potentiel d’entreprises du nouveau territoire que dessert la CCI Rimouski-Neigette et envoyer de la documentation incitative aux nouveaux membres ciblés. Ceux-ci seront contactés éventuellement par une approche plus personnalisée. Notre but est d’augmenter le membership de 5 % et s’assurer de la fidélité de nos membres. Un nouveau dépliant incitatif sera conçu à cet effet.

Commanditaires et visibilité
Ce dossier est administré par un comité spécial qui sera mis en place afin de faire de la sollicitation auprès d’éventuels commanditaires. Nous leur proposerons un plan de visibilité en fonction des montants investis. Des protocoles d’ententes seront signés à cet effet.

Affaires gouvernementales
Ce dossier découle de l’actualité, il est important de demeurer à l’affût des événements marquants afin de réagir au besoin. Il faut optimiser la présence de la CCI Rimouski-Neigette lors de visites de membre du gouvernement. La CCI Rimouski-Neigette sera présente et fera les suivis nécessaires dans les dossiers à caractère socio-économique tels l’agriculture, autoroute 20, énergie, foresterie, transport intermodal, etc.

Promotion économique
Au cours de la prochaine année, nous comptons travailler sur la relance du comité de mise en oeuvre - développement stratégique. L’objectif à atteindre est de réactiver tous les membres et leur intérêt et établir un calendrier de réunions mensuelles pour la saison à venir et ce, à partir du mois d’octobre et y assister de manière assidue.

Mentorat
Suite à la réorganisation de la cellule, il a été convenu de conserver l’accréditation et de permettre aux dyades de poursuivre leurs activités. De plus, il a été convenu de regarder quelle structure donner à la cellule compte tenu qu’il n’y avait plus de permanence et que chacun des administrateurs de la CCI Rimouski-Neigette avaient déjà des mandats en cours.

La création d’un comité vient d’être finalisée et un plan d’action a été établi. De plus, une bonne répartition des responsabilités, la nomination d’un chef mentor ainsi que la nouvelle permanence de la CCI Rimouski-Neigette seront des incontournables et viendront donner un nouvel envol à notre cellule de mentorat.

Le mentorat s’inscrit très bien dans les priorités de la CCI Rimouski-Neigette et constitue un atout pour les entreprises de la MRC. Sa promotion devra s’étendre à divers types d’entreprises, en phase de démarrage, de croissance ou de transfert d’entreprise. Cette étendue de services orientera significativement l’organisation de la cellule dans son déploiement 2007-2008.

Programmation
La programmation 2007-2008 se veut encore davantage attachée à nos différentes priorités comme Chambre de commerce et aussi encore plus près des différents besoins de nos membres. Elle se présente cette année en trois volets : les activités de réseautage et conférences, les activités de prestige et visites industrielles et les activités de formation. La partie de janvier à mai 2008, vous sera communiquée lors de la réception du président. Les activités de formation auront lieu en novembre, février et avril. Quant aux activités de prestige de 2008, elles regroupent les activités suivantes : la réception du président, le 16 janvier, le souper tournant, le 20 mars et le Gala Reconnaissance le 3 mai.

Cette année nous désirons aussi mettre en vedette nos gagnants du Gala Reconnaissance 2007. À tour de rôle, ces récipiendaires seront invités à se joindre à l’une ou l’autre de nos activités et à assister à titre d’invité d’honneur. Nous serons heureux de vous les représenter à nouveau et de souligner en quoi ils se sont démarqués et ce qui leur a valu les honneurs reçus en mai dernier.

Fêtes du 100e et du 25e
La CCI Rimouski-Neigette aura 100 ans en 2008 et nous soulignerons de façon particulière ce centenaire tout au long de l’année qui vient en joignant aux activités déjà prévues un volet particulier à cet effet.

Le Gala Reconnaissance aura quant à lui 25 ans en 2008. Son soulignement se reflètera à l’intérieur du gala annuel du 3 mai prochain.

Recherche Benoit Brosseau

Les grandes ambitions des Russes

Samedi 8 septembre 2007

À la boutique Le Futur, en plein cœur de Moscou, on trouve tout ce dont l’être humain moyen n’a pas besoin: un mini-rodéo mécanique à 5400$, un tapis de souris en cuir avec calculatrice intégrée ou encore un épluche-pomme «de luxe».

Autant de gadgets qui contrastent avec les tablettes vides du début des années 90, dont bien des Russes parlent encore.

La Russie d’aujourd’hui a de l’argent. Les Lada sont encore nombreuses sur les routes et les édifices de l’ère soviétique, toujours aussi laids. Mais les Bentley, Ferrari et Mercedes se multiplient à une vitesse folle, tout comme les chantiers de construction et les centres commerciaux haut de gamme.

Avec un taux de croissance de 6,7% l’an dernier, dopé par les cours élevés des hydrocarbures, la Russie vit un boom économique sans précédent. «La vie est bonne», dit en souriant Rustam Topchieva, un jeune cadre du secteur de l’immobilier, quelques minutes après être descendu de sa rutilante BMW noire.

Le Moscovite de 27 ans présente toutes les caractéristiques du «nouveau Russe». Il travaille fort –douze heures par jour–, gagne un bon salaire, voyage et sort beaucoup. Il a connu les misères du régime communiste pendant son enfance, mais navigue aujourd’hui dans la Russie capitaliste comme un poisson dans l’eau.
Le jeune homme nous rencontre dans un café branché du centre de Moscou, qu’il a lui-même vendu à l’actuel propriétaire en 2003 alors qu’il était agent pour une petite société immobilière.

«On a vendu cette propriété pour 5000$ le mètre carré. À l’époque, les gens disaient: vous êtes fous. Aujourd’hui, elle vaut 25 000$ le mètre carré»

L’an dernier, c’est à Moscou qu’il s’est bâti le plus d’espaces à bureaux sur toute la planète, devant Shanghai et Dubaï.

Les compagnies russes comme étrangères se bousculent pour s’installer dans la capitale, où l’inventaire de bureaux de catégorie A et B est presque nul. Les grues qui s’activent aux quatre coins de la ville ne suffisent pas à remplir la demande.

La capitale russe comptera bientôt le plus haut gratte-ciel de toute l’Europe. Avec ses 93 étages, la Federation Tower s’élèvera dans Moscow City, le nouveau quartier des affaires en train d’être construit sur un ancien parc industriel, à quatre kilomètres du Kremlin.

«Ça va devenir le nouveau symbole de Moscou», assure Adikaev Alexey, membre du comité de direction de Mirax, un des principaux promoteurs du projet.

L’homme d’affaires ne doute pas une seule seconde du potentiel économique de la Russie. Bien assis dans son luxueux bureau, en plein cœur de Moscow City, il affirme que le nouveau quartier des affaires deviendra une réplique à Manhattan. Rien de moins.

Adikaev Alexey n’est pas le seul à avoir de grandes ambitions pour la Russie. Les entreprises canadiennes débarquent –ou reviennent— en masse depuis quelques années au pays de Vladimir Poutine. La crise financière de 1998, qui a entraîné le pays au bord de la faillite, est chose du passé.

Et malgré le fort taux de corruption et la bureaucratie écrasante, qui en effraient encore plusieurs, de plus en plus de sociétés jugent le potentiel de croissance trop important pour passer à côté.

«C’est un marché à haut risque et à haut potentiel», résume Daniel Klein, avocat américain qui a fondé son propre cabinet de droit des affaires à Moscou.

Exportation et développement Canada vient tout juste d’inaugurer une représentation permanente à Moscou, presque cinq ans après en avoir une… en Pologne! Prudente, la société d’État fédérale voulait être sûre et certaine du potentiel du marché russe avant de s’y installer pour de bon. Eric Siegel, le président d’EDC, est maintenant convaincu.

«On voit le système bancaire émerger, beaucoup plus sain, la situation macroéconomique de la Russie s’est beaucoup améliorée depuis les cinq dernières années, ce qui s’est traduit en des investissements plus grands», dit M. Siegel, attablé au chic Swisshotel, où EDC a inauguré sa représentation moscovite.

L’industrie des ressources naturelles constitue un débouché évident pour les entreprises canadiennes. Mais il y a beaucoup plus.

Les besoins en machinerie et en expertise sont criants dans une foule de secteurs, comme la construction, la foresterie, les ressources naturelles et l’aéronautique.

Plusieurs fleurons québécois brassent de grosses affaires en ex-URSS. Bombardier y est, SNC Lavalin aussi. Et de nombreuses autres entreprises, petites et grandes, cherchent à leur tour à conquérir ce marché de 143 millions d’habitants, où le revenu disponible moyen a augmenté de 15,5%… en un an!

Les affaires sont bonnes ces jours-ci en Russie, ont répété, sourire aux lèvres, les nombreux entrepreneurs rencontrés par La Presse Affaires.

La classe moyenne se développe à vive allure, le gouvernement a des milliards de surplus à dépenser en infrastructures, le boom de la construction semble loin de s’essouffler.

Pour les gens d’affaires déjà présents dans le pays, les compagnies occidentales doivent impérativement se défaire de leurs préjugés et voir la Russie pour ce qu’elle est: un marché en pleine croissance, où il y a beaucoup d’argent à faire. Malgré les nombreux risques et les complications, loin d’être négligeables.

À lire demain, la suite de notre dossier:
Corruption sévère et bonnes pratiques d’affaires se côtoient aujourd’hui en Russie.

Consultez également notre présentation multimédia:
Le retour du géant russe

Recherche Benoit Brosseau

Le ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn est bien heureux de voir que Stephen Harper va prononcer, en octobre prochain, un nouveau discours du trône

Samedi 8 septembre 2007

“C’est d’ailleurs ce que je souhaitais. Comme notre gouvernement a déjà réalisé la majorité de ses priorités, ce discours va permettre de cibler les nouvelles priorités.

“Il est certain que ce discours va forcer un vote de confiance au gouvernement. Je ne suis pas inquiet car nous sommes parvenus à gouverner depuis les 17 derniers mois. Mais je sais que nous pouvons tout de même être renversés par ce vote”, a indiqué Jean-Pierre Blackburn, lors d’un point de presse au colloque Contact Affaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

D’autre part, le député de Jonquière/Alma a bien hâte à la tenue, à Jonquière, du caucus des députés conservateurs du Québec. L’événement se déroulera du 11 au 13 mars et permettra notamment aux intervenants régionaux de discuter des enjeux de la région.

“Une partie de l’après-midi du 12 septembre est justement réservée aux intervenants régionaux, ajoute M. Blackburn. Il sera notamment question de la transaction d’Alcan et de Rio Tinto. Si le bureau de la concurrence a donné son aval au dossier, Investissements Canada ne l’a pas encore fait. Ce sera l’occasion de discuter des impacts de cette transaction pour la région.

“Et il sera aussi question de foresterie, notamment de la fusion Abitibi-Bowater. Il faut former un comité pour étudier la problématique de la forêt. Car comme le disent certaines personnes, s’il n’y a pas d’arbre, il ne peut y avoir d’industrie et de la transformation.”

Questionné sur la demande de Stéphane Dion (chef du Parti libéral) qui veut davantage de recherche pour la forêt, le ministre Blackburn lui rétorque qu’Ottawa en fait déjà, “mais que les travailleurs eux veulent quelque chose de plus tangible”, conclut-il.o

La MRC Matawinie la plus affectée par les feux de forêt-23 incendies depuis le début de l’année

Jeudi 6 septembre 2007

La MRC Matawinie a été la MRC la plus affectée du territoire par les feux de forêt en 2007. La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a combattu 23 incendies dans ce secteur depuis le début de l’année, pour une superficie affectée de 7,5 hectares.
Dans la MRC Joliette, six incendies ont été combattus depuis le début de l’année, pour une superficie touchée d’un hectare. Dans D’Autray, cinq feux sont survenus, pour 0,5 hectare de terrain affecté, puis la MRC Montcalm n’a subi que trois incendies, ce qui représente 1,4 hectare. Cela est conforme à la moyenne des cinq dernières années.

Aucun incendie de forêt ne s’était déclaré sur ces territoires en juillet. Les six feux combattus en août sont survenus dans la MRC Matawinie.

À la base de la SOPFEU, on indique que les sapeurs ont combattu plus d’incendies de forêt au cours du mois d’août que pendant tout autre mois en 2007. Les régions de la Vallée-de-la-Gatineau et du Pontiac, en Outaouais, ont été les plus affectées.
La saison de protection n’est pas finie
L’arrivée de l’automne ne marque pas la fin du risque de propagation de feux de forêt. Les citoyens doivent rester vigilants. «Il ne prend que quelques jours d’ensoleillement et un peu de vent pour rendre encore plus inflammables les combustibles comme les feuilles mortes et les herbes sèches. Tous les résidents de milieux ruraux ou de régions périurbaines désirant nettoyer leur terrain doivent donc rester vigilants», a indiqué Mélanie Morin, agente à l’information pour la SOPFEU.

Cette dernière a rappelé qu’en plus de prévenir les incendies, le compostage est un moyen efficace et écologique pour se débarrasser des feuilles mortes. «S’il est impossible de composter, il est important de vérifier auprès de sa municipalité les possibilités qui s’offrent tel que la cueillette des feuilles mortes et matières vertes», a-t-elle fait valoir.

La SOPFEU suggère aux citoyens de s’informer des règlements municipaux sur le brûlage domestique. S’il y a présence de vent, il est recommandé de s’abstenir

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Bois d’oeuvre : le Canada devrait prendre exemple sur la Finlande

Mercredi 5 septembre 2007

Stéphane Dion souhaite la tenue d’un sommet sur le bois d’oeuvre.
De passage au Lac-Saint-Jean hier et aujourd’hui, le chef du Parti libéral du Canada a déclaré qu’un sommet réunissant les acteurs concernés par l’industrie forestière serait souhaitable pour faire face à la crise et relancer l’industrie.

Il est d’avis que le Canada devrait prendre exemple sur certains pays, comme la Finlande, dont la foresterie est compétitive.

Stéphane Dion affirme que certains acteurs se sont montrés intéressés à participer à un tel sommet

UQAT-Un programme impopulaire

Mercredi 5 septembre 2007

Faute d’inscrits, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a décidé d’abandonner temporairement son programme d’étude de premier cycle en foresterie. En effet, seulement cinq étudiants ont soumis une demande d’admission pour la session qui devait commencer cet automne au campus d’Amos.

À l’automne 2006, l’UQAT avait annoncé qu’elle travaillerait en partenariat avec l’Université Laval afin d’offrir les deux premières années du baccalauréat en génie forestier et aménagement de la forêt.

La rectrice de l’université, Joanne Jean, reconnaît qu’il s’agissait d’un pari risqué, mais soutient que le programme demeurera dans le curriculum de l’université en 2008.

« La difficulté qu’on a eu à recruter des candidats intéressés à poursuivre des études dans le secteur de la foresterie est directement liée au contexte de l’industrie forestière au Québec », a-t-elle présumé.

En outre, Mme Jean estime qu’il est impératif que les institutions scolaires et les industriels collaborent afin de trouver des moyens pour drainer la relève.

Forêt de blanchons ?

Mercredi 29 août 2007

Force est de constater que les forestiers sont aux prises avec les mêmes arguments puissants, mais biaisés, auxquels font face les chasseurs de phoques et auxquels s’attaquait récemment le cinéaste Raoul Jomphe (Phoques : le film). Plutôt que des blanchons, ce sont les coupes à blanc qui servent là comme image émotive pour fausser la réalité.

Les gens de Greenpeace doivent pourtant le savoir : de grands territoires de la forêt boréale sont naturellement «saccagés» par le feu. Certaines essences forestières ont même besoin du feu pour se régénérer. Il faudrait le montrer: un feu de cimes n’est pas une perturbation «douce». C’est pourtant un processus naturel. La forêt boréale est comme un phénix qui non seulement est capable de renaître de ses cendres mais qui en a parfois besoin. De même, après les coupes, elle ne disparaît pas, elle renaît.

En ce sens, on peut se demander quelles forêts intactes Greenpeace veut préserver. Celles qui ne seront jamais brûlées, partiellement tuées par des épidémies d’insectes ou par diverses maladies? Si les gens avaient une meilleur connaissance sur comment mère Nature régénère la forêt boréale, les coupes paraîtraient moins dramatiques.

Les défis sociaux et environnementaux (protection de la biodiversité en particulier) de la foresterie québécoise sont réels. On doit cependant rejeter la dramatisation propagée par Greenpeace et dont la force est de se baser sur une méconnaissance générale du monde forestier. Méconnaissance qui les touche à l’évidence, car leur document montre des coupes à blanc où la machinerie a parfaitement respecté ses sentiers pour protéger la régénération en place et ainsi assurer la renaissance de la forêt.

Eric Alvarez
Doctorant (foresterie et géomatique)
Université Laval

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Libre-Opinion: Greenpeace se met à dos des écolos

Mercredi 29 août 2007

Je mange du millet et du tofu, je vis dans une maison en ballots de paille, j’ai un grand jardin bio et je composte tout ce que je peux. Si l’on aime les étiquettes, alors on peut dire, sans risquer de se tromper, que je suis un écolo.

Pourtant, je ne peux que m’insurger contre le dernier rapport de Greenpeace sur la forêt boréale. La démagogie extrême dont ce groupe a fait preuve ces derniers jours, accompagnée d’une série d’attaques bassement personnelles, vont finir par les faire passer pour des idéologues dangereux aux yeux de bon nombre d’écologistes.

Certains écologistes ont développé ces dernières années un message alarmiste dénué d’une réelle recherche de la vérité scientifique. Mais qui a porté fruit. Tellement qu’on ne compte plus les artistes qui veulent jouer un air de guitare pour «sauver» un arbre.

Une animatrice radiophonique de Radio-Canada — que j’aime beaucoup par ailleurs — disait sur le réseau national au printemps dernier que la vue d’un arbre coupé lui faisait le même effet qu’un petit lapin mort: elle avait envie de pleurer. Il n’est pas rare de trouver des enfants qui, sur le conseil de leurs parents, préfèrent utiliser un manche de bâton de hockey en plastique, par exemple, plutôt qu’en bois, par souci pour la forêt.

C’est dire où l’on en est rendu. Parfois, on a l’impression qu’une certaine psychose sentimentale gagne peu à peu du terrain au Québec.

Pendant ce temps, l’Europe valorise à fond l’utilisation du bois et développe sans cesse de nouvelles technologies. Non seulement pour le bois en tant que matériau, mais aussi en tant que source d’énergie. Or, les écologistes de Suède, de Finlande, d’Allemagne ou de France ne passent pas leur temps à «gosser» l’industrie du bois, ni à tenter de discréditer cette ressource renouvelable.

Que se passerait-il si nos écologistes de Montréal et de Toronto se mettaient au diapason d’une «foresterie basée sur le savoir», selon l’expression du recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)?

Ils viendraient dans les régions et ne manqueraient pas de rappeler avec un orgueil bien placé que le Québec gère sa forêt publique selon les principes du développement durable et ce, depuis 1987. Bien sûr, ils seraient critiques par rapport à certaines pratiques de certaines entreprises forestières. Mais ils situeraient cela dans le contexte des particularités de notre forêt boréale, un écosystème tellement différent de ceux de la zone méridionale du Québec et du Canada.

Plutôt que de les combattre, ils seraient alliés aux scientifiques du Consortium de recherche sur la forêt boréale de l’UQAC, le seul organisme de recherche spécialisé dans l’étude de l’épinette noire, une essence concentrée principalement au Québec et qui représente 80 % de sa forêt boréale. Ils s’intéresseraient notamment aux travaux de son laboratoire dédié au calcul de la croissance des arbres, le meilleur au monde.

Ils se colleraient sur les entreprises forestières les plus innovantes et prometteuses comme la Coopérative de Girardville, au Lac-Saint-Jean, ou celle de Boisaco, à Sacré-Coeur, pour ne citer que ceux-ci. Ils découvriraient que la foresterie d’avenir s’y préfigure déjà et que ces entreprises ont besoin de bien d’autre chose que de voir leur industrie constamment dénigrée.

Puis, au lieu d’un alarmisme creux motivé par un anticapitalisme primaire, ils crieraient sur tous les toits qu’il est urgent d’amorcer un transfert technologique des ressources fossiles vers les ressources renouvelables, dont le bois. La dépendance du Québec envers le pétrole, au pays du bois et de l’hydroélectricité, serait alors le vrai scandale.

Un futur pic pétrolier et des changements climatiques importants vont malheureusement finir par se faire sentir et nous contraindre au changement, faute de les avoir anticipés. L’irresponsabilité et l’immaturité de certains groupes écologistes nous font perdre un temps précieux. À force d’incarner tout ce que l’on peut haïr, ils vont amener même les écologistes les plus convaincus à les combattre.

Recherche Benoit Brosseau

Le candidat NPD prend position sur la crise forestière :

Jeudi 23 août 2007

« il faut profiter du momentum pour trouver des solutions durables »
Chicoutimi, le 22 août 2007 - / LBR.ca / - Monsieur Éric Dubois, candidat du NPD dans Roberval-Lac-Saint-Jean, a réagi face à la parution du rapport de Greenpeace sur la forêt boréale québécoise et sur l’annonce des moyens de pressions que l’organisme mettra de l’avant. Tout en questionnant la rapidité avec laquelle Greenpeace en vient à menacer l’équilibre fragile de l’économie des régions par des actions dénonciatrices, le candidat s’indigne devant les réactions négatives des Barons de la forêt, qui défendent le statu quo en foresterie plutôt que d’admettre que nous devons changer notre utilisation de la forêt.

« Il y a une volonté évidente des Québecois de voir des changements dans la façon dont sont utilisées les ressources de nos forêts boréales. Le geste de Greenpeace est maladroit et dénote la méconnaissance de la réalité et des conditions de vie des habitants des régions. Ici, plusieurs dépendent de la forêt pour vivre » a déclaré M, Dubois.

Toutefois, le modèle d’exploitation de nos forêts doit changer et il faut diversifier l’économie des régions touchées. Il faut consolider des emplois de qualité en optant sur un réel « jardinage » de nos forêts, à l’image de ce qui se pratique dans les pays Scandinaves. « C’est notre devoir de trouver de nouveau créneau économique pour la région. Pour moi, ça passe par les technologies vertes! » assure Éric Dubois.

Le NPD propose de mettre de l’avant les mesures suivantes pour accompagner les régions et les travailleurs dans la transition qui s’impose au cours des prochaines années :

• Bonifier le régime d’assurance-chômage et l’adapter aux besoins des régions et selon les nouvelles réalités des travailleurs (travailleurs âgés, travail atypique, etc.);
• Investir dans la formation de la main d’œuvre pour diversifier les possibilités d’emploi des travailleurs victime de la restructuration économique de l’industrie forestière;
• Encourager les initiatives de développement économique, culturel et social par la création d’un fonds régional d’investissement;
• Augmenter la recherche et le développement dans le domaine des technologies environnementales ou vertes, pour faire de la région du Lac-Saint-Jean un terreau fertile à l’arrivée d’usines et d’entreprises de ce secteur;
• -Revoir la participation du Canada aux accords de commerce international qui ne respectent ou ne respecteraient pas les droits sociaux, économiques, démocratiques, culturels et politiques des Québécois et des Canadiens.

Éric Dubois espère la tenue, dès cet automne, d’un Sommet sur la forêt du Québec, où tous les acteurs du dossier pourront discuter et élaborer un nouveau modèle d’utilisation de nos richesses forestières. « Il faut penser durabilité et écologie; il faut penser à nous, mais aussi aux générations qui suivront. Mais pour cela, chacun doit s’ouvrir au débat et agir pour le bien commun » a-t-il conclu.

—30—

Pour plus de renseignements
Éric Dubois | Candidat NPD dans Roberval
418.812.5464 | ericdubois@npd.qc.ca
www.ericdubois.org

 

Aide réclamée pour les travailleurs forestiers

Jeudi 23 août 2007

La Société d’exploitation des ressources des Monts et la Fédération des organismes de gestion en commun du Bas-Saint-Laurent (FOGC) réclament l’aide du gouvernement québécois pour surmonter la crise forestière par la création d’une assurance-stabilisation pour les travailleurs forestiers inspirée du modèle appliqué en agriculture

La baisse des prix du bois et du nombre d’acheteurs ont engendré un effet à la baisse des heures travaillées en forêt admissibles à l’assurance-emploi.

« Notre estimation est que 113 travailleurs seraient touchés et pour qui nous avons demandé, sans succès, des mesures de soutien. Dans l’est du lac Témiscouata et du Transcontinental, il est question d’une quarantaine de mises à pied et, pour plusieurs, il y aura un trou noir au printemps prochain », affirme Alain Marcoux, directeur général de la FOGC qui représente neuf regroupements forestiers qui n’ont engagé cette année que 725 travailleurs forestiers au lieu de 1150 dans les belles années.

Ces organismes demandent aussi de favoriser l’innovation dans l’industrie du bois, la création d’un fonds d’aménagement annuel, l’allègement les mécanismes administratifs.

« Avec les départs à la retraite et moins de jeunes en formation, il y aura un manque de relève quand l’industrie forestière va se rétablir et que les éclaircies commerciales vont débuter dans les forêts plantées il y a 30 ans », précise Alain Marcoux.

Ces dernières semaines, les organismes de support à l’industrie forestière ont aussi écopé. En plus de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent, l’Observatoire de la foresterie du Bas-Saint-Laurent a fermé ses portes.

Des employés de la forêt modèle bas-laurentienne ont toutefois formé le groupe Nyctale spécialisé dans l’aménagement forestier faunique et qui travaille, entre autres, pour la compagnie Abitibi-Price.

Du bois en Finlande

Le manque d’acheteurs incite d’ailleurs le Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie à expédier une première livraison de 3000 tonnes de bouleaux blancs et jaunes et de merisier à la papetière UPM du Nouveau-Brunswick, une cargaison qui se retrouvera à la mi-septembre dans un bateau à destination de la Finlande. Un autre contrat pourrait suivre portant la vente à 20 000 tonnes.

« Une opportunité d’affaires », dit Jean-Pierre Rivière, directeur général du Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie qui préférerait, de loin, vendre le bois des producteurs à des usines établies en Gaspésie.

 

 

L’industrie des produits forestiers demande une surveillance plus étroite des pratiques d’aménagement forestier dans le monde

Jeudi 23 août 2007

- Les clients peuvent être assurés qu’ils font un choix environnemental
    très responsable quand ils achètent des produits canadiens. Si ce n’est
    pas du Canada, d’où ces produits pourraient-ils provenir? -

    OTTAWA, le 21 août /CNW Telbec/ - L’Association des produits forestiers
du Canada (APFC) en a appelé aujourd’hui aux autres nations forestières pour
qu’elles suivent la voie du Canada en matière d’aménagement forestier durable.
    “Il est indéniable que les forêts du monde constituent une ressource
précieuse qui exige énormément d’attention et d’activités de gestion”, a
indiqué Andrew Casey, vice-président de l’APFC. “Comme l’ont conclu
Sir Nicholas Stern et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution
du climat, la déforestation est l’un des principaux facteurs qui contribuent
au réchauffement de la planète. De plus, un rapport récent des Nations Unies
sur l’état des forêts du monde indique que globalement, la déforestation
représente quelque 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
Le même rapport signale toutefois que le Canada, l’un des pays forestiers les
plus importants et les plus efficaces de la planète, a un taux de
déforestation nul, surtout parce qu’il souscrit aux principes de l’aménagement
forestier durable et du recyclage ainsi qu’à des pratiques saines au plan
environnemental.”
    “Dans ce contexte, les clients ont tout à fait raison de prendre en
considération les impacts sur l’environnement des produits forestiers qu’ils
achètent ainsi que les politiques environnementales et les procédés de leurs
fournisseurs et des régions d’où ils tirent leurs ressources”, selon M. Casey.
“Compte tenu d’un taux de déforestation nul, de plus de forêts d’origine, de
forêts protégées et de forêts certifiées par une tierce partie que tout autre
pays, d’un excellent dossier en matière de recyclage et de réduction des
émissions de gaz à effet de serre et d’une réglementation parmi les plus
sévères au chapitre de l’aménagement forestier, nos clients peuvent être
assurés qu’ils font un choix environnemental très responsable quand ils
achètent des produits canadiens.”
    “Bien que le Canada partage l’intendance de la forêt boréale avec
d’autres pays, comme la Russie, les pays scandinaves et les Etats-Unis, cette
forêt représente une partie essentielle de son paysage environnemental,
économique et social”, a poursuivi M. Casey. “Si tous les pays pouvaient
éliminer totalement, ou presque totalement, la déforestation comme l’a fait le
Canada, cela aurait un impact comparable à l’élimination des émissions des
combustibles fossiles aux Etats-Unis en termes de progression des activités
d’atténuation des émissions de GES. L’APFC s’est jointe à d’autres grands
groupes d’intérêt internationaux de la communauté forestière du monde pour
appuyer les initiatives visant à réduire la déforestation, à éliminer
l’exploitation forestière illégale et à améliorer les pratiques d’aménagement
forestier durable dans le monde entier.”

    L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs
canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le
gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie forestière
canadienne représente 80 milliards de dollars par année et 3 % du PIB du
Canada. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs du pays, qui a des
activités dans plus de 320 collectivités canadiennes et procure près de
900 000 emplois directs et indirects.

    <<
               10 faits importants sur les forêts canadiennes
                                  Août 2007

    Le Canada est un chef de file mondial en matière d'aménagement forestier
durable :

    1.  Au Canada, le taux de déforestation est nul et cela, depuis plus de
        deux décennies (Organisations des Nations Unies pour l'alimentation
        et l'agriculture, Rapport sur la situation des forêts du monde,
        mars 2007).

    2.  Les pratiques d'aménagement forestier et le régime réglementaire du
        Canada sont parmi les meilleurs au monde - voilà la conclusion d'une
        étude indépendante menée par Benjamin Cashore, professeur agrégé de
        politique forestière et titulaire de la chaire de certification
        forestière de l'école de foresterie et d'études environnementales de
        l'université Yale.

    3.  Le Canada compte 30 % de la forêt boréale mondiale. Le reste se
        retrouve dans de grands pays forestiers comme la Russie (50 %) et la
        Scandinavie - Finlande, Suède, Norvège (environ 20 %).

    4.  Au Canada, 93 % des forêts sont de propriété publique; les
        entreprises qui travaillent dans ces forêts sont donc encadrées par
        une législation complète et par des mesures qui en assurent
        l'application, par des plans d'aménagement forestier de 20 ou 25 ans,
        des plans de développement quinquennaux continus, des plans
        d'exploitation annuels pour les sites particuliers ainsi que des
        plans d'aménagement forestier sujets à un examen public avant
        l'approbation.

    5.  Le Canada conserve 91 %(1) de son couvert forestier d'origine, plus
        que tout autre pays.

    6.  Un quart seulement des forêts canadiennes sont aménagées à des fins
        commerciales. La vaste majorité (70 %) de la région boréale demeure
        inaccessible et seulement 0,5 % (1 million d'hectares) des forêts
        sont récoltées chaque année. De plus, la loi exige que toutes les
        superficies récoltées soient régénérées rapidement.

    7.  Le Canada compte plus de forêts protégées que tout autre pays - plus
        de 40 millions d'hectares(2), dont 28 millions d'hectares en forêt
        boréale.

    8.  Le Canada regroupe la plus grande superficie de forêts certifiées de
        façon indépendante (CSA, FSC, SFI) dans le monde, soit
        134 millions d'hectares(3), dont une proportion de 75 % en forêt
        boréale.

    9.  Le Canada compte plus de 40 % de toutes les forêts certifiées dans le
        monde et la superficie de forêt boréale certifiée y est trois fois
        plus grande que la superficie totale des forêts certifiées de tout
        autre pays.

    10. L'industrie canadienne des produits forestiers est à l'avant-garde
        pour ce qui est de l'atténuation des changements climatiques. Les
        membres de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC) ont
        réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 44 % depuis 1990,
        ce qui représente sept fois les objectifs de Kyoto.

    -------------------------
    (1) (Source : Tables de données du World Resources Institute, 2000-2001)
    (2) (Source : A Global Overview of Forest Conservation, WCMC, PNUE,
         CIFOR, 1997)
    (3) (Source : Coalition canadienne pour la certification de la foresterie
         durable, juin 2007)
    >>

 

Renseignements: Jeremy Dunn, Curve Communications, (604) 684-3170,
cell.:  (604) 726-8350, jeremy@curvecommunications.com; Laura Ballance, Curve
Communications, (604) 684-3170, cell: (604) 771-5176,
laura@curvecommunications.com; Isabelle Des Chênes, Directrice,
Communications, Association des produits forestiers du Canada, (613) 563-1441,
poste 323, ideschenes@fpac.ca

 

Les coopératives forestières québécoises préoccupées par les représentations de Greenpeace contre le développement forestier

Mercredi 22 août 2007

QUEBEC, le 20 août /CNW Telbec/ - Jocelyn Lessard, directeur général de
la Fédération québécoise des coopératives forestières, estime que Greenpeace
manque de perspective dans sa prise de position pour sauver la forêt boréale.
Alors que l’industrie forestière traverse une crise majeure, le groupe
environnemental cible la protection des vieilles forêts au détriment des
autres enjeux de la société, notamment des enjeux environnementaux, sociaux et
économiques.

    La protection des vieilles forêts

    La forêt boréale québécoise constitue certes une richesse qu’il faut
préserver et transmettre aux générations futures. Les coopératives forestières
et leurs clients industriels sont bien conscients de cette situation et, pour
y parvenir, ils améliorent constamment leurs pratiques.
    La foresterie québécoise se pratique sur un immense territoire et elle
est contrôlée par un cadre réglementaire exigeant. Malgré la crise,
l’industrie a volontairement choisi de faire certifier ses pratiques par des
tiers afin, notamment, de démontrer la conformité aux lois et règlements. Le
gouvernement du Québec évalue également la performance environnementale de
chacun des industriels.
    Le rapport Coulombe permet aussi de nuancer l’évaluation de l’état de la
forêt québécoise. Il indique que la baisse du capital forestier a été en
moyenne de 0,3 % par an durant la période 1989-2002. A ce rythme, et suivant
les mêmes conditions, la liquidation du patrimoine se produirait non pas
demain, mais sur plus de 300 ans.
    Egalement au Québec, environ 80 % des superficies récoltées se régénèrent
naturellement, comparativement à 60 % en Ontario et à 10 % en
Colombie-Britannique. Ceci met en lumière l’excellente capacité de
renouvellement des forêts québécoises, ce qui représente un atout de taille
selon la Commission Coulombe.
    Même si la mise en place du réseau d’aires protégées accuse un peu de
retard, il demeure que le processus nécessaire pour préserver les attributs
des vieilles forêts boréales est en place. Comme le demande Greenpeace, le
Québec pourrait choisir de mettre une cloche de verre sur la forêt boréale,
mais globalement, cela comporterait beaucoup plus d’inconvénients que
d’avantages.

    D’autres enjeux à considérer

    Malgré le portrait alarmiste que dépeint aujourd’hui Greenpeace,
considéré dans un cadre plus large, l’industrie forestière est très verte. Son
grand avantage repose sur le fait qu’elle utilise une ressource renouvelable
qui comporte l’immense avantage de stocker du carbone pendant sa croissance.
    Même si la construction est au ralentie aux Etats-Unis, il est
indispensable de promouvoir l’utilisation du bois par rapport aux autres
matériaux de construction, car chaque mètre cube de bois qui remplace l’acier
ou le béton élimine l’émission de 2,5 tonnes de CO2. En limitant le recours à
ce matériau vert, Greenpeace pourrait contribuer à favorise l’effet de serre.
    De plus, la diminution des parts de marché de l’industrie forestière
québécoise pourrait avoir pour effet d’accroître la production forestière dans
des pays où les préoccupations environnementales sont beaucoup plus faibles
qu’ici.
    Au plan social, se seront des communautés entières qui dépendent de
l’industrie forestière pour occuper leur partie de territoire qui seront
sacrifiées si Greenpeace atteint ses objectifs. La richesse des régions repose
essentiellement sur leur capacité à intégrer toutes les notions du
développement durable. Il s’agit d’un défi complexe qu’il faut relever tous
les jours, mais la solution de condamner l’exploitation forestière créera des
drames sociaux qu’il faut éviter.
    Au plan économique, la situation serait également catastrophique pour les
régions qui se trouvent en forêt boréale. Ce sont en effet les travailleurs
forestiers, dont plusieurs provenant des coopératives forestières, qui
pourraient accuser le plus durement les contrecoups de la proposition de
Greenpeace. Les menaces de représailles contre les clients des compagnies
forestières risquent en effet de réduire les parts de marché de l’industrie
forestière québécoise dans un marché déjà au ralenti et d’accentuer les pertes
d’emplois.
    A cause de la crise, déjà plus de 10 000 personnes ont perdu leur emploi
au cours de la dernière année. Ceux qui demeurent actifs dans la filière sont
rongés par l’incertitude face à leur avenir. Cette charge publique
supplémentaire ne pourra qu’avoir des effets négatifs en augmentant leur
niveau de détresse. De plus, ce dénigrement aura un effet dévastateur sur la
capacité du secteur de recruter de nouveaux travailleurs pour assurer demain
la relève en forêt.

    Une foresterie évolutive

    Les coopératives forestières savent qu’il est toujours possible et
nécessaire d’améliorer les pratiques forestières. Elles s’y consacrent depuis
près de 70 ans. Avec leurs partenaires de l’industrie forestière, elles
recherchent des connaissances supplémentaires sur la dynamique des forêts et
sur les moyens de satisfaire l’ensemble des besoins des utilisateurs de la
forêt. Cependant, tout cela n’est possible que si la filière continuer à créer
et à partager des richesses.
    C’est d’ailleurs pourquoi de très nombreuses organisations, dont des
représentants des organismes dédiées à la défense de l’environnement, se sont
associées pour préparer la tenue du Sommet sur l’avenir du secteur forestier
québécois. L’événement se tiendra en décembre 2007 et il est porteur de
changements nécessaires pour préserver la vitalité des régions.
    Les coopératives forestières considèrent qu’il est important de réagir
aux sorties publiques telle que celle organisée aujourd’hui par Greenpeace. Il
est indispensable de faire connaître au public toutes les facettes de ces
questions délicates. L’enjeu de la protection des vieilles forêts est
important, mais il est nécessaire de connaître les efforts qui sont déjà
entrepris pour y parvenir et de mesurer l’ampleur des impacts de la stratégie
proposée par Greenpeace.

    A propos de la Fédération québécoise des coopératives forestières

    La FQCF réunit une quarantaine de coopératives forestières réparties un
peu partout sur le territoire québécois. Au total, ces coopératives regroupent
elles-mêmes quelques 4 500 travailleurs. La FQCF consacre ses énergies à la
concertation, à la représentation de ses membres, au développement des
coopératives et à la mise en valeur de la forêt québécoise.

 

Renseignements: Jocelyn Lessard, Directeur général, Fédération
québécoise des coopératives forestières, (418) 651-0388, poste 324,
j.lessard@fqcf.coop

 

FPInnovations: leader mondial

Mercredi 22 août 2007

Le centre de recherche Forintek, dont le nom signifie foresterie, industrie et technologie, est spécialisé dans l’industrie du bois, de l’arbre dans la forêt jusqu’à la mise en marché du produit fini. En plus des laboratoires dans le Parc technologique de Québec, Forintek compte sur d’autres laboratoires installés sur le campus de UBC (University of British Columbia) à Vancouver

Depuis avril 2007, Forintek est devenue une division de FPInnovations qui regroupe les centres de recherches Feric, Paprican et l’Institut canadien de la fibre, dont le siège social est à Pointe-Claire. Avec un peu plus de 600 employés et un budget de fonctionnement annuel de 100 millions $, FPInnovations est le plus gros centre de recherche privé au monde sur les produits forestiers.

Le rôle des deux principaux laboratoires de recherche à Vancouver et à Québec est le même. Vancouver couvre l’Ouest canadien alors que le laboratoire de Québec s’occupe de la partie est du pays. Comme l’indique la documentation de l’organisme, son rôle consiste à aider l’industrie des produits forestiers à optimiser les procédés de fabrication, extraire le maximum de valeur de la matière première disponible et satisfaire les attentes des clients en ce qui a trait à la performance, la durabilité et le coût des produits.

Forintek fournit donc des solutions technologiques dans divers domaines tels les procédés de fabrication des bois de sciage, panneaux et autres produits à valeur ajoutée, les propriétés des produits, le séchage et la protection du bois, les systèmes de construction et même les logiciels. Forintek réalise aussi des études d’information commerciale stratégique en plus de jouer un rôle dans l’élaboration des codes et des normes de construction, tant au plan national qu’international.

Le centre de recherche compte sur l’expertise scientifique et technique de centaines de chercheurs dans des domaines liés à la foresterie, la chimie, la microbiologie et l’environnement.

« Une fois que l’arbre est coupé, explique l’ingénieur Richard Desjardins, on regarde tout ce qui peut être fait avec, que ce soit pour des produits de structures (poutres, poutrelles, panneaux, etc.) ou des produits d’apparence (lamelles de plancher, meubles, etc.). Il y a même l’industrie pharmaceutique qui s’intéresse aux aiguilles des conifères, considérés comme un résidu. »

Forintek s’intéresse même aux adhésifs dans la production de panneaux de particules pour les meubles, par exemple, en comptant sur les innovations technologiques pour trouver des colles performantes à moindre coût, mais aussi en ayant une préoccupation environnementale pour réduire les émanations de formaldéhyde autant dans la chaîne de production qu’après la livraison du produit fini.

L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec déplore les tactiques d’intimidation de Greenpeace

Mercredi 22 août 2007

Québec, le 21 août 2007.  L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec (OIFQ) déplore les condamnations brutales et sans nuance qui émanent du dernier rapport de l’organisation Greenpeace portant sur la forêt boréale. L’Ordre est d’avis que ce pamphlet incendiaire n’apporte absolument rien de nouveau au débat et qu’il vient plutôt miner les efforts qui se font sérieusement depuis quelques années au Québec pour mettre en place des solutions concrètes visant à assurer l’aménagement durable de nos forêts.

 

« Il est regrettable de constater le niveau de langage de gens ou d’organismes qui se targuent de posséder l’unique vérité. Greenpeace Canada se lance dans une nouvelle croisade au Québec sans prendre le temps de constater ce qui se passe réellement dans le milieu. Elle dénonce impitoyablement : les coupes à blanc destructrices et dévastatrices, la déforestation abusive, l’absence d’aires protégées, la disparition du caribou forestier, l’absence de crédibilité des normes de certification CSA et SFI, l’incurie des lois et des politiques gouvernementales. Heureusement, le Québec forestier n’est pas cette république de banane où tout peut être fait n’importe comment. Dans les faits, le Québec possède le régime forestier le plus strict au Canada », de déclarer le président de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, M. Pierre Labrecque, ing.f.

 

Au-delà des propos de Greenpeace, l’Ordre reconnaît la nécessité de mettre en œuvre une gestion écosystémique de nos forêts et de finaliser rapidement la mise en place du réseau d’aires protégées. L’Ordre appuie sans condition la promotion auprès de la population d’une politique d’achat responsable et la certification des systèmes de gestion environnementale. L’Ordre croit au juste équilibre entre les valeurs sociales, économiques et environnementales de l’aménagement forestier durable.

 

 « Greenpeace Canada, dans son aveuglement extrémiste, est incapable de reconnaître la valeur des efforts qui sont faits par tous les intervenants forestiers depuis la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise (Commission Coulombe) pour apporter des changements majeurs à nos façons de faire. Curieusement, Greenpeace ne semble même pas être au courant que tous les intervenants du monde forestier au Québec sont à pied d’œuvre depuis des mois pour préparer ensemble le Sommet sur l’avenir du secteur forestier. Les groupes environnementaux québécois travaillent avec nous et ils tentent, eux aussi, d’apporter à la table des solutions concrètes afin de continuer à améliorer nos pratiques forestières », d’affirmer M. Labrecque.

 

L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec est mandataire de la protection du public et de l’encadrement de la profession d’ingénieur forestier. Il compte 2 130 membres oeuvrant dans toutes les régions du Québec.

 

 
Source:    François-Hugues Bernier, ing.f.

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Cri d’alarme

Vendredi 17 août 2007

La Société d’exploitation des ressources des Monts et la Fédération des organismes de gestion en commun du Bas Saint-Laurent recommandent une série de huit propositions pour sortir de la crise forestière.

 
Appuyé du député de Matane, Pascal Bérubé, les deux organismes qui oeuvrent en forêt privée interpellent donc le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, et lui demandent dans un premier temps de reconnaître l’état de crise que traverse cette industrie depuis déjà plusieurs années.

À l’occasion d’un point de presse tenue à Saint-Adelme, près de Matane, Roger Vaillancourt de la SER des Monts et Alain Marcoux de la Fédération des organismes de gestion en commun du Bas Saint-Laurent demandent aussi que les organismes et entreprises de foresterie puissent prendre part comme partenaires dans la recherche de solutions à long terme afin de mieux positionner le Québec. On demande également d’alléger les mécanismes administratifs, de réduire les structures décisionnelles et de favoriser l’innovation dans l’utilisation du bois.
Pour la forêt privée, on recommande d’instaurer un mécanisme de stabilisation des revenus de type assurance-récolte pour les propriétaires de lots boisés, la création d’un fonds d’aménagement annuel permanent et récurent. On souhaite également que le gouvernement consacre des budgets suffisants pour soutenir les entreprises et les personnes qui génèrent l’activité forestière durant la période de transition.
Tout en rappelant que cette industrie est capitale pour le milieu rural, le député de Matane, Pascal Bérubé, rappelle que ce sont plus d’une centaine d’emplois qui sont menacées. La SER des Monts verse en moyenne 1,7 millions de dollars en rémunération annuellement.
recherche Par Benoit Brosseau

Lorraine veut protéger son patrimoine vert

Vendredi 17 août 2007

La Ville de Lorraine a présenté, le 11 juillet dernier son plan de gestion et d’entretien de sa foresterie urbaine. Dans le but de sensibiliser les citoyens à prendre soin de leurs arbres et de leur terrain, une soirée d’information a été tenue par Bernard Morin, un entomologiste et gestionnaire de parcs forestiers pour plusieurs villes du Québec.

En plus de renseigner les citoyens sur les démarches entreprises par la ville pour conserver les différentes espèces du patrimoine vert affectées par les conditions de vie en milieu urbain, le conférencier a aussi donné quelques conseils pour aider les résidents à déceler les problèmes qui pourraient toucher leurs arbres. Ce programme s’inscrit dans le cadre de la planification stratégique de développement durable de la ville et se veut un moyen proactif de préserver et de protéger la foresterie urbaine. Plusieurs interventions d’arrosage, de taille et d’étalage d’engrais ont déjà été effectuées dans les secteurs du boulevard de Gaulle ainsi que dans les parcs des Chênes et André-Rufiange. Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site de la Société internationale d’arboriculture du Québec au www.siaq.org.

Bernard Morin a dressé, en 2006 un inventaire des problématiques liées à la foresterie urbaine et travaille, depuis 2007 avec son équipe à traiter les différentes espèces ciblées. (Photo :Pépé