Industrie forestière

7 octobre 2008

Une tuile de plus

Déjà malmenés par une baisse de ses exportations vers les États-Unis, les industriels du sciage craignent que la crise financière qui frappe l’économie américaine ne vienne anéantir leurs espoirs d’une relance prochaine.

L’industrie québécoise du bois d’oeuvre misait beaucoup sur une possible reprise du secteur américain de la construction en 2009

Selon Luc Bouthillier, spécialiste en foresterie à l’Université Laval, la crise qui frappe les grandes institutions bancaires pourrait repousser une reprise de la construction aux États-Unis à 2010. « Avec ce qui se passe actuellement, cette crise va retarder des décisions d’achat et de construction pour au moins 18 mois, et 18 mois c’est très long quand ça fait pratiquement 48 mois que vous êtes sous tension », explique le spécialiste.

M. Bouthillier rappelle que plusieurs industriels soutiennent financièrement des installations fermées ou qui fonctionnent à perte. D’autres réductions de la production sont à prévoir. « On peut aller plus bas et aller plus bas, c’est la fermeture de certaines scieries », ajoute Luc Bouthillier.

Au cours des dernières années, la Gaspésie, la Côte-Nord et le Bas-Saint-Laurent ont perdu plus de 4000 emplois dans le secteur forestier. Au Québec, la perte était estimée à quelque 12 000 emplois en 2007.

Nouveau type d’aménagement forestier en Gaspésie

7 octobre 2008
Gilles Gagné, collaboration spéciale
Le Soleil

Le ministère des Ressources naturelles du Québec implante cette année un nouveau type d’aménagement forestier, une «coupe à rétention variable», caractérisée par des îlots d’arbres demeurant sur pied dans le but de protéger la biodiversité des écosystèmes.

Chaque îlot a une superficie d’environ 150 mètres carrés et présente une forme ovale. La technique a été développée il y a une trentaine d’années en Colombie-Britannique, en Oregon et dans l’État de Washington, dans un souci environnemental de protéger les grandes forêts de sapin Douglas.

En Gaspésie, de 3 % à 5 % des parterres exploités sont soumis à une coupe à rétention variable, ou «de bouquets». Dans ces zones, une proportion de 5 % est gardée sur pied, avec pour résultat que ces bouquets couvrent au plus un quart de 1 % de la superficie totale aménagée par une compagnie.

«L’objectif, c’est de s’inspirer de l’effet que les perturbations naturelles, comme les épidémies ou les incendies, ont sur la forêt. Ces perturbations laissent des arbres. Ces arbres vont tomber parfois mais même morts, ils continuent à jouer un rôle de milieu de vie, pour les espèces à faible capacité de dispersion comme les araignées, les lichens. La trame de fond, c’est de maintenir la biodiversité en s’inspirant des perturbations naturelles», note Mathieu Côté, directeur du Consortium en foresterie Gaspésie?les-Îles, un organisme de recherche et de diffusion de connaissances.

C’est le ministère des Ressources naturelles qui détermine les lignes directrices des zones de coupe à rétention variable. Le choix porte sur des espèces d’arbres, d’autres végétaux, ou des animaux.

Mathieu Côté a remarqué qu’en juin, il y avait de l’appréhension de la part des compagnies forestières intégrant ce nouvel aménagement mais que la pratique a débouché sur une ouverture.

«L’industrie vit un contexte de crise. Tout travail supplémentaire engendre des coûts (..) On va mesurer s’il y a des pertes de volume (découlant de la technique)», précise M. Côté.

L’ingénieur forestier Luc Gagnon, du Groupe GDS, estime que l’implantation de coupe à rétention de bouquet pourrait avoir un impact de 1 à 2 % sur le coût de récolte dans les zones désignées.

«Ça va prendre une année avant d’évaluer le coût précis.» Il ajoute que ce type d’aménagement s’a-joute à d’autres contraintes, dont la protection de 15 % des petites tiges marchandes et une tranche de 3 % des superficies soumises aux pratiques sylvicoles adaptées, qui prennent davantage la forme de bandes de protection.

Luc Gagnon estime aussi qu’il est encore trop tôt pour savoir si la coupe à rétention variable aura un effet négatif sur le volume récolté et il rappelle que la protection des petites tiges marchandes ne soustrait pas ces 15 % à la coupe, mais qu’elle la décale de quelques années.

L’industrie forestière fait retirer une publicité d’Hydro

7 octobre 2008

À saveur environnementale, cette publicité cherche à convaincre les clients d’Hydro-Québec d’abandonner les factures papier pour adopter la facturation par Internet, et ce, dans le but de préserver la forêt.

D’une durée de 30 secondes, la publicité, réalisée par la firme Lg2, montre un homme qui déchire des factures, assis à sa table devant sa fenêtre. Par la fenêtre qui donne sur une rivière, qui ressemble à la rivière Richelieu, on voit un arbre — un bouleau — tomber lentement. Une voix hors champ conclut: «Contribuez à sauver des arbres. Adhérez à la facture Internet d’Hydro-Québec sur notre site dès maintenant.»

Le 23 septembre dernier, le sous-ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Normand Bergeron, a communiqué avec Hydro-Québec pour lui mentionner que cette publicité indisposait la ministre Julie Boulet et des parlementaires. M. Bergeron n’a jamais visionné la publicité en cause. Le jour même, Hydro-Québec retirait sa publicité.

Ce jour-là siégeait la Commission de l’économie et du travail, qui tenait des consultations particulières sur l’occupation du territoire forestier. «Lors de cette commission parlementaire, les trois partis ont indiqué que l’image qu’on donnait dans cette publicité, que c’était un péché d’abattre un arbre, ce n’était pas très sain», a livré hier, au Devoir, le sous-ministre Normand Bergeron. «Ce n’était pas un bon message dans le cadre du nouveau régime forestier.» M. Bergeron accompagnait la ministre lors de cette commission.

C’est un représentant de l’industrie forestière, Dany Senay, de Billots Sélect Mégantic, un spécialiste de l’aménagement forestier, qui a attaché le grelot. «On a été mobilisés autour de la publicité d’Hydro-Québec, qui montrait qu’abattre un arbre, c’est criminel», a dit M. Senay devant les parlementaires.

Le préfet de la MRC du Granit, Maurice Bernier, qui était aux côtés de M. Senay, a renchéri: «Dans notre milieu, chez nous, couper un arbre, c’est presque vu comme un crime, alors que notre devise c’est: “Ce n’est pas les arbres que l’on veut protéger, c’est la forêt”, a déploré M. Bernier. Les jeunes qui sont à l’école aujourd’hui, […] et qui se font rebattre les oreilles à la journée longue avec le fait qu’il faut cesser de couper des arbres, bien, ils ne sont pas très intéressés à aller suivre un cours en foresterie.»

«La ministre acquiesçait à ces propos», a signalé hier le sous-ministre. Deux autres parlementaires présents, l’adéquiste Claude Roy, de Montmagny-L’Islet, et le péquiste Marjolain Dufour, de René-Lévesque, ont aussi critiqué la publicité d’Hydro-Québec.

L’industrie forestière avait déjà dénoncé cette publicité. Le 16 septembre dernier, Hydro-Québec a reçu une lettre d’une compagnie forestière qui se plaignait du message publicitaire.

Le 24 septembre, Guy Chevrette, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec, envoyait, de son côté, une lettre au sous-ministre. Il se plaignait non seulement de la publicité télévisuelle d’Hydro-Québec, mais aussi de la mention imprimée sur les enveloppes de la société d’État: «Adhérez à la facture Internet et sauvez des arbres.» Dans sa lettre, M. Chevrette écrit: «Je ne crois pas qu’il soit de bonne guerre de s’attaquer ainsi à la légitimité du système de gestion des forêts du Québec qui relève de votre ministère.»

«On dirait qu’ils [Hydro-Québec] ont fait exprès pour caler davantage l’industrie», a affirmé au Devoir Guy Chevrette.

Chez Hydro-Québec, on s’est montré surpris de cette polémique. «La publicité a été retirée parce qu’il a été porté à notre intention qu’elle pouvait être mal interprétée, que ça pouvait être interprété comme condamnant l’abattage d’arbres alors que ce n’était pas notre intention», a indiqué hier la porte-parole d’Hydro-Québec, Marie Archambault. La diffusion de cette publicité grand public avait débuté le 1er septembre et devait prendre fin à la fin du mois, a-t-elle précisé. Hydro-Québec a remplacé cette publicité par des messages sur les économies d’énergie. Aucune partie des 475 000 $ qu’a coûté le placement de cette annonce n’a été perdue, a assuré la porte-parole.

Pour sa part, le député Claude Roy a rappelé hier que l’industrie forestière et Hydro-Québec relèvent du même ministère, celui des Ressources naturelles et de la Faune. «C’est la grande incohérence dans ça, estime le député adéquiste. D’un côté, on va chercher la ressource en eau pour en faire de l’électricité et de l’autre côté, Hydro-Québec se permet de détruire l’industrie forestière qui, à l’heure actuelle, est en crise.»

La réserve Matane sous la coupe des forestiers

7 octobre 2008

Le joyau des réserves fauniques consacrées à l’orignal, la réserve Matane, est présentement dévastée par des coupes à blanc de sa végétation diversifiée que les forestiers remplacent par des monocultures, dont le grand cervidé n’a que faire.

Devant la transformation radicale de cette «réserve faunique» en réserve de résineux pour l’industrie forestière, les deux groupes lancent un cri d’alarme:«Cette situation, écrivent-ils en conclusion de leur dossier noir, engendre une crise environnementale dans les réserves fauniques. Le cas de la réserve de Matane, le fleuron des réserves fauniques, est particulièrement dramatique. Les pratiques utilisées actuellement par l’industrie forestière, et approuvées par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), détériorent à ce point les habitats fauniques qu’elles menacent la viabilité écologique de cette réserve. Elles dégradent profondément la capacité de support de ce milieu pour la faune, en particulier pour l’orignal. C’est une catastrophe environnementale en devenir.»

Quatre constats ressortent du dossier noir publié hier.

D’abord, l’habitat traditionnel de cette réserve, qui explique les concentrations d’orignaux pratiquement sans équivalent ailleurs au Québec, y est constitué d’une forêt mélangée naturelle que les forestiers sont en train de transformer en monoculture d’épinettes noires, une espèce sans intérêt pour notre plus grand cervidé.

De plus, le couvert forestier dont les orignaux ont besoin pour se rafraîchir en été et s’abriter en hiver est l’objet de «coupes abusives» qui décapent littéralement plaines et montagnes avec quelques minces bandes entre les secteur rasés, situation digne des pires séquences de L’Erreur boréale. Cette transformation de l’habitat naturel de la réserve — malgré les mises en garde de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) qui la gère — menace jusqu’au fragile troupeau de caribous de la Gaspésie en raison des coupes à blanc que Québec a autorisées dans le haut du massif des Chic-Chocs, favorisant par le fait même leur prédation.

Enfin, les travaux de cette foresterie productiviste portent durement atteinte aux «paysages incomparables» du haut massif des Chic-Chocs, coupes à blanc qui portent aussi atteinte au potentiel touristique d’une des destinations de randonnée parmi les plus prisées de l’est de l’Amérique du Nord.

Ces coupes dévastatrices, précise le dossier noir des deux groupes environnementaux, ont été autorisées pour les cinq prochaines années en contravention des objectifs de protection prioritaire de la faune qui devrait encadrer la foresterie dans une réserve «faunique» et en contravention, insistent-ils, des principes de la gestion écosystémique que le MRNF a pourtant officiellement adoptés.

La façon de faire des industriels, qui déblaie avec une pelle-râteau la végétation en place avant de replanter des épinettes, s’accompagne ensuite d’une coupe dite en «éclaircie précommerciale» qui vise à éliminer toute végétation diversifiée, celle dont les orignaux ont besoin. Cette méthode élimine environ 80 % des plantes alimentaires des grands cervidés. Ces coupes couvrent déjà plus de 15 % de la réserve et vont se poursuivre pendant le reste du plan quinquennal.

Selon les données recueillies par les ingénieurs forestiers à l’origine de ce dossier, les contribuables québécois ont financé à hauteur de 500 000 $ cette dévastation d’une des plus belles réserves fauniques du Québec.

Le dossier noir perçoit aussi dans cette situation, qui gagne d’autres réserves fauniques, un effet pervers de «l’intégration du secteur faune au MRNF». Dans un ministère distinct, soutiennent les deux groupes, les biologistes et gestionnaires de la faune auraient réagi avec force et mobilisé les acteurs fauniques avant que les dégâts n’atteignent une telle ampleur. Placés par le gouvernement Charest sous la coupe des forestiers, qui sont aujourd’hui leurs patrons, les services fauniques sont désormais muselés et ils assistent impuissants à un aménagement anti-écosystémique des forêts au coeur de biotopes où les principes de conservation devraient encadrer l’exploitation économique de façon beaucoup plus serrée que dans les forêts ordinaires.

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Forêts -Un coup de pouce à l’industrie

7 octobre 2008

L’industrie forestière de la Nouvelle-Écosse reçoit un nouveau coup de pouce du gouvernement provincial. Ce dernier lui accorde 2,5 millions de dollars sur trois ans et il adopte une série de recommandations pour l’aider.

Diana Blenkhorn, présidente du bureau du bois d’oeuvre des Maritimes, applaudit l’adoption du plan d’action du gouvernement. Elle pense que certains changements aux règlements vont faire une différence.

Par exemple, en période de dégel, les routes qui doivent être fermées aux camions le seront seulement lorsque c’est absolument nécessaire et non à une date fixe comme c’était le cas jusqu’à présent.

De l’argent ira aux producteurs forestiers qui souhaitent trouver de nouvelles avenues, par exemple en amassant les résidus du bois pour en faire de la biomasse. Les copeaux peuvent servir au chauffage. Ce combustible est moins cher que le mazout.

Le président de l’Association des produits forestiers de la Nouvelle-Écosse, Steve Talbot, affirme pour sa part que les producteurs sont prêts à faire les changements nécessaires pour que l’industrie survive.

Les provinces de l’Atlantique ont été particulièrement touchées par la crise de l’industrie forestière. Selon Diana Blenkhorn, en un an, les producteurs ont connu une diminution du tiers de leurs exportations. Ailleurs au Canada, la baisse est de 20 %.

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Les chômeurs entrent dans la campagne

7 octobre 2008

Visibles depuis le début de la semaine, des centaines d’affiches de la Coalition les Sans-chemise sont venues s’ajouter à celles des différents candidats des partis politiques. Cette démarche a pour but de faire de la caisse d’assurance-emploi un enjeu de cette campagne électorale fédérale.

Daniel Tessier, président de la CSN Lanaudière, explique qu’il y a plusieurs décennies, le Canada s’est donné le régime d’assurance-chômage pour protéger les travailleurs contre les aléas économiques. Les travailleurs cotisent donc à ce régime, de même que les employeurs. Le gouvernement l’administre, mais n’y participe pas financièrement. « Le gouvernement est un administrateur et a détourné le régime de sa mission première. C’est un vol. Les libéraux ont commencé et les conservateurs ont poursuivi. Ils ont détourné 57 milliards à d’autres fins », s’insurge M. Tessier.

Composée de centrales syndicales, dont la FTQ, la CSN, la CSQ et de différents organismes communautaires, cette coalition s’insurge du fait que de nombreux chômeurs ont vu leur droit aux prestations s’amoindrir comme peau de chagrin. « Le nombre d’heures pour être admissible a augmenté. Il y a dix ans, les chômeurs recevaient 60 % de leur salaire. Aujourd’hui, c’est 50 %. Dans la région, le chômage est passé de 6 % à 8 %, ces mesures ont donc un impact. » Les employés de Louisiana Pacific à Saint-Michel-des-Saints sont, pour M. Tessier, la preuve que le régime ne protège plus correctement les travailleurs. « Les employés étaient sur la liste de paie de l’employeur. Pendant 19 semaines, ils ont suivi une formation dans le domaine de la foresterie, et ce, à même les locaux de l’usine. Nous avons dû nous battre pour que ces gens aient droit à l’assurance-emploi, car la première décision avait été négative. On parle d’au moins une centaine de travailleurs. »

C’est n’est pas la première fois que la Coalition fait une campagne dans la campagne et cela risque de se poursuivre jusqu’à ce que les Sans-chemise obtiennent une réforme de l’assurance-emploi ou gain de cause à la cour suprême. « Nous poursuivons le gouvernement fédéral devant la cour suprême sur cette question. » Le site Internet de cette coalition rappelle d’ailleurs la mort, malgré l’appui majoritaire de tous les partis de l’opposition, du projet de loi C-269, qui devait améliorer l’accessibilité au régime. « Le gouvernement Harper, minoritaire, a bloqué sa possible adoption en y apposant droit de veto. »

Une démarche tout à fait légale

Le porte-parole du directeur général des élections à Montréal, Gilles Paquin, confirme que la démarche de la coalition est tout à fait légale et respecte la législation dans un contexte de campagne électorale. « Les organismes doivent s’inscrire à titre de tiers parti s’ils dépensent plus de 500 $. S’ils ne le font pas, ils sont assujettis à des poursuites. Ils doivent soumettre un rapport au directeur au même titre que les partis. »

Évidemment, ces tiers ne peuvent pas faire campagne pour un parti ou un candidat en particulier, car cela serait alors considéré comme de la publicité. Toutefois, ils peuvent suggérer fortement de ne pas voter pour un candidat ou un parti. « Les Sans-chemise font campagne contre le gouvernement conservateur en raison de la caisse d’assurance-emploi et ils ont le droit. » Actuellement, cinq cas semblables à la Coalition sont inscrits sur la liste d’Élections Canada. Tout au cours de la campagne, d’autres pourraient s’ajouter.

Trois organismes verts réclament la protection de 50% du territoire nordique

7 octobre 2008

Une coalition de groupes environnementaux réclame que le gouvernement québécois prévoit des mesures de protection et de conservation pour au moins 50% du territoire nordique de la province. Cette demande a été faite dans le cadre du futur «Plan Nord», un nouveau projet qui sera bientôt annoncé par Québec.

En marge du colloque «Aires protégées en forêt boréale», qui se déroule présentement à Québec, Nature Québec, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Québec) et l’Initiative boréale canadienne (IBC) ont décidé d’intervenir et de proposer à la population québécoise leur propre vision d’un plan qui, selon la coalition, «intègre à la fois les connaissances scientifiques et traditionnelles en matière de changements climatiques, l’importance de la conservation de la biodiversité et l’assurance d’un développement économique viable et respectueux tant de l’environnement que des droits des autochtones et des collectivités vivant sur ce territoire».

«Ce que nous proposons aux citoyens pour protéger le Nord du Québec est une vision basée sur les connaissances du 21e siècle et non sur des principes archaïques datant de l’époque de la ruée vers l’or. Il s’agit d’établir un véritable réseau interconnecté d’aires protégées sur au moins 50 % de ce territoire, ce qui nous permettra de conserver nos derniers espaces sauvages présents dans la forêt boréale, la taïga et la toundra», explique dans un communiqué Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

L’Ontario : une inspiration

«Depuis plusieurs années, nombre d’économistes comparent les performances et le développement de l’Ontario et du Québec et demandent au Québec de s’aligner sur les nouvelles politiques ontariennes de conservation», estime Nature Québec.

C’est dans cette optique que la coalition suggère maintenant au gouvernement de s’inspirer du travail qui se fait en Ontario et de viser lui aussi la protection d’au moins 50 % du Nord. «Dès cet automne, le Québec se doit de poser un geste aussi significatif que l’Ontario pour la protection de notre patrimoine naturel et culturel, et ce, en révisant non seulement la Loi sur les mines et celle sur la forêt, mais en les intégrant dans un plan visionnaire et durable pour le nord de la province, et ce, de façon à respecter les droits et les activités traditionnelles des peuples autochtones qui vivent dans le nord du Québec», ajoute Marie-Ève Marchand, directrice générale de la SNAP Québec.

Les écosystèmes nordiques s’avérant être parmi les plus grands réservoirs de carbone au monde, la coalition estime que sa protection est indispensable pour lutter contre le changement climatique.

«En 2007, 1500 scientifiques émérites, dont 76 Québécois, ont demandé aux gouvernements de procéder le plus rapidement possible à la protection d’au moins 50% de la forêt boréale non exploitée et de la taïga afin d’en assurer l’intégrité écologique et culturelle et de préserver ses écosystèmes fonctionnels, et ce, à perpétuité. Si le Québec avance de cette manière avec l’Ontario, leurs territoires deviendront les écosystèmes forestiers les mieux conservés à l’échelle internationale», conclut Harvey Locke, porte parole de l’IBC au Québec.

Important congrès forestier en Beauce en octobre

7 octobre 2008

Le 63e Congrès et le Salon forestier 2008 de l’Association forestière des Cantons de l’Est (AFCE) se tiendront les 9 et 10 octobre à Saint-Georges. Environ 350 personnes participent à ce congrès chaque année: producteurs de bois, propriétaires de lots boisés, industriels et professionnels de la forêt. Le congrès revient dans ses premiers lieux de prédilection puisque le tout premier congrès de l’AFCE s’est déroulé en Beauce, en 1945. Ce congrès comprend des visites, des conférences et des ateliers.

Il y aura une visite chez des propriétaires forestiers de la Beauce, Julie Veilleux et Éloi Thibaudeau, afin de découvrir la beauté d’un lot boisé aménagé selon les règles de l’art, des visites industrielles chez Menuiserox et Maibec, et la découverte d’aménagements forestiers sur les terres de Domtar en Beauce où cohabitent des activités récréatives.

Parmi les sujets abordés lors des conférences, l’utilisation du bois sera à l’avant-plan avec une conférence de Robert Beauregard, ingénieur forestier et doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique de l’Université Laval, qui parlera de la forêt, source de développement et d’identité pour le futur. Sylvain Labbé, ingénieur forestier et directeur du Quebec Wood Export Bureau (Q-Web), présentera les perceptions du public sur l’utilisation de la forêt et de ses produits et parlera des « légendes urbaines » sur la forêt. Il abordera la proposition d’un plan d’action pour la promotion du bois.

Jean-François Côté, ingénieur forestier de Consultants forestiers DGR, parlera de la biomasse-énergie comme source alternative d’énergie. Jean-François Dumont, biologiste du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, présentera les résultats de l’entente sur le cerf de Virginie en Chaudière-Appalaches. Une dernière conférence portant sur la culture forestière au Québec avec Patrick Blanchet de la Société d’histoire forestière du Québec donnera l’occasion aux participants de réfléchir ensemble.

Plusieurs ateliers seront offerts comme l’identification des champignons forestiers suivie d’une dégustation, l’abattage directionnel sécuritaire, le débitage des bois et l’affûtage de la scie à chaîne.

L’AFCE procédera également lors du congrès à la remise du prix Bertrand-Roy 2008 à une école de la région.

Bouchard propose le rapatriement des budgets

7 octobre 2008

Lors d’un point de presse réunissant, hier à la Galerie Séquence, une trentaine de représentants du milieu culturel, le candidat du Bloc québécois dans Chicoutimi a rappelé l’abandon d’une hausse annoncée de 150 millions$ au budget alloué au Conseil des arts du Canada par le gouvernement minoritaire à peine élu. Aussi les coupes substantielles des programmes d’aide aux musées en 2006, ainsi que la mise à mort du volet des tournées internationales du programme de diplomatie publique. Il ajoute qu’en 2007, le projet de loi C-10 donne au ministère du Patrimoine “un véritable pouvoir de censure” pour arriver en 2008 à soustraire plus de 47 millions$ en réduisant les budgets de trois programmes pour finalement en abolir 11 autres. Parmi eux, provoquant une mobilisation du milieu culturel québécois depuis trois semaines, deux programmes concernent plus directement le rayonnement de nos artistes hors du Canada: Prom’Art et les Routes commerciales, dont tous les observateurs et analystes du gouvernement ont pourtant vanté l’efficacité.

Bien qu’il croie que le meilleur moyen de combattre l’érosion de la vague conservatrice demeure une fin de non-recevoir aux prochaines élections, Robert Bouchard affirme qu’il est toujours possible de faire reculer un gouvernement. “Il faut dire à ce gouvernement-là que vous êtes en désaccord, recommande-t-il aux artistes présents. Ce qui fait reculer le gouvernement dans des coupures semblables, c’est quand il y a une volonté de la part du milieu”, assure-t-il, citant en exemple le renversement de la décision concernant l’abolition du programme Emplois d’été Canada.

Robert Bouchard somme les trois candidats conservateurs de la région de faire connaître à la population leur position sur les coupures imposées en culture.

Autres voix

S’adressant tour à tour aux journalistes présents, trois représentants de la communauté artistique du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont exprimé leur opinion.

Le comédien Patrice Leblanc, membre fondateur du Théâtre du Faux-Coffre, a insisté sur l’omniprésence du travail des artistes dans la vie quotidienne de monsieur et madame tout-le-monde. “L’art est partout dans vos vies de tous les jours.” Ne pouvant imaginer un monde sans musique, sans livre, sans couleur, le comédien souligne que c’est aux artistes que l’on fait appel pour revitaliser les villes, commémorer les grands événements, célébrer l’existence d’un pays.

“L’art, c’est le fondement de tout”, ajoute-t-il, signalant qu’un enfant dessine et danse avant de marcher. “En plus, l’art, c’est payant”, confirme-t-il, avançant que pour un investissement de sept milliards, l’art rapporte plus de 43 milliards de dollars au pays: “Plus que l’agriculture, la foresterie, la pêche, les mines, lepétrole, le gaz naturel et services réunis, des secteurs bien plus subventionnés que les arts.”

Le soutien à la culture et aux arts coûte 4,71$ par année par citoyen canadien, stipule Patrice Leblanc qui interpelle Stephen Harper: “Monsieur Harper, quand vous voulez remonter le moral de vos troupes, vous faites appel aux artistes”.

Membre du groupe Les poèmes animés, Claude Bouchard a fait lecture d’une lettre cosignée par 23 personnes. Elles y expriment la peur et la déception des travailleurs culturels du Saguenay. “Nous sommes des citoyens canadiens qui travaillons dur chaque jour à enrichir l’âme de ce pays et nous croyons fermement que vous avez tort de nous mépriser.” Le groupe condamne les décisions du gouvernement Harper, disant qu’il démontre “un manque de vision à long terme, de grossières erreurs, des visées étroites qui ne s’accordent pas du tout avec l’esprit canadien”.

Pierre Demers, cinéaste et poète, y est allé d’un “poème” vitriolique, considérant que ces coupures viennent “confirmer le retour de la grande noirceur”.

Les libéraux répondent aux habitants des régions rurales au sujet du Tournant vert

7 octobre 2008

De nouvelles mesures fiscales et autres ristournes destinées aux agriculteurs, pêcheurs, camionneurs et travailleurs forestiers du Canada les aideront à surmonter les difficultés particulières qu’ils rencontrent lorsqu’ils souhaitent réduire leurs émissions carboniques, et à économiser de l’argent. C’est ce qu’a expliqué aujourd’hui le président du caucus rural libéral, Larry Bagnell.

« Quand Stéphane Dion, le chef du Parti libéral, a présenté le Tournant vert cet été, il a promis qu’il ouvrirait un dialogue public pour répondre aux inquiétudes particulières des Canadiens qui vivent en région rurale, a dit M. Bagnell. Les mesures annoncées hier par M. Dion montrent que nous avons écouté les idées que les citoyens souhaitaient ajouter à notre Tournant vert. Nous resterons à l’écoute des habitants des régions rurales et nous continuerons de répondre adéquatement à leurs besoins. »

Hier à Winnipeg, M. Dion a annoncé que, dans le cadre du Tournant vert libéral, 400 millions de dollars seraient alloués sur quatre ans à des crédits de réduction des émissions. Ces crédits seront offerts sous forme de crédits d’impôt remboursables, ce qui signifie que les exploitants agricoles et forestiers profiteront de crédits fiscaux pour la réduction de leurs émissions, quel que soit leur revenu.

Avant la mise en place d’un marché d’échange de droits d’émissions, les crédits de réduction des émissions encourageront et récompenseront les secteurs comme l’agriculture et la foresterie, qui réduisent notablement leurs émissions de gaz à effet de serre non liées à l’énergie.

« De plus, le nouveau Fonds pour les fermes écologiques, doté de 250 millions de dollars, qui soutiendra la recherche sur les pratiques agricoles écologiques, permettra aussi aux agriculteurs de récupérer de l’argent grâce à des rabais sur l’acquisition de nouvelles technologies qui réduisent la consommation de carburant et les émissions produites. »

M. Bagnell a précisé que ces mesures venaient s’ajouter aux 1,7 milliard de dollars réservés à l’application du taux de la déduction pour amortissement accéléré, un crédit d’impôt qui tient compte de la dépréciation du matériel acheté par les entreprises, à l’acquisition d’équipement écologique, prévue dans le Tournant vert.

« Cela permettra aux agriculteurs de profiter de baisses d’impôts plus importantes lorsqu’ils économisent de l’énergie et polluent moins », a ajouté M. Bagnell.

Les Canadiens qui habitent une région rurale profiteront aussi d’importantes baisses d’impôts et d’autres avantages fiscaux, comme la nouvelles prestation fiscale pour enfant de 350 dollars par enfant et par an, le crédit à l’emploi remboursable de 1 850 dollars destiné aux Canadiens qui gagnent moins de 50 000 dollars par an, et le crédit rural vert de 150 dollars par an que percevra chaque contribuable habitant dans une région rurale, qu’il soit ou non imposable.

« Notre plan pour l’économie et l’environnement est aux antipodes des conservateurs, qui n’ont pas de plan du tout. Nous prévoyons que les mesures complémentaires annoncées hier seront suivies de nombreuses autres en faveur des Canadiens qui vivent en région rurale », a conclu M. Bagnell.

Qui sont les vrais décideurs ?

7 octobre 2008

Saguenay, le 10 septembre 2008 - / LBR.ca / - Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean CSN tient à exprimer son point de vue par rapport à la campagne de Greenpeace et aux réactions que celle-ci suscite dans notre région.

Depuis déjà un an, Greenpeace fait campagne pour faire cesser les coupes de bois dans la forêt boréale. D’ailleurs, dès la parution de son rapport sur la question, Greenpeace a demandé aux compagnies forestières de « différer l’ensemble de leurs activités forestières des zones de forêts intactes ». Ce n’est pas une nouvelle que Greenpeace exige de cesser la coupe dans la forêt boréale du Saguenay – Lac-Saint-Jean, ce n’est que la continuité de sa campagne, surtout si l’on considère qu’une campagne de Greenpeace s’étend habituellement sur plusieurs années.

En fait, Greenpeace qui rappelons-le, est un groupe de pression, ne fait que commencer son action. Lors de la journée thématique sur la forêt du 9 octobre 2007 organisée par la CSN, Mélissa Filion, en réponse à une question posée par un travailleur de la forêt, a affirmé qu’il y aurait d’autres actions, ce qui a fait la une du journal Le Quotidien du lendemain.

Ce qui est vraiment inquiétant, ce n’est pas tant que Greenpeace veuille que la coupe forestière cesse, mais plutôt qu’il donne un deuxième souffle à sa démarche auprès des clients des compagnies forestières, pour les inciter à arrêter d’acheter leurs produits. À ce sujet, nous réitérons que cette démarche est irresponsable, compte tenu de ses conséquences sur notre région.

Ceci étant dit, il faut mettre les choses dans leurs justes perspectives. Greenpeace est un groupe de pression qui peut utiliser le sensationnalisme afin d’influencer l’opinion publique et les décideurs.

C’est pourquoi il nous faut éviter les actions d’éclat, qui mettraient leurs activistes dans des rôles d’opprimés, de victimes ou de martyrs. Il n’est pas question pour la CSN de sortir le goudron et les plumes ! Ce serait selon nous une erreur, puisque Greenpeace n’est pas un décideur au même titre que les compagnies forestières ou le gouvernement du Québec.

La CSN régionale est d’avis que ce n’est pas Greenpeace qui a causé la crise forestière et qu’il faut plutôt se concentrer sur les vraies causes structurelles et conjoncturelles pour continuer notre travail auprès des employeurs et du gouvernement du Québec, les vrais preneurs de décisions. Nous croyons que c’est là qu’il faut agir pour assurer la pérennité de la forêt et la protection des emplois qui s’y rattachent. Il est important de prendre en compte que le gouvernement du Québec est en pleine démarche vers l’adoption et l’implantation d’un nouveau régime forestier dans lequel il n’est pas question de cesser de récolter du bois dans les forêts qui n’ont jamais été récoltées. Au contraire, le nouveau régime tend à mieux harmoniser l’approvisionnement forestier, l’aménagement forestier et la protection de l’environnement.

Nous tenons également à préciser que la Fédération des travailleurs et des travailleuses du papier et de la forêt (FTPF – CSN) lors de son Congrès de 2006, a adopté une résolution visant à privilégier la norme FSC, soit un an avant la parution du rapport de Greenpeace sur la forêt boréale. C’est une décision qui tombe sous le sens car, de plus en plus, c’est une exigence de la clientèle des entreprises forestières. C’est ainsi que dans le cadre des négociations et des discussions avec les employeurs sur les lieux de travail, l’implantation de la norme FSC est abordée par nos syndicats. Par conséquent, nous ne pouvons que nous réjouir de sa mise en place dans les entreprises embauchant nos membres et nous aurions même souhaité que ceci se fasse plus rapidement.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean CSN regroupe 14,500 membres, répartis dans 163 syndicats, dont 1,600 membres dans près d’une vingtaine de syndicats affiliés aussi à la FTPF.

AbitibiBowater-Préoccupations environnementales

7 octobre 2008

AbitibiBowater compte obtenir l’accréditation FSC pour 3 des 19 millions d’hectares de forêt qu’elle exploite en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Québec, soit moins de 10 % de l’ensemble des forêts exploitées par AbitibiBowater au Canada. Le territoire FSC inclura une partie du territoire de coupe au Lac-Saint-Jean.

Selon Pierre Choquette, d’AbitibiBowater, ce changement n’est pas une réponse aux pressions du groupe environnemental Greenpeace, qui favorise la norme FSC. « Ça fait partie d’une amélioration continue qu’on implante au niveau de l’entreprise », dit-il.

Pour Greenpeace, qui réclamait de l’entreprise un changement de certification, le territoire visé est insuffisant. « Ce qu’on souhaite, c’est qu’AbitibiBowater se positionne vraiment davantage comme un « leader » du développement durable et de la protection des forêts intactes. Et on est prêts à prendre les moyens, comme par le passé, pour faire de la pression sur l’entreprise », affirme la porte-parole de Greenpeace, Mélissa Fillion.

Pour le moment, la majorité des forêts exploitées par AbitibiBowater au Canada sont certifiées CSA, une norme canadienne de foresterie durable gérée et définie par un regroupement d’industriels.

Greenpeace recommande de son côté la norme FSC, dont le siège social est en Allemagne et qui est gérée par des représentants de groupes environnementaux, d’industriels, de syndicats et d’Autochtones. Le groupe environnemental a entre autres manifesté devant le siège social d’Abitibi-Consolidated en juillet 2007, puis, en septembre, bloqué un bateau au port de Grande-Anse, à Saguenay, pour faire pression sur l’entreprise.

La décision d’AbitibiBowater survient après que de nombreux clients sur les marchés nationaux et internationaux eurent exprimé leur désapprobation envers les activités forestières de l’entreprise.

Les clients sont sensibilisés à l’enivronnement

7 octobre 2008

Le directeur général de la papeterie Kénogmai d’Abitbi-Bowater Jean Descôteaux confirme que cet intérêt est bien réel et que les entreprises doivent composer avec cette dynamique. L’usine Kénogmai n’échappe pas à cette nouvelle donnée commerciale sur laquelle le groupe de pression Greenpeace entend jouer pour forcer le géant des pâtes et papiers à modifier ses pratiques forestières.

À titre d’exemple, al papeterie Kénogami a déjà reçu des visiteurs de certains grands détaillants qui ont recours à des imprimés pour rejoindre les consommateurs: «Nous avons reçu les représentants de Sears et Best Buy. Ils ont pu vérifier nos pratiques et il y a même eu des expéditions en forêt pour qu’ils puissent observer les pratiques forestières», insiste le directeur de l’usine.

Jusqu’à maintenant, les clients de l’usine Kénogami ont toujours été satisfaits des pratiques environnementales. Pour cette usine, le créneau est important puisque plus de 95 % de la production est vendue à l’extérieur du Canada pour des imprimés commerciaux à très grande distribution.

Rationalisation

L’uisne Kénogami n’échappe pas au vent de rationalisation qui souffle sur toutes les usines de la papetière AbitibiBowater. Il y a quelques jours, la direction de la papetière confirmait un processus de réduction des coûts pour son usine d’Alma qui éprouve des difficultés en raison de l’effondrement du marché du papier annuaire.

La situation est différente à la papeterie Kénogami qui n’opère pas de machine annuaire et dont la production est concentrée dans les imprimés commerciaux plus hauts de gamme. La direction de l’usine a choisi de procéder à une amélioration des coûts en évaluant les impacts des mises à la retraite au cours des prochaines années.

«Notre moyenne d’âge est de 52 ans à l’usine et il y aura plusieurs départs à la retraite au cours des prochaines années. Nous avons décidé que l’exercice permettrait aux 436 employés de l’usine de conserver leur emploi. Il faut évaluer à chaque départ à la retraite si on peut remplacer ou non le départ», a expliqué le directeur.

Il n’est pas question pour la direction de Kénogami de réaliser un exercice qui risquerait de mettre en péril le haut niveau de qualité des relations de travail qui caractérise cette unité de production. L’usine Kénogami a atteint des sommets en termes de productivité et d’efficacité au cours des 15 dernières années et malgré la dimension de ses machines, très petites par rapport à celles de certaines autres unités de production d’AbitibiBowater, elle se classe toujours dans les premiers rangs au sein de la société.

Toute la population devra faire sa part

7 octobre 2008

La Doré vise l’accréditation comme Village-Relais

Toute la population de La Doré sera mise à contribution pour l’obtention de l’accréditation Village-Relais. Une trentaine de citoyens se sont déplacés pour assister à la présentation de Desjardins marketing stratégique, firme mandatée par la municipalité pour réaliser l’analyse de sa candidature.

Le concept de Village-Relais a été introduit par le ministère des Transports du Québec. Il s’agit d’une municipalité qui offre des services diversifiés comme l’hébergement, la restauration, de dépannage mécanique, d’essence, etc.

Un village-relais est une municipalité de 10 000 habitants et moins, situés à plus de 40 kilomètres d’une agglomération de 20 000 habitants et plus et où une route nationale circule. Dans la MRC du Domaine-du-Roy, seule La Doré devrait hériter de ce titre. Le ministère des Transports souhaite en implanter une quarantaine au Québec.

Le consultant Michel Desjardins souligne que tout le village devra faire sa part : « L’objectif principal est que les visiteurs arrêtent plus longtemps et plus souvent. Les retombées économiques qui seront générées profiteront à toute la municipalité », indique-t-il.

Au cours des prochaines semaines, la firme rencontrera chaque commerçant. Par la suite, un plan d’action sera produit d’ici le mois de novembre et soumis au ministère des Transports qui acceptera ou non la candidature de La Doré.

Le maire Jacques Asselin est très optimiste. Selon lui, sa localité possède déjà 80 % des préalables. La question de l’hébergement représente actuellement la principale lacune.

« La Doré a déjà commencé à mobiliser sa population lors des Fêtes du centenaire. Notre comité d’embellissement est aussi très actif. La municipalité a aussi obtenu deux fleurons de Villes et villages en santé. Cela prouve qu’il y a une volonté de la population de se prendre en main », affirme M. Asselin.

Avenir du Moulin des pionniers

Lors de la dernière séance du conseil municipal, les élus ont décidé d’apporter des changements au sein de la Corporation de développement et d’aménagement de La Doré. Dorénavant, cet organisme s’occupera uniquement des aspects liés à la foresterie.

Une nouvelle stratégie est en cours d’élaboration pour poursuivre l’opération du site du Moulin des pionniers. Jacques Asselin explique que sa municipalité souhaite créer une nouvelle corporation pour gérer l’aspect patrimonial du site. L’opération du restaurant et de l’Auberge de la nuit boréale serait confiée à des promoteurs privés.

Le maire confie que quatre promoteurs ont manifesté un intérêt pour prendre en charge le restaurant et l’auberge. Il reste maintenant à analyser le sérieux de ces promoteurs.

Un nouveau comité, qui réunit la municipalité, le CLD Domaine-du-Roy, des représentants du Service aux entreprises et aux collectivités du Cégep de Saint-Félicien, le Centre local d’emploi, le ministère de la Culture et d’autres partenaires, a été formé. Il travaillera sur une stratégie pour consolider l’offre touristique à La Doré. Le plan d’action devrait être complété à la fin de l’année 2008.

AbitibiBowater fera certifier 8 millions d’acres de forêts selon les normes du FSC

7 octobre 2008

MONTREAL, le 3 sept. /CNW Telbec/ - AbitibiBowater a annoncé aujourd’hui

qu’elle entend faire certifier trois unités forestières selon les normes

relatives à l’aménagement forestier du Forest Stewardship Council (FSC). Ces

unités sont situées en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Ecosse, et elles

représentent une superficie totale d’environ 8 millions d’acres (3,2 millions

d’hectares). Le processus en vue de la certification de ces territoires a été

amorcé il y a plusieurs mois et est en bonne voie d’exécution.

Cette décision cadre avec les engagements d’AbitibiBowater qui visent à

ce que 100 % des forêts qu’elle gère soient certifiées selon une des trois

principales normes de certification nord-américaines, soit celles de

l’Association canadienne de normalisation (CSA), de la Sustainable Forestry

Initiative (SFI) et du FSC. AbitibiBowater a adopté une approche inclusive à

l’égard de la certification en reconnaissant chacune de ces trois normes.

Comptant 95 % de ses exploitations forestières maintenant certifiées,

AbitibiBowater a plus de territoires forestiers durables certifiés par des

tiers que toute autre société au monde. A l’heure actuelle, 46 millions

d’acres - une superficie plus grande que la Floride - sont certifiés selon des

normes indépendantes reconnues mondialement.

“AbitibiBowater est déjà le plus grand gestionnaire de forêts durables

certifiées au monde”, indique David Paterson, président et chef de la

direction. “Notre décision d’ajouter la certification FSC à ces exploitations

forestières constitue une autre confirmation indépendante de la valeur de nos

pratiques de gestion forestière et témoigne de notre engagement envers la

protection des ressources naturelles sous notre gestion.”

Une fois que ces certifications auront été obtenues, AbitibiBowater

gérera une des plus grandes superficies de forêts certifiées selon les normes

du FSC au Canada. Le Forest Stewardship Council est une association

internationale sans but lucratif composée d’organismes environnementaux, de

peuples autochtones et de plusieurs producteurs et détaillants de produits

forestiers.

AbitibiBowater produit une gamme étendue de papier journal, de papiers

d’impression commerciale, de pâte commerciale et de produits du bois. Elle se

classe au huitième rang mondial des fabricants de pâtes et papiers inscrits en

bourse. AbitibiBowater possède ou exploite 27 usines de pâtes et papiers et

34 usines de produits du bois aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en

Corée du Sud. Commercialisant ses produits dans plus de 90 pays, la Société

est l’un des plus importants recycleurs de journaux et de magazines au monde

et elle gère une plus grande superficie de terres certifiées conformes à une

norme d’aménagement forestier durable par des experts indépendants que toute

autre société dans le monde. Les actions de la Société se négocient sous le

symbole “ABH” à la Bourse de New York et à la Bourse de Toronto.

Laval se dote d’un Conseil aviseur de développement durable en milieu urbain

28 août 2008

LAVAL, le 25 août /CNW Telbec/ - C’est avec enthousiasme que le maire et

président de la Conférence régionale des élus de Laval, M. Gilles

Vaillancourt, a annoncé la mise en place du Conseil aviseur de développement

durable en milieu urbain. Réunissant des experts oeuvrant dans différentes

disciplines et reconnus pour leurs compétences en matière de développement

durable, ce Conseil sera présidé par M. Pierre Lapointe, directeur général de

l’Institut national de recherche scientifique (INRS).

“Le développement durable en milieu urbain constitue un défi de taille”,

de dire M. Gilles Vaillancourt, rappelant qu’en 2008 la population mondiale

résidant en milieu urbain a dépassé le niveau stratégique de 50 % et qu’au

Québec, il se situe à plus de 80 %. “Nous nous devons aujourd’hui d’innover

pour bâtir un écosystème urbain viable qui tient compte de l’ensemble des

dimensions du développement”, d’ajouter le maire de Laval, en précisant que ce

Conseil vise à accompagner la région de Laval dans la recherche de solutions

adaptées au contexte et aux problématiques spécifiques de son territoire.

Entre autres, ce Conseil aura pour mandat d’agir en tant que comité

aviseur en matière d’écocitoyenneté et de développement de l’écosystème

urbain; d’accroître l’expertise de la région en matière de gestion

écoresponsable du milieu urbain; d’assurer une veille technologique en matière

d’innovation, de recherche et de développement; de susciter et proposer des

projets novateurs qui favoriseront le développement de pratiques écocitoyennes

et de gestion responsable de l’environnement, et finalement, de voir à la

réalisation et au suivi de certains dossiers confiés par la Conférence

régionale des élus de Laval.

Plusieurs problématiques interpelleront les membres de ce Conseil, tels

la réduction des îlots de chaleur, la cohabitation du milieu urbain bâti avec

l’agriculture périurbaine, la protection de la ressource eau, la gestion des

matières résiduelles, la foresterie urbaine et la réduction des impacts sur la

santé humaine et environnementale liés aux changements climatiques, pour n’en

nommer de quelques-unes.

Le président du Conseil, M. Pierre Lapointe, s’est dit quant à lui

heureux de l’initiative de la région de Laval : “il s’agit d’une occasion

unique de réunir autant d’expertises autour d’une même table, permettant ainsi

de jeter un regard nouveau aux solutions à mettre de l’avant pour relever les

défis d’un milieu urbain viable” de dire ce dernier.

S’inscrivant dans le cadre du Plan stratégique de la région de Laval

2008-2013 lancé en mai dernier qui s’intitule Agir pour une région

écocitoyenne, le Conseil aviseur de développement durable en milieu urbain

accompagnera la Conférence régionale des élus de Laval dans sa volonté de

faire de la région un chef de file en matière de développement durable.

Renseignements: Marylène Ferguson, Responsable des communications,

Conférence régionale des élus de Laval, (514) 952-8176,

m.ferguson@crelaval.qc.ca

Hausse du nombre d’étudiants dans les cégeps de l’Est : La Pocatière bat la marche

28 août 2008

Dans l’Est du Québec, les inscriptions sont en hausse aux Cégeps de Rivière-du-Loup et de La Pocatière et en stabilité au Cégep de Rimouski ainsi qu’à l’Université du Québec à Rimouski, selon un relevé effectué par Le Soleil.

Le Cégep de La Pocatière bat la marche avec une hausse de près de 8 % du nombre d’inscrits, la plus importante de ces dernières années.

Le nombre d’étudiants passe de 960 à 1035, une augmentation de 75 étudiants, résultat, selon Carole Juneau, agente d’information au cégep pocatois, des efforts de recrutement et des intervenants du collège pour améliorer les programmes offerts à La Pocatière et à Montmagny et des gestes comme celui de promettre avec ses partenaires régionaux du domaine de la santé des emplois aux étudiants qui s’inscrivent en soins infirmiers.

À Rivière-du-Loup, l’introduction du programme de techniques en soins préhospitaliers d’urgence (27 étudiants) — le seul cégep dans l’Est à offrir cette option — a favorisé une hausse de 3 % des étudiants à 1195. Le dernier nouveau programme instauré, Éducation à l’enfance, remontait à il y a 20 ans.

La situation est stable au Cégep de Rimouski avec 2600 étudiants.

Un ordinateur portable neuf et des logiciels sont offerts gratuitement aux élèves inscrits en informatique, électronique, foresterie et diététique.

Partenariat profitable

Le nombre d’inscrits au Cégep de Matane, qui comptait l’an dernier un contigent de 630 étudiants, n’était pas disponible.

Le cégep matanais et la commission scolaire des Monts-et-Marées se sont concertés pour offrir un guichet unique en formation continue sur le territoire de la MRC de Matane pour le secteur éolien.

«Ce partenariat entre la commission scolaire et le cégep permet de présenter aux entreprises du secteur éolien une offre de formation concertée et complète qui facilitera leurs démarches relatives au recrutement et à la formation de leur main-d’œuvre. Nous contribuons ainsi de manière proactive et dynamique au positionnement de la région dans ce secteur d’activité en pleine expansion», a dit Emery Béland, directeur du Cégep de Matane.

Il y aura à l’Université du Québec à Rimouski à peu près le même nombre d’étudiants que l’an dernier, soit quelque 5600 dont plus de 3000 à temps plein (1700 à Rimouski et près de 1300 au campus de Lévis).

L’Université offre cet automne un nouveau programme de baccalauréat en travail social ainsi qu’un programme court de deuxième cycle en énergie éolienne.

Les informations n’étaient pas disponibles au Cégep de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine où il y avait, l’an dernier, 1094 élèves. Pour la première fois, le cégep gaspésien offrira aux Îles-de-la-Madeleine, en visio-conférence, le cours de soins infirmiers en même temps qu’à la cohorte gaspésienne.

Marathon Pulp Inc. obtient la certification FSC pour la forêt de Big Pic, Ontario

28 août 2008

MARATHON, ON, le 11 août /CNW Telbec/ - Tembec et Kruger sont fières

d’annoncer que leur coentreprise, Marathon Pulp Inc., a obtenu la

certification du Forest Stewardship Council (FSC) pour les pratiques

forestières qu’elle applique sur les 650 000 hectares de la forêt de Big Pic

dans le Nord de l’Ontario.

“Cette nouvelle certification constitue une autre démonstration de notre

volonté de poursuivre notre engagement de 2001 de chercher à étendre la

certification FSC, par l’entremise d’un audit d’une tierce partie, pour

l’ensemble de nos opérations forestières de même que pour celles de nos

partenaires”, s’est réjoui James Lopez, président et chef de la direction de

Tembec. Avec maintenant 10,4 millions d’hectares de territoires forestiers

certifiés FSC, Tembec offre la plus vaste gamme de produits certifiés FSC sur

le marché et est un fournisseur de premier plan de pâte certifiée FSC.”

Le Forest Stewardship Council est reconnu à l’échelle mondiale comme

l’étalon Or au niveau des normes de bonne gestion des forêts notamment pour la

démarche régionale et collégiale sans précédent mise au point. “La

certification FSC obtenue fait suite à des mois de travail assidu et vient

couronner les efforts soutenus déployés par notre équipe de même que par nos

partenaires”, a affirmé Marc Barrette, vice-président et chef des opérations

de Marathon Pulp Inc. “Marathon entend poursuivre l’amélioration continue de

l’aménagement forestier et l’affermissement de ses partenariats, notamment

avec les Premières Nations”.

Marathon Pulp Inc. a reçu cette certification par le biais du programme

SmartWood de la Rainforest Alliance, un certificateur agréé du Forest

Stewardship Council, à la suite d’un processus d’audit approfondi qui a révélé

que les pratiques de gestion forestière de la Compagnie sont conformes aux

normes rigoureuses du FSC régissant les activités forestières, tant au

chapitre du respect de l’environnement que de la responsabilité sociale.

Fondé en 1993, le Forest Stewardship Council est une organisation non

gouvernementale internationale qui a mis au point le seul système de

certification forestière reconnu à l’échelle mondiale par les peuples

autochtones, les groupes environnementaux, les organisations syndicales et

l’industrie. Le système de certification nécessite la tenue de consultations

auprès de l’ensemble des utilisateurs de la forêt et des parties intéressées

et garantit une évaluation indépendante des pratiques de gestion forestière

des entreprises.

A propos de Marathon Pulp Inc.

L’usine de Marathon produit de la pâte kraft de résineux. Elle est

détenue à parts égales par Tembec et Kruger. Tembec assume la gestion et les

opérations quotidiennes. L’usine est située sur la rive Nord du Lac Supérieur

dans la municipalité de Marathon, Ontario et emploie près de 230 personnes.

A propos de Tembec

Tembec est une importante société intégrée et diversifiée de produits

forestiers qui se démarque comme le leader mondial dans la gestion durable de

la forêt. Ses installations sont situées principalement en Amérique du Nord et

en France, et elle emploie environ 8 000 personnes. Les actions ordinaires de

Tembec sont inscrites à la Bourse de Toronto sous le symbole TMB et ses bons

de souscription, sous le symbole TMB.WT. De plus amples renseignements sur

Tembec sont accessibles à son site Web, à www.tembec.com.A propos de Kruger

Fondée en 1904, la société Kruger est un important producteur de papiers

pour publications; de papiers à usages domestiques et industriels; de bois

d’oeuvre et autres produits du bois; de boîtes de carton à base de fibres

recyclées; d’énergie verte et renouvelable, de vins et spiritueux; et est

également l’un des principaux recycleurs de papiers et cartons en Amérique du

Nord. La société Kruger possède des établissements au Québec, en Ontario, en

Alberta, en Colombie-Britannique, à Terre-Neuve-et-Labrador, aux Etats-Unis et

au Royaume-Uni et emploie 9 000 personnes. www.kruger.com

Renseignements: Richard Fahey, Vice-président, Communications et

Affaires publiques, Tembec Inc., (514) 871-2304, richard.fahey@tembec.com;Marc Barrette, Vice-président et chef des opérations, Marathon Pulp Inc.,

(807) 229-1200 ext. 2001, marc.barrette@marathonpulp.com; Alexandre Boursier,ing.f., M.Sc., Directeur régional pour le Canada, Programme SmartWood,

Rainforest Alliance, (819) 827-0656; Maia Becker, Directrice, Communications

et Service à la clientèle, Forest Stewardship Council Canada, (416) 778-5568

poste 25

La FAO publiera un recueil sur l’état des forêts dans le monde

8 août 2008

Face aux préoccupations croissantes liées à la déforestation de la planète, la perte de carbone piégé par les forêts et le rôle de celles-ci dans le changement climatique, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) mène depuis 2000 un programme de systèmes nationaux de suivi et d’évaluation des ressources forestières. Hier, l’organisation a annoncé qu’elle publiera un recueil à ce sujet en 2010.

Ainsi, la FAO, ses États membres et les organisations partenaires mènent leurs enquêtes par télédétection. L’évaluation globale couvrira toute la surface émergée de la terre avec 9000 échantillons et devrait être publiée en 2010.

«La déforestation se poursuit au rythme alarmant d’environ 13 millions d’hectares par an. En associant les technologies de télédétection et la collecte de données sur le terrain, nous améliorons la qualité des deux méthodes. Cela permet d’offrir des données plus précises sur les tendances forestières et de nouvelles informations sur les causes de la déforestation et de la dégradation des forêts», a affirmé dans un communiqué Jan Heino, sous-directeur général de la FAO pour les forêts.

Améliorer les connaissances

Le but est d’améliorer les connaissances sur les changements d’utilisation des terres, notamment la déforestation, le reboisement et l’expansion naturelle des forêts. Le recueil renforcera ainsi la capacité de tous les pays à suivre de près l’évolution de leurs propres forêts.

«Il y a une nécessité pressante d’améliorer le suivi des forêts au niveau national, car la demande d’informations n’a jamais été aussi forte», a dit M. Heino.

Rappelons que durant le Sommet du G-8 qui s’est déroulé la semaine dernière, les dirigeants mondiaux ont encouragé les mesures de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement, notamment la mise au point d’un réseau international de monitorage des forêts tirant pari des initiatives existantes.

La chaîne de conservation du NewPage Futura Laser(R) est maintenant certifiée par le FSC

8 août 2008

MIAMISBURG, OH, le 6 août /CNW/ - NewPage Corporation a annoncé

aujourd’hui que la chaîne de conservation du Futura Laser(R), un papier couché

de première qualité destiné à des applications numériques, est maintenant

certifiée par le Forest Stewardship Council(C) (FSC) (SW-COC-001930). Le FSC

est une organisation internationale sans but lucratif qui établit des normes

en matière de gestion responsable des forêts et autorise les tierces parties

indépendantes à certifier les aménagistes forestiers et les fabricants de

produits forestiers en fonction de ces normes.

(Logo : http://www.newscom.com/cgi-bin/prnh/20080514/NEWPAGELOGO)

La chaîne de conservation du Futura Laser est également certifiée par la

Sustainable Forestry Initiative(R) (SFI) et le Programme for the Endorsement

of Forest Certification (PEFC).

“Etant donné que la chaîne de conservation de l’un de nos produits de la

gamme de papiers numériques de première qualité est certifiée par le FSC, les

utilisateurs finaux, les fournisseurs de papiers spécifiques et les imprimeurs

ont accès à un plus grand nombre de produits sur lesquels ils peuvent imprimer

en utilisant les combinaisons de technologies, de médias et d’équipement les

plus respectueuses de l’environnement”, a déclaré Michelle Garrett,

gestionnaire des stratégies de marketing des papiers numériques pour NewPage.

“Les sociétés d’imagerie ont maintenant la possibilité d’utiliser un

équipement d’impression produisant très peu d’émissions, des médias dont les

chaînes de conservation ont été certifiées ainsi que des technologies de flux

des travaux efficaces dans le but de créer un parallèle entre les services de

publipostage et de marketing de première qualité. Cette situation leur permet

de produire peu ou pas de déchets, d’avoir une moins grande quantité de

matériaux désuets en magasin et de profiter d’un temps de mise en marché plus

rapide ainsi que de meilleurs taux de rendement, ce qui, en bout de ligne,

entraîne une réduction du volume des déchets de la poste dans le flux des

déchets.”

La “chaîne de conservation” représente le chemin direct emprunté par les

buches, c’est-à-dire la sortie de la forêt, le processus de fabrication de la

pulpe, l’usine de papier et, finalement, la vente du produit certifié à

l’utilisateur final. La conformité à cette norme signifie que NewPage s’engage

officiellement à respecter les “meilleures pratiques” pour obtenir du bois et

de la pulpe de sources légales tout en évitant les zones où les droits de la

personne ont été enfreints, qu’il s’agisse de forêts de haute valeur pour la

conservation, de forêts naturelles transformées en plantations ou d’arbres

génétiquement modifiés. La chaîne de conservation doit être respectée à toutes

les étapes de la chaîne d’approvisionnement pour que l’étiquette ou

l’emballage du Futura Laser puisse arborer un symbole de la chaîne de

conservation certifiée du FSC.

A partir du 1er août 2008, les emballages de Futura Laser provenant des

entrepôts de NewPage porteront la certification du FSC et incluront la

documentation FSC appropriée.

A propos de NewPage Corporation

NewPage Corporation, dont le siège social est situé à Miamisburg, dans

l’Ohio, est le plus grand fabricant de papier couché en Amérique du Nord, pour

ce qui est de la capacité de production, grâce à un chiffre d’affaires net pro

forma de 4,7 G$ pour l’année close le 31 décembre 2007. La compagnie possède

le portefeuille de produits le plus vaste en Amérique du Nord, qui comprend

papiers de pâte maigre couchés, papiers de pâte mécanique couchés, papiers

satinés, papiers journaux et papiers spéciaux. Ces papiers sont utilisés pour

des documents privés, des impressions commerciales, des magazines, des

catalogues, des livres, des coupons, des encarts, des journaux, des

applications d’emballage et du publipostage.

NewPage possède des papeteries dans le Kentucky, le Maine, le Maryland,

le Michigan, le Minnesota, le Wisconsin et en Nouvelle-Ecosse. Ces papeteries

ont à l’heure actuelle une capacité de production annuelle totale d’environ

4,5 millions de tonnes de papier, y compris quelque 3,3 millions de tonnes de

papier couché, 900 000 tonnes de papier non couché et 300 000 tonnes de papier

spécial.

A propos du FSC

Le Forest Stewardship Council(C) (FSC) est une organisation

internationale indépendante sans but lucratif qui encourage la gestion

responsable des forêts du monde entier. L’organisation autorise les entités

externes de certification à s’assurer que les sociétés de foresterie et de

produits de foresterie répondent aux principes et aux critères du FSC en ce

qui a trait aux normes environnementales, économiques et sociales. Le FSC est

“l’assurance indépendante pour la gestion responsable de la forêt” (The

Independent Assurance for Responsible Forest Management).

A propos du SFI

Le programme Sustainable Forestry Initiative(R) (SFI) est un système

complet de principes, d’objectifs et de mesures de rendement élaborés par,

entre autres, des aménagistes forestiers professionnels, des agents de la

protection de la nature et des scientifiques. Ce système associe la croissance

et l’exploitation forestière permanentes à la protection à long terme de la

faune, de la flore, du sol et de la qualité de l’eau.

A propos du PEFC

Le Programme for the Endorsement of Forest Certification (PEFC) est une

organisation non gouvernementale indépendante sans but lucratif qui encourage

la gestion durable des forêts par le biais de la certification des tierces

parties indépendantes. Le PEFC soutient le système de certification du SFI.

Renseignements: Media, Shawn Hall, NewPage, (937) 242-9373

Traversée du Canada- Les Deux cocos à vélo sont de retour

8 août 2008

Mélina Leclerc et Claude Paradis, les Deux cocos à vélo, sont de retour à Québec après avoir, en 98 derniers jours, traversé le Canada sur leurs bicyclettes, histoire d’amasser des sous pour Leucan. Une réussite sur toute la ligne pour ces deux étudiantes en gestion internationale et en foresterie à l’Université Laval.

«Nous sommes parties le 1er mai dernier sur nos vélos pour nous rendre à St-Jean de Terre-Neuve où nous avons pris l’avion pour Victoria en Colombie-Britannique. Et nous voici aujourd’hui à Québec. Tout a super bien été tout au long du parcours, autant au niveau moral que physique», explique Mélina Leclerc. L’objectif de 5000$ qu’elles s’étaient fixé au départ a été dépassé de près de 3000$, les jeunes femmes ayant amassé au total 7807$.

Partie de Deschambeault ce matin, c’est sous la pluie que les Deux cocos, qui avaient amassé un peu plus de 5000$ avec le Défi têtes rasées de Leucan avant leur départ de Québec – d’où le surnom cocos à vélo – ont effectué leur retour dans la Vieille-Capitale. Un gros comité d’accueil, formé de parents et amis fiers de leur exploit, attendait les deux jeunes femmes mercredi après-midi devant les bureaux de Leucan situés sur le boulevard Laurier.

Selon Mme Leclerc, le duo a parcouru 9000 km à bicyclette, effectuant une moyenne d’environ 100 km par jour. «Nous pensions prendre une centaine de jours pour effectuer ce long trajet, mais quand nous nous sommes aperçues que nous avions un peu d’avance, disons que nous nous sommes permis de faire quelques arrêts de plus pour observer le paysage», ajoute la cycliste en riant.

Si vous pensiez que le ciel est plus bleu dans l’ouest du pays et bien, détrompez-vous. Leclerc et Paradis n’ont pas eu beaucoup de répit, puisqu’elles ont affronté la pluie durant presque tout leur parcours. «Nous avons bien eu une semaine de beau temps dans les prairies et un peu de soleil dans le sud de l’Ontario, mais tout le monde nous disait la même chose partout où nous passions, soit que le printemps avait été en retard et que l’été se faisait maintenant attendre», ajoute Leclerc. Journée type des Deux cocos? Levé, déjeuner, on défait la tente, on refait les bagages et on se remet à rouler. «Nous arrêtions s’il y avait quelque chose de beau à voir, mais les pauses ne duraient jamais très longtemps. Dès que nous arrivions à destination, la priorité était de trouver un endroit où dormir. Une fois que c’était fait, nous mangions et après, au dodo», poursuit Leclerc qui raconte qu’elle et son amie ont aussi dormi dans les motels et hôtels en plus de loger chez l’habitant, ce qui leur a permis de faire de belles rencontres.

«Oui nous avons fait ça pour une bonne cause, mais ce fut vraiment enrichissant à tous les points de vue. En plus, Claude et moi nous complétons bien. Claude était la mécano et se chargeait de l’itinéraire alors que moi, je me suis faite la porte-parole. Je m’occupais des relations avec les médias», confie la jeune femme. Si leur passage dans les grandes villes passait sous silence, les villages canadiens avaient entendu parler de leur périple dans les journaux locaux, ce qui a permis au duo de recevoir des dons.

«Ça faisait cinq ans que nous parlions de le faire et nous l’avons préparé pendant un an, mais là, je ne suis pas fâchée d’être de retour», conclut Mélina Leclerc.

Sylvie Gauthier : le feu sacré de la forêt

8 août 2008

La naissance de Sylvie Gauthier dans la ville Les Cèdres, à l’ouest de Montréal, était sûrement un signe du destin. Pour une chercheuse qui consacre sa vie à l’étude des forêts boréales, l’endroit constituait un terreau fertile!

Sylvie Gauthier travaille au Centre de foresterie des Laurentides, situé sur le campus de l’Université Laval, à Québec. Pourtant, c’est aussi les deux pieds en plein bois d’Abitibi et de la Côte-Nord qu’elle gagne son pain et fait avancer les connaissances sur les forêts nordiques de la province.

Sylvie Gauthier a eu la piqûre de la recherche en écoutant l’émission Atome et galaxies, qui passait à Radio-Canada quand elle était jeune. «J’étais intéressée par cette idée d’essayer de mieux comprendre», raconte la détentrice d’un doctorat en écologie forestière de l’Université de Montréal. «En plus, travailler en nature, dehors, pouvoir s’arrêter et regarder les oiseaux passer, ça me donne presque l’impression de ne pas travailler!»

Pourtant, Sylvie Gauthier n’a pas le temps d’avoir la tête dans les nuages, entre le travail sur le terrain, l’analyse des données, la rédaction de textes et l’enseignement. «C’est important de traduire les connaissances qu’on a pour toutes sortes de publics», pense-t-elle.

Le feu, origine de la forêt

Sylvie Gauthier et son équipe tentent de percer les secrets de la dynamique des incendies de forêt, car ces incidents périodiques ont des côtés positifs. «Le feu est un agent nettoyant qui rajeunit la forêt, explique la chercheuse. Il faut mitiger l’effet négatif du feu en étant capable d’aller récupérer le bois mort, tout en s’assurant de ne pas le faire au détriment de la régénération naturelle. En plus, ça réduit les coûts de remise en production.»

Les entreprises pensent imiter la nature en remplaçant le feu par la coupe du bois, mais elles se trompent, selon Sylvie Gauthier. Elle explique que les longs cycles de feux dans la forêt boréale engendrent une complexité qu’il faut préserver dans la composition des forêts. «En maintenant la structure de la forêt, on maintient aussi la diversité d’organismes et on permet au système d’être résistant face à des variations imprévues, comme des épidémies ou des gels plus tardifs.»

De l’avis de Sylvie Gauthier, des principes proches de la nature, comme la coupe partielle, sont compatibles avec la productivité de nos entreprises forestières. «On est rendu à implanter cette approche-là», affirme-t-elle. Il y a quelques semaines, elle a participé à une rencontre sur l’aménagement durable des forêts, à laquelle ont assisté de nombreux industriels. «Il y a 10 ans, une rencontre comme celle-là aurait été impossible», souligne la chercheuse.

Recherche Benoit Brosseau

Nouvelle loi de la jungle pour la forêt québécoise

8 août 2008

Pierre Dubois, ing.f.
Membre de la Commission forêt de Nature Québec

Le document d’intention en politique forestière rendu public en juin est une proposition néolibérale en gestion forestière qui conjugue affaiblissement de l’État à une idéologie du libre marché. Malgré la mainmise d’une poignée de grandes entreprises sur notre économie forestière, le gouvernement essaie de nous faire croire aux vertus d’un marché libre des bois au Québec. Sous le couvert d’une régionalisation, l’État songe à se retirer de la gestion forestière. Marché libre et retrait de l’État : rien de très bon augure pour la société québécoise, encore moins pour la protection de l’environnement.

Régionalisation ou retrait de l’État ?

La gestion forestière sera déléguée à des organismes régionaux, des sociétés d’aménagement, à mettre en place. Si on met fin aux Contrats d’aménagement et d’approvisionnement forestiers (CAAF), ce n’est pas pour que l’État reprenne en main la gestion forestière. C’est plutôt pour en transférer la responsabilité à des organismes régionaux. Et dans les faits, le ministre responsable de la gestion forestière demeurera imputable que de très peu de choses.

Même avec la volonté de vouloir rapprocher les lieux de décisions en gestion forestière des gens et des territoires concernés, c’est un recul démocratique. Les nouvelles sociétés régionales seront uniquement redevables devant leur conseil d’administration. Malgré les promesses de concertation et de gestion intégrée, la démocratie en gestion forestière ne pèse pas lourd. Ce gouvernement a d’ailleurs bâclé ses propres consultations sur le Livre vert de février qui présentait sa politique.

Pour que la gestion régionalisée prenne son envol, il faudra aussi que les budgets de ces nouveaux organismes soient à la mesure de l’ampleur du mandat. Dans le cas contraire, la gestion forestière pourrait devenir un autre cas de pelletage de responsabilités sans moyens financiers correspondants. La forêt québécoise est une ressource publique et la population québécoise accepterait difficilement que l’État abdique ses responsabilités. Autre question : l’État du Québec, avec un certain ordre de moyens, n’arrivait pas toujours à bien résister aux puissants lobbies des compagnies forestières. Quelle résistance offriront les nouvelles sociétés d’aménagement ?

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Mais avec la création d’un marché libre des bois, on peut se demander s’il y a vraiment un pilote dans l’avion ? C’est là que l’idéologie néolibérale a conduit à perdre la réalité de vue. Le gouvernement mettrait fin aux CAAF en les remplaçant en grande partie par un droit de premier preneur accordé aux industriels déjà en place et, plus partiellement, par une vente aux enchères du bois. C’est pour cette raison qu’on parle de la mise en place d’un marché libre des bois.

Pour qui s’intéresse un tant soit peu au problème de la forêt privée, il est évident que le marché québécois du bois est un marché d’acheteurs. Et ces acheteurs sont de moins en moins nombreux. Comment ne pas apprécier l’impact des joueurs tel Abitibi-Bowater, Kruger ou Domtar-Weyerhauser ? Des régions entières du Québec sont soumises à leur emprise sur le marché du bois. C’est l’essence même de notre économie forestière, actuelle ou historique. La seule explication de cette orientation gouvernementale de libre marché tient probablement à la volonté non exprimée de jeter une certaine poudre aux yeux aux clients américains de la production forestière québécoise et de se prémunir contre le protectionnisme.

Pour tenter de rééquilibrer les forces sur le marché du bois (sans jamais y réussir), le régime forestier actuel a tenté d’accorder une certaine priorité au bois provenant de la forêt privée (qui fournit bon an mal an environ 20 % du volume aux industries). Mais il est bien difficile de croire à la volonté politique de se dresser contre ces forces du marché, surtout lorsque, du même souffle, on insiste sur la nécessité de maintenir au plus bas le coût du bois.

L’instauration d’un libre marché vise aussi, selon les termes utilisés, à produire un juste prix du bois. Est-ce qu’on retiendra la seule dimension économique ? Si la problématique autochtone est à peine effleurée dans la proposition gouvernementale, l’épineuse question des conditions de travail en sylviculture et en forêt n’est même pas abordée. L’emploi en forêt et en sylviculture, malgré quelques règles minimales, se trouve justement dans une lamentable position à cause du marché libre de l’emploi en forêt.

De plus, est-ce que ce juste prix du bois tiendra compte de la nécessaire protection de forêts témoins pour les générations futures et de retombées dignes de ce nom pour les communautés autochtones et québécoises les plus concernées ?

On nous parle évidemment de foresterie écosystémique, de gestion intégrée et on aborde la question de la certification environnementale. Mais ces éléments sont loin d’être développés avec la même force que la régionalisation et le libre marché.

Libre marché et retrait de l’État : deux éléments lourds de sens en environnement. Deux éléments qui pourraient frapper fort sur l’avenir d’une des plus grandes ressources naturelles du Québec. Deux éléments qui pourraient donner le signal de départ, non pas à une nouvelle législation forestière qui se tient debout, mais bien à une nouvelle loi…de la jungle pour la forêt québécoise !

Accès bloqué aux bureaux du ministère des Ressources naturelles et de la Faune - Les travailleurs sylvicoles manifestent leur mécontentement à Caplan

8 août 2008

CAPLAN, QC, le 1er août /CNW Telbec/ - Une nouvelle fois, les

travailleurs sylvicoles représentés par le Syndicat national de la

sylviculture (SNS-CSN) vont bloquer l’accès au bureau régional du ministère

des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) à Caplan et ce, pour toute la

journée, vendredi le 1er août.

Cette manifestation est directement liée à la décision du ministèere de

ne pas augmenter le taux horaire des travailleurs sylvicoles qui doivent

effectuer les travaux d’aménagement forestiers prévus par la société d’Etat

Rexforêt.

En Gaspésie, depuis le début de l’an 2000, Rexforêt sous-traite ces

travaux à des entreprises et des groupements. Cela crée des emplois

saisonniers et permet aussi aux travailleurs sylvicoles qui n’ont plus la

capacité d’effectuer ce travail à forfait de poursuivre leur carrière ; en

effet le travail à forfait ne convient pas à des travailleurs âgés ou diminués

physiquement.

Depuis trois ans, le SNS-CSN, conjointement avec les employeurs en

sylviculture de la Gaspésie, demande à Rexforêt, au MRNF, au ministre Claude

Béchard ainsi qu’à la députée et vice-première ministre madame Nathalie

Normandeau, de porter une attention particulière à ces travailleurs qui

doivent effectuer le débroussaillage au taux horaire de 10,15 $ depuis

l’an 2000.

En effet, aucune augmentation du taux horaire n’a été accordée à ces

travailleurs, et ce, même si le ministère accorde une augmentation du coût de

la vie aux travailleurs à forfait en bonifiant annuellement la grille de taux.

Les seules et uniques réponses que nous avons obtenues, à chaque année,

sont un accusé de réception. Rien n’a été fait pour régulariser la situation.

Pourtant, ces travailleurs doivent eux aussi absorber la hausse des coûts

reliés à leur travail.

C’est impensable que ces travailleurs soient oubliés, eux qui pour la

plupart ont donné des décennies de travail à se ruiner la santé pour aménager

la forêt. Il est temps que le ministère et nos représentants politiques

pensent à rehausser les taux accordés et à valoriser ce travail.

Les travailleurs manifesteront toute la journée devant les bureaux du

MRNF. D’autres actions sont aussi prévues si aucun déblocage dans ce dossier

ne pointe à l’horizon.

Le SNS-CSN compte plus de 850 membres dans 18 sections à travers le

Québec. Il est affilié à la Fédération des travailleurs et des travailleuses

du papier et de la forêt (FTPF-CSN) qui compte 13 000 membres répartis dans

185 syndicats.

Renseignements: Bernard Forest, président du Syndicat national de la

sylviculture (SNS-CSN), 1-866-795-8785 (sans frais)

L’avenir de la foresterie canadienne se trouve en Chine, soutient une nouvelle étude

8 août 2008

TORONTO, ONTARIO–(Marketwire - 31 juillet 2008) - Pourtant en mauvais état, notre secteur forestier reste à ce point focalisé sur les Etats-Unis et aveugle aux besoins de la Chine que le Canada perd des occasions d’emploi, des sources de revenus et la possibilité de contribuer à la protection de l’environnement, affirme Jason Wang dans une étude publiée aujourd’hui par le Conseil international du Canada (CIC).

“Nous avons si fortement privilégié le marché de l’habitation des Etats-Unis que notre secteur forestier dépend presque entièrement des fluctuations de l’économie américaine et que nous peinons à exploiter le potentiel de la Chine, précise l’auteur et boursier du premier programme de bourses de recherche du CIC. Car la Chine a un féroce appétit pour le bois importé. Mais nos gouvernements et nos organismes forestiers n’ont pas pris la mesure de cette explosion de la demande chinoise. Nous nous entêtons à promouvoir la vente de produits du bois répondant à nos besoins, sans égard à ceux de la Chine.”

“Il nous faut étudier les modes d’utilisation du bois dans la construction chinoise, comprendre clairement que les besoins de la Chine diffèrent de ceux des Etats-Unis et concevoir des produits adaptés en conséquence. Autrement, nous serons carrément semés par la concurrence. Seule l’innovation nous évitera d’être supplantés.”

Jason Wang est l’un des huit boursiers choisis en début d’année par le CIC pour enrichir le débat et le dialogue sur des enjeux clés de la politique étrangère canadienne. Les champs d’intérêt de ce premier programme 2008-2009 englobent les thèmes suivants : Chine, Questions frontalières, Souveraineté et sécurité dans l’Arctique, Energie.

Pour de plus amples renseignements sur le CIC et les boursiers retenus, prière de visiter le www.canadianinternationalcouncil.org

Le Conseil international du Canada (CIC) est un organisme national et non partisan créé en vue de renforcer le rôle du Canada dans les affaires internationales. Il vise à favoriser la recherche et le dialogue sur les enjeux mondiaux en appuyant un réseau d’étude de la politique étrangère canadienne qui traverse les disciplines, les orientations politiques et les secteurs économiques. Le CIC a créé un programme de bourses de financé par le secteur privé et soutenu par un réseau de groupes de travail spécialisés. Rigoureusement sélectionnés, ses membres se consacrent à d’importantes questions de politique étrangère en lien avec des universités et des établissements de recherche de tout le pays.